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MUGE. a. ni. Poisson de mer.
On donne le nom de Muge volant, au fau-con de mer, qui a près des ouïes de très-lon-gues nageoires en forme d’ailes.
MUGIR, v. n. Il se dit proprement Du crides taureaux, des bœufs et des vaches. On en-tendoit muffir les taureaux'. Celte vache mugitapj'ès son veau.
Il se dit figurément du bruit que font lesflots de la mer quand ils sont agités. On enten-doit mugir les flots.
Il se dit figurément aussi d’Un homme quiforce sa voix et la rend trop bruyante. Cet ac-teur mugit.
MUGISSANT, ANl’E. adj. Qui mugit. U sedit au propre Des bétes qui mugissent, et aufiguré Des flots de la mer , et de la voix hu-maine poussée au-delà des tons sonores. Untaureau mugissant. Les ondes mugissantes. Savoix mugissante.
MUGISSEMENT, s. m. Cri que font les tau-reaux et les vaches. Le mugissement des tau-reaux.
On dit figurément, Le mugissement de lamer, des vagues , des vents.
MUGUET, s. m. Sorte cle plante qui fleuritau printemps, et qui porte de petites fLursblanches d’une odeur agréable, qu’on appelleaussi du même nom. Cueillir du muguet. Dela fleur de muguet. Cela sent le muguet.
MUGUET, s. m. Celui qui affecte d'être pro-pre, paré, galant auprès des Dames. C’est unmuguet , un jeune muguet. Jl fait le muguet.ïl est du style familier.
MUGUETER. v. a. Il se dit proprement d'Unhomme qui fait le galant, le muguet auprès desDaines. /I muguetie toutes les femmes de songuurtier. U est du style familier.
Il signifie figurément, Rechercher et épierl'occasion de se rendre maitre d’une chose qu’onsouhaite. Mugueter une charge, uneplace. Ilya long-temps gu il muguette cette tare. Eu cesens il est familier.
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MUID. s. m. ( Le D ne se prononce point. )Certaine mesure dont on se sert pour les liqui-des, les grains, et pour plusieurs autres ma-tières , comme sel, charbon, plâtre, chaux, etc.et qui est de différente grandeur selon les diffé-rens Pays. Un muid de blé mesure de Paris tient douze setiers. Un muid devin tient deuxcent <]watre--i;mg£-~ 7 iu(t pintes. Cette terre rendtant de muids de yi omeïit, tant de muids d'a-voine, d'orge. Combien avez-vous recueilli demuids de vin? Jl faut tant de muids de vinpar an dans cette maison. On y boit tant demuids de vin par an. On paye tant d'entréepar muid . Un muid de charbon. Un muid desel. Un muid de chaux. Un muid de plâtre.
Muid , se dit plus particulièrement Du vais-seau , de h futaille qui contient la mesure d'unmuid de vin ou de quelque autre liqueur. Il
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n'y a plus guère de vin dans ce muid , il lefaut hausser. Percer un muid. Ce muid n'estpas de jauge. Il fit défoncer un muid de vindevant sa porte en signe de réjouissance. Cemuid s'en va, s'enfuit, c’est-à-dire, qu’il neretient pas bien la liqueur qui est dedans.
On dit familièrement d’Un homme fort gros,qu’/l est gros comme un muid.
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MULÂTRE, adj. des 2 g. U se dit en parlantDe ceux qui sont nés d’un nègre et d’uneblanche, ou d’un blanc et d’une négresse. Il seprend aussi substantivement.
MULCTER. v. a. Terme de Jurisprudence .Condamner à quelque peine, punir.
Mulcté , ée. participe.
MULE. s. f. Pantoufle. U n’est plus guèreen usage en parlant des hommes, que lorsqu’ils’agit de la pantoufle du Pape, sur laquelle ily a une croix. Baiser la mule du Pape.
Il se prend plus ordinairement pour signi-fier L’espèce de chaussure sans quartier dontles femmes se servent. Mules brodees. Mules develours.
MULE. s.f. Femelle de même nature que lemulet. Mule noire. Mule fantasgue , quinteuse ,opiniâtre, ombrageuse. Les Magistrats et le<Médecins alloient autrefois sur des mules. Car-rosse tiré par des mules .
O11 dit familièrement d’Une personne fan-tasque , opiniâtre, q \ï Elle est fantasgue commeune mule.
On dit proverbialement d’Une vieille femmequi aime à se parer, À vieille mule, freindoré.
