MER
où l’on joue avec de petites marques. Jouer nla mérelle.
MÉRIDIEN, s. masc. Grand cercle de laSphère, qui pas.se par les Pôles du inonde, clpar le Zénith du lieu duquel il est dit Méridien .Le Méridien de Paris.
Comme tous les Méridiens sont semblables,il a fallu convenir d’un premier, d’après lequelon comptât tous les autres. Le premier Méri-dien est celui oui passe par la partie occiden-tale de VÏlc de Fer.
La Méridienne, ou Ligne Méridienne, estune ligne droite tirée du Nord au Sud dans lePlan du Méridien.
On appelle Méridienne, ou Ligne Méridiennede la France , La ligne qu’on a tirée depuis l'ex-trémité la plus méridionale du Royaume, jus-qu’à son extrémité la plus septentrionale.
On appelle aussi Méridienne , TJnc ligne quiest la section du plau du Méridien , et d’unautre plan quelconque horizontal, vertical, ouincliné. Quand on en a tracé une portion sur leterrain, ou sur un plan fixe, le point do lu-mière, ou la ligne d’ombre qui passe dessus,marque l’heure de midi.
MÉRIDIENNE, s. f. Il n’est guère en usageque dans cette phrase, Faire la Méridienne ,qui signifie, Dormir incontinent après le dîner.
MÉRIDIONAL, ALE. adj. Qui est du côtédu Midi par rapport au lieu dont on parle. UnPays méridional. Les régions méridionales.Les peuples méridionaux. Le pôle méridional.1/Amérique méridionale.
On appelle Cadran méridional , Celui quiest dans le plan qui va du Levant au Couchant,et qui est directement tourné vers le Midi.
MERISE, s. foin. Espèce de fruit rouge ànoyau , plus petit que la cerise, et à peu prèsde même nature.
MERISIER, s. m. Arbre qui porte des me-
MÉRITE. s. m. Ce qui rend digne d'estime.Dans cette première acception, en parlant despersonnes, on entend d’excellentes qualités ,soit de l'esprit, soit du cœur. Grand mérite.Mérite supérieur. Mérite distingué. Faux mé-rite. Mérite superficiel. Mérite personne I. Unhomme de mérité. Je connois son mérite. Cethomme-là a son mérite. Il n’est pas sans mérite.Cela est du à son tnérite. Il a peu de mérite.Son peu de mérite est cause que.... J’estime sonmérite. Pœconnoîlre le mérite. Considérer lemérite. Il faut donner cela au mérite , non à lafaveur. On a récompensé en lui le mérite de sesancêtres. Produire le mérite , le mettre dans sonjour. La modestie doit accompagner le mérite.
Dans cette même acception , en parlant deschoses, on entend ce qu’elles ont de bon etd’estimable. Cela relève le mérite de cette action.Ce quil a fait est d'un grand mérite. CetteTragédie n’est pas sans mérite.
Quand ce terme est pris dans un sens col*lectif, comme dans tous les exemples précé-dais , il ne s’emploie qu’au singulier ; mois prisdans un sens distributif, il peut avoir un plu-?ieh César et Pompée avoient chacun leur me-
ME P».
rite , mais c'êtoienl des mérites differens. L’unde ces Peintres excelle dans le dessin , et Vautredans le coloris ; deux mérites qui ont chacunleurs partisans.
On dit, Se faire un mérite de quelque chosespour dire, Tirer gloire, tirer avantage d’avoirfait quelque chose. Et, Se faire un mérite dequelque chose auprès de quelqu'un, pour dire.Faire valoir auprès de quelqu’un ce qu’on a faitpour lui.
On dit, Abandonner quelqu'un à son peude mérite, pour dire, Ne le proléger plus, nese mêler plus de ses affaires, ne s’intéresserplus à sa fortune.
Mérite, signifie aussi, Ce qui rend dignede récompense ou de punition; et dans cetteacception, le pluriel est aussi usité que le sin-gulier. Dieu nous jugera selon le mérite de nosœuvres. Dieu récompense ou châtie suivant lemérite. Dieu nous traitera suivant nos mérites.
Celte dernière phrase a passé dans la con-versation, où elle se prend d’ordinaire en mau-vaise part. Il sera traité selon ses mérites.
On appelle Les méi'itcs de la passion deJésus-Christ, Scs souffrances et sa mort, entant qu’elles ont satisfait pour nous à la justicedivine, et qu’elles nous ont mérité la rémissiondes péchés, et la gloire éternelle.
Od dit encore, Les mérites des Saints, pourdire, Les bonnes œuvres des Saints. Et dans cesdeux 'dernières applications du mot de Mérite,il n’est usité qu’au pluriel.
