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Tome second. L - Z.
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sont mieux gardées, pour dire, que Touteschoses sont Lien réglées, quand chacun ne semêle que de ce qu’il doit faire.

On dit aussi proverbialement, Un metierne vaut rien, qui ne nourrit pas son maître.On dit encore, qu’il n*est si petit métier qui nenourrisse son maître.

On dit proverbialement, Donner un plat de

sou métier, pour dire, Faire ou dire quelquechose qui tienne de la profession ou du carac-tère dont on est. Ce Joueur de violon nousdonna un plat de son métier. C’est un menteurqui nous a donne un plat de son métier.

On dit aussi proverbialement d’Un tourd’adresse, de subtilité que fait quelqu’un, C’estun tour de son métier , pour dire, One adresse,une subtilité du métier dont il se môle. Cela seprend ordinairement en mauvaise pari. Ce pro-cureur nous a joué un tour de son métier.

Métieb. Espèce de machine qui sert à cer-taines Manufactures. Un métier de Brodeur , deTisserand. Métier de Tapissier. Métier de Pas-sementier . Sa toile est sur le métier. Monter unmétier. Il a quatre ou cinq sortes d'étoffes surle métier. Des bas faits au métier. Ce fabricanta tant de métiers montés, tant de métiers bat-tant.

On dit figurément et familièrement, en par-lant Des productions d’esprit, Qu’j a-t-il surle métier? Quel ouvrage avez-vous sur le mé-tier?

On appelle Petit métier , ou simplementMétier , Certaine sorte de pâtisserie qui est uneespèce de gaufre.

METIS, ISSE. ad]. ( Pron. l's de Métis. ) Onappelle ainsi Un homme né d’un Européen etd’une Indienne, ou d’un Indien et d’une Euro-péenne . Les Espagnols naturels et les Métis.Quelques-uns disent métif , et au fémininniéiive.

Il se dit aussi Des chiens qui sont engendrésde deux espèces, comme d'un mâtin et d’unelevrette, d’une épagneule et d’un harbet. Cechien n’est pas franc lévrier, il est métis.

U se prend aussi substantivement, C’est un

■métis.

MÉTGNOMASIE. S. f. Changement de nompropre par la voie de la traduction. Mélancton,pour Schwarserdt , qui en Allemand signifieTerre noire. Ramus^ pour Lu Ramee. Métas-tase , pour Trapassa.

MÉTONYMIE, s. f. Figure de Rhétorique ,par laquelle on met la cause pour l’effet, lesujet pour l’attribut, le-contenant pour le con-tenu, la partie pour le tout, etc. comme dansccs exemples. Il vit de son travail, pour dire,U vit de cc qu'il gagne en travaillant. Toute lavdle alla au-devant de lui, au lieu de dire,

Tous les liabitans. L'armée navale ètoit de

cent voiles, au lieu de dire, De cent vaisseaux.

MÉTOPE, s. f. Terme d’Àrchiteclure. In-tervalle qui est entre les trigîyphcs de-l’ordreDorique, et dans lequel on met des ornemens,

MÉXOPOSCOPIE. s. f. L’art de conjectureipar l’inspection des traits du visage, ce qui'doit arriver à quelqu’un. Ëtudier la métopo's -

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copie. Faire une prédiction fondée sur la méio-poscopie. La meloposcopie n’est quune sciencechimérique.

MÈTRE, s. m. Mot qui signifie, Pied déter-miné par la quantité, comme le Dactyle, leSpondée, etc. Par extension, il signifie aussiYtrs : on l’emploie quelquefois en ce sens dansles Pièces badines.

Il signifie aussi Ce qui distingue et caracté-rise la mesure des Vers, Il y a une harmoniepropre à chaque mètre. Vers du même mitre.Changement de mètre.

MÉTRÈTE. s. f. Mesure ancienne pour lesliquides, la meme que l’amphore.

MÉTRIQUE, adj. Composé de mètres. Lesvers Grecs et les vers Latins sont métriques.On a essayé anciennement de faire des vermétriques en Fratiçois. La Poésie métrique.

MÉTROMÀNE. s. m. Celui qui a la maniede faire des vers.

MÉTROMANIE, s. f. La manie de faire desvers.

MÉTROPOLE, s. f. C’e'toit anciennementla Ville capitale d’une Province : ensuite cemot a signifié une Yille avec Siège Archiépis-copal. Rouen est la Métropole de la Norman-die. Paris, Reims, Bordeaux, Toulouse , sontdes Métropoles.

On appelle aussi Eglise Métropole , UneÉglise Métropolitaine ou Archiépiscopale.

On donne aussi le nom de Métropole à unÉtat, relativement aux colonies qu’il a envoyéeset établies dans une autre région. Les coloniesont besoin de ta j votée tion de leur Métropole.

