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prières du canon de la messe, l’une pour lesvivans, l’autre pour les morts.
MÉMOIRE, s. f. Puissance, faculté par la-quelle l’âme conserve le souvenir des cnosesBonne mémoire. Grande mémoire. Heureusemémoire. Belle mémoire. Mémoire labile. Samémoire n'est pas fidèle. H n a P 0 *”* mé-moire. Il a la mémoire sure. La mémoire luimanque. Si ma mémoire ne me trompe. ]l abeaucoup de mémoire, et peu de jugement. Met-tez, imprimez,gravez cela dans voire mémoire.Vous avez la ni’,moire courte, vous avez courtemémoire. Cela m’est échappé de la mémoire. Momémoire m'a trahi. Il me vient en mémoire.Remettre quelque chose en mémoire à quelqu'un.Se remettre en mémoire. Il se charge la mé-moire de tant de choses. II a la mémoire pleine ,remplie de mille choses.Repasser quelque chosedans sa mémoire.
On dit, q\i Un homme a une mémoire delièvre , qu'il la perd en courant pour dire,qu’il n’a point de mémoire, et qu’une chose luien fait aisément oublier une autre. Il est dustyle familier.
On appelle Mémoire locale , L’idée qui estréveillée dans la mémoire par certains lieux,par certains objets, par certaines choses. J’enai une mémoire locale.
On appelle Mémoire artificielle , Certaineméthode qu’on suit en attachant cc qu’on a àdire à* certaines choses qu’on a disposées parordre dans son esprit, pour se souvenir de tousles points que l’on veut traiter.
Mémoire, souvenir, action de la mémoire,effet de la mémoire. Je n’ai point de mémoirede cela. J'en ai perdu, j'en conserverai la mé-moire, j’en garderai toujours la mémoire. Jevous en rafraîchirai la mémoire. Rappelez unpeu votre mémoire,rappelez en votre mémoire.
N'avez-v ous point mémoire d’avoir vu? .
La mémoire de ses grandes actions ne mouvrajamais. Il vivra dans la mémoire de tous lessiècles. Il en sera mémoire à jamais. Il n’en estjdus de mémoire, il n’en est plus mémoire , iln'en reste pas mémoire. De mémoire d'hommeon n’avoit point vu une telle chose. On dres-sera une colonne avec une inscription, en mé-moire de.... Il a fait des choses dignes de mé-moire, d’une mémoire éternelle, d’une mémoireimmortelle. Des actions d’éternelle mémoire.Consacrer la mémoire de quelqu’un. Abolir ,éteindre la mémoire, renouveler la mémoire dequelque chose.
On dit, L'Eglise fait aujourd’hui mémoired'un tel Saint, pour dire, En fait commémo-tulinn.
Mémoire. I.a réputationbonne ou mauvaisequi reste d’une personne après sa mort. La mé-moire du juste sera éternelle. La mémoire desmêchans est odieuse. Cela est injurieux à lamémoire d’un tel. Il ne faut pas déchirer lamémoire des morts. Epargner la mémoire desmorts. Sa mémoire est en bénédiction , en exé-cration. Condamner la mémoire de quelqu’un.Faire le procès à la mémoire d'un homme, ho-noîCi\ noircir , flétrir, purgei' sa mémoire.
Tome IL
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On dit vulgairement, Rèhcbilitcrhimémoired’un défunt ; et en termes de Droit, Purger lamémoire d : un défunt, pour dire, Que la veuveou les héritiers de celui qui avoit été condam-né, soit par contumace, soit autrement, ont,apres sa mort, prouvé qu’il n’étoit point cou-pable du crime pour raison duquel il avoit es-suyé la condamnation, et ont obtenu un juge-ment d’absolution. La seconde forme de réhabi-litation, au contraire, sc fait par lettres dugrand sceau, par lesquelles celui qui avoit étécondamnéàquelque peine infamante, est remisen état de posséder et d’exercer toutes sortesd’offices. La première est une justice, la se-conde est une grâce.
On met à la tête des Inscriptions et des Epi-taphes, etc. À la mémoire j à l'heureuse mé-moire, à l’immortelle mémoire de...
On dit, et c’est une espèce de formule, enparlant d’Un Souverain qui a été vertueux, il-lustre, victorieux, etc. Tel Prince d’heureusemémoire, de glorieuse mémoire, de triomphantemémoire.
Les Poètes appellent les Muses , Les Fillesde Mémoire, parce quelles sont filles de Mné-mosyne, qui signifie Mémoire.
On appelle aussi en Poésie, Le Temple deMémoire, Le Temple où l’on suppose que lesnoms des grands hommes sont conservés.
