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MOT
MUTABILITÉ. 3 . f. Qualité de ee qui estmuable, do ce qui est sujet à changer. La mu-tabilité des choses du monde.
MUTATION, s. f. Terme de Jurisprudence .Changement. Mutation de Sciqneur. Mutationde Vassal . Cette terre doit le quint et requint àchaque mutation de Seigneur, à chaque muta-tion de Vassal , à chaque mutation, à toutesmutations ,
On s’en sert dans le style soutenu, pourdire, Changement, révolution. Lés mutationssont dangereuses dans un État. Les fréquentesmutations qui arrivent dans l’air, causent desmaladies. En ce sens, il ne s’emploie guère ausingulier.
MUTILATION, s. f. Retranchement d’unmembre, ou d’une partie clu £orpa. L'amputa-tion de la cuisse est une cruelle mutilation.
•MUTILER, v. act. Retrancher, couper. U11 est d’usage que lorsqu’on parle Du retranche-ment de quelque membre, ou de quelque par-tie du corps humain, ou de quelque partied'une statue. Mutiler quelqu’un d’un bras ,d'un pied. Qui Va ainsi mutilé? Mutiler unestatue. Quand Mutiler se dit absohunent, il si-gnifie ordinairement., Chdirer.
ün dit figurém. Mutiler un ouvrage , pourdire, Eu retrancher une ou plusieurs parties•ssentiellcs à la perfection de l'ouvrage.
Mutilé , ée. participe.
MUTIN, UNE. adj. Opiniâtre, querelleur,obstiné, têtu. Il est mutin. Esprit mutin» Elleest mutine.
Il signifie aussi Séditieux. Ces peuples sontlégers et mutins.
En tous les deux sens il se met substantive-ment. C'est un mutin. Il fait le mutin. Voyezle petit mutin. Les mutins se rendirent les maî-tres. On punit le chef des mutins.
MUTINER, se MUTINER. verbe qui s’em-ploie avec le pronom personnel. Se porter à lasédition, h la révolte. Les troupes se muti-nèrent. Le peuple se mutinoit. Cela fit mutinerles soldats.
U sc dit aussi d’Un enfant qui se dépite.Vu enfant qui se mutine , qui est sujet à semutiner.
Mutiné, ee. participe. Troupes mutinéei.Peuple mutiné.
On dit figurément en Poésie, Les fois,, lesvents niiiîinés, pour dire, Les flots agités, lesvents impétueux.
MUTINERIE, s. fém. Révolte, sédition. Lamutinerie des b'oupts. La muiincrie du peuple.Apaiser la mutinerie.
Il se dit aussi De l’obstination d’un enfantqui se dépite. Il jaut punir les enfans de leurmutinerie.
MUTISME, s. m. Etat de celui qui est muet.Le mutisme de naissance est ordinairement in-curable. Le mutisme est communément unesuite de la surdité de naissance.
MUTUEL, ELLE. adj. Réciproque entredeux ou plusieurs personnes. Amour mutuel,
MYR
Haine mutuelle. Ils s'aiment d’une affectionmutuelle. Obligation mutuelle entre le mari et ;
la femme, entre le Souverain et les Suiets. De- 1
• , >voies mutuels d’un père et d'un fils . Le mari et
la femme se sont fait un don mutuel de tous jleurs biens , ou simplement, un don mutuel, iDeux anus qui se sont fait une donation mu-tuelle.
MUTUELLEMENT, adv. Réciproquement. 1Ils s'aiment mutuellement. Ils se sont assuréleur bien mutuellement.
MUTULE. subst. f. Terme a’Archilecture.Mo'dülon carré dans la corniche de l’ordre Do-rique .
MY A
MYAGRUM. 9. m. Plante dont les feuillessont semblables à celles du pastel. Son fruit esten forme de poire renversée. On tire, par ex-pression, de la semence du Myagnun, unehuile propre a adoucir les âpretés de la peau.
BI Y O
MYOLOGIE. s. f. Partie de l'Anatomie, quitraite des muscles.
MYOPE, s. Celui, celle qui a la vue fortcourte, et qui ne peut voir les objets éloignéssans le secours d’un verre concave,
MYOPIE, s. f. État de ceux qui ont la vuecourte.
MYOSOTIS. Voyez Oreille de souris.
MYOTOMIE, s. f. Partie de l’AnaLomie, quia pqiir objet la dissection des muscles.
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MYRIADE, s. f. Ternie (l’Antiquité. Nombrede dix mille.
