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Tome second. L - Z.
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uir promptement quelqu’un auprès de soi.,‘j moi, à moi, i oldats!

De vous À moi. Façon de parler, dont onscsert pour témoigner à quelqu’un qu'on luiparle avec sincérité, mais qu’on lui demandele secret. De vous à moi, c'est un pauvre■homme. De -vous ù moi, c’est un homme quine mérite pas l'opinion quon a de lui. De vousà moi , je ne crois pas que la chose réussisse.

Quant h moi. Autre façon de parler, donton se sert pour marquer plus particulièrementce qu’on pense. Vous en direz ce qu'il vousplaira ' quarit à moi, je sqis bien ce qui enest On dit plus simplement, Pour moi, je saisbien. #

On dit proverbialement et figurément , Setenir sur son quant-à-moi , pour dire, Prendrean. air fier. On lui a dit une telle chose, il s’estmis sur son quant-à-moi. Il est familier, etdans ces sortes de phrases il se prend subs-tantivement. On dit h peu près dans le mêmesens, Garder son quant-à-inoi.

Moi, se prend quelquefois substantivement,pour signifier rattachement de quelqu’un à cequi lui est personnel. Le moi choque toujoursVamour-propre des autres. H se prend aussi enphilosophie pour l'individualité métaphysiquede la même personne. Malgré le chanqementcontinuel de l’individu physique , le mène moisubsiste toujours.

MOIGNON. s. ni. Ce qui reste d’un bras,d’une jambe, d’une cuisse coupés. Cet homme,au lieu de poignets , n’a plus que deux moi-gnons dont il travaille. Il lui # fallu couper lebras fort près de l’épaule, et il ne lui reste plusqu’un moignorï. Il n’a plus qu’iin moignon.

MOIN AILLE. s. fém. Terme de mépris donton se sert pour désigner les Moines en général.Il est du langage familier.

MOINDRE, adj. comparatif des 2 genres.Plus petit en étendue ou en quantité. Cette co-lonne est moindre que l’autre en hauteur et engrosseur. La distance d'ici là est moindre quevous ne dites. L’épaisseur de ce mur est moin-dre que celle du mur voisin. Une somme moiu- 1dre qu'une autre. 2Vous sommes en moindrenombie que je ne croyois.

Il signifie «aussi, Plus petit dans son genre, isuivant les difîerens substantifs auxquels il sejoint. Votre douleur en sera moindre. Son main est pas moindre que le votre. C est la moindresatisfaction, la moindre récompense qu’on luidoive. C’est le moindre service que je lu i uou-drois rencb’e, la moindre chose qu’il mérite.

Il signifie aussi, Moins considérable, Pren-dre toujours la moindre place, fl est levêtud’une moindre dignité qu’auparavant, fl tientun moindre rang. Une étoffé de moindre prix,de moindre valeur qu’une autre. Cette étoffe-làest moindre, elle est moindre de beaucoup.

Il signifie aussi, Qui n’est pas si bon, ouqui est plus mauvais. Ce vin-là est moindi-eque Vautre.

On se sert souvent du mot de Moindre avecl’article, soit en parlant des personnes, soit enparlant des .choses, pour dire* De quelque peu

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de considération que soit une personne, quel-que petite, quelque peu importante que soitune chose. La moindi'e personne que voustri enverrez. C’est une chose' que. le moindresoldat peut faire. Au moindre bruit il s'éveille.Le moindre mot que vous direz. Au moindresigne vous serez obéi.

On dit quelquefois familièrement, pourfaii’b mieux sentir le diminutif, Au moindrepetit bruit. Le moindre petit bruit.

Lorsqu’on emploie Moindre avec l’article,et qu’il est précédé d’une négative, il signifieAucun. Je rien aipasla moindre appréhension.Il ne lui a pas fait la moindre honnêteté , lemoindre compliment. Il ne lui a pas dit lemoindre mot. Je n’ai pas le moindre souvenirde ce que vous dites.

Moindres, au pluriel, se prend substanti-vement pour Les quatre Ordres inferieurs. Lesquatre Moindres. Voy. Mineur.

MOINE, s. m. Relig ieux institué pour vivreséparé du monde, comme les Bénédictins , 1rsBernardins, les Chartreux. Aujourd’hui plu-sieurs comprenhent sous ce nom les ReligieuxMendians. Les anciens Moines. Les Moines ré-formés. Se faire Moine . Se rendre Moitié.Moine défroqué.

On dit proverbialement et figurément, Pourun Moine on ne laisse pas de faire un Abbé.ou, pour un Moine ne faut l'Abbaye , pourdire, que Quand plusieurs personnes doiventconcourir à une affaire, et qu’une d’entre ellesest absente, ou s’oppose à sa conclusion, lesautres ne laissent pas de passer outre.

