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besoin, èt non d'un Médecin du corps. Letemps est un grand Médecin, Le vin est le Mé-decin de la mélancolie.
MÉDECINE, s. f. L’art qui enseigne lesmoyens de conserver la santé, et de guérir lesmaladies. La Médecine est un art conjecturalEtudier en médecine. Il sait bien la médecine,Docteur en médecine. La Faculté de medecine.Les Écoles de médecine. Des livres de méde-cine, Faire , pratiquer , exercer la médecine.
Medecine , signifie aussi Potion, breuvage,ou autre remède qu’on prend par la Louchepour se piu'ger. Forte médecine. Médecine lé-gère. Ordonner une médecine. Prendre unemedecine. Prendre médecine. Préparer , fairemie medecine. Cette médecine a bien opéré.
On dit Des choses qui ont un goût de dro-gue, Cela sent la médecine.
On appelle Médecine douce , Une médecinequi doit opérer doucement sur celui qui laprend.
Cn dit d’Une médecine trop forte, queC’est nne médecine de cheval, médecine commepour un cheval.
On dit proverbialement, Argent comptantporte médecine , pour dire, qu’il vaut mieuxrecevoir de l’argent comptant qu’une promesse;et plus particulièrement pour dire, Qu’on neveut point faire crédit.
Ou dit figurément et familièrement, Ava 1erla médecine , pour dire, Prendre son parti, serésigner malgré ses dégoûts. Il lui fallut avalerla médecine.
MEDECINER. v. a. Donner des breuvageset autres remèdes. Je ne vous conseille pas devous tant laisser médeciner. Ils Vont trop mé-decine. Ils Vont tant médecine qu’il en estmort. U est du style familier.
Médecine, ée. participe.
MÉDIANE, adj. fém. Il ne se dit qu’encette phrase, La veine médiane, qui est unedes veines du bras.
MÉDIANOCHE. s. m. Terme qui a passé de1 Espagnol dans le François, pour signifier Unrepas en gras qui se fait après minuit sonné,lorsqu’un jour gras commence à la suite dTxnjour maigre. Il y eut grand médianoche Samedidernier. Faire médianoche. Nous nous Couve-rons au médianoche.
MÉDIANTE. s. f. Terme de Musique. Onappelle ainsi la tierce au-dessus de la note to-nique ou principale. Dans le mode majeur d ut,mi est Ict mêdiante. Dans le mode mineur de la,ut est la mêdiante.
MÉDIASTIN. s. m. Terme d’Anatomie.Membrane qui est ime continuation de laplèvre, et qui sépare la poitrine en deux par-ties, l'une à droite, l’autre à gauche.
MÉDIAT, ATE. adj. (iet a ne font pasdiphthongue dans ce mot èt les trois suivans :ils y forment deux syllabes.) U est du styledidactique. Qui n’a rapport, qui ne touche àune chose que moyennant une autre qui estentre-deux. Il est opposé à Immédiat. Causemédiale. Autorité , juridiction médiate. Pouvoirmédial,
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MÉDIATEMENT. adv. Il est du style didae-tique. D’une manière médiate. Cette cause n’a-git que médiatement.
MÉDIATEUR, TRICE. s. Qui ménage unaccord, un accommodement entre 'deux ouplusieurs personnes, entre diffcrens partis. Il aete médiateur dans celle affaire. Le médiateurde la paix. Il a été choisi pour médiateur. Ils'est offert pour médiateur. Convenir d'un mé-diateur. Récuser un médiateur. Vous avez unbon médiateur. Ces deux partis privant cettePrincesse pour médiatrice. Elle se vendit mé-diatrice entre tels et tels. Ambassadeur média-teur pour h paix. La République de Venise aété médiatrice.
On dit, Nous avons un seul médiateur, au-près de Dieu , Jésus-Christ Notre-Seigneur.Jésus-Ciibist est le médiateur entre Dieu etles hommes.
On donne lé nom de Médiateur à une sorteJe jeu de quadrille. On ne joue plus le Média-teur.
MÉDIATION, s. f. Entremise. Cet accom-modement a été fait par la médiation d'un telPrince. On s'est servi de sa médiation. On aaccepté , on a refuse sa médiation.
MEDICAGO. s. m. Plante qui ressemblebeaucoup à la Luzerne, nommée en LatinMedica. Le Médicago en a les propriétés , etcroit naturellement dans les champs. VoyezLuzerne.
MÉDICAL, ALE. adj. Qui appartient à lamédecine. La matièi’e médicale.