MÉTROPOLITAIN, AINE, adjectif. Archi-épiscopal. Église Métropolitaine. àiége Métro-politain.

Il est aussi substantif ; et alors il signtfi.’Archevêque. Il a appelé de la Sentence deVj A’êque au Métropolitain.

METS. s. m. Ce mol se dit généralement Detout ce qu’on sert sur fable pour manger.Il nous a fait bonne chère, tous les mets étoienlexcellent. Voilà un excellent mets. Tous cesmets-là sont exquis. Un mets délicat. Il neleur donna que des léguâmes et du fruit pourtout mets.

METTABLE, adj, des a genres. Qu’on peut

mettre.

On dit, qu’t/n habit, que du linge, qu’unmanteau n’est pas mettable , qu’il n’est plusmettable, pour dire , qu’On ne peut plus lemettre, parce qu’il est trop vieux, parce qu’ilest mal lait, ou parce qu’il est hors de mode.

On dit dans le sens opposé, qu'il est encoremettable.

METTEUR EN OEUVRE, s. in. Ouvrierdont la profession est de monter des pierreries.

METTRE, v. a. Je mets, tu mets, il met’nous mettons, vous meRes, ils mettent Je met-tois. Je mis. Je mettrai. Mets. Que je mette. \Que je misse. Mettant. Mis. Poser, placer quel-qu'un ou quelque chose dans un certain lieu.Mettre une chemise, un habit , .sou chapeau ,son épée. Mettre des livres sur une tablette.Mettre des porcelaines sur une cheminée. Met■

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tre un clow à une tapisserie. Mettre une mar-que, le signet à nu livre. Mettre le pot au feu.Mettre la viande à la broche, un chaponau gros sel. Mettre la main à l'épée. MettreVépce à la main. Mettre la main à la plume ,pour-dire, Commencer a écrire, entreprendreun ouvrage par écrit. Mettre la plume à la mainde quelqu'un, pour, Lui enseigner à tenir laplume. Mettre le pied à l'étrier. Mettre le cou-vert. Mettre un mors à un cheval. Mettre unlièvre en pâte. Mettre un vaisseau à la mer .

lettre le comble à un bâtiment; et par méta>pliore, Mettre, le comble « la folie, à l'absur-dité, à l'ingratitude, à l'outrage, à ses bien-faits.

Cn dit, Mettre un mol dans une lettre, met.tre le dessus à une lettre , pour, Y ajouter un;mot, écrire l’adresse; et dans la môme accep-tion, Mettre une virgule , mettre un accent,mettre son seing, mettre sa signature. Mettrele cachet à une lettre. Mettre le sceau d un acte.Ces deux expressions s’emploient fort bien aufiguré. Mettre le sceau à une affaire , pour dire,La terminer entièrement. U a mis son cachet àcette pièce de vers , pour dire, qu’On y reconnoitl’empreinte de son imagination, de son génie.

On dit en plusieurs acceptions, Mettre lumain au travail, mettre la main à Voinrugc,pour, Le commencer. Mettre la main à f ou-vrage de quelqu'un , pour, Y travailler, Quel-que autre a mis la main à cet écrit.

Mettre la dernière main à un écrit , à un ta-bleau , à une statue, pour dire, Perfectionner,achever un écrit, un tableau, etc.

Mettre la main d la pute, se dit figurémentet proverbialement, pour, Travailler soi-mêmeà quelque chose, et n‘y point épargner sespeines. On dit h peu près dans la même accep-tion, Mettre la main à Vœuvre,

Mettre l« main sur quelque chose , nu sensde S’emparer. Quand cet homme amis la mainur un livre, il le rend difficilement.

Mettre la main de quelqu’un sur un inslru-.ment, sc dit familièrement, pour, Donner lespremières leçons de cet instrument. Il m av.iisla main sur le clavecin, sur le luth. Celane se dit pas de tous les inslrumens.

.Mettre à la main. Mettre l'épée d la main.Ils mirent Vépéc à la main. Ils se disposèrent àse battre.

Mettre en main. Je vous ai mis la preuve enmain , pour dire, Je vous ai donné la preuve.

Mettre en main tierce. Remettre, déposerdans les mains de quelqu’un un objet dont lepossesseur est contesté. Ou les obligea de met-tre en main tierce la somme qu ils sc disput-toient Familier.

Mettre en la main de la Justice , du Ilor,pour dire, Saisir. Terme de Palais.

On dit familièrement, Mettre aux mains ,rn parlant de deux personnes, ou même d’unplus grand nombre, que l’on rassemble, pourles mettre en état de discuter ensemble les dif-férons intérêts qu’ils peuvent avoir, d agiterquelque question sur laquelle Es ne sont pasbien d’açeord,.cu de terminer quelque dispute,.