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mère dans le besoin. Il nourrit tant de valets.Je lui donne tant par an pour me loyer etpour me nourrir. Il nounùt tant de chiens,tant de chevaux. Si on veut faire bien travail-ler des chevaux j il foui les bien nourrir. Nour-rir des bestiaux. Nourrir des poulets , despigeons. Nourrir des vers à soie , etc.
On dit, que Des enfons ne sont pas nourrisdans une maison, que des écoliers ne sont pasnoun'is dans un Collège,pour dire, qu’lis n’ysont pas suffisamment nourris, qu’on ne les ynourrit pas comme il faut.
On dit, qu’On est bien ' nourri, qu’on estmal nourri en quelque endroit , pour dire, qu’Ony fait bonne chère, mauvaise chère. Cela ne scdit que des pensions ou des auberges.
(fn dit proverbialement, qu 'Il n'y a pointde si petit métier qui ne nourrisse son maître,pour dire, que Pour peu qu’on travaille, ongagne de quoi vivre.
On 'dit, qu’Un Pays en nourrit un autre]pour dire, qu’il le fournit ordinairement dovivres. La Sicile nçurrissoit Rome. La Beauceet VÎh de France nourrissent Paris .
On dit aussi d’Une teire,' d’un héritage,'qujls nourrissent toute une famille, pour dire,qu’ils fournissent de quoi la faire subsister. 5cmjardin le nourrit. Cette terre nourrit toute safamille.
On 'dit, que Le bois nourrit le (eu,"pourdire, que l e bois entretient le feu, le fait sub-sister ; que La pommade nourrit la peau , pourdire, qu’Ellc l’entretient en bon état.
On dit aussi fignrément : L’espérance nour-rit Vamour. L’amour se nourrit d'espérance.Les services mutuels nourrissent l'amitié.
Nourrir, se dit aussi d’Une femme qui donneà téter à un enfant. C’est elle qui l’a nourri.File lui a nourri trois enfons. Une mère quinourrit son enfant , est doublement sa mère.Elle a nourri entièrement cet enfant. Elle neVa nourri qu'à moitié. Lu nourrice qui a achevéde le nouri'ir.
On dit aussi, qu’Une femme ne saurait now'-rir d’enfans, pour dire, qu’Elle ne sauroit lesélever jusque hors de l’enfance.
Nourrir , signifie aussi figurément, Instruire,élever. Il fout avoir soin de nourrir les enfansdans les sentimens de piété et d'honneur. Il aété nourri dans l'amour de la vertu , dans l’a-version du vice. On disoit autrefois, Il a étébien nourri, mal nourri , pour dire, U a étébien élevé, mal élevé.
On dit figurément, qu 'Un homme nourritun serpent dans son sein, pour dire, qu’il élèveun ingrat, un méchant qui le perdra, qui leruinera quelque jour.
Nourrir , se dit aussi figurément, en par-lant Des choses qui servent à former, à façon-ner l’esprit, les mœurs, etc. La science, labonne lectwe, la conversation des honnêtesgens nourrit l’esprit. Se nourrir de la lecturedes bons livres. Se nourrir.de la parole de Dieu .
Nourrir, en termes de Peinture. C’est met-tre les couleurs avec une'certaine abondancequi donna le moyen de les mêler a,sèment, de
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les empâter. Nourrir le trait, C’est éviter lamaigreur et la sécheresse. -
On dit, Nourrir une action, pour, Fournirun supplément de finance au capital duneaction.
Nourri, ik. participe.
Ou dit par plaisanterie, qu’Un homme estbien nourri, pour dire, qu’il a beaucoup d’em-bonpoint.
On dit, que Du blé, que du grain est biennourri, pour dire, qu’Ii est bieji plein, bienrempli.
Et on ditd’Un style riche, plein, abondant,que C'est un style nourri. On dit de même,Un ouvrage îiourri de pensees, de réflexions ,■et, Un çcrivain nourri des bons auteurs.
Les Maîtres qui apprennent à écrire, disent,qu’Une lettre est bien nourrie , pour dire, queLes traits ont beaucoup 'de corps; et, qu’Ellen’est pas bien nourrie, pour dire,qu’Elle estplus déliée qu’il ne faut.
En termes de Rluson, il se dit Des plantesqui ne montrent point de racines, et des fleursde lis dont la pointe d’en bas ne paroit pas.
En termes de Peinture, Une couleur nour-rie, est une couleur bien empâtée; Un traitnourri, est Un trait qui n’est pas trop fin.
N OURél Ï$,S A G E. s. ni. Terme d’Économîeturale. Il est principalement d’usage dans. LeNourrissage des bestiaux ,pour dire,Le soin etla manière de nourrir et d’élever les bestiaux.
