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Tome second. L - Z.
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MUS

ter et de Mu/mosyne. Elles étoient au nombrede neuf ; Clio, Mclpcmène, Thalie, Euterpe .Terpsichore, Érato, Calliope, Uranie, Polym-nie . Les neuf Muscs. Invoquer les Muses. Etreinspiré par les Muses. Être favorisé des Muses.

On appelle Les Poètes, Les nourrissons desMuses, les favoris des Muses. Amant des Muses.

On prend figurument Les Muses pour, LesBelles-Lettres. Cultiver les Muses. Les Musesl'ont consolé de ses disgrâces.

Aujourd'hui, Muse ne sc dit ordinairementque par rapport à la Po.:sie. C’esl dans ce sensqu’en parlant Des ouvrages poétiques d’ua Au-teur, on dit, que Ce sont des fruits de sa Muse ;et, que 5a Mu*e est enjouée , grave , pour dire,que Sa Poésie est grave ou enjouée.

MUSE, en termes de Vénerie , est Le com-mencement du rut des cerfs. Elle dure cinq ousix jours, pendant lesquels ils ne font que marcher, mettre le nez à terre, et sentir par où leschiens ont passé.

MUSEAU, s. m. Cette partie de la tête duchien et de quelques autres animaux, qui com-prend la gueule et le nez. Le museau d'unchien.

Il se dit quelquefois Des personnes , maispar mépris, ou par plaisanterie el populaire-ment. Qu’avo:f-eîle à faire d'aller montrer sonmuseau? On lui a donné sw\ son museau , surle museau.

On dit aussi d*Une jolie fille, quVEIIe a unjoli museau, que c'est un joli petit museau. Ilne se dit qu’eu badinant.

Et on dit ironiquement et populairement,en parlant d’Un homme qui fait l’agréable, 'Voilà encore un beau museau, un plaisantmuseau.

À regorge museau. Phrase adverbiale. Ex-cessivement, jusqua regorger. Ne me donnezplus rien , fen ai à regorge museau. U n’estguère d’usage qu’en parlant des choses à man-ger. Il est populaire.

-MUSÉE, s. m. Lieu destiné, soit à l’étudedos Beaux-Arts, des Sciences et des Lettres,soit à rassembler des monumens relatifs auxArts, aux Sciences et aux Lettres.

MUSELER. Voyez Emmusbleb.

MUSELIÈRE. s.f.Ce qu’on met à quelquesSnîmaux pour les empêcher de mordre, ou depaître, etc. Mettre une muselière à un cheval ,à un mulet , à un chien. Mettre une muselièrede fçr à un cheval. Mettre une muselière à unveau , pour Vempccher de téter.

MUSER, v. n. S'amuser à toute autre chosequ’à ce qu’on doit faire. Il est familier. Cethomme ne fait gue muser. Qui refuse , muse ,pour dire, que Celui qui refuse quelque offre,perd souvent une occasion qu’il ne retrouveplus; et il se dit ordinairement d’Une fille quice trouve plus à se marier après avoir refuséplusieurs partis.

Muser , en termes de Vénerie , ôë dit Ducerf qui est près d’entrer en rut. Les cerfs com-mencent à muser.

MUSEROLLE, s. f. La partie de la brided'un cheval, qui ye place au-dessus du nez.

Tome H.

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MUSETTE, s. f. Sorte d’instrument de Mu-sique champêtre, auquel on donne le vent avecun soufflet qui se hausse et sc baisse par lemouvement du bras. Jouer de la musette. Dan-ser au son de la musette. Un concert de mu-settes , de flûtes douces et de hautbois.

il se dit aussi d’Un air fait pour la musette.Jouer , chanter , composer, danser une mu-sette.

MUSÉUM, s. m. Terme d’Antiquité . 11 a lemême sens que le mot Musée . Cependant onl’emploie plus particulièrement pour certainsPays. Le Muséum de Londres, de Florence , etc.L’Histoire vante le Muséum d Alexandrie .

MUSICAL, ALE. adj. Qui appartient, à 3aMusique. Art musical. Phrase musicale.

MUSICALEMENT, ad v. Relativement, con-formément aux règles de la Musique.

MUSICIEN, IENNE. s. Celui ou celle quisait l’art de la Musique, ou qui l’exerce. Excel-lent Musicien. Savante Musicienne . Bon Mu-sicien. Grande Musicienne .

On s’en sert plus ordinairement pour signi-fier, Celui qui fait profession de chanter ou d ‘composer en Musique. Les Musiciens du Roi.Musiciens de la Sainle-Chapclle. Un Musiciende VOpéra. Une Musicienne du Concert de laReine, du Concert spirituel.

