MEU
fl sc prend encore au singulier dans un sensplus étroit, pour signifier Toute la garnitured'un appartement,d’une chambre, de.comme,Tapisserie, lits, sièges,etc. Il a un beau meu-ble dans sa chambre. Il a fait faux depuis peuun meuble magnifique.
MEUBLER, v. a. Garnir de meubles. Meu-bler une maison, une chambre , etc.
On dit aussi, Meubler une Ferme, pour dire,La garnir de ce qui est nécessaire pour la fairevaloir. Meubler une Ferme de bestiaux.
Meublé, ke. participe.
On dit, qiiUne personne est bien meublée,pour dire, qu’Elle est bien en meubles.
On dit familièrement, en parlantd’Une per-sonne qui a les dents belles, q u Elle a la bou-che lien meublée.
On dit figurément, d’Un homme qui a beau-coup de connoissances, qu7/ a la tête bienmeublée.
MEUGLEMENT, s. m. Voy. Beuglement.
MEUGLER, v. n. Voyez Beugler.
MEULE, s. f. Corps solide, rond et plat,qui sert à broyer. Meule de moulin. Meule dedessus. Meule de dessous. La machine gui fiiittourner la meule. Meule d’une pièce, de plu-sieurs pièces. Lever la meule. Battre la meule.Piquer la meule. Les meules de moulin sont depierre. Il y a des meules de bois pour faire del'huile et du cidre.
Meule, se dit aussi d’Une roue de grès donton se sert pour aiguiser des couteaux et autre*ferremens. Aiguiser sur la meule. Passer sur-lameule.
MEULE, s. fém. Monceau, pile de foin, degrains, etc. qu’on fait dans les prés. Faire unegrosse meule. Une meule de foin.
En termes de Vénerie , on appelle Meule ,La racine dure et raboteuse du bois du cerf.
MEULIÈRE, s. f. ( Pierre de meulière.)Pierre dont on fait les meules de moulin.
On appelle aussi Pierre de meulière , Unesorte de moellon de roehe, plein d,e trous etfort dur.
Il se dit aussi De la carrière d’où l'on lireCCS sortes de pierres.
MRUM ou ME ON. subst. masc. Plante om-beliifère, qui ressemble beaucoup au fenouil,excepté que ses feuilles sont beaucoup plus dé-liées,
MEUNIER, s. masc. Celui qui conduit, quigouverne un moulin à blé. Le Meunier d un icimoulin. Il est blanc comme un Meunier, Gar-çon Meunier.
On appelle Meunière, La femme du Meunier.
On dit proverbialement et figurément d’Unhomme qui passe d’une condition honnête etavantageuse à une autre moindre , qu'il s'estfait d’hvêqne Meunier.
MEURTRE, s. m. Homicide, le crime d’unepersonne qui en tue une ou plusieurs autresinjustement et avec violence. Faire un meurtre.Commettre un meurtre. Crier au meurtre.
On dit figurément et familièrement, Crierau meurtre , pour dire, Se plaindre hautementde quelque injustice , de quelque dommageHome II.
MEV •
| qu’on prétend avoir reçu. Il crie au meurtrecontre les Juges qui lui ont fait perdre sonprocès. Si Von ne vous a vendu cette étoffé quetant, il ne faut pas crier au meurtre.
On dit figurément et familièrement, C'estun meurtre, pour dire,,C’est grand dommage.Cueillir des fruits si verts, c’est un meurtre ,un vrai meurtre. C’est un meurtre que de lais-ser tomber une si belle maison. Il y a deuxjours qu’il n’a reposé , c’est un meurtre deréveiller.
MEURTRIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui acommis un meurtre. On punit de mort les meur-triers. On a pris le meurtrier.
Meurtrier , est aussi adjectif daosles phrasessuivantes. Ainsi on dit, que Les armes à feusont meurtrières, qu’une Place est meurtrière,est bien meurtrière, que le siège d’une Place aété bien meurtrier, pour dire, que Les armes àfeu tuent bien du monde, que c’est un siègequi coûtera bien du monde, que c’est une Placequi n’a pu être prise qu’en perdant beaucoupde monde.
On dit poétiquement, L’épée meurtrière. Ladent, meurtrière du sanglier.
MEURTRIÈRE, s. f. Ouverture pratiquéedans les murs d’une fortification, et par laquelleon peut tirer à couvert sur les assiegeans.
MEURTRIR, v. a. Tuer. Il est vieux au-jourd’hui dans ce sens. Cependant il s’emploiequelquefois dans le style poétique. Vengeur devos Princes meurtris. On ne s’en sert que poursignifier, Faire une contusion. Les cou;» de.pierre, de bdton, meurtrissent. La balle n’entrapas, elle ne fit que meurtrir les chairs. Il esttout meurtri de coups. Il est tombé , et s’estmeurtri tout le visage.
