i8a OC T
ht Pentecôte, la Fête-Dieu . Pendant l’Octavedu Saint Sacrement. Le -premier jour, le der-nier jour de Voctave. Prêcher une octave. Prê-cher l’octave.
On appelle encore particulièrement, Octave ,Le dernier pur de L’octave, qui répond aujour de la Fêle qu’on célèbre. C'est aujour-d'hui Voctave du Saint Sacrement. Le jour deVoctave.
OCTAVE, s. f. Terme de Musique, qui sedit d’Uu ton éloigne d’un autre de huit degrés,les deux extrémités comprises. L’octave d'enhaut. 1 /octave d’en bas. Chanter « Voctave.
il se dit aussi De la cor.sonnance que fontdeux tons éloignés l’un de l’autre de huit de-gre's, les deux extrémités comprises. L’octav$est le plus parfait de tous les accords. Deux oc-taves de suite sont vicieuses en musique.
II se dit aussi De tous les huit degrés prisensemble. Parcourir toute Voctave.
On appelle Double octave , l’octave de l’oc-tave, etc.
Octave , se dit aussi Des stances de huitvers dans la Poésie Italienne. Les Poèmes de.VAriostc et du Tasse sont distribués par octaves.
OCTAVO. Voyez In.
OCTÂVON, ONE. s. Celui ou celle qui pro-vient d’un Quarteron et d’une Blanche, oud’uu Blanc et d’une Quartcrone.
OCTIL, adj. m. Terme d’Astronomie , qui ne sedit que dans cette phrase, Aspect octil, poursignifier, La position de deux planètes qui sontéloignées l’une de l’autre de la huitième partie'du Zodiaque, ou de quarante-cinq degrés.
OCTOBRE, s. m. Le mois qui étoit le hui-tième de l’année, quand elle commmçoit aumois de Mars, et qui est le dixième h présent.Au mois d’Octobre. En octobre. Octobre atrente-un jours. Le premier , le deuxième jourd'Octobre. Le deux d'Octobre.
OCTOGÉNAIRE, adj. des 2 genres. On nes’en sert guère qu’en parlant de l’âge de l’homme,Ainsi on dit, qu’Z/n homme est octogénairepour' dire, qu’il a quatre-vingts ans.
Il est aussi t^ielquefois substantif, et si-gnifie Celui qui a quatre-vingts ans. C’est unoctogénaire.
OCTOGONE, adj. des deux genres. Qui ahuit angles et huit côtés. Figure octogone.
Il est aussi substantif masculin. Un octo-gone. Un octogone parfait Octogone régu-lier. Octogone irrégulier.
OCTROI , s. m. Concession. Il ne s’emploieguère que dans les Lettres de-Chancellerie, etdans les affaires de Finance. L'octroi des privi-lèges appartient au Prince. Le Prince a révo-que cet octroi. Lettres d'octroi.
On appelle Deniers d’octroi , ou simplementOcii ois au pluriel, Certains deniers que le Roipermet aux villes de lever sur elles-mêmes.pour l’entretien et la réparation des murailles,ponts, chemins , et pour d’antres besoins pu-blics.
OCTROYER, v. a. Il sc conjugue commeEmplcyeii. Concéder, accorder. U n’est plusguère d’usage que clans le style de Chancellerie
ODE
et do Finance. Octroyer une grâce, une de-nande. Les Etats octroyèrent une levée de tantde millions. T e Roi a octroyé deux liards pourlivre à telle Ville , sur toutes lès marchandisesqui y entrent.
Octroyé, ée. participe.
OCTUPLE. adj.des 2 genres. Qui contienthuit fois. Seize est octuplc de deux.
OCTUPLER. v. a. Répéter huit fois*
OC U
OCULAIRE.adj.des 2 genres. U n’estgucred’usage dans le discours ordinaire qu’en cettephrase, Témoin oculaire, qui se dit d’Uneper-sonne qui rend témoignage d’une chose qu ell ■a vue de scs propres yeux. J’en suis témoinoculaire. J’en parle comme témoin oculaire.
En parlant de lunettes d’approche, on ap-pelle Vene oculaire , Le verre destiné à êtreplacé du coté de l’œil. On l’emploie aussi ausubstantif. L’oculaire de cette lunette est cassé.
OCULÀIREMZNT. adv. Par le secours deses propres yeux. Je m’en suis convaincu ocu-laireniC 7 it. Il est de peu d’usage.
OCULISTE, s. m. Celui qui fait professionde connoître les différentes maladies de l’œil, etde les traiter. C’est tm très-bon Oculiste , untrès-habile Oculiste .
Il se prend aussi adjectivement. Médecinoculiste. Chirurgien oculiste.
OCULUS-CHRISTI. Voy. OEil -de-Christ.
