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Tome second. L - Z.
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MOU

Mouleur de bois, Le Corps des Mouleurs debois.

MOULIN, subst. m. Machine à moudre dugrain, etc. Moulin à vent Moulin à eau. Mou-lin à bras. Un mculiri qui va bien. Un moulinbien achalandé. Un moulin banal.

On appelle aussi Moulins , Plusieurs autresmachines de même genre, et qui servent à di-vers usages. Moulin à foulon. Moulin à huile.Moulin à papier. Moulhi à tan. De la monnoicfaite au moulin. Moulin à poudre.

On appelle aussi Moulin à C-afé, Un petitmoulin à moudre du enfé.

On dit proverbialement, lorsqu’on veut semoquer de la ressemblance que quelqu’untrouve entre deux personnes qui ne se ressem-blent point, entre deux choses qui n’ont pointde rapport, que L'une ressemble à l'autre commeà un moulin à vent.

On dit proverbialement et figurément, Fairerenir Veau au moulin, pour dire, Procurer duprofil par son industrie, ou à soi, ou aux siens.On le dit surtout d'un Moine , par rapport à saCommunauté. Il est familier.

On dît provcrbialcmen! et populairement,’d’f n homme dont on n'est pas content, Lais -sez-le faire , il viendra moudre à notre moulin,pour dire, Il aura affaire de nous à son tour.

On dît populairement à la fin des coulesqu’on fait aux cnfans,7e jetai monbonnei par-dessus les moulins , pour dire, Je ne sais ce quetout devint, je ne sais comment finit le conte ,l'histoire.

On dit aussi proverbialement, Jeter sonbonnet par-dessus les moulins, pour dire, bra-ver l’opinion publique et les bienséances.Cette femme a jeté son bonnet par-dessus lesmoulins.

MOULINAGE, s. m. Préparation qu’on faitde la soie, en la faisant passer au moulin. Lemoulinage est le dernier apprêt que Von donn ’aux soies fiées, avant de les teindre.

MOULINÉ, ÉE. adj. U se dit du bois gâtépar les vers.

MOULINKT. s. m. Diminutif de moulin. Iln’est plus en usage dans ce sens.

Moulinet, se dit aussi d’Une espèce detourniquet dont on se sert pour enlever ou pourtirer des fardeaux.

Il signifie aussi, Une certaine machine donton se sert pour travailler à la monnoie, Écud'or au moulinet.

On dit, Faire le moulinet avec une epee,avec un bâton à deux bouts, etc. pour dire, Seservir d’une épée, d’un bâton à deux bouts, oud’une autre arme de même sorte, en les ma-niant en rond autour de soi avec tant de vi-tesse, qu’on puisse parer les coups qui se-roieut portés en même temps par plusieurspersonnes.

MOULINÏER. s. m. Ouvrier qui met sur lemoulin la soie des bobines.

MOULT, adverbe. Vieux mot qui n’est plusd’usage que dans le style Marotique, et quisignifie Beaucoup. Il étolt moult vaillant.

MOULURE, s. f. Espèce d’ornement d’Àr-Tome II'.

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chîtecture simple et uni. Il ne faut fit qiïunesimple moulure.

MOURANT, ANTE. adj. Qui se meurt. Ila les yeux d’un homme mourant , d’une per-sonne mourante. Il a les yeux mourons, lavoix mourante.

On appelle figurément, Des yeux mourons,Des yeux Ianguissans et pleins de passion.

On appelle en termes de Jurisprudence etde Pratique , Homme vivant et mourant,L’homme que les gens de mainmorte sont obli-gés dedonner au Seignenrde Fief, et à la mortduquel ils doivent le radiai au Seigneur.

On appelle Bleu mourant, Un bleu fort pâleet fort déchargé.

Mourant, est aussi quelquefois substantif.Le champ de bataille éloit plein de morts et demourons.

MOURIR, v. neut. Je meurs , tu meurs, ilmeurt; nous mourons, vous mourez, ils meu-rent. Je mourois. Je mourus. Je mollirai.Meurs. Que je meure. Je mourrois. Que jemourusse. Cesser de vivre. Mourir d'une mortnaturelle. Mourir de mort violente. Mourir devieillesse. Mourir de maladie. Mourir d'uncoup d'épée. Mourir subitement. De quoi est-ilmort? Il est mort d'apoplexie, d'une fluxionde poitrine. Mourir en chartrc.*]l va mourir.Il s'en va mourir , il s'en va mourant. Mouriravec fermeté. Mourir en homme de cœur, en»Philosophe , etc. Mourir chrétiennement. Mou-rir en homme de bien. Mourir en bon Chrétien.Mourir comme un Saint.Mourir dans la grâcede Dieu . Mourir de la mort des Justes. Il fuutbien vivre pour bien mourir. J£sus-Ciirist estmort pour tous les hommes.

