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Tome second. L - Z.
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MER

Fuient tt à lapai lire. Le Corps des PAerciers.liîche Mercier. PCerciev~Rubanie;\ Petit Mer-cier.

On appelle aussi Merciers, Les Porte-hallesqui vont par les vîll ;s cl par les \ filages, f 1 qu.vendent toutes sorte; de menues marchandises.

On dit figura»-‘nt et proverbialement, Pe-tit Plerciei ', petit parti?-' , ou , A petit Mercier,petit panier ^ pour dire, qu II faut que ceuxqui ont peu de bien, proportionnent leur dé-pense à leur revenu.

On dît proverbialement d’Ua lioinme quis’emporte pour peu de chose, qu’il tueroit un■Mercier pour un peigne. Tl est populaire..

MERCREDI, ou MÉCREDI. s. masc. (Dutemps de Yaug-das et de Thomas Corneille , lemeilleur usage ctoit de prononcer sans r Mé-credi. Actuellement le mieux est de prononcerMercredi . Le quatrième jour de la semaine.C'e t aujourd'hui Mercredi. Ve Mercredi enhuit jours. Le Mercredi Saint. Le Mercredi desCendres .

MERCURE.s. m. La Planète la plus prochedu Soleil, et celle qui fait sa révolution autourdu Soleil en moins de temps. Mercure en con-jonction. Mercw e direct. Mercure stationnaire.Mercure rétrograde. Mercure oppo è a Saturne .Les divers aspects de Mercure. Mercure est encptadrature avec telle ou telle planète.

Mercure, se dit aussi d Un demi-métal,qu’on appelle communément Vif-argent. Deuxonces de mercure. Du mercure dulcifié. Prépa-ie; le mercure. Frotter avec du mercure.

On dit, Fixer le mercure , pour dire, L’uuiïcle telle sorte avec quelque autre corps, qu’ilïie puisse redevenir coulant. On n’a pu encoret; ouver le moyen de fixer le mercure.

On dit d’Un jeune homme très - vif et qui aLe tucoup de léger; lé dans l'esprit, qu'O/t fixevoit plutôt le mercure, (juc de le rendre posé.attentifs etc.

Mercure, est aussi un Dieu de la Fable,qui pvosidoit à l'éloquence, au commerce , etc.et qui étoit le Messager des Dieux. Le caducéede Mercure.

On appelle figurent. Mercure, L entremet-teur d’un mauvais commerce.

MERCURIALE, ou FÜIROLE. s. f. Plantefort commune. On en distingue de deux espa-ces, la mâle et la femelle. On en fait grandusage en Médecine. Toutes deux ont à peu prèsles mêmes propriétés. Elles sont émollientes,laxatives et apéritives. On en fait un sirop fortestime, et connu sous le nom de Sirop de lon-gue vie.

MERCURIALE SAUVAGE. Voyez Ch OU V :CfiïEN.

MERCURIALE, s. f. Assemblée du Parle-ment qui se lient le premier Mercredi d’aprèsla Saint-Martin , et le premier Mercredi d aprèsla semaine de Pâques , et dans laquelle h Pre-mier Présidant, ou le Procureur Général, oul’un des Avocats Généraux, parlent conUe lesabus et les désordres qu’ils ont remarqués dans^administration de la Justice.

Il se prend aussi pourvues dEcours qu.' le |

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Premier Président le Procureur Général , oufit» des Avocats Généraux, font ce jour-là surce sujet. Le Premier Président fit une belle mer-curiale. La mercuriale des Gens du Roi fitapplaudie.

Il signifie figurément, Réprimande qu’on faità quelqu’un. On lui a fini une bonne mercu-riale , un? rude mercuriale.

MERCURIEL, ELLE. adj. Qui contient dumercure. Onguent mercuriel.

On appelle Frictions mercurielles , des fric-tions fa’tes avec du mercure.

ME RCUR] F [CATION, s. f. Terme d’Alchi-mie, qui indique l’opération par laquelle ontire le mercure des métaux.

MERDA1LLE. s. f. Terme de mépris, poursignifier Une troupe de petits enfans, Faitestaire cette me-daille. U èsl populaire.

MERDE, s. f. Excrément, matière fécale del’homme. Il se dit aussi de quelques autres animaux, comme du chien, du chat, etc. Les gensbiens élevés évitent avec soin d’employer cemot dans la conversation.

On dit proverbialement et bassement, Pluson remue la merde, et plus elle pue , pour dire,que Plus on approfondit nue mauvaise ailàire,plus on déshonore ceux qui y ont participé.

On dit proverbialement et bassement, d’Uneaffaire où il y a quelque chose de honteux,qu* H y a de la merde au bâton , au bout dubâton.

On appelle Couleur mevde-d’oie, Une couleurentre le vert et le jaune. Un taffetas merde-d’oie.

