MUN
fort en Égypte . Les lapins multiplient extrême-ment. Son troupeau a fort multiplie.
Multiplié , ée. participe.
MULTITUDE, s. f. Grand nombre. Multi-tude innombi’able d’hommes, d'animaux, delivres. Multitude de paroles-, etc. Une grandemultitude de peuple. Une multitude de specta-teurs.
Il se prend quelquefois pour Le peuple , levulgaire. Les opinions de la multitude.
MULTIVALVES. s. f. pl. Genre de coquil-les composées de plusieurs pièces. On dit, LesMullivulves. On dit aussi adjectivement, Lescoquilles multivalves.
MUN
MUNICIPAL, ALE. adj. Qtû appartient à
une communauté d’habitans formant une Mu-nicipalité. Le droit municipal. Leslois munici-pales de chaque Pays.
On appelle Juges ou Ofpciei's municipaux ,Les Officiers d’un Corps de Ville.
MUNICIPALITÉ , s. f. signifie, i° Une cir-conscription de terrain administrée par desMagistrats appelés Municipaux. Chaque Muni-cipalité est plus ou moins étendue, a son res-sort particulier. Le ressort de la Municipalité.
2 ° La qualité d’Officier Municipal. Exercerla Municipalité^ quitter la Municipalité.
3° Le Corps des Officiers Municipaux. Oti fitassembler la Municipalité. La Municipalitéprononça f déclara.
4° Le droit d’ètrc administré par une cer-taine Municipalité. l>c droit de Municipalitédans telle Ville.
5 ° J.a forme suivant laquelle une Municipalitéest administrée, est susceptible de changement.Changer la forme d'une Municipalité.
MUN1CIPE. s. m. C’est le titre que portoientles Villes du Latium et de l'Italie , dont les ba-bitans participoient au droit de bourgeoisieRomaine , sans qu’elles cessassent de former desCités à part.
MUNIFICENCE, s. f. Vertu qui porte àfaire degrandes libéralités. Munificence Royale.Son plus grand usage est dans le style soutenu.
MUNIR. V. a. Garnir, pourvoir des choses né-cessaires pour la défense ou pour la nourriture.Munir une place. Munir une Ville de vivres ou,de provisions de bouche , d’armes , de canon, etc.
On dit, 5e munir de bonnes pièces pour ladéfense d’un pi'ocès. Se munir d'un bon man-teau contre le froid. Se munir d'argent, dechevaux pour un voyage, etc. •
On dit figurément, Se munir de patience,de résolution et de courage , pour dire, Se pré-parer à soutenir avec patience, avec courage,tout ce qui peut arriver.
Muni, ie. participe.
MUNITION, s. fém. Provision des chosesnécessaires dans une armée ou dans une placede guerre. Munitions de guerre. La place étoiipourvue de munitions de guerre et de bouche.On manquoit de munitions, de toutes soi Les demunitions. En ce sens il ne se dit guère qu’aupluriel*
On appelle Pain de munition , Le pain que jl’on distribue chaque jour aux soldats dans >l’armée ou dans une place de guerre. Les sol- ;dats eurent ordre de prendre du pain de muni-tion pour trois jours.
MUNITIONNAIRE. s. m. Celui qui est 'chargé de fournir les munition-. nécessaires à lasubsistance des troupes.
MU Q
MUQUEUX, EUSE. adj. Qui a de la mu-cosité. Sinus , ligamens muqueux. Glandesmuqueuses. Celte plante est très-muqueuse.
MUR
MUR. s. m. Ouvrage de maçonnerie, quirenferme quelque espace, ou le sépare d’unautre. Bon mur. Mur épais de tant de pieds.Mur de pierre de taille. Mur de moellon. Murde brique. Mur de terre. Bâtir un mur. Éleverun mur. Mut' à hauteur d’appui. Cela est scelledans le mur . Prendre l'alignement d’un mur.Reprendre un mur , le reprendre par-dessousœuvre. Cette Eglise n’est pas dans la Ville ,elle est hors des murs. Des murs flanqués degrosses tours . Il tomba et donna de la tête contrele mur .
On appelle Mur de face, Le mur qui est àla fade du batiment ;
Mur mitoyen , Le mur qui sépare le fondsde deux voisins, et qui est commun à tousdeux ;
Gros mur, Un des murs principaux, sutlesquels porte tout le bâtiment ;
Mur de refend, Un mur qui est dans œuvre,c’est-à-dire, qui sépare les pièces du dedans dubâtiment ; et il se dit à la différence des grosmurs qui font le contour du bâtiment;
Mur cle clôture , Le mur qui ne sert qu a en-fermer les cours, les jardins, les parcs, etc.