MUSÏCO . s. m. On appelle ainsi, Des lieux,dans les Pays-Bas, et surtout en Hollande, oùle bas peuple, les matelots vont boire, fumer,entendre de la musique, se réjouir avec desfemmes débauchées. Pendant son séjour enHollande , il a beaucoup hanté les Musicos .

MUSIQUE, s. fém. La science qui traite durapport et de l’accord des sons. Savoir bien lamusigue. C'est un homme gui entend parfaite-ment bie?i la musigue , gui possède bien la mu-sigue. Montrer , enseigner la musigue. Maîtrede musigue.

11 s'emploie plus ordinairement pour signi-fier, L’art de composer des chants, des airs,soit simples ou en partie, soit avec des voix ouavec des instrumens. Composer en musigue.Une belle musique. Une musique hcu’monieuse ,«ne musique savante. Mettre des vers en mu-sigue.

On appelle Noies de musigue , Les marquesdont on se sert pour faire connoître les diverstons de la musique; et, Livre de musique, pa-pier de musigue , Un livre, un papier où lesairs de musique sont écrits avec ces sortes denotes.

On dit proverbialement d’Un homme quiest extrêmement réglé et concerté dans tout cequ’il fait, qu'il est réglé comme un papier demusique.

Musique, se prend aussi pour Le chant même,et pour un concert de voix et d’instrumens.Musigue agréable et harmonieuse. Musique devoix et d’instrumens. Musigue vocale. Musiqueinstrumentale. Il y eut collation et musigue. Lamusique de l 'Opéra. Tragédie en musigue. Mo-tet en musigue. Une Grand'Messe en musiqueVêpres en musigue.Musique ù deux, à trois , àquatre parties. Musigue à plusieurs chœurs. Des

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chœurs de musigue gui se répondent. Exéculerde la musigue.

On appelle figurément et proverbialement,Musique enragée, musique de chiens et dechats, Une musique discordante et chantée parde méchantes voix. Il se dit aussi Du bruit con-fus de plusieurs personnes qui se querellent. Ilest populaire.

On dit figuiément et proverbialement, d'Un.Pays plein*de sites monlueux, d’Une Ville oùles rues vont en montant et d ascendant sanscesse, C’est un Pays de musigue, une Ville demusigue. Il est populaire.

Musique, se prend aussi pour Une compa-gnie de personnes qui fout profession de la mu-sique, ci qui ont accoutumé de chanier-enscm-ble. La Musigue du Roi. La Musigue de laChambre. La Musigue de la Chapelle. Maîtrede la Musigue de,la Chambre. Un tel est de laMusigue du Roi. Puge de la Musigue du Roi.On a logé la Musigue du Roi en tel endroit. LeRoi a une excellente Musique. La Musiqued’une telle Église est très-bonne.

MUSQUER. v. a. Parfumer avec du musc.'Masquer une peau. Masquer des gants.

Musqué , ÉE. participe. Gants musqués. Ceihomme est toujours musqué.

Il se dit aussi De certaines choses qui ontune odeur en quelque façon semblable à celledu musc. Poire musquée. Cette poire, a une eaumusquée.

On dit familièrement, Donner, envoyer unechose toute masquée, pour dire, L’envoyer enraccompagnant de paroles honnêtes , et sansqu’il en coûte ni soin ni argent à celui à qui onl’envoie. Dès que sa pension est éc’.ue , le Tré-sorier la lu: envoie toute musquée. Le Greffier ,lui a apporté son Arrêt tout musqué.

O 11 appelle Paroles musquées, Des parolesobligeantes et flatteuses. Tout ce qu'il dit, cesont des paroles musquées , mats cela n'a guèrede suite. Il est du style familier.

On appelle Fantaisies musquées, Certainesfantaisies singulières et bizarres. Cet homme ades fantaisies musquées. IJ est du style familier.

On appelle familièrement, Messe musquée ,La dernière messe, où assistent ordinairementles gens du grand monde.

MUSSER, se MUSSEIl. verbe qui s’em-ploie avec le pronom personnel. Se cacher. Ilest vieux.

On dit familièrement, A musse-pot, pourdire, En cachette.

On dit par corruption, 'À muche-pot- maisil n’est plus usité.

Musse , ée. participe

MUSULMAN, ÀNE. adject. Dénomination’que prennent les Mahométans, et qui s’étendà tout ce qui concerne leur religion. Les RitsMusulmans. La Religion Musulmane. Il seprend aussi substantivement. Un bon Musul-man .

MUSURGIE. s. f. Terme de Musique. Artd'employer à propos les consonnances et les dis-

somianccs.

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