NOURRISSANT, ANTE. adj. Qui sustente,qui nourrit beaucoup. Une viande bien nour-rissante. Cette viande contient des sucs biennourrissons. Ce consommé est fort nourrissant.Cela n'est pas assez nourrissant.
NOURRISSON, subst. m. Enfant qui est ennourrice. C'est une bonne nourrice , elle nemanquera pas de nourrissons. EUe a rendu sonnourrisson.
On appelle figurément Les Poètes, Les nour-rissons des Muses.
NOURRITURE, s. f. Aliment. Bonne nour-riture. Mauvaise nourriture. Nourriture succu-lente. Prendre de la nourriture. Il est bien ma-lade, il ne prend plus de nourriture. Il meurtfoule de nourriture.
Prendre nourriture, se dit aussi en parlantDe quelques parties du corps, lorsqu ayant été'affectées et malades, elles viennent à se rétablirdans l’état où naturellement elles doivent être.5on bras ètoit desséché , mais il recommence àprendre nourriture. Sa main ne prend plus denourriture.
La même chose se dit en parlant Des arbreset des plantes. Cet arbre prend nourriture. Une prend point de nourriture.
On dit d’Une nourrice, qu’Eile a fait deuxnourritures du même lait, pour dire, quElle aallaité deux enfans du même lait,
On dit, Stipuler par contrai de mariagetant d'années de nourriture, pour dire, Faireinsérer dans le contrat qu’on sera nourri duranttant ‘d’années.
On dit aussi, Faire des nourritus'es , pourdire, Nourrir, élever du bétail, de la volaille
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dans une terre, dans une maison de campagne.C’est une terre propre à y faire des nourritures.
Nourriture, s’emploie quelquefois au fi-guré. L'esprit a besoin de nourriture aussi-bienque le corps.
En parlant De l’éducation d’un jeune enfantmal e'ievé, on dit en plaisantant à celui qui ena pris soin, Vous avez fait là une belle nour-riture.
On dit proverbialement, Nourriture passenature, pour dire, que La bonne éducationpeut corriger les défauts d’un mauvais naturel.
NOUS. s. des 2 genres. Pronom de la pre-mière personne, qui est le pluriel de Je ou MoiNous disons. Nous allons. Nous nous en allons.Nous en irons-nous? Nous ne nous voyonsplus. Nous-mêmes. Quant a nous. Que faisons-nous ici? C'est l'avantage des uns et des au-tres, aussi-bien d'eux que de nous . Il s'en rap-porte à nous. Faites-nous savoir de vos nou-velles. Il tient cela de nous. La chose dépendde nous,
On dit encore, Entre nous ; je vous l'avoueraientre nous , pour dire, Gardez-moi le secretià-idessus, ceci ne doit pas nous passer. On ditdans le même sens, Entre nous soit dit.
On dit, Nous autres, pour dire, Ce quonous sommes de personnes du même côté*, dumême avis, du même rang. Vous allez jouer,nous autres nous allons à la promenade. Vousdésirez une grande opulence , nous autres noussommes contens du pur nécessaire.
Nous, s’emploie aussi au lieu du singulierJe et Moi, par le Roi dans les Ordonnances,Édits, Déclarations, etc. Nous vous mandons,Nous vous enjoignons ; Par les Juges dansleurs Jugemens, par les Evêques " dans leursMandcmens, par les personnes qui ont carac-tère et autorité : Nous tel, certifions. Nous tel,déclarons. Les Auteurs le disent quelquefois enparlant d’eux-mêmes.
NOUVEAU ou NOUVEL, adjectif masc.NOUVELLE, adj. f. Qui commence d etre oude paroître. On dit Nouveau devant un nommasculin qui commence par une consonne ouun h aspiré. On dit Nouvel devant un nommasculin qui commence par une voyelle ouun h muet. Un nouveau jour, le nouvel an.Vin nouveau. Blé nouveau. Fruit nouveau. Li-vre nouveau. Nouveau dessein. N’avez - vousrien, ne savez-vous rien, ne nous dires-i/cit*rien de nouveau? Q u ’y a-t-il de nouveau ?Nouvel armement. Nouvel accident. Nouvelhommage. Nouveau harnois. Nouvelle inven-tion. Nouvelle relation. Mode nouvelle. Piècenouvelle. Nouvelle manière. Nouvelle édition.Nouvelle découverte. Les Auteurs anciens etles nouveaux.
On appelle, Mots nouveaux, Des mots quicommencent à s’établir, et que l’usage n’a pasencore autorisés.
Un habii nouveau, signifie. Un habit d’unenouvelle mode; Un Nouvel habit, Un habîtdifférent ‘de celui qu’on avoit auparavant; et,Un habit neuf , est un habit qui n’a point ouqui a peu servi. L'habit que vous avez est nou-