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Cet argent ne le mènera pas loin, pas troploin, pas bien loin, guèi'e loin. Ces provisions,«es munitions ne nous mèneront pas loin.
On dît, Mener grand deuil de quelque chose,pour dire, En être fort attristé. U est familier.
On dit, Mener beau bruit , grand brui» /pour dire, Faire grand fracas. Il est du stylefamilier.
Mesé , ée. participe.
MÉNÉTRIER, s. m. Ce mot siguifioit autre-fois toute sorte de joueurs d’instrumeiis, sur-tout quand ils jouoient pour faire danser.
Il sc prend aujourd’hui plus particulière-ment , mais toujours en raillerie , pour unjoueur de violon. Il avoit des Ménétriei's à sanoce. Faites jouer Us Ménétriers. Ménétriersde village.
Cn dit proverbialement, Il est comme lesMénétriers de village , il n'a pire logis que lesien.
MENEUR, ÿ. m. Celui qui mène, qui con-duit une femme par la muiu en certaines céré-monies. Il faut un meneur à cette quêteuse.
On appelle Meneurs d’ours, Ceux qui mènentdes ours dans les rues, et qui gagnent leur vieà les faire voir au peuple, en leur faisant fairedes tours.
On appelle Meneur , Meneuse, Celui, cellequi se charge d’amener à Paris des nourricesaux Bureaux des Recommandaresses, et d allerchez les parens des enfans mis en nourrice,pour recevoir les mois.
MÉNIANTHE, ou Trèfle d’eAU. s. masc.Plante qui croît dans les marais. Scs feuillessont portées trois à trois sur une queue, et sesfleurs sont d’une pièce. Le Méuianthe est re-gardé comme un spécifique contre le scorbut,et contre-quelques autres maladies chroniques.
MÉNlL.s. m. Vieux mot qui siguifioit Habi-tation, village, hameau, et qui entre dans lacomposition de beaucoup de noms de lieu. Mé-nil~montant. Blunc-tnènil.
MEN1N. s. masc. C’est ainsi qu’on appellequelques hommes de qualité attachés particu-lièrement à la personne du Dauphin.
MÉNINGE, s. f. Terme d’Anatomie. Tu-nique ou membrane qui enveloppe le cerveauIl y en a deux : ou appelle l’une, la Pie-mèr e ;Vautre, la Dure-mère.
MÉNISQUE, s. m. Terme d’Optique. Verreconvexe d’un coté, et concave d’l’autre,
MENOLOGE. s. m. Martyrologe, ou Calen-drier de l’Église Grecque, divisé en douze par-ties pour les douze mois de l’année.
MENON. s. m. Animal quadrupède, com-mun dans le Levant, et dont la peau est très-propre à faire de beau maroquin.
MENOTTE, s. f. diminutif. Il se dit desmains d’un enfant. U a de jolies menottes , depetites menottes. Il est familier.
MENOTTES, s. f. ph Anneau de fer, oulien de corde qu’on met aux poignets des per-sonnes, dont on veut s’assurer. On lui a mis lesmenottes. Otez :e$ menottes à ce prisonnier.
On dit figurément, On lui a mis des me-nottes, pour dire, qu’On Va mis dans l’impos-
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sibilité de se mêler d’uac ufiàire, de s’en emp::rer, de nuire.
MENSE. s. fém. Ce mot signifie proprement,Table où l’on mange ; mais il n’est point d’usngedans ce sens, et on ne s’en sert que dans lesphrases suivantes : Mense Abbatiale , MenueConventuelle , Meuse commune , qui signifient.Le revenu qui est dans le partage de l’Abbé .celui qui est dans le partage des Religieux, etcelui dont l’Abbé et les Religieux jouissenten commun. Cette terre , cette rente est de lumense Abbatiale. Les Religieux réformés ouiréuni les Offices claustraux « la mense Con-ventuelle. Cela revient à la mense commune ,est de la mense commune. L'Abbé et les Kc-ligieux font mense commune,
MENSONGE, s. m. Discours avancé contrela vérité, avec dessein, de tromper. Un grandmensonge. Un horrible mensonge. Dire unmensonge. Faire un mensonge. Ce livre es’plein de mensonges.
On appelle Mensonge officieux , Un mensonge fait purement pour faire plaisir à que]qu’un, sans vouloir nuire à personne.
On dit figurément et familièrement, Unmensonge puant , un puant mensonge , pou.'dire, Un mensonge évident et grossier.
Daus le langage de l’Écriture, ou appelle hDiable, L’esprit de mensonge, le père du mensonge.
Mexsonge , signifie figurcment, Erreur, va-nité, illusion. Le inonde n’est qu’illusion etque mensonge .