Mur d’appui, Un mur qui n’est qu’à hauteurd’appui, qui n’est élevé que de trois pieds ouenviron, de peur qu’il n ote la vue.
On dit proverbialement et figurément, C’estse donner de la tête contre un mur, pour dire,C’est entreprendre une chose où il n’est paspossible de réussir. C’est se donna’ de la têtecontre un mur , que de vouloir le persuader. |
On dit aussi proverbialement d’Un homme 'dur, dont il est fort malaisé de rien obtenir, ]soit argent, soit autre chose, qu’Ort tireroit Iplutôt de VJiuile d'un mur. j
On dit proverbialement, qu 'Un homme ti- \reroit de l’huile d'un mur, pour dire, que Parson adresse et son industrie, il tireroit de l'ar-gent , des secours, d’où les autres n’en pour-voient jamais tirer.
On dit familièrement, Mettre un homme aupied du mur , pour dire , Le mettre horsd'état de reculer, et le forcer à prendre unparti.
On dit figurément, Il y a un mur de sépa-ration entre ces deux hommes , en parlant Dela contrariété de leurs humeurs, d’un intérêtqui les divise. ,On dit dans le même sens, Un \
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imur d’airain les séparé. J’ai abattu le mur deséparation, c’est-à-dire, Je les ai rapprochés,réunis.
MUR , URE. adj. U ne se dit proprementque des fruits de-la terre, et signifie, Qui esten saison d’être cueilli ou mangé. BUs murs .Epis murs. Raisins murs . Pommes mitres. Ce-rises mures, etc. Fruit mur pour être cueilli.Fruit mûr pour être mangé. Ce melon n’estpas mûr, est trop mûr. Du fruit qui devient mûr.Du fi uit mur avant la saison. A demi-mûr.
On le dit aussi Du vin quand il n’a plus deverdeur, et qu’il est en boite. Du vin qui n’estpas encore mûr. Du vin trop mur.
On dit figurément d’Un apostème, qu'il estmûr, pour dire, qu’il est près de crever, depercer, ou qu’il est temps de l’ouvrir.
On 'dit figurément, Age mur, pour dire,L’âge qui suit la jeunesse ; Homme mur, juge-. ment mûr, esprit mûr, pour dire, Un liomme,un jugement, un esprit sage; Mure délibéra-tion, pour dire, Une délibération où tout a étéexaminé avec beaucoup d’attention.
On dit aussi figurément et par plaisanterie,d’Une fille déjà un peu avancée en âge, qu’Elleest mure, pour dire, qu’il y a du temps qu’elleest en âge d’être mariée.
Dans le langage de la dévotion, on dit d’Unepersonne jeune, morte en odeur de sainteté,qu 'Elle étoit mûre pour V éternité. C’étoit unfruit mûr pour le Ciel.
On dit proverbialement, Entre deux vertes,une mure, pour dire 0 Entre deux choses mau-vaises, une bonne. Il allègue plusieurs excuses *entre deux vertes, une mûre. Il nous a montréplusieurs épiqrammes, les unes bonnes, lesautres mauvaises, entre deux vertes , une mûre.
On dit aussi proverbialement, qu’il fautattendre à cueillir la poire qu’elle soit mure,pour dire, qu’il ne faut point précipiter une af-faire, et qu’on doit attendre qu’elle soit en étatd’être faite, d’etre conclue,etc. Et on dit d’Uneaffaire, qu’EUe est mûre, ou qu’elle n’est pasencore mûre , pour dire, qu’il est temps, ouqu’il n’est pas temps d'y travailler.
MURAILLE, s. fém. Mur, Bonne muraille.Haute muraille. Muraille fort épaisse. Muraillede pierre, de brique. Muraille de terre de Pi-say. Muraille sèche., à pierre sèche. Cette mu-raille pousse, pour dire, qu’Elle menace ruine.Un pan de muraille. Les murailles d’une Ville,Fermer un jardin de murailles. Abattre desmurailles. Le canon avait mis par terre trentetoises de muraille.Défendre la muraille. Forcerla muraille. Le miïieitr etoit au pied de la mu-raille. Saper une muraille. Étayer une mu-raille. Il fut écrasé par la chute , par la ruined’une muraille. Il sauta pai'-dessus la muraille.Escalader une muraille.
Oa dit en termes d’Escrime, Tirer à la mu-raille, pour dire,Pousser de tierce et de quarteà quelqu’un qui ne fait que parer.
On dit d’Une maison où il n’y a point demeubles, qu’/l n'y a que les quatre murailles.Et l’on dit, Enfermer quelqu’un entre quatremurailles, pour, dire., Le mettre en prison*.