OCULUS-MUNDI. s. m. Espèce d’onyx na-turellement opaque, mais qui, plongé dans, eau, dew’ent transparent, et conserve mêmeuielque temps sa transparence quand on Tatiré de l’eau.
O D À
ODALISQUE ou ODALTQUE.s. f.Femmdu séçail desliuée aux plaisirs du Sultan .
ODE
ODE. s. f. C’étoit chez les Anciens un Poèmelyrique, c’est-à-dire, fait pour être chanté.Dans la Poésie Françoise, c’est, chez les Mo-dernes, un Poème divisé par strophes ou stancesde môme mesure et de même nombre de vers.Ode héroïque , dont le style doit être noble etélevé; Ode anacréontique , dont le style doitêtre léger et facile. Ode bachi/iue. Les odes dePindarc, d'Horace , de Malherbe. Faire uneode. Composer une ode. Ode é la Fortune.
ODÉUM, ou O DÉON. s. m. Terme d’Anti-quité. Espèce de Thé-ire que PéricLès avoit faitbâtir dans la Ville d’Athènes .
ODEUR, s. f. Senteur. Donne odeur. Mé-chante, mauvaise odeur. Odeur forte. Odeurqui efttéte. Odeur douce, suave. Odeur agréable.Cela n’a point d'odeur. I/odeur de la rose, desparfums. Je ne saurois souffrir cette odeur.
Odeurs, au pluriel, se prend quelquefoispour Toutes sortes de bonnes odeurs. AinsiTon dit, qu’ï /71 homme craint les odeurs , pourdire, qu’il craint même celles qui seroientagréables pour d’autres que lui.
On dit figurémeiit, qu’Un homme est en
OEC
bonne odeur, en mauvaise odeur , pour dire,'qu Lu homme est en bonne réputation, enmauvaise réputation. Et figurément encore, 0:1dit, qu Une chose seroit de mauvaise odeurdans . le public , pour dire,que Le public seroitmal édifié, qu’il auroit mauvaise opinion de ce-lui qui la feroit.
On dit d’Unc personne qui, ayant vécusaintement, est morte de meme, qu'Ellc estmorte en odeur de sainteté.
ODI
ODIEUSEMENT, adverh. D’une manier*odieuse. Ce que j’ai dit a été interprété, odieu-r.ement.Ils est comporté odieusement dans cetteafjiiire.
ODIEUX, EIJSE. adj .Haïssable, qui excitel'aversion, la haine, l’indignation. Un hommeodieux. Se rendre odieux. Devenir odieux. Celae. t odieux. C’est une chose odieuse. Tl est odieuxde plaider contre sa promesse. Ce discours estodieux. Les mèchans sont odieux à tout lemonde. La mémoire des méchans est odieuse.La vie lui est devenue odieuse.
E11 parlant Des comparaisons qu’on fait d’unepersonne avec une autre, on dit proverbiale-ment, que Toutes comparaisons sont odieuses ,parce qu’ordinairement Tune des deux person-nes croit avoir sujet de s’en plaindre , et quel-quefois toutes les deux.
. ODIN . s. m. Principale Divinité des anciensDanois, et qniétoit le Dim de la Guerre. Il estsouvent parlé d’Odin dans VEdda,
ODO
ODOMÈTRE, ou COMPTE-PAS. subst.m.*Instrument qui sert à mesurer le chemin qu’ona fait, soit à pied, soit en voiture.
ODONTALGIE. s. f. Terme de Chirurgie ,Douleur des dents.
ODQNTALGIQUE. adj. des 3 g. Qui se ditDes remèdes propres à calmer la douleur de*dents.
ODONTOÏDE, adj. Qui a la forme d’unedent.
ODORANT, ANTE. adj. Qui répand unebonne odeur. Les fleurs odorantes. Tl y a desbois odorans. Le cèdre est un bois odorant. Ilest plus d’usage en Poésie qu'en Prose.
ODORAT, s. m. Le sens qui a pour objetles odeurs. Odorat excellent, subtil , fin. Il n’apoint d’odorat. Cela blesse Vodorat.
ODORIFÉRANT, ANTE. adj. U signifie lamême chose qu Odorant, et il s’emploie enProse beaucoup plus qu’en Poésie. Des pttr-fujiis odortjéi'aïis. Des aromates oâorijérans.
OEC U
^ OECUMÉNICITÉ. s. fém. ( Pron. Ecumèai-cite. ) Qualité de ce qui est œcuménique. L’oecu -memcitè d'un Concile.
OECU?.IÉNIQUE. adj. des 2 g. Universel,de toute la terre habitable. U n’est guère d'u-sage que dans cette phrase, Concile cecumé-niqkie, pour dire, Concile de l’Église univer-selle.