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Tome second. L - Z.
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mais très-familièrement. Le petit monde; celan'a réussi que dam le petit monde, pour dire,Les gens du commun. Le peuple dit, Il nefaut pas tant méprisa' le petit monde.

On dit aussi familièrement, Le beau monde,pour signifier, Les personnes bien mises. J uivu là beaucoup de beau monde.

On dit à un homme qui ne s’est pas mon-tré depuis long-temps, De quel monde ve-nez-vous? Et l’on dit d’un homme dont lesmoeurs, 'dont les façons de vivre paraissent op-posées à celles de la société commune des au-tres hommes, que C'est un homme de Vautremonde. On dit aussi d Un homme qui dit deschoses étranges, incroyables, qu'il À dit deschoses de Vautre monde.

On dit qu’I/n homme sait bien le monde,pour dire, qu’il sait bien la manière de vivredans la société. C’est un homme qui sait bien lemonde , qui sait bien son monde. On dit daDsle meme sens, qu’il a du monde, qu'il n’a pasde monde.

Onditd’Un homme, qu’il connoit le monde ,pour dire, qu’il connoit les hommes; et qu’ilcomioit bien son monde, pour dire, qu’il saitbien démêler le caractère des gens à qui il aaffaire.

On dit proverbialement. qu’Un homme doità Dieu et au monde , pour dire, qu’il est ex-trêmement endetté.

On dit proverbialement à un homme qu'paroit n’être pas instruit d’une chose que toutle monde sait: De quel monde venez-vous?Vous n’êtes pas de ce monde-ci. On dit dans cemôme sens, Ç’est un honime qui vient de Vau-tre monde.

On dit aussi d’Un homme qui n’est plusdans le commerce du monde : C'est un hommequi n'est plus du monde. Je ne suis plus dumomie. Je ne suis plus de ce inonde. Il a quittele monde. Il a renoncé au monde. Il s’est retiredu monde.

On dit communément, Ainsi va le monde,il faut laisser aller le monde comme U va, pourdite, C est ainsi que les hommes se gouvernent,,il ne faut pas entreprendre de réformer les abusque nous trouvons dans la société.

On dit proverbialement d’Une chose qui sefait contre l’usage et l’ordre commun, C’est lemonde renversé.

On dit, qu’t/n homme est aile loger au boutdu monde , pour dire, Dans un quartier ex-trêmement éloigné.

On dit, Si vous avez dix pistoles de ce che-val, c’est le bout du monde, pour dire, Cecheval ne vaut tout au plus que dix pistoles. Ilest familier.

Monde , se prend encore pour les hommesqui ont les mœurs corrompues du siècle. Ainsi° u dit : Renoncer au monde. R.enonccr auni ° n de et à ses pompes. L'esprit du monde. Ledu monde. Les maximes du monde sont

Lna irement bien contraires à celles de l'Ë-vancjile.

Monde, se dit aussi De la vie séculière, paropposition à l a yie monasl jq UCi U a quitté le

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monde pour se mettre dans un cloître. Il estsorti du couvent, et est entré , rentré dans ïemonde.

L’Écriture dit, que La figure de ce mondepasse, pour dire, que Tout ce qui est dans lemonde n’a rien de solide ni de permanent.

Monde , se prend aussi pour Les domestiquesde quelqu’un. Il a congédié tout son monde •pour Ceux qui sont sous les ordres de quel-qu’un. Tout votre monde est-il arrivé? Ce Ca-pitaine n'avoit que la moitié de son monde ; oupour Un certain nombre de gens que l’on at-tend. On servira dès que votre monde seravenu.

Monde, est quelquefois un terme augmen-tatif, soit qu’on affirme, soit qu’on nie. Il adit de vous tout le bien du monde. Je ne vou-drois de cette maison pour rien au monde,pour rien du monde. Je donnerais tout aumonde pour l'avoir. Rien au monde ne lui faittant de plaisir.

On appelle L'autre monde, La vie future.Dans Vautre monde il faudra rendre compte,de ce que nous aurons fait dans celui-ci. La foinous apprend qu’il y a un autre inonde aprèscelui-ci.

On dit, qu’Un homme est allé en Vautremonde , pour dire, qu'il est mort. Il est popu-laire.

MONDER, v. a. Nettoyer. Il ne se dit guèrequ’en ces phrases, Monder de l’orge , qui signi-fie, Oter la petite peau qui couvre l’orge; etMonda • de la casse ,'qui signifie, Tirer la cassede son bâton, et la préparer après en avoir ôtéles noyaux.

Mondé, ée. participe. De Vorge mondé. Dtla casse mondée. On dit, Prendre un orgemondé, pour dire, Avaler de l’eau dans laquelleon a fait bouillir de l’orge mondé.

