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Tome second. L - Z.
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Poitia's d Paris.' Le Messager de Bordeaux .On a établi des Messagers dans toutes les Villesdu Royaume. Messager et pied. Messager àcheval. Messager avec une charrette. MessagerJuré. Portez ce pa guet au Messager. Il s'en estallé par. le Messager , par la voie du Mes-sager.

On appelle Messagers de l’Université deParis, Des suppôts de cette Université, quiont succède'à ceux qui exerçoienf anciennementles Messageries. Us jouissent des mêmes privi-lèges. Il y a de très-grands Seigneurs qui pos-sèdent de ces Offices.

MESSAGERIE, s. f. La charge, la qualitéde Messager, avec les droits qui y sont attachés.Les Messageries Royales. Les Messageries deBretagne . Affermer une Messagerie.

' M es sageiue, se dit aussi Du lieu où le Mes-sager tient son bureau. Alla- à la Messagerie.

Il se dit aussi des voitures mêmes établiespour ce service. Aller par la Messagerie.

MESSE, s. £. Dans Je langage de l'Église,I,e sacrifice du Corps et du Sang de Jésus-Christ , qui se fait par le Prêtre à l’Autel, sui-vant le rit prescrit par l'Église. GrancVMesse,ou messe haute. Les trois grand'messes du jourde Noël Petite messe, ou basse messe. MesseParoissiale, ou messe de Paroisse . Dire, célé-bra' la messe, la sainte messe. Entendre , ouïrla messe. Aller à la messe. Le canon de lamesse. Une messe des morts. Une messe desTrépassés , ou de Requiem. Unemesse du Saint-Esprit . Une messe de la Vierge. On dit troismesses le jour de Noël. La messe de minuit. Lamesse du point du jour. Faire dire une messe ,des messes pour guehju'un. Sonner la messe.J’ai été « la première messe de ce Prêtre. Lamesse est-elle bien avancée? La messe est àVÊvangile. Après la messe. Au sortir de lamesse. Il n'a plus trouvé de mçsse. Il a perdula messe. Jl a manguê la messe. Chanter lamesse. Servir la messe. Répondre la messe. Lamesse est dite.

On dit populairement, Il a chanté messetel jour, pour dire, 11 a dit.sa première messete) jour.

On dit, Voilà une messe gui sort de la sa-cristie. pour dire, Voilà un Prêtre qui s’en vaaire la messe. Il est familier.

On dit de même, Voilà une messe guisonne , pour dire, Voila qu'on sonne unemesse.

On dit aussi, qn’ZJn Prêtrevit de ses messes,qu il n’a gue ses messes pour vivre, pour dire,qu II vit des rétributions qu’il lire pour célé-brer la messe.

On appelle La messe rouge , La messe queles Parlement font célébrer après les vacancespour leur rentrée, et à laquelle ils assistent enrobe rouge.

On dit, qu’ffn Musicien a fait une bellemesse, pour dire, qu'il a bien mis en musiquece qui se chante aux grandes messes.

MESSÉÀNCE. s. f. Manque de bienséance,Je contraire de la bienséance. Il y a de la mes-séauce à s'habiller de là sorte. Il y auroit de la

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messèance à un Magistrat de dire ou de failletelle chose. Il vieillit.

MESSEANT, ANTE. adj. Malséant, qui estcontraire à la bienséance. Il est messèant à unEcclesiastique d'être recherché dans ses habits.C’est une chose messéante.

MESSEOIR. v. n. Ne pas convenir, n’êtrepas séant. Ce verbe n’est plus en usage ù l’infi-nitif. U s’emploie dans les mêmes temps que

eoir. Voyez Seoir. Dans le sens à*Être con-venable. Celte couleur messied à votre dge. Cetajustement ne vous messiéra point.

MESSER. s. m. Vieux mot qui signifie Messire.

MESSIE, s. m. Le Christ promis de Dieu dans l’ancien Testament. Jésus-Christ est levrai Messie. La venue du Messie . Les Juifattendent le Messie .

Figurément et familièrement, en parlantd’Un homme qui est attendu avec grande im-patience, on dit, qu’17 est attendu comme leMessie . On l’attend comme les Juifs attendentle Messie .

MEiSSlER. s. m. Paysan commis pourgar-*der les fruits de la terre, quand ils commen-cent à mûrir. Il a été pris par les Messiers encueillant des raisins. Les Messiers d'une Pa-roisse.

MESSIEURS. Voyez Monsieur.

MESSIRE. s. m. Titre d’honneur, qui dansles actes se donne ordinaiicment à des poi son i&sdistinguées.

On. appelle Poires de Messire Jean , Unecertaine espèce de poire qui est mure en Oc-tobre et en Novunbre. Compote de poires dtMessire Jean.

