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Tome second. L - Z.
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d'acheter et de vendre. Gros marchand, Richemarchand. Petit marchand. Bon marchand.Bon et loyal marchayid. Marchand (jrossier.Marchand en gros. Marchand en magasin.Marchand en détail. Foi de marchand. Vousen trouverez chez le marchand. Marchand fo-rain. Marchand drapier. Marchand de soie.Marchand fréquentant les foires. Les six Corpsdes marchands à Paris . Marchande lin gère.Marchande du Palais. Prévôt des Marchandsde Paris, de Lyon .

Marchand , se dit aussi de tous ceux quiachètent , quoiqu’ils n’en fassent pas métier.Attire, r, faire venir les marchands. Tromperles marchands. Voler les marchands. Trouvermarchand.

Aux ventes publiques,lorsque le Crieur an-nonce telle marchandise à tant, on répond, Ily a marchand, pour dire, Je la prends à cetaux.

On dit proverbialement, qu’D faut être mar-chand ou larron , pour dire, qu’Un marchanddoit être loyal.

On dit proverbialement et figuréinent, Lafoire sera bonne, les marchands s'assemblent ,pour dire, qu’il arrive beaucoup de gens à uneassemblée.

On dit proverbialement, N’eiïpas marchandqui toujours gagne.

On dit aussi, Marchand qui perd ne peut rire.

On dit proverbialement d'Un homme à quiil doit arriver malheur de quelque chose, qu TlVen trouvera mauvais marchand, qu’Z l en seramauvais marchand , qu7l ne s’en trouvera pasbon marchand , q u’Il n’en sera pas bon mar -çhan d.

On dit proverbialement, De marchand àmarchand il n’y a que la main, pour dire,qu’Entre marchands il n’est pas besoin d’écrire,et qu’ils ne font que se toucher dans la mainpour conclure, pour arrêter un marché.

Marchand , est quelquefois adj. et signifie,Qui a les qualités prescrites par les Ordon-nances pour être vendu. Il lui a fourni tantds.vm loyal et marchand. Ce hlê n’est pasmarchand.

On dit, Acheter au prix marchand, pourdire, Acheter au même prix que les marchandsse vendent entre eux.

Oji appelle Place marchande , Une placecommode pour vendre de la marchandise. Sivous voulez vendre , mettez-vous en place mar-chande, choisissez une place marchande.

On oit figurément et familièrement, Être,se mettre en place marchande, pour dire, Semettre en Heu public, exposé à la vue de toutJe monde.

On dit, que La rivière est marchande, pourdire, Quelle est navigable, les eaux nétant nitrop hautes ni trop basses pour le transport desmarchandises.

On appelle Vaisseau marchand, Bdtimcntmarchand , Un vaisseau qui n’est destiné qu’ilporter des marchandises!

On dit aussi, Marine marchande , pour la4isùuguer de la Marine militaire.

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MARCHANDER, v. a. Demander le prix dequelque chose, et quelquefois disputer sur leprix. Il a marchandé ce drap, ce cheval. Il amarchandé sou à sou. Il a été long temps d lemarchander. Il V’a acheté sans marchander.Il a voulu .acheter cette maison, et il l'a silong - temps marchandée , que l'affaire s’estrompue.

Tl signifie figurément et familièrement. Hési-ter, balancer. Il ne faut pas tant marchander,il faut se résoudre. Il fit cela sans marchander,fl a marchandé long-temps à faire imprimerson ouvrage. En ce sens il est neutre.

On dit figurément et familièrement de quel-qu’un, qn’On ne l'a pas • marchandé , qu'on nele marchandera point , pour dire, qu’On ne l’apoint épargné, ou qu’on ne l’épargnera pas;qu’on l’a attaqué ou qu’on l'attaquera brusque-ment, soit de fait, soit de paroles. Si je le ren-contre, je ne le marchanderai pas. Quand il sevit pressé par son ennemi, il ne le marchandapas . et le tua d'un coup'de pistolet. Il lui re-procha son infidélité en face , sans le înar-chandcv.

Marchandé, ée. participe.

MARCHANDISE, s. f. Denrées. Les chosesdont les marchands font trafic et commerce.Belle, bonne marchandise. Un magasin de mar-chandises. On lui a arrêté, saisi ses marchan-dises. Ltaler sa marchandise.

On appelle Marchandises de contrebande ,Celles qu’on fait entrer dans un Pays, ou qu’onen fait sortir contre les Ordonnances. On con-fisque les marchandises de contrebande.