U sc dit aussi De6 fruits, et signifie, Lesfroisser en les maniant trop rudement. Prenezgarde de meurtrir ces poires. Pour peu que Vontouche ces fruits, ils se meurtrissent.
Meurtri, ie? participe. Un homme toiumeurtri de coups. Des fruits tout meurtris.
MEURTRISSURE, s. f. Contusion livide.Il a été bien battu , les meurtrissures en parais-sent sur son corps.
MEUTE, s. f. Ternie collectif. Nombre dechiens courans dressés pour la chasse du lièvre,du cerf, du loup, etc. Belle meute. Meule decinquante, de cent chiens. Meute de chiens cou-rans. Meute pour le cerf. Meute pour le lièvre.Meute pour le chevreuil. Faire uné meute. Lavieille meule. Un bon chien de meule.
On appelle Clefs de meute, Les meilleurschiens et les mieux dressés d’une meute, quiservent à conduire les autres, et h les redresser.Et l’on dit figurément et familièrement d’Unhomme qui a beaucoup de crédit dans la com-pagnie , dans le parti dont il est, que C’est unecie/* de meute,
MEV
MEVENDRE. v. act. Terme de Commerce.Vendre une chose moins qu’elle ne vaut. CeMarchand a mévendu plusieurs parties de sonfonds. Il se prend aussi absolument. Il y a des
MI ioS
temps oà les Marchands sont obligés de nié-vendre.
Mévendu r ue. participe.
MÉVENTE, s. f. Vente à trop bas prix. Ilse plaint de la mévente quon a faite de scsmeubles.
M E Z
MÈZÀIL. s. m. Terme de Blason . Le devantou le milieu du heaume , qui s’avance droit, etqui comprend le nasal et le ventail. Les Princesportent leurs heaumes ayant le mezail taré, ouposé de front.
MEZÀIB. s. m. Demi-air. Action placée aurang des airs relevés dans le manège. Elle con-siste dans un saut plus haut que terre-à-terre,mais moins écouté, et plus avancé que celui descourbettes. Travailler un cheval àmêzaiih
MÉZÉRÉON. Voyez Lauréole.
MEZZANINE, s. f. Ordre d’Architecture, 'qui comprend deux éta’ges d&us sa hauteur. Lagalerie du Louvre est une mezzanine.
MEZZO-TERMINE. s. m. Terme empruntéde l’Italien.Parti moyen qu’on prend pour ter-miner une affaire embarrassante » pour concilierdes prétentions opposées. Il faut trouver uiimezzo-termine pour accommoder cette affaire.
MEZZO-TINTO , s. m. Terme de Gravureemprunté de l’Italien. Il se dit De certaines es-tampes qu’on appelle ordinairement en Fran-çois j .Estampes en manière noire,
Mï
MI. Particule indéclinable qui ne s’emploiejamais toute seule,et qui entre dans la compo-sition de plusieurs mots, et sert à marquer,soit le partage d’une chose en deux portionségales, soit l’endroit où la chose peut être par-tagée de la sorte.
Elle sert à marquer le partage d’une choseen deux portions égales, lorsqu’elle se joint avecle mot Parti Mi-parti , mi-partie. Ainsi on ditque Les avis ont été mi-partis , que les opi-nions ont été mi-parties, pour dire, qu’il y ena eu autant d’un côté que de l’autre.
Et l'on dit, qn’Une robe est mi-partie deblanc et de rouge, pour dire, que Tout uncoté de la robe par dehors est blanc, et quetout l’autre coté a.ussi par dehors est rouge.
Elle sert à marquer l’endroit ou la chosepeut être partagée en deux portions égales,lorsqu’elle se joint à des noms substantifs. Ainsil’on dit, Mi-chemin, pour dire, L’endroit oùl’on compte la moitié du chemin.
Il en est de môme des autres mots où cetteparticule se joint. Mi-cote , mi-corps, mi-jambe,mi-sucre, mi-terme, mi-Caréine, mi-Mai, mi-Août , et ainsi des autres noms des mois.
Il faut observer que quand cette particulesc joint avec les mots de Corps, jambe, sucre,chemin, mur, ferme et cote, elle ne s’emploiequ’adverbialement, avec la préposition À , sansaucun article. Ainsi on dit, À mi-corps , à nu*jambes, à mi-terme ■ ou bien, Jusqu à mi*corps, jusqu’à mi-jambes, jusqu à mi-terme,des confitures à mi-sucre- sans qu’avec ccs
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