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Tome second. L - Z.
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OLI

OLIGARCHIQUE, adj. des 2 genres. Quiappartient à l'oligarchie. Etat oligarchique.Gouvernement oligarchique.

OLIM. Mot emprunté du Latin, qui signi-fie, Autrefois y et dont on se sert comme d’unsubstantif pluriel, pour désigner Les anciensregistres du Parlement. Les olim furent com-mencés en nul trois cent treize par Moiïtlnc ,Greffier duParlement. Les registres olim. Con-sulter les olim.

OLINDE. s. f. Sorte de lame d’épée. Lesolindes viennent de la Ville d'Olitule dans leBrésil .

OLINDER. v. n. Tirer l’épée pbur se battre.C’est un homme qui ne cherche qu’à olinder.U est familier.

OLINDEUR. S. m. Bréteur, ferrailleur, quiaime U olinder.

OLIVAISON, s. f. Saison où l’on fait la ré-colte des olives.

OLIVATRE, adj. des 2 genres. Qui est decouleur d'olive, jaune et basané. Il a le teintolivâtre , le visage olivâtre. Il n’est guère d’usagequ’en parlant De la couleur de la peau.

OLIVE , s. f. Sorte de fruit à noyau, donton tire de l'huile, et qui est bon à manger,quand il est préparé d'une certaine façon. Olivenuire. Olive verte. Olive de Lucqucs. Olived’Espagne. Olive de Vérone . Olives charnues.Les olives en mûrissant deviennent de couleurde pourpre , et presque noires. Les olives com-mencent à noircir. Fouler les olives. Mettre lesolives au pressoir. De Vhuile d'olive. La chairdes olives. Des noyaux d’olives. Cueillir de<olives. Quand on dit, Un baril d'olives, unplat d’olives , on entend Des olives vertes con-fites dans de la saumure. Et quand on dit,Couleur d’olive , on entend parler d’Une cou-leur verdâtre qui tire un peu sur le jaune.Drap de couleur olive. Drap couleur d'olive.On appelle Boutons faits en olive, Des boutonsqui ont la figure d’une olive.

Olive , sc dit aussi quelquefois pour Olivier,1 n rameau d'olives. Le Jardin des Olives. L’o-live est le symbole de la paix. En ce sens lesPoêles disent figurément, Joindre Volive auxlauriers , pour dire, Faire la paix après desvictoires.

On appeloit autrefois Olives , D’anciennesembouchures de cheval, qui sont aujourdlmihors d’usage. Olives à couplet, à pignatelle,etc.

Olive , se dit en termes d’Architecture, Decertains ornemens en forme d’olives, qui sontsur les astragales.

OL 1 VÈTE. s. f. Plante qui ressemble aufenugrcc, et qui porte sa graine en tête <ommele pa\ot. On tire de celte graine une huilebonne à manger.

OLIVETTE^, s. f. pl. Espèce de danse enusage chez les Provençaux, après qu’ils onlcueilli les olives. Elle se danse par trois per-sonnes qui courent l’une après l’autre, en ser-pentant autour de trois oliviers. Danser lesolivettes.

OLIVIER, s. m. L’arbre qui porte les olives.Olivier franc. Olivier sauvage. Planter des oli-

O MB

vîers. Enter des oliviers. Les oliviers ne vien-nent que dans les pays chauds. Uit plant , unbois d’oliviej’s. Une branche d'olivier. Cou-ronne d’olivier. Un cabinet fait de bois d'oli-vier. Une table d’olivier. Une boite de racined'olivier.

O LL’

OLLAlRE. adj. fém. Il se dit d’Une pierretendre et facile à tailler. On s’en sert à faire despots. Pierre ollaire.

OLO

OLOGRAPHE, adj. des 2 g. Terme de Pra-tique. Il n’est guère d’usage qu’en celte phrase,Testament olographe, qui se dit d’Un testamentécrit tout entier de la main du testateur.

OLY

OLYMPE, s. m. On appelle ainsi une mon-tagne de Thessalie ; mais ce mot n’est mis icique parce qu’011 s’en sert en Poésie, pour si-gnifier Le Ciel. Ainsi les Poètes disent, LesDieux de l’Olympe , le haut Olympe, du hauîde VOlympe. Son plus grand usage est en par-lant des Dieux du Paganisme.

OLYMPIADE, s. f. Espace de quatre ans, àcommencer d’une célébration des Jeux Olym-piques à l’autre. Les Grecs comptoient les an-nées par Olympiades. Alexandre commença àrégner la première année de la cent onzièmeOlympiade.