On dit dans un sens dérisoire, Cet hommefait valoir tous ses mérites , pour dire, Il exa-gère ses services.
MÉRITER, v. a. Être digne de ... se rendredigne de ... Mériter récompense. Mériter puni- ,tion. Mériter châtiment. Mériter grâce. Mériterpardon. Il a mérité le prix. Je n’ai pas mérité .cet honneur. Il lui faut donner cette charge , ilVa bien méritée. Je nm pas mérité cela devons.Ce tableau mérite une belle bordure. Ce pj'ésent-là mérite bien un grand merci. C'est un hommequi mérite d’être considéré , qui mérite qu'onait soin de lui. Celte action mérite la corde ,mérite la roue. Ce crime mérite la mort. Le pé-ché a mérité Venfer. Cela mérite qu'on y songe.Cela mérite réflexion.
On dit, Bien mériter de son Prince, deVÉtat, de sa Patrie , des Lettres , pour dire,Faire pour son Prince, pour l’État, pour saPatrie, pour les Lettres , des actions dignes derécompense, des choses dignes de louange.
On dit aussi absolument, Cet homme méritebeaucoup , pour dire, Cet homme est digne derécompense, par ses talens, par ses services.
On dit, qu’One nouvelle mérite confrma-tion , pour dire, qu’EIle n’est pas sûre, qu ellea besoin d’étre confirmée.
On dit, Mériter quelque faveur à un autre ,pour dire, La lui faire obtenir, être cause de lafaveur qu’on lui accorde. Ce sont les services deson père qui lui ont mérité cette récompense,ha mort de Noti’c-Se’gncur nous a mérité leciel. |
Mérité, ée, participe. j
MER
MÉRITOIRE, adj. des 2 genres. Qui mérite,ïî n’est guère d’usage qu’en parlant des bonnesoeuvres que Dieu récompense dans le ciel. Lamort de Jésus-Christ rend nos bonnes œuvresméritoires. Cela est méritoire envers Dieu , de-vant Dieu . L'aumône est mei'itoire. Le jeuneest une œuvre méritoire.
1 MÉRITOIREMENT. adv. D’une manièreméritoire. Pour faire l’aumône méritoirement ,il faut la faire pour l'amour de Dieu .
MERLAN, snbst. m. Poisson de mer, dontla chair est extrêmement légère. Petit merlan.Gros merlan. Frire des merlans.
MERLE , s. m. Oiseau de plumage noir,qui a le bec jaune. Siffler un merle. Apprendreà un merle ù parler. Dénicher des merles.
Qn diL d’Un homme fin et matois, que C’estun fm merle, U est du style familier.
On dit proverbialement à Une personne àqui on ne se fie pas, À d’autres, dénicheur demerles.
On dit aussi proverbialement, pour marquerqu’on ne croit pas qu’une chose se puisse faire,Si vous faites cela, je vous donnerai un merleblanc.
MKRLETTE. subst. f. On appelle ainsi entermes de Blason , un petit oiseau représentasans pied ni bec. /I porte d'or à trois merlettesde sable.
MERLON. s."m. Terme de Fortification. Lapartie du parapet entre deux embrasures.
MERLUCHE, s. f. Sorte de morue sèche.Bonne merluche. Dessaler de la merluche. C’estde la merluche de cette année. On appelle Unepoiqnêc de merluche , Deux merluches jointesensemble.
MERRAIN. s. m. Bois de chêne fendu enmenues planches, dont on fait des panneaux,des douves de tonneaux, et autres ouvrages.Acheter du meirain. Employer de beau mer -rain.
En termes de Vénerie , on appelle Merrain ,La matière de la perche et du bois du cerf.
MERVEILLE, s. f. Chose qui cause de l’ad-miration. Grande merveille. Rare merveille. Ilregarde cela comme mie merveille. Il nous ditdes merveilles. Il nous raconta des merveillesde ce Pays-là. Il fut surpris « la vue de tantde merveilles. Il a payé ses dettes , c est mer-veille , c'est grand’merveille. Ce n'est pas miegrande merveille. Ce n est pas merveille. Oit est
la merveille? La merveille est eu ce que .
C'est une merveille que cet esprit-là, que cetenfant-là. La merveille de nos jours , de notresiècle.
Proverbialement, pour rabaisser une chose,une action que quelqu’un veut faire passer pourmerveilleuse, on dit, que Ce n'est pas grand'-merveille. Voilà une belle pierveille._
On dit poétiquement, Une jeune merveille ,pour dire, Une jeune personne extrêmementbelle.
On appelle Les sept merveilles du monde ,Les murailles et les jardins de Babylone, faitspar Semîrnrms; les Pyramides d’Egypte; lePhare d’Alexandrie ; je tombeau qu’Artéraise