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Tome second. L - Z.
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seau qui parle, qui chante, qui siffle. Un oi-seau qui couve. Un oiseau qui a des petits. Cesoiseaux sont drus, ils s'envoleront bientôt. Unecollection d’oiseaux. L’oiseau Mouche. L'oiseaude Paradis.

On appelle, en style poétique, l’Aigle , l’oi-seau de ïlupiter ; le Paon, l’oiseau de Junon •la Chouette, l’oiseau de Minerve; et le Pigeon,Voiseau de Vénus.

Oh appelle populairement Le bœuf, L’oi-seau de Saint Luc.

On dit proverbialement, pour se moquer'd’Un homme laid qui se pavane, ou d’un solqui fait le personnage ; Ne voilà-t-il pas encoreun bel oiseau! Il est familier.

On dit proverbialement d’Un homme quiest dans un état incertain, et sans savoir cequ’il deviendra, qu’ZZ est comme Voiseau surlu branche.

On dit proverbialement, Labelle plume faitle bel oiseau , pour dire, que Les beaux habitsparent et servent à relever la bonne mine. Ondit aussi proverbialement, que La belle cagene nourrit pas l'oiseau , pour dire, que Cen’est pas assez d’être bien logé, qu’il faut en-core être bien nourri.

On dit aussi proverbialement, que Petit àpetit l'oiseau fait soit nid, pour dire, qu’Onfait sa fortune'peu à peu; et qu*^4 chaque oi-seau son nid est beau , pour dire, que Chacuntrouve sa maison, sa demeure belle.

On dit encore proverbialement, en parlantd’Un homme qui s’est évadé d’une prison,d’un lieu où il étoit comme en prison, queL’oiseau n'y est plus r que Voiseau s’est envolé.On dit dans le même sens, Les oiseaux sontdénichés.

On dit proverbialement, Il a battu les buis-sons , et un autre a pris les oiseaux , pour dire,Il a eu bien de la peine, et un autre en a eu leprofit.

On appelle en termes de Dessin , de Pein-ture, Plan « vue d'oiseau , Un objet» un des-sin représenté tel qu’on le verroit, si l’on étoitélevé perpendiculairement au-dessus commeun oiseau. Il a dessiné cette Ville à vue d’oi-seau.

À vol n’oiSEATJ. Phrase adverbiale. En ligne“droite. De Paris à Rouen , il n'y a que vingtlieues, à vol d’oiseau.

Oiseau, so prend quelquefois absolumentpour Un oiseau de proie. Un oiseau dresse pourla chasse. Oiseau niais. Oiseau hagard. Oiseaumué. Vieil oiseau. Oiseau de haut vol. PorterVoiseau. Faire voler Voiseau. Dresser un oi-seau. Un oiseau dressé. Un oiseau qui vole laperdrix , qui vole le lièvre, qui vole le héron ,qui vole la corneille. Un oiseau qui pn'end l’es-sor. Chasse à Z'oiseau.

On appelle Oiseau branchier , Celui qui n’aencore que la force de voler de branche enbranche ; Oiseau dépiteux , Celui qui ne revientpas quand il a perdu sa proie ; Oiseau J’échappe,Celui qui est venu d’ailleurs que de ceux qu’onélève; Oiseau Je leurre, Les faucons, les ger-fauts,.et en général tous ceux qui servent à la

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liante voîcrie ou à la fauconnerie proprementdite: on les appelle ainsi, parce qu'ils sontdressés à revenir au leurre, et pour les distin-guer de ceux qu’on nomme Oiseaux de poing ,tels que Les autours, les éperviers, qui sontdresses à revenir sur le poing.

On dit : Reclamer un autour , et leurrer unfaucon. L’usage des oiseaux de leurre est plusnoble, et coûte beaucoup plus que celui des oi-seaux de poing , qui demande moins d’appa-reil, est toujours plus utile, et souvent plus-amusant,

On dit proverbialement, Ce n'est pas viandepour vos oiseaux ; et cela se dit, soit pour faireentendre h quelqu’un que la chose dont onparle est trop bonne pour un homme commelui, soit pour lui faire connoître que ce quel’on dit excède sa capacité. Ne touchez pas àcela, ce n’est pas viande pour vos oiseaux. Cediscours-là vous passe, ce n’est pas viandepour vos oiseaux.

On dit proverbialement et figurém., qu’Unhomme est battu de l’oiseau , pour dire, qu’il aété décourage , rebuté par une suite de mau-vais succès, ou par quelqu’un obstiné à luinuire.

TiBEn l’oiseAU , se dit d’Un certain exerciceoù l’on propose un prix pour celui qui abatd’un coup de fusil, ou d’un coup de flèche, lafigure d’nn oiseau attachée au haut d’une per-che , ou placée sur un poteau.

