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Tome second. L - Z.
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MO R

Il s'emploie aussi avec le pror.om personnel.La viande se mortifie difficilement dans untemps froid.

Il si nifie aussi figurément, Affliger son corpspar des macérations, des jeunes,des austérités;et alors il est actif, Mortifier su chair. Il fautse mortifier pour Vamour de Dieu .

On dit aussi, Mortifier ses sens, ses passions,pour dire, Les réprimer dans la vue de plaire àDieu .

Il signifie encore figurément,Causer duclia-grin â quelqu’un, et lui faire de la peine parquelque réprimande, ou par quelque procédédur et fâcheux. Ce refus me mortiperoit beau-coup. La disgrâce qui lui est arrivée Va extrê-mement mortifié.

Mortifié, ée. participe. Je suis bien morti-fie de vous dire que vot e procès est perdu.

MORT-NÉ. Voyez Né, au mot Naître.

MORTUAIRE, adj. des 2 genres. Apparte-nant au service funèbre, à la pompe funèbre.Un drap mortuaire.

On appelle Registre mortuaire , Le Registrequi se tient des personnes qui meurent, et, Ex-trait mortuaire, L’extrait qu’on tiredeces sortesde Registres.

MORUE, s. f. Poisson de mer, dont la plusgrande pèche se fait au banc de Terre-Neuve.Morue fraîche , ou Morue verte. Morue nou-velle. Vieille morue. Morue salée. Morue deTerre-Neuve . Marne jaune. Pêcher de la mo-rue. Une queue de morue. Aller ci la pêche desmorues. Un vaisseau charqé de morues.

On appelle Une poignée de morues , Deuxmorues jointes ensemble.

MORVE, s. f. Humeur visqueuse, qui sortpar les narines. La morve lui sort du nez.

On appelle Morve , Une maladie contagieuseà laquelle les chevaux sont sujets. Quand onvend un cheval , on garantit la morve. Un che-val qui a la moi ve .

MORVEAU. suhsf. m. Morve plus épaisse !et plus recuite. Jeter un gros morveau. C’estun mot désagréable à entendre, et dont on évitede se servir.

MOR\ EUX, EUSE. adject. Qui a la morveau bout du nez. Un enfant morveux. Nez mor-veux. Il est toujours morveux. Ou dit aussi,Un cheval morveux, pour dire, Un cheval quia la morve.

On dit proverbialement, qu’il vaut mieuxlaisser son enfant morveux , que de lui arracherle nez, pour dire, qu’il vaut mieux tolérer un >petit mal, un léger defaut, que de se servir jd’un remède violent, qui pourvoit causer un jplus grand inconvénient. j

O11 dit proverbialement, Qui se sent inor-veux se mouche, pour dire, que Ceux qui se ■sentent coupables du defaut contre lequel on jparle, peuvent s’appliquer, s’ils le veulent, ce jqu’on en dit en général. j

Morveux, est aussi substantif ; mais alors il 1change eu quelque sorte de sens, et ce n’est jproprement qu'un terme de mépris dont on sesert en parlant d'un jeune enfant, ou fille , ougarçon. C'est un petit morveux, une petite

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morveuse. C’est un jeune morveux. Voilà unbeau morveux , un plaisant morveux pour fairel’entendu. Il est familier.

On dit de même d’Un homme qu’on a traité; vec un mépris humiliant, On la traité commeun morveux.

MOS

MOSAÏQUE, adj. des 2 genres. Qui vientde Moïse . La loi Mosaïque.

MOSAÏQUE, s. f. Ouvrage de rapport ,composé de plusieurs petites pierres dures, oude plusieurs petits morceaux d email de diffé-rentes couleurs, par l'arrangement desquels onfait des figures, des arabesques cl plusieurs au-tres ornemens. Voilà une belle mosaïque.

On dit plus ordinairement, Ouvrage de mo-saïque, et ouvrage en mosaïque, pour dire,Une mosaïque-

On appelle Peinture en mosaïque , Unepeinture ou le pinceau 11’a aucune part, et outout se fait avec de petits morceaux de pierrescolorées, ou des morceaux d email, dont *ladisposition faite avec art produit l’effet d’untableau.

On appelle encore Mosaïque, Des ornemensfaits par petits compartimens.

MOSARÂBE. Voyez Mozarabe .MOSCATELINE, HERBE DU MUSC, ouHERBE MUSQUÉE, s. f. Petite plante’qu’ontrouve dans les prés et sur le bord des ruis-seaux. Ses feuilles ont une odeur de Musc, d’oùla Moscateline tire son nom.