MESTRE DE CAMP. s. m. (On pron. l’S.)On appeloit ainsi autrefois celui qui comman-doit en chef un Régiment d’infanterie ou decavalerie. On ne doïine présentement Je nomde Mestre de Camp qu’à celui qui commandeun Régiment de cavalerie ou de dragons.

On appelle M.estre de Camp Général de laCavalerie, L'Officier qui est après le ColonelGénéral de la ca\ alerie.

Onappcloit autrefois La Mestre de Camp, La 'première Compagnie d’un Régiment, soit decavalerie, soit d’infanterie. On n’appelle plusainsi que la première Compagnie d’un Régi-ment de-cavalerie,

MESURABLE.adj.des*2 genres. Quisepeutmesurer. L'infini n’est pas mesurable.

MESURAGE, s. m. Action par laquelle onmesure, ou par laquelle on examine si la mesureesl bonne.

Mesurage, signifie aussi, Le droit seigneu-rial qu’on prend sur chaque mesure, et lapeine de celui qui mesure. Il faut payer le droitde mesurage, tant pour le mesurage.

Mesurage , se dit aussi parmi les Arpenteurs ;et il signifie Le procès verbal de l’Arpenteur,auquel est ordinairement attaché le plan figuréde l’arpentage.

MESURE, s. fém. Ce qui sert de règle pourdéterminer une quantité. Mesure juste. Faussemesure. Mauvaise mesure. Vendre « faux poidset à fausse mesure. Faire bonne mesure. Mesure

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rase. Mesure comble. Les mesures du blé , duvin , etc. sont différentes selon les différentesProvinces. On a voulu autrefois réduire toutesles mesures à une même mesure. Mesure duRoi. Mesure d’Abbaye. Mesure de Châtellenie.Mesure étalonnée. La mesure, du vin est pluspetite à Paris , gu'à Saint-Denis. Le s etier estune mesure de blé. La pinte, la chopine, le de-mi-setfer, sont des mesures de vin et d’autresligueurs. La perche , la toise , Vanne , h pied , efc.sont des mesures de longueur , de largeur et deprofondeur.

On dit, qu’ïl ne faut point avoir deux poidset deux mesures , pour dire, qu’il faut juger detout par les mêmes règles et sans partialité.'

Lis Philosophes disent, que Le mouvementest la mesure du temps.

On dit proverbialement et figurément, Dela mesure dont nous mesurons les autres , nousserons mesurés, pour dire, que Nous seronstruités comme nous aurons traité les autres.

On dit figurément, en parlant d’Un pécheurendurci, qui ajoute crime sur crime, qu7l acomblé la mesure , que la mesure est comble,pour dire, que La grandeur et le nombre de sespéchés lui doivent faire craindre un promptchâtiment de la Justice divine.

La même chose se dit De ceux qui, parbeaucoup de fautes réitérées, s’attirent l'indi-gnation des Puissances dont ils dépendent. Jl aété disgracié, la mesure ètoit comble.

L'Écriture dit, que Dieu a tout fiit avecpoids, nombre et mesure.

Ut on dit d’Un homme sage et circonspect,au'Il fait tout avec pouls et mesure.

Mesure, se prend encore particulièrementpour la quantité comprise dans le vaisseau quisert de mesure pour vendre en détail; mais celane se dit guère que dans oes phrases : Une me-sure de sel, qui signifie, Un litron de sel ; Unemesure d’avoine, qui signifie, Un picotin d’a-voine. Aclxter une mesure Je sel. Faire donnerdeux mesures d'avoine à sbu cheval.

Mesure, signifie aussi en termes de Musique,Le mouvement qui sert à marquer les inter-valles qu’il faut garder dans le chant. Battre lamesure. Observer la mesure.

On dit, Chanter, danser, jouer de mesure ?pour dire, Observer exactement la mesure dansle chant, dans la danse, ou en jouant de quel-que instrument. •

En ce sens on dit, Aller Je mesure, hâter*,presser, ralentir la mesure, être hors de mesure.

Mesure, signifie aussi Dimension. Prendreles mesures d’une colonne , d’une pièce d'Ar-chitecture , d’un bastion. Il a pris la mesuredes plus beaux Palais d’Jtaffe. U en suif, il euconnoît foutes les mesures.

On dit aussi à peu près dans le même sens,Prendre la mesure d’un'homme pour lui faireun habit. Prendre la mesure d'un habit. Pren-dre la mesure du pied pour faire des -souliers.

Les Tailleurs appellent Mesure, Une longuebande de parchemin ou de papier, sur laquelleils marquent toutes les longueurs et les largeursde l’habit qu’ils veulent faire.