Oiseau de Paradis. Constellation de l’hé-misphère austral, qui n’est point visible dansnos climats.

OISEAU. subst. m. Instrument dont les ma-nœuvres se servent pour porter le mortier surleurs épaules. Porter Voiseau. Cet Architectequi est si riche a porté Voiseau.

QISELER. verbe a. Terme de Fauconnerie .Dresser un oiseau pour le vol.

Il signifie aussi , Tendre des filets , desgluaux, etc. pour prendre des oiseaux : en cesens il est neutre.

Oisele, ée. participe.

OISELEUR, s. m. Celui qui fait métier deprendre des oiseaux à la pipée, aux filets, ouautrement. Les filets d’un Oiseleur. Autrefoisce mot signifioit, Celui qui aime la chasse àl’oiseau; et en ce sens il ne so dit aujourd’huique lorsqu’on parle de Henri Duc de Saxe, Roide Germanie, appelle Henri l’Oisefeur.

OISELIER, s. m. Celui dont le métier estd’élever et de vendre des oiseaux. A la solen-nité de Ventrée des Rois , le Corps des Oiseliersde Paris étoit obligé de lâcher cinq cents petitsoiseaux, auxquels ils rendoient la liberté.

OISELLERIE, s. f. Art de prendre et d’élff-ver des oiseaux. Il entend bien l’oisellerie.

OISEUX, EUSE. adj. Qui par goût, ou parhabitude, ne fuit rien, ou ne fait que des riens.Gens oiseux et fainéans. Mener une vie oiseuse.

Il se dit aussi Des choses, et dans ce sens, ilse prend pour, Inutile, qui n’est bon à rien. Selivrer à des goûts oiseux. Des disputes oiseuses.Des occupations oiseuses . Des considérationsoiseuses.

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On dit, En fait de style, Une épithète oi-seuse , des omettions oiseux, Qui ne servent enn’en à la pensée.

On appelle, Paroles oiseuses , Des discours,des entretiens de choses vaincs et inutiles. Cesont paroles oiseuses.

OISIF, IVE. adj. Qui ne fait rien, qui n'apoint d’occupation. L n homme oisif. U ne fautpas qu’un jeune homme se tienne oisif, soit oi-sif. Une vie oisive. Vous voilà bien oisif.

U sc dit aussi De certaines choses, pourmarquer qu'on n’en fait point d’usage. La va-leur est oisive pendant la paix. Il y a bien destalens oisifs. Toutes les vertus civiles sont oi-sives dans la solitude. En ce sens on dit, Lais-ser son argent oisif , pour dire, Laisser sonargent sans le faire profiter.

OISILLON , s. m. Petit oiseau. Il n’est quedu style familier.

. OISIVEMENT, adv. D’une manière oisive.

OISIVETE , s. f. Etat de celui qui est oisif.Demeurer , lannuir, croupir dans l'oisiveté. Ilne fait cela que pour éviter l’oisiveté. Vivre dansune honnête oisiveté. Vivre dans une molleoisiveté.

Oisiveté , se prend quelquefois, pour l’Ha-bitude de l’inaction, et en ce sens on dit, L'oi-siveté est la mère de tous les vices ; et prover-bialement, L’oisiveté est mère de tous vices.

OISON, s. m. Le petit d’une oie. Un jeun£oison. Un petit oison. Un oison farci.

On dit figurément et familièrement, qu’ï/aepersonne est un oison , un oison bridé , qu 'Ellese-laisse ?nener comme un oison , pour «.lire,que C'est un esprit borné, à qui on fait fairetout ce qu’on veut,

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OLÉAGINEUX, EUSE. adject. Huileux. Iln'est guère d’usage que dans lestyle didactique,et pour signifier Ce qui est de substance hui-leuse. Ce bo-s est oléagineux, de substance oùùi-gineuse. Matière oléagineuse.

OLÉÀNDRE , ou ROSAGE, subst. m. ouROSÀGINE, s. f. Arbrisseau aquatique. Scsfeuilles ressemblent d celles du laurier. Sesfleurs sont disposées en rose, et son fruit a laforme d’une amande. L'oléandre est regardécomme un dangereux pçison.

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OLFACTIF , IVE. adj. Appartenant à l’odo-rat. Les nerfs olfactifs. C’est un terme d’Ana-lomie. On dit aussi, Nerfs olfactoires.

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OLIBAN. s. m. C’est le premier encens quidécoule de l’arbre, en larmes nettes de couleurjaunâtre. L’encens de cette première qualité estaussi appelé, JEncens mâle.

OLIBRIUS, s. m. Pédant, celui qui fait l’en-tendu. Il est du style familier.

OLIGARCHIE, s. f. Gouvernement poli-tique, où l’autorité souveraine est entre lesmains d'un petit nombre de personnes. L'Aris-tocrate dégénère quelquefois en Oligarchie .