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Tome second. L - Z.
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menduins, ou simplement, Une assiette clcmendians.ilous n’avons en que des mendians iinotre collation.

MENDICITÉ. s. f. État d’indigence où Von.est réduit à mendier. Il est réduit à la mendi -cité, à une extrême mendicité. Il se dit aussi del’état de mendiant. Ordonnance contre la men-dicité. Détruire la mendicité.

MENDIElb v. act. Demander Vaumône. Ilmendie son pain. Être réduit à mendier. Men-dier sa vie. Aller mejidiajit de porte en porte.

Il signifie aussi, Rechercher avec empresse-ment et avec quelque sorte de bassesse. Men-dier des lettres de recommandation./! va men-dier les suffrages des nus et des autres. Il men-die la faveur de tous ceux qui approchent desMinistres. Mendier le secours, ïassistance dequelqu’un. Mendier des louanges.

On dit en termes de Pratique, Mendier unesaisie, mendier une intervention , pour dire,Faire faire une saisie, faire faire une interven-tion par quelque personne qui n’est pas encorepartie dans le procès, et cela clans le dessein detirer une affaire en longueur.

Mendié , ée. participe.

MENDOLE. s. f. Poisson de la Méditerra-née, nomme Cagyrel et Suscle. Il est large,court , et a la tète pointue et plate. La mendoleest blanche en hiver et au printemps. En été,elle a des tacites bleues sur la tête et sur le dos,et une grande tache noirâtre aux deux côtés ducorps.

MENEAU. s. m. Terme d’Archîtecture . Il sedit dos mont ans et des traverses de bois, depierre ou de fer qui séparent les guichets d’une. croisée.

MENEE, s. f. Secrète et mauvaise pratiquepour faire réussir quelque dessein. Menéesourde. Dangereuse menée. B'aire des menées.J’ai découvert ses menées. Il a tant fait par sesmenées, que..,.

En ternies de Vénerie , on dit, Suivre lanienee , être à la menée d'un ce f , pour dire,Prendra la route d’un cerf qui fuit.

MENER, v. a. Conduire, guider. Vous sa-vezle chemin, menez-nous. Si vous n’y avezjamais été, je vous y mènerai. Le précepteurqui le menoit au Collège. Il est encore enfant,oit le mène par la h&iere. Mener la maviee aV Eglise. Mener une femme par ht main.

Lorsqu’un homme de peu d'esprit et de peude jugement entreprend de conduire un autrehomme qui n’en a pas plus que lui, on dit pro-verbialement, que C’est un..aveugle qui mènel’autre.

Ou dit, qu'f/n chemin mène en quelque en-droit, pour dire, qu’On y va par ce chemin-là.

On dit, Mener une Dame, pour dire, Luidonner la main, et lui servir d’Écuyer. Je levis qui menoit une Dame.

On dit, en parlant de bd et de danse, Me-ner une Dame , pour dire, La prendre pourdanser avec elle.

Mener. Conduire par force en quelque en--dro.L Mener en prison. On le menoit au sup-plice. On le menait pendre. Mener des capti-i

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en triomphe. Où menez -veus ces ren$Aà? Or.les menoit plus vile que le pas . Cette dernièrephrase est familière.

Mener , se dit aussi en parlant De ceux quiont la conduite d’une troupe, et qui la fontmarcher et agir. Le Capitaine mène sa Compa-gnie. Mener des gens à la guerre. Mener eucombat. Mener à Vassaut. Cet Officier mènebien une troupe.

On dit figurément, Mener des troupes à Liboucherie, pour dire, Les exposer à un perdévident.

Mener le deuil, se dit d’Une personne qui,dans une cérémonie funèbre, conduit par hon-neur, soit dans le convoi, soit à l’Église, lesplus proches pareils du mort.

Ou dit, Mener la danse , mener un branle ,pour dire, Être à la tête de ceux qui dansent.Il y a un certain branle qu’on appelle Lebraideà mené?*.

On dit figurément et familièrement, C’est àvous de mener le branle , pour dire, C’est &vous de donner l'exemple, de mettre les autresen train.

Cn dit aussi, C’est lui qui mène les autres ,pour dire, C’est lui qui ks met en train. Cn ditfamilièrement, Il mène la bande.

Mener , se dit aussi Des animaux, et signi-fie, Les conduire. Mener les bêtes aux champs.Mener paître des vaches. Mener les chevauxboire, les mener à Vabreuvoir. Mener les che-vaux au marché. Mener des chiens en laisse.Mener un cheval en main , à la main.

