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Tome second. L - Z.
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c’est une momerle ? cest une pure momene. ïîest familier.

U se dit aussi Des chosçs^concerlées pourfaire rire, ou d’nn jeu joué pour tromper quel-qu’un par plaisanterie. C'est une plaisante mo-merie.

MOMIE. s. f. Il se dit Des corps embaumesd’une manière particulière par les anciens Egyp-tiens , et qui.se trouvent encore aujourd’huidans les sépulcres d’Égypte . Plusieurs disent elécrivent Mumie .

On appelle aussi "Momies, Les corps de ceuxqui ont été enterrés sous les sables mouvansque les vents élèvent dans les déserts de l’Ara-bie et de l’Egypte , et qu’on retrouve ensuitedesséchés par les ardeurs du soleil. On trouvedes momies dans les sables d’Egypte . Il est seccomme une momie.

MOMON. s. m. Sommé qu’on joue aux déssur un défi porté par des masques,sans donna*ni prendre revanche. Porter un momon. Rece-voir , jouer , perdre un momon. Un momon decent pisloles. Ce jeu n’est plus en usage quedans quelques Province?.

On dit, Couvrir un momon , pour dire, Ac-cepter le défi.

Momon, en termes de Lansquenet et d’autressemblables jeux, signifie Une certaine partiedans laquelle plusieurs Joueurs risquent cha-cun la meme quantité de jetons, A conditionque celui d’entre eux qui gagnera les jetons detous les autres, gagnera aussi la somme totalede l’argent mis au jeu. On dit, Gagner le mo-mon, pour dire, Gagner cette somme.

MON

MON. adj. possessif maso, qui répond aupronom personnel, Moi, Je. 'Mon livre. Monami. Mon bien. Mon père. Mon frère.

Il fait au féminin, Ma. Ma mère. Ma sœur.Ma maison. Ma chambre. Ma plus grande en-vie. Ma principale affaire. Mais lorsque ce fé-minin, soit substantif, soit adjectif, commencepar une voyelle, ou par H sans aspiration, Osuit immédiatement le pronom, alors au lieude Ma, on dit Mort. Mon umc.Mon épée. Toutemon espérance. Mon unique ressource. Monaffaire principale. Mon heure n’est pas venue.Devant un H aspiré, ou dit, Ma au féminin,lia hallebarde. Ma honte.

U fait Mes au pluriel du masculin et du fé-’viinin. Mes amis. Mes livres. Mes affaires. Mespensées.

MONlCÀL, ÀLE. adj. Appartenant A l’étatde Moine . Habit monacal. Vie monacale. Règlemonacale. Cela pst trop monacal. Un chantmo'nacal.

MONACALE MENT. adv. D’une façon mo-nacale. Vivre numacaïement.

MONACHISME, s. m. L'état des Moines. Lemonachisme s'est bien étendu. II se dit plus or-dinairement pour marquer une sorte de mépris.

MONADE, s. f. Terme dont se servent lesLéilmiticns, pour désigner les élémens simplesdont ils croient que tous les êtres sont compo-sés. Le système des monades.

MON

MONARCHIE, s. f. Le gouvernement d’unÉtat régi par un seul chef. La monarchie estopposée à la démocratie. Ce Prince aspiroit « tamonarchie universelle.

Il signifie aussi Un grand État gouverné parun ?vIonarquo. La mon'arcitie des JÎssyriens nes'élendoit que dans VAsie. La monarchie Fran-çoise comprenait autrefois la France , la Ger-manie, la meilleure partie de VItalie, etc.

MONARCHIQUE, adj. des 2 g. Qui appar-tient à la monarchie. L’Espagne est un Etalmonarchique. Vivre scus un gouvernement mo-narchique.

MONARCHIQUEMENT. adv. D’une ma-nière monarchique.

MONARQUE, s. m. Celui qui a. seul l’au-torité souveraine dans un grand État. GrandMonarque. Puissant Monarque . Glorieux Mo-narque.

MONASTÈRE, s. m. Couvent, lieu ou de-meurent des Moines ou des Religieuses . Monas-tère d’hommes. Monastère de filles. Les anciensMonastères. Bdtir un Monastère. Se retirer,s’enfermer dans un Monastère. Sortir du Mo-nastère. Ce l homme n'est pas propre pour lemonde, il n’est bon que pour le Monastère.

MONASTIQUE, adj. des 2 genres. Qui ap-partient aux Moines, qui concerne les Moines.Vie monastique. Discipline monastique. Insti-tution monastique. Les Ordres monastiques.

MONAUT. adj. Qui n’a qu’une oreille., Unchien monaut. Un chat monaut.

