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une bonne * une mauvaise action. Cet hommeest las du monde, il médite sa retraite.
On l’emploie quelquefois sans régime. CePhilosophe passe sa vie à méditer. Ii y a desqens qui ne savent pas méditer , qui méditent àIci légère. Un esprit prompt rencontre quelque-fois aussi heureusement que s'il avoit médité.
On l’emploie aussi avec des conjonctions,des pronoms, des adverbes.
Avec de. Méditer de bdtir ; de reprendre unprocès suspendu , de réparer une faute.
Avec qui, quel. Je méditois qui je choisiraispour Médecin ; quelremède seroit propre à monmal .
A qui, À quoi, À quel. Méditer à qui onconfiei'a un dépôt ; à quoi il faudra borner sesdemandes • à quel tribunal on aura recours.
Avec comment. Méditer comment on entreraen négociation ; comment on évitera un dan-ger ; comment on se débarrassera d'un en-nuyeux.
Avec ou. Méditer oit on ira d'abord ; qù onira ensuite ; où ori s'arrêtera.
Par où. Méditer par oà on attaquei'a laplace; par où on fera retraite.
Avec si. Méditer si on continuera d'écrire ;si on préférera le silence.
Avec sur. Méditer sur une question, sur unedifficulté , sur un livre , sur un auteur , surNewton, sur Saint Paul.
On dit également bien , Méditer la question ,la difficulté, le livre, l’Evangile , Newton , lesCommentaires de César.
Il y a des occasions où l’usage prescrit dedire, Méditer sur. Méditer sur Dieu , sur l'dme,sur le monde , sur le temps, sur Véternité, surla lune , sur le flux, et le l'eflux ; de la mer; etnon pas, Méditer Dieu, Vume y etc. Pareillement,on médite sur les propriétés médicales d'uneplante, sur le caractère d'un homme,sur Vins-tinct d'un animal; et non pas, les propriété,;,le caractère, l'instinct.
Quoiqu’on doive dire, Méditer sur l'éternité,on dit dans le langage de la chaire, Méditer lesannées éternelles : c’est une phrase de la Bible ,qui signifie, Considérer d’avance les recoinpenses et les peines d’une vie à venir.
Méditer, se dit aussi pour, Faire une mé-ditation pieuse. Les Religieux, les Séminaris-tes, ont des heures réglées pour méditer encommun.
Médité, ée. participe. Une entreprise long-temps méditée.
MÉDITERRANÉE . adj. Il se dit de cequi est au milieu des terres, enfermé dans lesterres. Les Villes , les Provinces méditerranêes.Les Pays méditerranes. U se joint ordinaire-ment avec Mer . Ainsi on appelle Mer méditer -ranée, Cette mer qui communique avec l’Océanpar le détroit de Gibraltar. Naviguer sur la Merméditerrance.
Il se prend aussi substantivement en parlantde cette mer. Les lies de la Méditerranée . Lesports de la Méditerranée .
MÉDIUM, s. m. Plante dont il y a beau-coup d'espèces. Ses feuilles sont semblables à
MECr
celles de la Vipérine ; et ses fleurs qui sont enépi et en cloclie, à celles de la Campanule. LeMédium est astringent et rafraîchissant. Pris endécoction, il arrête les hémorragies.
MÉDIUM, s. m. Terme emprunté du Latinpour signifier Un moyen d’accommodement.Chercher, trouver un médium dans une affaireIl est familier.
On dit d’Un Chanteur, quTÏ a la voix belledans le médium, que sa voix aunbeau médium ,pour dire, qu’il a la voix belle entre le haut e.le bas. Dans ce sens, on prononce communé-ment Médion.
MÉDOC. s. m. Caillou brillant qui se trouvedans le Pays de Médoc. Voilà des boucles deMêdoc.
MÉDULLAIRE, adj. des 2 genres. ( On pro-nonce les deux L.) Qui appartient & la moelle,ou qui en a la nature. La substance médullaire.
M EF
MÉFAIRE. v. n. Faire une mauvaise action.Il est de la conversation familière. Il ne faut niméfaire, ni médire.
MÉFAIT, s. 111. Mauvaise action. Il a étépuni pour ses méfaits. Il n’est guère que de laconversation.
MÉFIANCE. s. f. Soupçon en mal. La mé-fiance nuit souvent, quand elle est portée troploin.
On dit proverbialement, La méfiance estmère de sûreté.