Il se dit aussi Des voitures, comme les char-rettes, les bateaux, etc. Mener une charrette.Mener la charrue. Mener un carrosse;Mener hcarrosse. J’ai un cocher qui mène bien. Menerun bateau. fllener une barque.

On dit. Mener de front trois chevaux, qua-tre chevaux attelés sur la même ligne. On ditfigurément, Mener de front plusieurs affairesque l’on conduit à la fois, plusieurs sciencesque l’on cultive en meme temps. Cet hommemenoit de front -vingt travaux à la fois.

On dit figurément et familièrement, Menerbien sa barque, pour dire, Conduire bien sesaffaires.

Mener , signifie aussi Voiturcr. Mener dubhy'uu marche. Mener des mai'cJifmdise. 1 ; « lafoire. Mener du bois par bateau. J’ai là moncarrosse, voulez-vous que je vous mène quel-que part?

Mener, signifie quelquefois,Se faire accom-pagner de... ou par... Il mène bien des gens. Ilmena tout le monde avec lui

Mener, signifie aussi quelquefois, Donneraccès, introduire. Menez-moi chez ce Ministre.Il nous mena chez son Rapporteur.

On dit figurément, Cela ne mène à rien-,pour dirj,Oü n’en sauroil espérer aucun avan-tage.

Mener, s’emploie figurera, pour dire, Gou-verner quelqu’un et lui faire faire tout ce quel'on veut. Il le.mène comme il veut. Il mène cepcujde-là à sa fantaisie. C’est un pauvre homme,d sc laisse mener par un tel. Il va comme on le

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mène. On le mène en laisse. L'ambition, Vinté-rêt le mène.

On dit familièrciü. cpi’Un homme se la'ssemener par le nez comme un buffle, qu'on lemène par le nez, pour dire, qu’On en fait tout>;c, qu’on veut, et qu’il est aisé de le tromper.C’est un homme à mener par 1 e nez.

On dit figurément d’Un homme faible, ouincapable, qui a besoin d’être conduit et dirigecomme un enfant, q il II faut ’c mener par !alisière.

On dit proverbialement,Mener quelqu'un àla baguette , pour dire, Le traiter avec hauteur,lui faire faire par autorité ce qu’on veut,i On dit, Mener doucement un homme , un.es-rit, pour dire, Le conduire avec ménage-ment, l’épargner, éviter de le fàelier, de le ré-volter. C’est un homme colère , menez-le dou-cement.

Mener, se dit aussi figurément, pour, Diri-ger. Mener la maison ? mener le n goce, menerle ménage.

On dit dans le même sens, Mener une af-<faire , un procès, une négociation. Qui est-aqui mène cette affaire-lù? Comment va-t-elle?Elle va comme on la mène. C’est lui qui mènetous les procès de la Ramifie.

On dit, Mener une vie sainte, une vie hon-nête, une vie scandaleuse, pour dire, A’ivresaintement, honnêtement, scandaleusement, etc.

Mener, signifie, Amuser et entretenir deparoles, d’espérances. Il y a sùc mois que vous?ue menez sans que je voie aucun effet de raspromesses. Il le mine de jour en jour. Je neveux plus me laisser mener de la sorte. Il lemenoit avec de belles paroles.

Mener, signifie quelquefois Traiter, surtouten mauvaise part. Ainsi on dit, en parlant desennemis qu’on fait fuir, Les mener battant,pour dire, Les obliger à se retirer avec précipi-tation , et les poursuivre dans leur fuite.

On dit figurément et familièrement, quandon remporte l’avantage sur quelqu’un en peude temps, soit en guerre, soit au jeu, soit enprocès ou en autres choses , qu’On le menébattant, qu’on le mène bien vite « qu’on Umène bien rudement, qu’on le mène bon train,beau train.

On dit, Je le mènerai loin, je le mèneraicomme il faut, je le mènerai j-udetnent, pourdire, Je lui donnerai bien de la peine, je luisusciterai bien des affaires. On dit aussi, Lejeu, la débauche, les femmes mènent bien loinpour dire, Jettent dans de grands écarts.

On dit, eu menaçant quelqu’un de le pour-suivre vivement, de ne lui point faire de quar*fier, qu On le mènera par un chemin où il n'y.aura point de pierres. Il est populaire.

On dit aussi, qu 'Une médecine a mené dou-cement ou rudement quelqu'un, pour dire,qu’Elle l’a peu ou beaucoup tourmenté.

On dit Des choses qui se dépensent, qui seconsomment tous les jours, qu 'Elles peuventou ne peuvent pas nous mener bien lo'n , pourdire,.qu’Elles peuvent ou 11e peuvent pas nousfournir un long secours, nous durer long-temps,

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