MïROBOLAN . s. m. Fruit gros comme uneprune, qui nous est apporté des Indes . La Mé-decine en fait usage.
MYROBOLÀNIER. s. m. Arbre toujoursvert, qui porte les myrobolans.
MYRRHE, s. f. Sorte de gomme odorante,que distille un arbre qui croît daus l’Arabieheureuse. La myrrhe tyansparenie passe pourla meilleure de fou/es. La myirhe est fortamère. On se servoit de myrrhe pour embaumerles corps.
MYRRHIS, s. m. CERFEUIL MUSQUÉ,ou CICUTAIRE ODORANTE. Plante ombeliifore, dont les feuilles sont assez semblables àcelles de la ciguë.
MYRTE, s. m. Sorte d’arbrisseau toujoursvert, dont les feuilles sont fort menues, et quiporte de petites fleurs blanches d’une odeuragréable. Myrte male. Myrte femelle. La feuilleet la fleur du myrte sont odoriférantes. Encais-ser un myrte. Un myrte en boule. De leau demyrte.
Dans l’ancienne Mythologie le myrte etoitconsacré à Vénus ; et le myrte est encore prisaujourd’hui pour le symbole de l’Amour,comme le laurier pour le symbole de la Vic-toire. Ainsi l’on dit poétiquement, Cueillir les ■myrtes de VAmour , entasser les myrtes ; et 1d’Un homme qui est heureux en amour et en j
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guerre, qu 7 l est couvert de myrtes et delauriers.
MYRTIFORME. adject. Terme d’Ànatomie .Les caroncules myrtiformes.
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M Y STÀG OGUE. s. m. Les Grecs appeloienti ainsi Le Prêtre qui initioit aux mystères de UReligion.
MYSTÈRE. 3. m. Secret. Il se dit propre-ment en matière de Religion, et signifie Cequ’une Religion a de plus caché. Les faussesReligions avaient aussi leurs mystères. Lesmystères de Ocrés. Les mystères dd*la bonneDéesse. Les mystères d’Isis et d'Osiris. Êtreinitié auv mystères.
O11 appelle plus particulièrement Mystère,dans la Religion Chrétienne , Tout ce qui estproposé pour être l’objet de la Foi des Fidèles.Mystère sacré. Mystère adorable. Mystèreineffable, incompréhensible. Le mystère de laTrinité. Le mystère de l'Incarnation. Il fautadorer les mystères sans les vouloir approfondir.Les mystères que Dieu a révélés. Pénétrer dans,les jnystères. Le mystère du Corps et du Sangde Jésus-Christ. La profanation des mystères.Les principaux mystères de la Foi. Les lieuxoù Dieu a opéré le mystère , de notre salut.
Ou appelle au pluriel, Les saints Mystères,Le sacrifice de la Messe. Célébrer Iss saintsMystères. Participer aux saints Mystères.
Mystère, se dit figurément Du secret dansles affaires. Les mystères de laPolitiquc. Mystèred'Ëtut. Il y a quelque mystère caché là-des-sous. C'est un mystère qu'on ne sawoit péné-trer, qu'on 11e peu! développer. On découvrirabientôt ce mystère d'iniquité
Il se dit aussi Des intrigues amoureuses; etdans ce sens on dit, L'amoureux mystère , lesmystères d'amour.
On appelle Mystères de la nature, Ses opé-rations secrètes, Etudier , approfondir les mys-tères de la nature.
On dit, Faire mystère d'une chose , pour■lire,La tenir secrète, la cacher avec soin. C'estun homme qui fait mystère de tout. Il faitmystère des moindres choses. Il n'en fait pasmystère.
On dit dans le même sens, Mettre du mys-tère à quelque chose.
On dit proverbial, dans le même sens, Il esttout cousu de petits mystères.
Il su prend aussi figurément pour, Difficultéque l’on fait louchant quelque chose. Ainsi l’ondit, Pourquoi faire tant de mystère pour nousdire ce que tout le monde sait? Faut-il fairetant de mystère pour si peu de chose? Voilàbien des mystères, bien du mystère. Je n’en-tends pas tous ces mystères.
Dans le même sens on dit, qu’IÏ n’y à pasgrand mystère, à quelque chose , pour dire rqu’Une chose n’est pas bien difficile à faire, àtrouver. Y a-t-il tant de mystère à cela? Voilàbien tout le mystère. Voilà un beau mystère.C'est donc là que qlt le mystère.
Mystère. Nos pères appelaient ainsi J.e re-