On dit proverbialement, Ferrer la mule ,pour dire, Profiter sur l’achat qu’on fait pourun autre.
MULES, s. f. qui n’est dusage qu’au plu-riel. Sorte d’engeluves qui viennent aux talom,dans le grand froid. Avoir les mules aux tuions.
On appelle Mules traversé es ou traversines.Des fentes ou crevasses qui se montrent sur iderrière du boulet du cheval, et d’où suiut»une sérosité fétide. Ce cheval a des mules dansle paturon.
MULET, s. m. Animal engendre' d’un ém-et d'une jument, ou d’uu cheval et d’uneànesse, et qui n’engemlre point. Petit mulet.Grand mulet. Mulet de Pays . Mulet d'Auvetgne. Mulet de bagage. Des oreilles de mulet.Croupe de mulet. Charge de mulet. Bât de mu-let. Le mulet gui provient d'un âne et d'unejumeîit, brait. Le mulet gui est produit d’u ..cheval et d'une ânesse , hennit.
On donne en général le nom de Mulet , ».tout animal provenu de deux animaux de diffe-rente espèce, et qui n’engendre point son sem-blable.
On dit familièrement d’Un homme qui estchargé d’un grand fardeau, qu’il est chargécomme un mulet.
On dit proverbialement et figurément, Gar-der h mulet , pour dire, Attendre long-temps
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quelqu’un avec ennui et impatience. J'ai gardele mulet durant quab'e heures dans son anti-chambre. Faire garder le mulet à quelqu'un.
MULE!. subst. masc. Sorte de poisson de
mer.
MULETIER, s. m. Valet qui panse les mu-lets, et qui a soin de les charger et de les con-duire.
MULETTE. s. f. Terme de Fauconnier . Onappelle ainsi le gésier des oiseaux de proie.
MULOT, s. m. Espèce de souris qui fait sontrou sous terre dans les jardins ou dans leschamps. Ce chat a pris un mulot. Le grandhiver a fait mourir les mulots. Les mulots cou-pent la racine des blés.
On dit proverbialement et figurément, En-dormir le mulot, pour dire, Amuser un hommeou le surprendre pour le tromper. Voyez commeil endort le mulot.
MULTINÔME. subst. m. Terme d’AIgèbre,Grandeur exprimée par plusieurs termes jointspar les signes plus ou moins. U est aussi adjec-tif. Quantité multinôme.
MULTIPLE, adjectif des 2 genres. Termed’Arithmétique. Qui contient plusieurs foi*exactement le simple. Neuf est multiple de trois.U est aussi substantif. Neuf est un des multi-.pies de trois.
MULTIPLIABLE. adj. des 2 genres. Quipeut être multiplié. Tout nombre est multiplia-ble à l'infini.
MULTIPLICANDE, s. m. Terme d’Arith-métique. Nombre à multiplier par un autre.Dans la multiplication de quatre par trois,quatre est le multiplicande.
MULTIPLICATEUR, s. m. Terme d’Arith-métique. Nombre par lequel 011 en multiplieun autre. Dans la multiplication de quatre par.ti'ois, trois est le multiplicateur.
MULTIPLICATION, s. fém. Augmentationrn nombre. La multiplication des êtres. Multi-plication des espèces. La multiplication desommes. La multiplication des cinq pains. La:nult'.plication les objets par les verres à fà-Jttes.
Multiplication. Règle d’ Arithmétique,par■aquelle en répète un nombre autant de fois[u’il y a d’unités dans un autre nombre donné.
e produit de la multiplication de trois par.quatre est douze.
MULTIPLICITÉ, s. f. Nombre indéfini dechoses diverses. Multiplicité d'objets. Multipli-■ ■ité d'actes, d'opinions.
MUL 1 IPLIER. v. a. Augmenter une quan-tité, nu nombre. C'est une maxime de la Phi-losophie, qu'il ne faut pas multiplier les êtresans nécessité. Miroirs qui multiplient les oh-t cts. Jésus*Christ multiplia les cinq pains.
Multiplier , en termes d’Arithmétique,c’est répéter un nombre autant de fois qu’il y ad’unités dans un autre nombre donné. Multi-pliez dix par quatre, vous aurez quarante.
Multiplier , se dit aussi au neutre ; et alorsil signifie, Augmenter en nombre par voie degénération. Dieu dit à Adam et à Éve , croissezet multipliez. Les enfyns Israël multiplièrent