MÉDICAMENT. s. m. Remède qui se prendpar la bouche, ou qui s’applique extérieure-ment pour la guérison d’un malade. Payer lesmêdicamens à VApothicaire et ou Chirurgien.Il a payé , tant pour alimens que pour médi-camens , etc.
MÉDICAMENTAIRE. adj. des 2 genres.Qui traite des mêdicamens. Code médicamen-taire.
MÉDICAMENTER, v. a. Donner des médi-camens à un malade, appliquer des médica-mens à un blessé. Il scroit mort s'il n’eût étébien médicamenté, Le Chirurgien a eu tantpour l’avoir pansé et médicamenté.
On dît aussi, Panser et médicamenter deschevaux.
On dit avec le pronom personnel, Se médi-camenter,, pour dire, Faire des remèdes.
Médicamenté , ée. participe.
MÉDICAMENTEUX, EUSE. adj. Qui a l avertu d’un médicament. Le lait est un alimentmédicamenteux.
MÉDICINAL, ALE. adj. Qui sert de re-mède. Herbe médicinale. Plante médicinale.Potion médicinale. Cela est médicinal. Ceseaux sont médicinales.
MÉDIMNE. subst. fém. Terme d’Antiquité .C ctoit le nom d’une des mesures dont les Grecsse servoient pour les choses sèches.
MÉDIOCRE, adjectif des 2 genres. Qui estentre le grand et le petit, entre le bon et lemauvais. Une somme médiocre. Un cheval demédiocre taille. Faire médiocre chère. Du vin
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médiocre. Cela n’est que médiocre. Un espritmédiocre. Une beauté médiocre. Une fortunemédiocre.
Lorsqu’on joint l’adverbe bien h médiocre ,il signifie au-dessous du médiocre. C’est un es-prit bien médiocre. Il a fait une fortune bienmédiocre.
MÉDIOCREMENT, adv. D’une façon mé-diocre. Il est médiocrement riche , médiocre-ment savant. Cela n'est que mediocrementbien,
MÉDIOCRITÉ, s. fém. État, qualité de cequi est médiocre. La médiocrité de sa fortune ,de son esprit.
On dit, Il faut garder la médiocrité en touteschoses , pour dire, qu’il faut garder en tout unjuste milieu.
MÉDIRE, v. n. On dit à l’indicatif, secondepersonne du pluriel, Vous médisez. Quant aureste, il se conjugue comme Dire. Dire du malde quelqu’un, soit par imprudence, soit parmalignité. Médire de son prochain. Vous mé-disez de ioutje monde.
MÉDISANCE, s. fém. Discours nu désavan-tage de quelqu’un, tenu par imprudence oupar malignité. Grande médisance. Horriblemédisance. La médisance est très-communedans la société. Il se permet fréquemment lamédisance. Faire des médisances . Dire unemédisance.
On dit d’Une imputation avancée sanspreuve, que C’est une pure médisance.
MÉDISANT, ANTE. adj. Qui médit. C'eaun homme tien médisant. Personne médisante.Langue médisante.
On dit provèrb. et figurément, L’histoiremédisante dit telle chose , pour dire, Que despersonnes médisantes répandent telle et tellechose.
Médisant, est quelquefois substantif. Vousêtes un médisant , Il ne faut pas croire les mé-disons.
MÉDITATIF, IVE. adj. Qui est porté àla méditation. C’est un esprit méditatif , /ortméditatif.
Il se prend aussi substantivement. Les mé-ditatifs en matière de dévotion. Les méditatifssont ordinairement distraits.
MÉDITATION, s. fém. Opération de l’es-prit , qui s’applique à approfondir quelquesujet, quelque matière. Les méditations desPhilosophes. Après une profonde méditationsur ce sujet. La méditation de la mort.
I! se dit aussi De certains écrits composéssur quelques sujets de dévotion ou de philoso-phie. Les méditations de Sainte Thérèse. Lesméditations de Descartes .
11 signifie aussi Oraison mentale. Les Reli-gieux font la méditation. Uneméditation d'uneheure. Longue méditation. Entrer en médi-tation. //heure de la méditation.
MÉDITER, verbe a. Occuper son esprit del’examen d’une pensée, ou de l’exécution d’un;dessein. Méditer une vérité. Méditer une idée.Méditer les règles de l’éloquence. Méditer cequon aura à faire. Méditer une entreprise , unprojet. Méditer la ruine de quelqu’un. Méditai