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cine de couleur cendrée, et d’un goût insipide,qu’on nous apporte de la nouvelle Espagne. LeMéchoacan purge doucement les humeurs , ets'emploie dans Vhydropisie , contre les rhuma-tismes.
MÉCOMPTE, s. m. Erreur de calcul dans’nn compte. Il y a du mécompte dans votrecalcul. J'ai recompté ce sac, il y avait du mé-compte. J'y ai trouvé du mécompte. Voilà ungrand mécompte , un étrange mécompte.
Figurément, en parlant d’Un homme dontles grandes espérances ont été trompées, oudit, qu’il a trouvé bien du mécompte.
On dit aussi, en parlant de quelqu’un qui ala réputation d’étre fort riche, quoique ses af-faires soient dérangées, On le croit fort riche,mais quand on viendra à la discussion de sonbien, on trouvera du mécompte.
MÉCOMPTES, se Mécompte», v. qui nes’emploie qu’avec le pronom personnel. Sctromper dans un calcul, dans un compte. Vousvous êtes mécompte dans votre calcul. Je mesuis mécompte de tant. Prenez garde de vousméc&mpter.
Il signifie figurém. Se tromper en quelquechose qu’on croit ou qu’on espère. Si vouscroyez , si vous espérez telle chose , vous vousnié comptez. Il se mécompte fort dans cette af-faire. H s'est mécompté dans son calcul.
MÉCONIUM, subst. m. Se dit en Médecine.d’Un excrément noir et cpais qui s’amasse dansles intestins du fœtus pendant la grossesse.
MÉCONNOISSAREE. adject. des 2 genres.Qu’on ne peut reconnoître qu’avec peine. Samaladie Va rendu méconnaissable. Cet hommea changé d'humeur , il est méconnaissable.
MÉCONNOISSANCE. subst. f. Manque dereconnoissance, de gratitude. Il y a de la mé-connaissance dans son procédé.
Méconnoissance, marque plus de légèretéet moins de vice que l’ingratitude.
MÉCONNOISSANT, ANTE. adj. Qui man-queMe reconnoissance, qui oublie les bienfaits.Il est fort méconnaissant. Il ne sera pas mécon-naissant du bien que vous lui ferez.
MÉCONNAÎTRE, v. a. Ne pas reconnoître.fl avoit changé d'habit, je le méconnoissois.Cet homme qui ètoit maigre, est devenu si gras ,qu’on le méconnoit.
H se dit aussi d’Un homme de bas lieu, qui,par vanité, désavoue ses parons. Il est devenusi glorieux, qu’il méconnaît ses parens.
tl se dit figurément avec le pronom person-nel, soit en parlant d’un homme de bas Heu,qui, ayant fait fortune, parle et agit comme nese souvenant plus de ce qu’il a été; soit en par-iant de celui qui, oubliant ce qu’il doit à unautre homme au-dessus de lui, parle et agitavec lui comme s’il étoit son égal. Les parvenusre méconnaissent aisément. Vous oubliez ce quevous devez à mon rang , nous vous mécon-naissez.
Méconnu, üe. participe.
MÉCONTENT, ENTE. adj. Qui n’est passatisfait de quelqu’un, qui croit avoir sujet des en plaindre. Il est mécontent de vous. Il s'en
MED
est allé mécontent. Je ne veux pas que voussoyez mécontent.
Il se dit aussi De ceux qui se plaignent de laCour et du Ministère. Ce courtisan est mécon-tent.
U se prend aussi substantivement; et danscette acception il ne se dit qu’au pluriel de ceuxqui ne sont pas satisfaits du gouvernement del’État, du Ministère, et de l'administration desaffaires. Il y a beaucoup de mécontens dans cetÉtat. Les mécontens commencèrent à cabaler.Le parti des mécontens.
MÉCONTENTEMENT, subst. m. Déplaisir,manque de satisfaction. Il a donné du mécon-tentement à scs parens , de grands sujets de mé-contentement Le mécontentement qu'on lui adonné dans le parti oit il étoit, Va fait change}'.J'ai bien du mécontentement de votre conduite.
MÉCONTENTER, v. a. Rendre mécontent,donner sujet d’étre mécontent. Cet enfant mé-contente ses maîtres, ses pareils. Ce Ministremécontente tous ceux qui ont affaire à lui. Ilmécontente tous les ouvriers qu'il emploie.
Mécontenté , ée. participe.
MÉCRÉANT, s. m. Ce terme s’employoilautrefois en parlant de tous les peuples qui nesont point de la Religion Chrétienne , et princi-palement des Maliométans. U ne sc dit plusguère qu’en dénigrement, et en parlant d’unChrétien qui ne croit point les dogmes de saReligion, et qu’on regarde comme un impie.C'est un Mécréant.