MONCEAU, s. m. Tas, amas fait en formede petit mont. Un grand monceau. Un petitmonceau. Monceau de blé. Monceau d'avoine.Monceau de pierres. Monceau d’argent. Mettieplusieurs choses en un monceau. Cela est tout enun monceau.

MONDAIN, AINE. adj. Qui aime les vani-tés du inonde. C'est une femme extrêmementmondaine. 11 signifie aussi, .Qui se ressent desvanités du monde. S a parure est trop mondaine.Il ne se dit guère h ors tles sermons et des livresde dévotion.

On dit d’Un homme sage, Jïiais qui n’a quedes vertus morales, que C 'est un sage mondain.

Il s’emploie aussi substantivement, et signi-fie, Celui qui est attaché aux cîioses vaines etpassagères du monde. Les mondains ne veulentpas entendre parler de pénitence.

MONDAINEMENT. adverb . D’une manièremondaine.

MONDANITÉ, s. f. Vanité mondaine. Lamort doit faire trembler ceux qui ont passetoute leur vie dans les plaisirs et dans la mon-danité. Le mépris des mondanités. On ne le ditqu’en style de dévotion.

MONDE, s. m. I/uuivers, le ciel et la terre,et tout ce qui y est compris. Dieu a créé lemonde , a tiré le monde du néant. La créationdu monde. La fn du monde. Plusieurs Philo-sophes ont eru le monde éternel.

On dit familièrement, Depuis que le mondeest monde , pour dire, De tout temps.

On appelle Le mpnde idéal , L’idée du mondequi est en Dieu même de toute éternité.

MON

On dit, L’an du monde, etc. pour dire. L’ande la création du monde.

Monde , se prend plus particulièrement pourLa terre, pour le globe terrestre. Les quatreparties du monde. Le monde sublunaire. Lecentre du monde. Le bout du monde. Aux deuxbouts du monde. Alexandre aspiroit àserendremaître du monde. Courir le monde. Faire lefour du monde.

On dit, qu’Un enfant est venu au monde ,pour dire, qu’il est né; qu’t/ne femme a misun enfant au monde , pour dire, qu’Elle adonné la naissance à un enfant ; et qu’ Un hommen’est plus au monde, pour dire, qu’il est mort.

On appelle Le nouveau monde, Le conti-nent de l'Amérique . Et on appelle L’ancien etle nouveau monde, ou les deux mondes, Lesdeux contiuens.

Monde, se prend aussi pour la totalité deshommes en générai, pour le genre humain.Jésus-Chiust est le Sauveur du monde.r Monde, se prend aussi pour Le commundes hommes, pour la plupart des hommes. Lemonde ne pardonne point l’ingratitude. Tout lemonde sait celte nouvelle. Il est connu de toutla monde.

U se prend encore simplement et indéfini-ment pour, Gens, personnes. Ainsi on dit : Ilne faut pas accuser le monde légèrement. Est-ce comme cela qu’il faut imiter le monde? Jecrois que vous vous moquez du monde. Il estfamilier.

Monde, se prend aussi pour Un certainuombrede personnes. Il s'assembla quantité deinonde autour de lui. Il a amené beaucoup demonde avec lui. Il y avoit bien du monde àVQpèra.

II se prend aussi pour Une grande quantitécïe personnes. Il a un monde d’ennemis sur lesbras.

On dit, Peu de monde, pas grand monde,pour signifier, IVu de personnes. Il n'y avoilpas grand monde à cette fete. Il ne put ras-sembler que peu de monde.

Monde , se prend aussi pour La société deshommes dans laquelle on a A vivre, ou pourune partie de cette société. Fréquenter le grandmonde, le beau monde. Aimer le monde. Lecommerce du monde. C’est un homme qui a vule monde, qui a un grand usage du monde ,une grande convoissance des affaires du monde.À son entrée dans le monde, H naitne pas legrand monde. Il ne voit qu'un certain motide.Loin du monde et du bruit. Se retirer du grandmonde, de l embarras du monde et des affaires.Il s est fait dans le monde. Cest le inonde quilui a ferma l'esprit. Lire dansle grand livre dumonde. Le monde est bien corrompu. Dansquel monde vivez-vous? C'est le meilleur /« onime,le plus honnête homme du monde. C’est h plusgrand Prince du monde. Faire fg urc dans lemonde. Se faire un nom, de la réjmU.tion dansle monde. Faire parler de soi dans le monde.

Le grand monde, dans le discours familier,r-ignifie, La société distinguée. Aller dans legrand monde. On dit dans un sens opposé»