MOSQUÉE, s. f. Lieu cm les Mahométanss’assemblent pour faire leurs prières. Les Turcsont fait des mosquées de plusieurs Églises.

MOT

MOT. s. m. Se dit d’une ou de plusieurssyllabes réunies pour exprimer une idée. MotFrançois. Mot Latin . Mot Grec, etc. Mot bar-bare. Vieux mot. Un mot qui n’est plus enusage. Mot suranné. Mot nouveau. Un mot quicommence à s’introduire. Mot ambigu. Mot fin.Mot grivois. Mot à double entente. Moi à deuxententes. Mot équivoque. Mot obscène. Mot à lamode. Ces deux mots sont synonymes. Choisirses mots. Effacer un mot. Ce mot est expressif.Ce mot est fort significatif. Ce mot n’est pasde la langue. Voilà un beau mot. Cela ne sepeut dire en peu de mots. Il n’y a pas un molde cela dans le contrat II n'en a pas mis unmot. Mauvais mot. Je le dirai en peu de mots.Ce m-oi a vieilli.

On appelle Mot factice, Un mot qui est dé-rivé d'un autre mot suivant l'analogie ordi-naire , mais dont 1 usage 11 est pas établi.

On appelle Mois artificiels, Certains moisdont on se sert pour aider la mémoire par l’ar-rangement des lettres. Dans la Logique, Bar-bara, Celarent, etc. sont des mots artificielsdont on se sert pour graver plus aisément dansla mémoire les différentes espèces de syllo-gismes.

On appelle Le mot propre, Celui qui ex-prime proprement et parfaitement une chose.

Il faut, pour bien écrire , connaître le motpropre. On dit par opposition, Un mot im-propre. On dit, Un mot foible, De celui quin’exprime que foiblement.

On appelle Mots consacrés, Des mots quisont tellement promues et usités pour signifiercertaines choses, quon ne peut pas se servird’un autre mot sans parler improprement.Ainsi, en Théologie, les mots de Consubstan-tiel et de Transsubstantiation sont des motsconsacrés.

' On appelle aussi Mots consacrés , Certainsmots qui sont tellement propres à quelquesArts, qu’on ne peut pas ordinairement en em-ployer d’autres. Ainsi les mots Pal , Gueules,Sitiople, sont des mots consacres dans le Blason .

On dit, Traîner ses mots, pour dire, Parlertrès-lentement; Compter ses mois, pour dire,Parler avec lenteur et avec affectation.

On dit, qull ne faut point s'airêtcr «l’écorce des mots , pour dire, qu’il faut en pé-nétrer le sens.

On dit proverbialement, Voilà un mot pro-fond , pour dire, Un mol qui renferme un senspeu apparent, où Ton découvre plus de chosesà mesure qu'on le médite.

On dit, Vous avez Idchè'là un mot bien lé-ger, pour dire, Vous avez laissé échapper uneexpression peu réfléchie. Il est familier.

On dit, Un mot d’un grand sens , d’unsens rare , d’un choix, d'un goût exquis.

On dit proverbialement çt familièrement,De gros mots, pour dire, Des jurcmcns- U adit de gros mots, signifie aussi, Des menaces,des paroles offensantes ; et dans ce sens on dit,De la raillerie ils ont passé, ils en sont venusaux gros mots. On dit, De grands mots, ausens d’Expressions exagérées.

On dit proverbialement, Il a dit les mots*sacrés, pour dire, La chose est conclue, il nepeut pins se dédire.

Mot, se prend aussi pour ce qu’on dit, ouce qu’on écrit à quelqu’un en peu de paroles.Si vous le voyez, je vous supplie de lui direun mot de ma paît, un mot en mon nom, unmot en ma faveur. Il lui dit un mot à l’oreille.Je lui en écrirai un mot. Je vous écris un moipour a'ous apprendre..,. Faites-moi un mot deréponse. Nous en dirons demain deux mots.Nous en dirons deux mots quand vous vou-drez. Je vous expliquerai cela en un mot, eudeux mots, en trois mois , en quatre mots. Lu-sage ne va pas plus loin, et l’on ne dit pas encinq mots. Je n'ai qu'un mot cl vous dire. Jen’ai que deux ou trois mots d lui dire.

Uiumot , deux mots, s’il tous plaît. Façonsde parler familières , lorsqu’on appelle quel-qu’un pour lui parler.

On dit par formç de menace, et pour dire,Nous viderons notre querelle quand il vousplaira, Nous en dirons deux mots quand vousvoudrez. On dit aussi dans le meme sens, J’aici me plaindre de lui , je lui en dirai deux motsdans l'occasion.

On dit proverbialement, Quand les motssont dits y l’eau bénite est faite , pour dire, que