MÉCROIRE. v. n. Refuser de croire, ne pascroire. Il ne se dit plus guère que dans cettephrase proverbiale : Il est dangereux de croireet de mécroire.
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MÉDAILLE, s. f. Pièce de métal fabriquéeen l’honneur de quelque personne illustre, oupour conserver la mémoire de quelque actionmémorable, de quelque événement, de quel-que entreprise. On comprend sous ce nom demédailles, les anciennes monnoies des Grecs,des Romains, etc. Médaille d’or. Médaille d'ar-gent. Médaille de cuivre. Médaille debronze,de grand bronze , de moyen, de petit bronze ,Médaille antique. Médaille des derniers temps.Médailles Romaines. Médailles Grecques. Mé-dailles du haut Empire. Médailles du bas Em-pire. Médailles Impériales. Médailles Consu-laires. Médaille bien conservée, entière. Mé-daille à fleur de coin. Médaille frappée , moulée ,jetée en sable. Médaille de bas or. Médaillefourrée. Médaille restituée. Il est savant en mé-dailles. Il a la connoissarice des médailles. Ilsait bien les médailles. Discerner les médaillesantiques. Les Anciens donnoient un grand re-lief à leurs médailles. La légende de la mé-daille. Le champ de la médaille. L’exergue dela médaille. L'inscription d'une médaille. Dé-couvrir et nettoyer les médailles. Suite de mé-dailles. Cabinet de médailles. On a battu , on afrappé des médailles pour le sacre 4 pour le ma-riage du Roi. Histoire par les médailles. Lerevers d’une médaille.
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On appelle Médaille fausse, (Telle J qu'onveut faire passer pour antique, et qui ne l’estpas; et Médaillé fruste , Une médaille qui estpresque tout effacée.
On appelle aussi en termes d’Architecture,Médaille, Certain bas-relief de figure ronde,sur lequel est représentée la tête de quelquePrince, de quelque personne illustre, ou quel-que action mémorable.
I On dit figurément ef proverbialement, queChaque médaille a son revers , pour dire, queChaque chose a deux faces, que chaque chosea un bon côte et un mauvais.
On dit proverbialement, quand quelqu’un aparlé avantageusement d’an homme ou d’uneaffaire, Tournez la médaille , voyez le reversde la médaille, pour dire, Considérez aussi lemal qu’on on peut dire.
On dit proverbialement et figurément, d’Unepersonne dont les traits sont grands et fort mar-qués, que C’est une tête à médaille. Et d’Unevieille femme bien ridée, que C'est une vieillemédaille.
Médaille , est aussi une pièce d'or, d'argent,ou de cuivre, représentant un sujet de dévo-tion , que le Pape a bénite, et à laquelle il aattaché des indulgences. Médaille d'un tel Saint.Le Pape lui a envoyé des médailles. Il a cinqou six médailles pendues à son chapelet. Bénirdes médailles. Médaille de Sainte Reine , deNotre-Dame de Liesse.
MÉDAILLIER. s. m. Petite armoire rempliede tiroirs, dans lesquels les médailles sont ran-gées. Médaillier de bois de violette. Médailliercurieux.
MÉDAILLISTE, s. m. Celui qui est curieuxde médailles, et qui s’y connoît. Grand , habileMédailliste. Fameux Médaiïlisle,
MÉDAILLON, s. ni. Médaille qui surpasseen poids et en volume les médailles ordinaires.Médaillon d’or , d’argent. Mêdail 7 v :i de bronze.
Médaillon, en termes d’Architecture, si-gnifiera même chose que Médaille.
MÉDECIN, s. ra. Celui qui fait professionde guérir les maladies. Bon Médecin. ExcellentMédecin. Grand Médecin. Savant Médecin.Jeune Médecin. Vieux Médecin. Médecin de laFaculté de Paris , de la Faculté de Montpellier 1 ,Premier Médecin du Roi . Appeler le Médecin.
II est tfnfrc les mains des Médecins . Il estabandonné des Médecins, condamne des Mé-decins .
On dit proverbialement ^ Un Médecin peuhabile, ou qui n’ordonne que des remèdes fortcommuns, et qui n’ont aucun effet, que C'estun Médecin d'eau douce.
On dit figurément et proverbialement à nnhomme qui se mêle de donner des remèdes, desconseils aux autres, et qui lui-même en a be-soin , Médecin ,♦ gueris-toi toi-même.
On dit figurément et proverbialement, quandun secours, un remède vient lorsqu’on n’estplus en état d’en profiter, Après la mort leMédecin.
On dit figurément en parlant des maladiesmorales, C’est un Médecin de Vdme dont il a