MEFIAIT, ANTE. adj. Qui se méfie, qr'est naturellement soupçonneux. C'est un espritméfiant, un homme méfiant. Il étoit né méfiant,l'expérience l’a rendu défiant. Voyez les motsMéfier et Défier,
MÉFIER, se MÉFIER, v. qui ne s'emploiequ’avec le pronom personnel. Ne pas se fier àquelqu’un, à ce qu’il dit, à ce qu’il fait paroi-tre, parce qu’on le soupçonne de peu de fidé-lité, de peu de sincérité. 5 e méfier de quelqu’un.Il se méfie de moi. Il se méfie de tout le monde.On se méfie des autres, on se défie de soi.
ME G
MÉGARDE. s. fera. Manque d’attention. Iln’est d'usage que dans cette façon de parler ad-verbiale, Par mégarde. Il a fait cela par mé-garde. Il lui est arrivé par mégarde de....
MEGERE , s. f. On ne met pas ici ce motcomme un nom propre, mais comme signifiantdans le discours ordinaire, Une femme mé-chante et emportée. C’est une vraie Mégère. Ila épousé une Mégère.
MÉGIE, s. fém. Ar t de préparer les peauxde mouton, et autres peaux délicates en blanc,et de les rendre propres à divers usages. Peaupassée en mégie.
MÉGISSERIE, s. f. Le métier et trafic duMcgissier. Quai de la Mégisserie, appelé ainsi,parce que les Mcgissiers y demeuroient, et yfaisoient leur travail et leur trafic.
MEGISSIER. s. m. Artisan, dont le métierest d’accommoder les peaux de mouton, deveau, pour les rendre propres aux différens
MEL'
usages auxquels on veut les employer, exceptéà ceux qui regardent le métier de Corroyeur ; ou de Pelletier.
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MEIGLE ou MEGLE. s. f. Espèce de piochedont le fer est recourbé, large du côté du maa-che, et terminé en pointe. Les Vignerons la-bourent les vignes avec la mcigle.
MEILLEUR, EURE . adj. Le comparatif dobon, qui est au-dessus de bon. Celui-ci estbon, mais celui-là est meilleur , encore meilleur.Je veux de meilleur pain, de meilleur, virï. Iln’y a rien de meilleur. Cela est un peu meilleur.
II est en meilleur état. L'affaire n'est pas enmeilleurs termes qu auparavant.
Meilleur, est quelquefois superlatif, et si-gnifie, Qui est au-dessus du bon et du meil-leur, qui est très-bon; et dans cette acceptionil s’emploie toujours avec l’article Le. C'est lemeilleur homme du monde. C'est le meilleur detous les hommes. C'est lu meilleure leçon quevous puissiez recevoir.
Il se prend quelquefois substantivement. Lemeilleur de l'affaire est que.... s Le meilleur
du conte. Le meilleur est que .U est du
style familier.
On dit, Boire du meilleur, tirer du meilleur ,pour dire, Du meilleur vin qu’il y ait. Il est du*style familier.
MEISTRE ou MESTRE, s. m. Terme deMarine, de Galère . On appelle Mat de nieistre ,arbre de meistre, Le plus grand des doux maisd’une galère.
M E L
MÉLAMPIRUAL Voyez Blé de Vache.
MÉLANACiOGUE. adj. des 2 genres. Il sedit Des remèdes que l’on croit propres à purgerla bile noire ou mélancolie. Il se prend aussisubstantivement.
MÉLANCOLIE, s. f. Terme de Médecine.Bile noire ou atrabile. Les Anciens ont cru quec’éioit une humeur naturelle filtrée par la rate.Aujourd’hui, comme on sait que cette humeurn’existe pas dans l’état naturel, on donne cenom à la bile filtrée par le foie, qui devientquelquefois épaisse, noire, âcre, résineuse, etcapable de produire bien des maladies. On ap-pelle ces maladies, Affichons hypocondriaques,f Maladies hypocondriaques.
Il signifie aussi, La disposition triste quivient de l’cxcas de cette humeur, ou de quel-que cause morale. Grande mélancolie. Profondemélancolie. Il se laisse abattre à la mélancolie.Il est tombé dans une grande mélancolie. Ac-cablé de mélancolie.
En parlant d’Un homme qui dans la sociétén’est ni gai, ni fort animé, mais qui ne laissepas d’avoir rhiuneur douce et agréable, on dit,q vlII a une mélancolie douce.
Oii dit proverbialement, que Le bon vinchasse la mélancolie.
On éit aussi proverbialement d’Un hommequi vit sans souci, quTl n'engendre point mé-lancolie, de mélancolie.