On dit figurément et familièrement, Fairevaloir sa marchandise, pour dire, Faire valoirce qu’on a ou ce qu’on dit, faire valoir sonmérite.

Marchandise , signifie aussi Trafic. Fairemarchandise, fl e-’t allé en marchandise.

On d|t familièrement d'Un homme qui estaccoutumé à faire quelque chose, qu’/l en faitmétier et marchandise.

On dit d’Un vaisseau,qu'il est équipé moi-tié gueme, moitié marchandise , pour signifierQue quoiqu’il soit chargé de marchandises, ilest arriic et en élat de sa défendre.

On dit proverbialement, Moitié guerre, moif ié marchandise, pour dire, Moitié de gré, moi-tié de force. Il l'a obligé à lui vendre sa maison ,moitié guerre, moitié marchandise.

MARCHE, s. f. Frontière d’un État. Il n’estplus d’usage que dans le nom de certains Pays,comme, La Marche Trèvisane. La Marched'Ancône. La Marche de Limosin. La Marchede Brantlebourq. La Province de la Marchela Haute-Marche, la Basse-Marche.

MARCHE, s. ? f. Mouvement de celui qui !marche. Il se dit principalement des troupes,des armées. L'armée est en marche. Les troupesfirent une grande marche. Pendant cette mar-che. Cacher, couvrir sa marche. Dérober samarche, une marche.

On appelle, en termes* de Guerre, Marcheforcée , Une marche dans laquelle on fait faireà des troupes, en un certain espace de temps,

MAR

I beaucoup plus de chemin qu'elles n’ont coo-1 aune d’en faire dans le même temps.

On appelle Fausse marche , Le mouvementque fait une année qui feint de marcher sur unpoint, et qui se porte sur un autre. Il amusales ennemis par une fausse marche.

On dit, Battre, sonner la marche, pourdire, Donner aux troupes, par le son des trom-pettes ou des tambours, le signal de se mettreen marche. .

On dit, au figuré, Marche pour Conduite.Il a une marche équivoque. Cacher sa marche ,pour dire, Cacher les mesures qu’on prend.

On dit figuréinent et proverbialement, Ga-gner une marche sur l’ennemi, pour, Prendreles devans sur son adversaire ; gagner sur luipar quelque mouvement habjle, un avantagede temps et de position, comme à la guerre.

On appelle Marche d’un vaisseau , le degréde vitesse qu’il a.

On appelle figurément, Marche d'unpoëme,d’un ouvrage, etc. Le progrès de l’action dansce poème, et la progression des idées dans cetouvrage.

On appelle en Musique, Marche harmo-nique, marche de l’harmonie , La manièredont la modulation passe d’un ton à un autre.

Cn appelle Marche, Un air de musiquecomposé pour caractériser la marche de cer-taines troupes. La marche des Gardes Fran-çaises. La marche des Suisses . La marche desJanissaires.

Il se dit aussi Des processions et des céré-monies solennelles. La procession se mit enmarche dès huit heures du matin. L’ordre de lamarche fut fort beau. Le Corjjs de Ville fer-moit la marche. La marche dura trois heures.

Il se dit encore des particuliers. Après tantd'heures de marche. Nous avons été huit joursen marche.

Il sig nifie quelquefois La traite, le cheminque l’on fait d’un lieu à un autre. Il y a tantde jows de marche d’ici à Bordeaux . Ils ontfait une grande, une longue marche. Il y ad'ici là tant d’heures de marche.

Au jeu des échecs, on appelle Marche , Lemouvement particulier auquel chaque pièce estassujettie. Je ne sais pas le jûu des échecs, j’erisais seulement la marche.

MARCHE, s. fém. Degré qui sert à monteret à descendre. Marche d'escalier, Marche d’unperron. Marche d’autel. Marche de pierre, demarbre, de bois. Les marches ont tant de poucesde giron, c’est-à-dire, De largeur.

MARCHE, s. m. Lieu public où l’on vendtoutes sortes de choses nécessaires pour la sub-sistance et pour la commodité de la vie. Il y aun beau marché en cette Ville -h i. On a abattules maisons pour faire un marché. Le grandmarché. Le petit marché. Le marché au blé.Le marché aux chevaux, etc. Portez cela aumarche. Fournir le marché.

Marché , signifie aussi La vente, de ce quise débite dans le marché. Le marché a été bonaujourd’hui. Le marché n’a rien ualu. C’esfle prix courant du marché. Nous verrons le