MONDIF 1 CATIF, IVE. adj. Terme de Mé- .decine. Il se dit des remèdes ou .onguens quiservent à nettoyer une plaie ou un ulcère. C’estla même chose que Détersif

MONDlFIER.v. a. Terme de Médecine. Net-toyer, (Jéterger. Itfondifier un ulcère.

Mosdifié, ée. participe.

MONÉTAIRE, s. m. Ou appelle ainsi celuiqui fabrique la monnoie. Il ne se ‘dit qu’en par-lant de ceux qui fabriquoient les anciennesmonnoies, les médailles. On fait Monétaire ad-jectif dans cette phrase, Atelier monétaire.

MONIALE, s. f. Terme de Droit Canon . Re*ligieuse. Les pouvoirs de ce Prêtre ne s'éten-dent pas jusqu'aux Moniales .

MONITEUR, s. m. Celui qui donne de$avis, des conseils. Les jeunes gens ont besoind'un sage Moniteur.

MONITION. s. f. Terme (^Juridiction Ec-clésiastique . Avertissement juridique, qui sefait en de certains cas par l’autorité de l’Évê-que, avant que de procéder à l’excommunica-tion. On a fait jusqu’à trois monitions. Procé-der « la troisième monition. Pour la troisièmeet péremptoire monition.

MONITOIRE. s. m. Lettres d’un Official del’Évêque, ou autre Prélat ayant Juridiction,

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pour obliger par censures ecclésiastiques, tousceux qui ont quelque coimoissance d’un crime,ou de quelque autre fait dont on cherche 1 éclair-eissement, de venir & révélation. On a publiéun Monitoire dans toutes les Paroisses. Le Jugea ordonné que VOfjicial décerneroit un moni-toire . Fulminer un monitoire. Jeter mi moni -toire. Ces deux mois 11e signifient que Publierdes lettres en forme de monitoire.

On dit aussi, Des lettres moniloires ; et alorsMonitoire est adjectif.

MONlTORïiL, ALE. adj. Il n'est dusageque dans celte phrase, Lettres monitoriales ,qui signifie, Des lettres eu forme de molli»toire.

MONNOIE. s. f. Toute sorte de pièces d’oret d’argent, ou de quelque autre métal, ser-vant au commerce, battues par autorité souve*raine, et marquées au coin d'un Prince ou d’unÉtat Souverain. Battre monnoie. Faire battremonnoie. Avoir droit de battre monnoie. Fairede nouvelle monnoie. Monnoie d'or et d'argent.Toute sorte de monnoie ayant cours. Le décride la monnoie. La monnoie a été instituée pourla facilité du commerce. Fausse monnoie. Il estaccusé de fausse monnoie. De la monnoie decuivre , de billon. Monnoie forte. Monnoie fai-ble ou légère. Monnoie au-dessous du titre.

On appelle Papier monnoie, Un papier créépar le Gouvernement pour faire les fonctionsde la monnoie.

On dit, Payer en monnoie forte, pour dire,Payer en espèces évaluées sur un pied avanta-geux à celui qui reçoit.

On dit proverbiulem. qu’Un homme feroitde la fausse monnoie pour un autre, pour dire,qu’il 11’y a rien qu’il ne fît pour lui.

Battre monnoie , se dit figurcment et fami-lièrement, pour, Se procurer de l’argent. Il avendu ses hardes pour battre monnoie.

On dit familièrement d’Un homme de' mau-vaise réputation, qu’il est décrié comme de Ufausse monnoie , comme la fausse monnoie ,comme fausse monnoie.

Monnoie, se prend aussi pour Le lieu oul’on bat la monnoie, Porter des lingots à lamonnoie, pour y être convertis en espèces.

On appelle aussi La monnoie des médailles,Le lieu où l’on frappe les jetons, les médailles.

Monnoie, se prend plus particulièrementpour Les petites espèces d’argent ou de billon.ÎS'avez-vous point de monnoie sur vous? Jqn’ai pas un sou de monnoie.

U se prend aussi pour la valeur d’une es-pèce d or et d argent en plusieurs espèces moin-dres. N’avez-vous point la monnoie d’un louis,d'un écu , d’une pièce de douze sous? etc.

On dit proverbialement, Payer en monnoiede singe, en gambades, pour dire, Se moquerde celui à qui on doit, au lieu 4 e le satisfaire,tl est familier.

On dit aussi proverbialement d’Un hommequi, ayant reçu d’un autre ou quelque service,ou quelque déplaisir, lui rend ensuite la pa-reille, qu’il l'a payé en même monnoie. Maïscela sc dit plus ordinairement d’un homme qui

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