On dit proverbialement, que Tous songessont mensonges , pour dire, qu’il ne faut avoiraucun egard aux prétendus pronostics dessonges.
MENSONGER, ÈRE. adj. Faux, trompeur.Histoire mensongère. Discours mensongers.Les plaisirs mensongers. Il n’est plus guèreen usage qu’en Poésie, et ne se dit que descl j oses. On dit poétiquement, La Grèce men-songère. Promesse mensongère. Caresses men-songères.
MENSTRUE, s. m. Terme de Chimie . Liqtieur propre à dissoudre les corps solides, aeu tirer les teintures, les parties les plus sub-tiles et les plus essentielles. L’eau régale est lamenstrue de l’or.
MENSTRUEL, ELLE. adj. Iln’est guère enusage qu’en ces phrases, Le sang menstruel , leflux menstruel, les purgations menstruelles ,pour dire, Le sang qui coule pendant les pur-gations naturelles des femmes.
MENSTRUES, s. fém, pl. Terme de Mé-decine. Les purgations .que les femmes ont tousles mois.
MENTAL, ALE. adj. Il n’est guère d’usagequ’au féminin et dans ces phrases, Oraisonmentale, qui signifie, Oraison qui se fait sansproférer aucune parole et, Restriction men-tale , qui est Une restriction qu’on fait tacite-ment au-dedans de soi-même. La restrictionmentale est contre la bonne foi.
MENTALEMENT, aclv. D’une manière men-tale. Les lots ne punissent point ceux qui n’ont
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commis un crime que mentalement • c’est-à-dire , qui n’ont eu que le dessein de le com-mettre.
MENTERIE. s. fém. Discours par lequel ondonne pour vrai ce qu'on sait être faux. Je l’aisurpris en menterie. Forger , méditer, dire unementerie. Il soutient effrontément une menterie.
Meisteiue, est plus du style familier queMensonge . On ne diroit pas, Le Démon est lepère de la menterie, comme on dit, Le père dumensonge.
MENTEUR, EUSE. adj. Qui dit une chosefausse, et dont il counoit la fausseté. Il estmenteur. Jbetnme menteuse. On dit proverbia-lement, Il est menteur comme un arracheurde dents.
En termes de l'Écriture, on dit, que Touthomme est menteur , pour dire, quTl est sujetà se tromper.
Il se dit aussi Des choses dont les apparencessont trompeuses. Visage menteur. Mine men-teuse. Physionomie menteuse. Songes menteurs.
Menteur, se prend aussi substantivement,et signifie, Celui qui nient, qui est accoutuméà mentir. C’est un menteur , un menteur fieffé *un grand menteur , un hardi menteur, unmenteur de profession. Il faut qu'un menteur,ait bonne mémoire. C’est une grande menteuse.
MENTHE, s. "fém. Plaute labiée et odorifé-rante. Il y en a un grand nombre d’espèces. LesJardiniers donnent le nom de Baume à laplus commune de ces espèces , et la'cultiventparce qu’elle entre dans les salades. La Mentheen général est chaude et apéritive, fortifie latête, le cœur et l’estomac.
MENTION, s. fém. Commémoration, mé-moire. Faire mention de quelqu’un, de quelquechose. En faire mention honorable. N’en fairequ’une légère mention. En faire mention dansun traité, dans un contrat, dans l’Ilistoirc, etc.Il n'a point été fait mention de lui dans toutecette affaire.
MENTIONNER, v. a. Faire mention. Termede Pratique. Il n’est guère en usage qu’au par-ticipe ou aux temps formés du participe. Ce quia ete mentionné ci-dessus. Il a été ordonné queles choses mentionnées dans le contrat...
Mentionné , ée. participe.
MENTIR, v. n. Dire, affirmer pour vraie unecl?ose qu’on sait être fausse. La Loi de Dieudéfend de mentir. Ne le croyez pas, il ment , ilne fait que mentir, il ment coinmeun arrachcici'de dents. Une ment pas. liment impudemment,effrontément. On dit que mentir, c’est mépriserDieu , et craindre les hommes.
Mentir il Dieu , mentir au Saint-Esprit .Phrases tirées de l’Écriture. C’est mentir il Dieu ,que de mentir à confesse, siruinias et SapLa amentiront au c aint-Espnt.
On dit proverbialement, qu’Ou sait menla'sans parler, pour dire, qu’Cn peut vcfciloirinduire en erreur par sa conlcuance, ou sesgestes.
Gu dit d'Unbomme,qu7! en a menti, pourdire, qu’il a mer.ti sur la chose dont il s'agit.Et pour rendre l’injure plus alroce, on dit,