On le dit aussi, quand une partie a été faiteentre plusieurs personnes, et que quelqu’unmanquant à s’y trouver, on ne laisse pas pourcela de la faire.

On dit proverbialement et figurément, queL'habit ne fait pas le Moine , pour dire, queL’on ne doit p«ns toujours juger des personnespar les apparences , par les dehors.

On dit de ceux qu’on n’attend point pourdîner, et qui cependant dévoient venir, qu’O»les attend comme les Moines font l'Abbé .

On dit proverbialement, Gras comme unMoine , pour dire, Fort gras.

Moine lai. On appelle ainsi Un particulierque le Roi nommoit dans chaque Abbaye denomination Royale, pour y être entretenu.

On appelle Moine bourru , Un prétendufantôme dont les nourrices font sottement peuraux enfans. Et de là ou appelle Moine bounu,vrai Moine bourru, Un homme de mauvaisehumeur. Cet homme-là est un vrai Moinebourru.

Moine , signifie aussi, Certain meuble debois où Ton suspend une sorte de réchaudplein de braise pour chauffer le lit. il faitmettre le moine dans son ht pendant toutl'hiver.

On appelle encore Moine , dans ce sens, Uncylindre de bois creusé, dans lequel on intro-duit un fer chaud pour ce même usage.

MOINEAU, s. in. Passereau , petit oiseau deplumage gris, qui aime b faire son nid dans

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des trous de murailles. Moineau à gros bec.Moineau franc. Moineau à gorge noire. Moi-neau privé., apprivoisé. Un pot à moineau , estun pot de terre attaché en dehors d’une fenêtre,afin que les moineaux y viennent faire leursnids.

On dit proverbialement, qriUn homme tiresa poudre aux moineaux, Quand il emploiepour des bagatelles, son crédit, ses amis, sonargent, dont il auroit pu se servir plus utile-ment.

En termes de Fortification, Moineau signi-fie Un bastion dont la pointe fait un angleobtus, et que l’on met au milieu d une cour-tine trop longue.

On appelle Cheval moineau , Celui auquelon a coupé les oreilles. En ce cas, Moineau estpris adjectivement.

MOINEIUE. s. f. collectif. Tous les Moines.Il s’est attiré tur les bras toute la Moinerie. I]signifie aussi, L’esprit et l’hameur des Moines.•I y a bien de la moinerie en son fait. Ce Reli-gieux ri a point de moinerie. Dans l’une et dansl’autre signification, Une sc dit que par ceuxqui parlent des Moines avec mépris.

MOINESSE. s. f. Religieuse. Ce mot ne sedit que par mépris.

MOINILLON. s, m. Petit Moine . Les Moineset Moinillons. Il ne se dit que par mépris.

MOINS, adv. de comparaison, qui marquediminution, et qui est opposé à Plus. Pas tant.Parlez moins. P arlczmoins haut. S oyez moins encolère , un peu moins en colère. J’ai bien moins,beaucoup moins d'intérêt « cela que vous. Ce queje vous en disestmoinspour vous faire delapeins,qnepourvous avertir.il ne faut pas moins qu'uneraison aussi forte pour me déterminer. Plusvous le presserez, moins il en fera. Plus vousen direz, et moins j'en f rai. Cela n’a pasmoins de trente pieds. On vous en demandetrois livres , vous l'aurez pour quelque chose demoins. Un peu plus , un peu moins. Je riendonnerai ni plus ni moins. U rien sera ni plusni moins. Plus de morts , moins d’ennemis.

Moins , est adverbe de quantité et de com-paraison. Il a moins de chevaux que son père.Elle a si.x années de moins que son frère.

Rien moins. Expression très-usitée en Fran-çois, qui a quelquefois deux acceptions oppo-sées. Avec le verbe substantif, llien moinssignifie le contraire de l’adjectif qui le suit. Iln'est rien moins que sage, y eut dire, Il u’estpoint sage: mais quand l-ien moins est suivid’un substantif, il peut «avoir le sens positif ounégatif, selon la circonstance. Vous lui devezdu respect , car il n’est rien moins que -notrepère, c’est-à-dire, Il est votre père. Vous pou-vez vous dispenser du respect à son égard , curil rieslrien moins que votre père, c’est-à-dire,Il n’est pas votre père. Rien moins, ou plutôtRien de moins , employé avec le verbe imper-sonnel, a aussi un sens négatif. Il n'y ariende moins vrai que cette nouvelle , veut dire,Cette nouvelle n’est pas vraie. Mais «avec unverbe actif ou neutre, le sens seroit équivo-que, s’il n’eloit détermine par ce qui précède.