MÉMOIRE, s. m. Écrit fait, soit pour faireressouvenir de quelque chose, soit pour donnerdes instructions sur quelque affaire. J'oublieraivotre affaire, si vous ne m’en donnez un mé-moire. Mémoire insti'ucti f. Dresser un mémoire ,Mémoire exact. Faire un mémoire pour une af-faire.
On dit en termes de comptabilité, Pour mé-moire, et on écrit ces mots à côté de certainsarticles qui sont seulement mentionnés, sansêtre portés en ligne de compte, mais qui serontexaminés h part.
Il se prend aussi pour un État sommaire. <Mémoire de frais, de dépens. Arrêter un mé-moire. Régler un mémoire.
On appelle Mémoire d’ Apothicaire, U n mé-moire dont les parties sont enflées.
Mémoires, au pluriel, se dit Des relationsde faits ou d’événemens particuliers, écritespour servir à l’Histoire. Les Mémoires de Co-mines sont estimés.
MÉMORABLE, adj. des z genres. Digne demémoire, qui mérite d’être conservé dans lamémoire , remarquable. Action mémorable.Chose mémorable. Journée mémorable. Faitmémorable. Il n'a rien fait de mémorable. Lesactes, les faits mémorables. Paroles mémora-bles. Evénement, siège mémorable.
MÉMOBÀTlEj IVE. adj. Qui se souvient,qui a mémoire de quelque chose. Je n’en suispas bien, mémoratif Soyez-en mémoraiif, s'ilvous plaît. Il n’est guère d usage qu’en terniesde Pratique, et en conversation familière.
MÉMORIAL, s. ni. Mémoire, placet. Il sedit Des mémoires particuliers qui servent àinstruire d’une affaire ; et son principal usageest en parlant de la Cour de Rome, de celle
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d’Espagne , etc. On a présenté plusieurs mé-moriaux au Pape. On a présenté un mémorialau Conseil des Indes .
À la Chambre des Comptes, on appelle Mé-moriaux , Les registres où les Lettres patentesde nos Rois sont transcrite*.
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MENAÇANT, ANTE. adj. Qui menace. Vi-sage menaçant. Air menaçant. Paroles mena-çantes. (Mil menaçant. Les regards menaçans.Avoir lamine menaçante.Des gestes menaçans.User de termes menaçans.
On dit, J’entrevois ,j' aperçois un avenir me-naçant, pour dire, U y a lieu de craindre desévénemens fâcheux.
MENACE, s. f. Parole on geste dont on sesert pour faire connoilre et faire craindre àquelqu’un le mal qu’on lui prépare. Grandemenace. Terrible menace. Horrible, furieusemenace. Faire des menaces. User de menacesenvers quelqu’un, fl méprisa cette menace. Jene crains guète ses menaces. Pense-t-il m’é-pouvanter avec ses menaces? Je me ris de sesmenaces. Des paroles de menaces. Des discourspleins de menaces. Ecrire des lettres rempliesde menaces. H regarde cela comme des menaceseri l'air. L'effet a suivi de près la menace. Toutesa colère n’aboutit qu'à des menaces. Qu’ontproduit toutes ces belles menaces?
MENACER, v. a. Faire des menaces. Il memenace. Il m’est venu menacer chez moi. Me-nacer quelqu'un de Vos il f le menacer de la main ,Menacer avec la canne. Il Va menacé de coupsde bâton. Il Va menace du bâton.
11 se met aussi absolument. Il jure, il me-nace. Il est sorti tout en colère, il juroit et me-
naçoit.
On dit proverbialement, Tel menace qui &grand’peur.
Menacer, signifie aussi figurément Pronos-tiquer ; et dans cette acception, il ne se dit quede ce qui est regardé comme un mal. Noussommes menacés d’un grand hiver. La disposi-tion de l’air nous menace d’un grand orage.Les divisions qui régnent dans cc Pays , U.menacent d’une guerre sanglante.
Dans cette acception, on dit, q\x’Un cour-tisan est menacé d’une disgrâce prochaine ,pour dire, qu’il doit craindre d'être bientôtdisgracié, qu’il y a apparence qu’il sera bien-tôt disgracié,
On dit aussi, qu’Un homme est menacé defièvre, d'apoplexie, de phthisie, etc. qu'Unl ays est menace de guerre , pour dire, qu’il ya apparence qu’un homme aura les maux dontou parle, et que la guerre sera dans un Pays.
On dit figurément, qu 'Un bâtiment menaceruine , pour dire, qu’il est près de tomber.
Figurément et poétiquement, en parlant decertaines choses fort élevées, comme de grand*édifices, de grands arbres, de grandes mon-tagnes, on dit, Ces montagnes, ces arbres, cesbâtimens menacent les deux, menacent lede!.
Menacer, se dit quelquefois daps djs-I 2