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Tome second. L - Z.
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dire, Les petits brins de fourrure noire qu’onmet dans i’bermine.

On appelle, en termes de Blason , Mouche-tures d’hermine , De petites figures qu’on metpour représenter des queues d’hermine.

MOUCHEUR. s. ni. Il ne se dit que De celuiqui mouche les chandelles au théâtre. Le mou-cheur de la Comédie.

MOUCHOIR. s. m. Linge dont on se sertpour se moucher. Mouchoir uni. Mouchoir desïndes. Mouchoir de poche. Une douzaine, unedemi-douzaine de mouchoirs.

On appelle Mouchoirs à tabac , Des moit-rlioirs de soie, ou de toile d’une couleur .ordi-nairement rembrunie.

On appelle Mouchoir de cou , Le linge dontles femmes se couvrent le cou et la gorge.

Jeter le mouchoir, Se dit figurément et pro-verbialement, pour, Choisir à son gré entreplusieurs belles femmes celle dont on préférerade jouir, comme on prétend qu’en use chez lesTurcs le maître d’un Sérail, qui déclare la fa-vorite en lui jetant le mouchoir. On eut dit etsle voyant parmi ces femmes, qu i! n’avoit qu'àjeter le mouchoir, qu’il éloit dans son sérail. Ilest familier.

MOUCITURE. s. f. Il n’est en usage qu’eneette phrase, Mouchure de chandelle , qui si-gnifie, Le bout du lumiguon d’une chandelle,lorsqu’on l’a mouchée.

IVÏOUÇOiV. s. fém. Voyez Mousson .

MOUDRE, v. a. Je mouds, tu mouds, ilmoud; nous moulons. Je moulois. Je moulus.Jp moudrai. Qu*il moule. Au participe, Mou-lant. Broyer, mettre en poudre par le moyendelà meule. Moudre du blé, dy. froment, duriz, des fèves, etc. Faire moudre un setierde blé.

Il se dit quelquefois absolument pour Mou-dre du blé. Le moulin n’a pas assez d'eau, ilne peut moiulre que six mois de l'année.

On dit figurément d’Un homme qu’on abattu outrageusement, qu’On Va moulu decoyps, tout moulu de coups*

On dit aussi, qu’On a le corps tout moulu ,qu on est tout moulu, pour dire, qu’On sentdes douleurs par tout le corps, pour avoircouru la poste, ou couché sur la dure, ou pourquelque autre fatigue,

Moulu, ue. participe.

On appelle Or moulu , De l’or réduit entrès-petites parties, et dont on se sert quelque-fois pour dorer des métaux.

Ou dit en termes de Chasse, que Les fuméesd un cerf sont mal moulues, pour dire, qu’Ellessont mal digérées.

MOUE. s. fém. Grimace que l’on fait pardérision ou par mécontentement. Faire la moue.Faire la moue a quelqu'un. Une grosse moue.Une vilaine moue.

On dit aussi d’Un homme qui témoigne dela mauvaise humeur par son silence et par sonair, quJl fait la moue. 11 est du style familier.

jV,lOUÉE. s. fém. Mélange de sang de cerf,de lait et de pain coupé, qu’on donne auxchiens à la curée.

M O If

MOUETTE, s. fém. Oiseau cle mer.

' MOUFETTE , s. fém. Exhalaison pernicieusequi s’élève dans les souterrains des mines. Onles nomme aussi Mofettes . Il se dit en généralde toutes les exhalaisons dangereuses.

MOUFLARD, ARDE. s. Qui a le visagegros et rebondi. Voyez ce gros mouflard , cettemouflavde. Il est du style familier.

MOUFLE, s. f. Mitaine, gros gant de cuirou de laine, où jl n’y a que le pouce de séparé,et où tout le reste de la main est ensemble. Ilest vieux.

• MOUFLE, s. m. Assemblage de plusieurspoulies, par le moyen desquelles on multipliela forcé mouvante. Lever un fardeau avec unmoufle, avec des moufles.

Moufle, se dit aussi d’Un vaisseau de Chi-mie , fait de terre, dont on se sert pour exposerdes corps à l’action du feu, sans que la flammey touche immédiatement

MOUFLÉ, ÉE. adj. Il n’est d’usage qu’encette phrase, Poulie monflée, pour signifierUne poulie qui agit concurremment avec uneou plusieurs autres.

MOUILLAGE, s. m. Fond propre pourjeter l'ancre. Il y a un beau mouillage en tellerade. Cette rade est un bon mouillage. C*est unmauvais mouillage. Ce mouillage n'est pas silr.

MOUILLE-BOUCHE. s. f. Espèce de poirequi a beaucoup d’eau, et qui mûrit en Juilletet Août.