On dît, Mourir de sa belle mort, pour dire,De sa mort naturelle; Mourir au lit d'honneur,pour dire, Être tué h la guerre en faisant; sondevoir; et, Mourir dans les formes, pour dire.Mourir en sc faisant traiter selon les règles or-dinaires de la Médecine. Il est ironique et dustyle familier.

On dit, qtdOft a fait mourir un homme,pour dirp, qu’il a été exécuté à mort par auto-rité dè Justice.

On dit, Mourir tout en vie, pour dire,Mourir d’une maladie vive et prompte; êtreemporte par la violence du mal, lorsqu’on a en-core toute la force et la vigueur que ion avoiten santé. %

On dit d’Un homme qui meurt en souffrantde grandes douleurs, qu’il meurt martyr.

On dit d’Un homme mort sans vouloir té-moigner le moindre repentir de ses fautes, Ilest mort comme un chien. U est du style familier.

On dit proverbialement, Mourir d'une belleépée, pour dire, Succomber sous un ennemi àqui il est glorieux de céder.

On dit encore proverbialement, Va où tupeux, mourir où tu dois, pour dire, Que quel-que chose qu’on fasse, on ne sauroit éviter sadestinée.

On dit, qu 'Un homme mourra dans sapeau, pour dire, qu’il ne changera jamais sesmauvaises habitudes. Il est familier.

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On dit par menace, Il ne mourra que dema main , pour dire, Je le tuerai.

On dit, pour marquer qu’On ne veut pointdémordre de ce qu’on a entrepris, Je viendraià bout de mon dessein, ou je mourrai à hzpeine.

On dît, quand on demande des assurancesde quelque chose par écrit, On ne sait quimeurt, ni qui vit.

On dit proverbialement, Les envieux mour-ront, mais non jamais l'envie.

On dit, Nous mourons tous les jours, pourdire, Chaque jour nous avançons en âge, nousfaisous un pas vers la mort.

On dit encore proverbialement, qix'Un lièvreva toujours mourir au gîte, pour dire, qu’Aprèsavoir beaucoup voyagé, on est bien aise de re-tourner dans son Pays-

Gn du, que Les Communautés ne meurentpoint, pour dire, qu’Elles se renouvellent sanscesse, et que le corps de la société entière nemeurt jamais.

Mourir, se dit aussi par exagération. Ainsil’on dit : Mourir de chaud. Mourm de froid.Mourir d*impatience. Mourir de chagrin ,d'inquiétude. Je meurs de faim, de soif. Vousdevriez mourir de honte . Mourir de douleur ,de regret. [I meurt mille fois le jour. Cela 1eferoit mourir de joie. Il pensa mourir de rire ,Il meurt d’amour pour celte femme-là. Il meurtd'envie de le voir. Mourir d’ennui. S’ennuyerà mourir.

On dit proverbialement et figurément, Vousme faites mourir, pour dire, Vous m affligezbeaucoup, vous m’impatieutez extrêmement.

On dît par forme de serment, Je veux mou-rir, que je meure tout présentement, si celan’est comme je vous le dis.

On dit d’Un homme qui traîne ses paroles,et qui parle trop lentement, que Les parole»lui meurent dans la bouche.

O n dit d’Un homme qui quitte le mondepour vivre dans la retraite et dans les exercice*de piété, qu II est mort au monde.

On dit d'Un homme condamné au bannisse*;ment ou aux galères perpétuelles, qu7ï estmort civilement, pour dire, qu’il est privé àjamais des droits et des avantages de la société.

On dit aussi des Religieux et des Religieuses,qu’ils sont morts civilement, pour dire, qu Ilsont renoncé pour toujours aux droits et auxavantages de la société.

On dit à peu près dans le même sens, Mou-rir au pkl.c. Mourir au v i ce . Mourir à sespassions.

Mourir , se dit aussi Des choses morales,des passions, des productions de l’esprit et desouvrages de l’art. Sa gloire, sa mémoire, sonnom ne mourra jamais. Les ouvrages de cetAuteur , de ce Peintre, de ce Sculpteur, nemourront jamais. Ses passions ne durent guère,elles meurent bientât; on dit en ce sens, Fairemourir le péché en soi, faire mourir ses pas-sions.

Mourir , se dit aussi Des arbres et de*plante*. Ces arbres ne viennent pas bien dans

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