MERDEUX, EUSE. adj. touillé, gâté demerde. Un lange merdeux. Chemise merdeuse.Il est bas.

On dit proverbialement et bassinent, d'Unhomme qu; se’sent coupable de quelque chose,qu/1 sent son cas merdeu r. On dit ans-i, Cethomme est un bâton merdeux, on ne sait parou le prendre.

MÈRE. s. f. Femme qui a mis un enfant aumonde. Bonne mère. Mauvaise mère. Elle estmère de tant d f enfans, Voilà voire mère. Lamère d’un tel. C’est une mère dénaturée. Il estparent du côté de la mère. Ils sont frères depère et de mère.

Mûre, se dit aussi Des femelles des animaux,torsqu elles ont des petits. La mère gui noua it..es petits. La mère de ce poulain. La mère deces chiens, La mère et les poussins.

Mère, signifie aussi Matrice; mais en cesens il n’est guère d’usage que dans ces phra-ses : Mal de mère. Vapeur de mère.

On dît figurément en matière de Bénéfice,qu 'Un homme ne peut posséder en même tempsla mère et la fille, pour dire, qu’il n’est paspermis par le Droit Canon de posséder un Bé-néfice, et quelqu’un des Bénéfices qui en dé-pendent.

On dit figurém. Notre mire Sainte EgliseL’Eglise est la mère des Fidèles. L’Eglise estune bonne, mère.

On dit d’Une femme, gu Elle est la mère despauvres,pour dire, qu’Elle fuit de grandes cha-rités, do grondes aymêncs.

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On appelle figurera. Mère, Une Religieuseprofesse. La dicrc telle. La Mène Prieure. LaMcre Abbesse.

On dit farm’Urem. d’Un? fer,une du peupleun peu âgée, La mère une telle, la mère Boby.Venez-ça, la mère, la tonne mère, qu’on U’üusparle.

Mère, sc prend quelquefois figurément pouTCause. L’ambition esl la mère de tous les dés-ordres. L’oisiveté est mère de tous vices. Ladéfiance est la mère de la sûreté.

On dit aussi figurément, La Grèce a été lamère des beaux Arts, pour dire, que Les beauxArts ont pris naissance dans la Grèce , et qu’iUy ont été perfectionnes.

On dit proverbialement, quand on a résolude ne plus aller dans un lieu dont on a été malsatisfait, ou de ne plus se mêler de quel pieaffaire, de ne plus être do quelque partie, C’estle ventre de ma mère , je n’y retourne plus.

Belle-Mère. Terme relatif. C’est, à l’égarddos enfans, lu femme que leur père a épouséeaprès la mort de leur mère; à l’égard d’ungendre, c’est la iuèrc de sa femme ; et h l'égardd’une bru, c’est la mère de son mari.

G.rand’Mère. s. f. Aïeule. Grand’mère ducôté paternel. Grand’mère du côté maternel.Grand’mère paternelle , maternelle.

Mère Nourrice, Colle qui donne à téter àun enfant, et qui le nourrit dans le premiertemps d - son enfance, au lieu de la véritablemère.

En Chimie, - on appelle Eau mère, L’eau sa-;line et épaisse qui ne fournil plus do cristaux.On dit. L’eau mère du nitre, etc.

MERE . adj. Il n’est guère d’usage que jointavec quelques substantifs. On appelle Mèregouiie , Le plus pur vin qui coule par lui-même de la cuve, sans que Ton ait foulé le rai-sin. On appelle Mère laine, La laine la plusfine qui se tond sur une brebis. On appelleMère perle, Une grosso coquille de perles, quien renferme quelquefois un grand nombre.

On dit la Mère patrie, en parlant de l’État,du Pays qui a fondé une colonie, et qui la g « hi-verne. C’est la traduction du mot Métropole,tiré du Grec, et dont on sc sert au mêmesens.

On appelle Langue mère, Une Langue quine paroit dérivée d’aucune autre, et dont quel-ques-unes sont dérivées. Le Grec est une languemère.

On appelle Duce-mère, et Pie-mère, Lesdeux membranes qui enveloppent le cerveau.

MÉREÀU. s. m. Petite pièce de métal oude carton que 1 on donne dans les Eglises Cathé-drales et Collégiales à chaque Chanoine, pourm trque de son assistance à l’Office divin, ou àquelque fonction ecclésiastique, et pour lui ser-vir à recevoir ensuite la distribution qui lui ap-partient. Distribuer les mêreaux aux Cha-noines . Il n’avoit point de me, eau. Vous serezpaye en rapportant vos méreaux.

MÉRELLE. s. f. (Quelques-uns disentMARELLE.) Espèce de jeu qui n’est guère enusage que parmi les enfans et les écoliers, ci