MOUILLER, v. actif. Tremper, humecter,rendre moite et humide. Mouiller un linge dansVeau, dans du vin. La pluie a mouillé les prés,les chemins. Il tombe une petite pluie quimouille fort Ce brouillard mouille comme dela pluie. Il craint de se mouiller les pieds. Il n'afait que s’en mouiller les lèvres, le bord deslèvres.

On dit en termes de Grammaire , Mouillerle double LL, pour dire, Le prononcer, nontout-à-fait selon sa valeur naturelle, commedans les mots, Ville , Jchillc, etc., mais avecune sprte de mollesse,comme dans fille, grille,bataille , etc. Alors le double LL est pres-que toujours précédé d’un I ; et quand cettevoyelle y est seule, il se fait sentir à l'ordinaire:Fille, grille. Mais quand il s’y trouve d’autresvoyelles, ou quelque diphthonguc, l’I est pres-que muet, n’étant mis là que pour faire mouillerle double LL : ^Bataille, bouteille, mouille,cueillie, etc.

On dit, Mouiller l'ancre, ou simplement,Mouiller en quelque lieu de la mer, pour dire,Jeter l’ancre pour arrêter le vaisseau. On ditaussi, Être mouillé. Ils mouillèrent l ancre entel endroit, lions étions mouillés dans la rade .Le vent étant devenu contraire, on fut .obligede mouilla’.

Mouillé, ée. participe.

MOUILLETTE, s, f. On appelle ainsi lesmorceaux de pain longs et minces avec lesquelson mange les œufs à la coque. Faire des mouil-lettes*

MOUILLOIR. subst. m. Petit vase dont lesfournies sc servent pour y mouiller le bout de

MOU

1 leurs doigts en filant. Un mouilloir d*argent.Son mouilloir étoit affaché à sa ceinture.

MOUILLURE, s. f. Action de mouiller, ouétat de ce qui est mouillé, La mouillure du pa-pier avant Vimpression.

MOULAGE, s. m. Action de mouler dubois. Voyez Mouler .

MOULE, s. f. Petit poisson enfermé dansune coquille de forme oblongue. Moule de ri-vière. Moule de mer. Potage aux moules.

MOULE, s. m. Matière creusée et préparéede manière à donner une forme précise à lacire, au plomb, au bronze, etc. que l’on yver$e tout fondus ou liquides. Beau moule.Faire un moule. Faire le moule , Jeter en moule.Cela est fait au moule. Rompre le moule. Lesstatues de bronze, les canons, les cloches, etc.sc jettent en moule. Un moule à faire des ballesde plomb , à faire de la dragée de plomb. Unmoule ii faire des chandelles.

Ou dit proverbialement et figurément d’Unouvrage qui ne se peut faire qu’avec beaucoupde soin et de temps, Cela ne se jette pas en moule.

On dit proverbialement et bassement , Con-server le moule du pourpoint, pour dire, S*conserver, sc ménager dans les périJs.

On dit figurément, Se formel' sur le moulede quelqu'un , pour dire, Imiter quelqu’un, leprendre pour modèle.

On dit figurément, en parlant de quelquespersonnes rares .et uniques en leur genre, queLe moule, en est rompu. U est du style familier.

MOULER, v. a. Jeter en moule. Mouler unefigure. Mouler des médailles. Mouler des chan-delles.

On dit aussi, Mouler un bas-relief, moulerune statue, pour dire, Appliquer .du stuc, duplâtre sur un bas-relief, sur une statue, afinqu’ils en prennent J’empreinte, de manière qu’ilspuissent servir de moules pour en faire de sem-blables.

On dit figurém. et familièrement, Semouler sur quelquun, pour dire, Se former sur quel-qu’un , le prendre pour modèle..

Mouler du bois , signifie, Mesurer une voiede bois, une corde de bois, en la rangeantentre les deux traverses qui la doivent contenir,suivant l’Ordonnance cle Police.

Moulé, ée. participe. Figure moulée. Mé-daille moulée. Bois moulé. Chandelle moulée.

On dit, Lettre moulée, pour dire, Lettreimprimée. Sa lettre est aussi lisible que si elleéloit moulée. On appelle aussi Lettre moulée ,Une écriture u la main, dont les caractères sontde la même forme que ceux des livres imprimés.

On dit en plaisantant, Il faut bien que celasoit vrai, puisque cela est moulé. Le commundu peuple dit en ce sens, Lire le moulé, dansle moulé ; et dans ce sens, Moulé est pris subs-tantivement.

On dit proverbialem. d’Un homme simple,qui défère a l’autorité de quelque livre que cesoit, qu’il croit tout ce qui est moulé.

MOULEUR DE ROIS, subst. m. Officier dePolice, dont la charge est de visiter le boisqu’on vend, et de le mouler. Une charge de