OLYMPIENS, adj. plur. Terme d Antiquité .Nom que l’on donnoit à douze Divinités, sa-voir : Jupiter, Mars, Neptune, Pluton, Vul-cain, Apollon, Junon , Vesta, Minerve, Cérès,Diane et Vénus. Il y avoit d Athènes un autelconsacré aux Dieux Olympiens.

OLYMPIQUE, adj. des 2 genres. Il n’estguère d’usage que dans celte phrase, JeuxOlympiques , qui étoieut des Jeux publics ,ainsi nommés, parce qu’on les célébroit auprèsde la Ville d’Olympie en Grèce , dans l’Élidc.Remporter le prix aux Jeux Olympiques. Ga-gner , recevoir la Couronne olympique.

OMB

OMBELLE, s. f. Terme de Botanique . Il sedit De cette partie de quelques plantes qui ontà 1 extrémité de leurs liges de petits rameauxnus, c’est-à-dire, sans feuilles. Les rameauxs’évasent comme les bâtons d’un parasol, etportent les fleurs et les semences. L'unet, le pa-nais , le cerfeuil , ont leur fleur en ombelle.

OMBELLIFÈRE. adj. Terme de Botanique .Il se dit des plantes qui portent des ombellesou des parasols.

OMBILIC, s. ni. Terme d’Anatomie. Syno-nyme de nombril.

Les Botanistes nomment aussi Ombilic , Unenfoncement qui se trouve à certains fruits,comme celui qu’on voit à une poire à la partieopposée à la queue.

OMBILICAL , ALE. adj. Qui appartient,qui a rapport à l’ombilic. Cordon ombilical.Région ombilicale,

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OMBRAGE, s. m. L’amas des brandies etdes feuilles des arbres, qui produit de l’ombre.Ombrage frais, agréable , épais. Ces arbres fontun bel ombrage. On dit poétiquement, Les om-brages rerts, pour dire, L’ombrage que fontles arbres quand ils sont bien garnis de leurs,feuilles.

Il signifie figurément, Défiance, soupçon.Donner de l'ombrage à quelqu'un. Il en a prisombrage. Il en a pris de l’ombrage. Tout luifait ombrage.

OMBRAGER, v. a. Faire de l’ombre, donnerde l’ombre. Ce grand arbre ombrageoit tousles environs.

On dit figurément et poétiquement d’Utfgrand Capitaine qui a remporté plusieurs vic-toires, Les lauriers qui ombragent sa tête, quiombragent son front.

Ombhag-é , ée. participe.

OMBRAGEUX, EUSE. adj. Il ne se dit aupropre que Des chevaux, des mulets, etc. quisont sujets ù avoir peur, et a s’arrêter, ou à sejeter subitement de coté quand ils voient ou’enr ombre, ou quelque objet qui les surprend.Ce cheval est ombrageux. Défaites-vous de cettebête, elle est ombrageuse.

Il se dit figurément Des hommes qui pren-nent trop légèrement des soupçons, de l’om-brage sur des choses qui les regardent, qui lesintéressent. C’est un homme fort ombrageux ,Un esprit ombrageux.

OMBRE, s. f. Obscurité qui est causée parun corps opaque opposé à la lumière, et dontla figure dépend de celle du corps. L’ombre dela terre cause l'éclipse de la Lune . Les ombress'allongent quand le Soleil approche du cou-chant. L'ombre de l'aiguille marque les heuressur un cadran, Se coucher , se reposer , s'en-dormir à l’ombre d’un arbre, d’un buisson. Semettre d l'ombre. Se promener à Vombre. Cetarbre ne fait guère d’ombre, ne donne guèred'ombre. Cette plante aime l’ombre, vient mieuxà l'ombre qu'au soleil. Le soleil chasse les om-bres , dissipe les ombres .On dit communément,que L'ombre suit le corps.

Cndil poétiquement, Les ombres de lu nuit ,pour dire, Les ténèbres; et l’on dit, les om-bres de la mort , l'ombre du tombeau , pour,signifier, La mort, le tombeau.

On dit, que La vie des hommes passe commel'ombre ; et on dit figurément, que Les gran-deurs du monde ne sont qu’ombre et que fa-

mée.

On dit proverbialement et figurément, d’Uiïhomme qui eu suit un autre partout, qu’/ï lesuit comme l’ombre fait le corps , q ne c’est sonombre; et l’on dit d’Un homme qui s’effraie et.s alarme trop légèrement, qu’Jl a peur de sonombre.

Qn dit figurément, Courir après une ombre,pour, Se livrer a une espérance fantastique.

On dit figurément d’CJn homme qui se défiede tout, que Tout lui fait ombre. On dit aussi,Faire ombre d quelqu'un, pour dire, Obscurcirle mérite, le crédit de quelqu’un par un menteplus éclatant, par un plus grand crédit, Il fait