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■ombre à fous ses concurvens. Il n’a pas assez demérite pour faire ombre é personne.
Ombre, sc prend quelquefois pour Projec-tion, faveur. Qu’n-t-il à craindre à l’ombred'un si puissant protecteur?
Ombre, se prend aussi pour Prétexte; et ence sens il ne s’emploie qu’avec la préposition•Sous. Il a attrapé bien des gens sous ombre dedévotion, sous ombre de piété ; sous l’ombre dela dévotion , sous l’ombre d'une piete affectée.
II lui a fait un mauvais tour sous ombre d’a-mitié, sous ombre de lui vouloir du bien.
Ombre, se prend encore pour Apparence. Iln’y a pas ombre de doute, l ombre du doute. Iln’y a pas l’ombre de bon sens. Je n'y vois paslu moindre ombre de difficulté. .L’ombre memedu mal lui fait peur. Les Romains en ce temps-là navoient plus que l’ombre de la liberté. LaRépublique Romaine n’clo.it plus que l’ombrede ce quelle avoit été autrefois.
On dit en ce sens, Prendre l’ombre pour lecorps, pour dire, Prendre l’apparence pour laréalité.
11 se prend aussi pour Signe, figure d’unechose à venir. Les cérémonies et les sacrificesdu vieux. Testament n'étoient que les ombresdes mystères et des vérités du nouveau, Et ence sens il ne se dit qu’en parlant des choses del’ancienne Loi , par rapport à celles de la nou-velle.
Ombre , en termes de Poésie, cl dans le lan-gage des anciens Païens, se prend pour L’âmeséparée du corps. L'ombre d’Achille lui ap-parut. L’ombre de César. L'ombre du GrandPompée. Les pales ombres. Les ombres vaines.Pluton règne sur les ombres. Le Royaume des-ombres. Un Magicien qui èvoquoit les ombres.
Ombre, en termes de Peinture, sc dit Descouleurs obscures qu’on emploie dans un ta-bleau, pour représenter 1rs parties des objetsles moins éclairées, et qui servent à donner durelief aux objets éclairés. Donner des ombresplus ou motus fortes. Ménagei' les ombres. Lesombres sont bien entendues dans ce tableau.Voyez Obscur, Clair-obscur .
On dit figurera, d’un léger défaut, qui n’ef-face point les beautés d’un ouvrage, le mérite.de quelqu’un, que C'est une ombre au tableau.
On appelle aussi Ombre, ou Terre d'ombre ,Une terre brune et noirâtre, qu'on emploiedans la Pointu: e.
Ombres, s. fém- pl. Terme d’Antiquité . LesRomains se servoient de ce mot pour désignerLes personnes que tes convives invités ame-noient avec eux.
OMBRE. Jeu. Voyez Hombre.
OMBRER, y. a. en t r rmes do Peinture, si-gnifie, Distinguer par le moyen du crayon oudu pinceau, ce qui est suppose n’étre pasfrappe de la lumière, d'avec ce qui en estfrappé. Il faut ombrer cela davantage.
Ombré, ÉE- participe.
O ME
OMÉGA. s. m. Nom de la dernière lettre del'Alphabet Grec.
O MR
Il se dit quelquefois figurément el familière-ment., D’un écolier qui est le dernier de saclasse. Cet écolier est toujours Vomèga.
OMELETTE, s. f. OEufs battus ensemble,et cuits 'dans la poêle avec du beurre, du lardou de l’huile. Omelette au beurre. Omehtic aulard. Omelette soufflée. Omelette baveuse.
OMETTRE, v. act. 11 se conjugue commeMettre. Manquer volontairement ou involon-tairement à faire ou à dire ce qu’on pouvoit oudevoit faire ou dire. Je n'omettrai rien de cequi dépendra de moi pour votre service. Je fe-rai tout ce qu’il faut sans rien omettre. Il aomis ce qu'il y avoit de plus important dans lucause. Il a omis deux ou trois mots dans salettre. Prenez garde d’omettre quelque chosed'essentiel. Prenez garde de rien omethe. Pre-nez garde d'omettre , de n’omettre aucune desformalites nécessaires. Gardez-vous d'omettreaucune formalité. C’est un homme qui n’ometrien pour parvenir à scs fins. Ce quiparoit omisdans cette pièce, dans ce contrat , a été omis adessein. J’ai omis de vous dire. Il a omis dé-marquer, de toucher les choses principales. J'o-meffots qu’il a fait , qu'il a dit telle chose. Oupeut omettre le reste de l histoire , cela se devine.
Omis , ise. participe.
OMI
OMISSION, s. f. Manquement h une chosede devoir ou d’usage. Faire une omission. Uneomission considérable dans une matière impor-tante. Ce n’est qu'une fauté d'omission. Omis-siofi volontaire et coupable.
On appelle Péché d'omission , Le péché quiconsiste à ne pas faire ce qui est commandé.On l’oppose h Péché de commission. C’est unpéché d’omission que de manquer à entendre luMesse Un jour de Fctc.
O M N
OMNISCIENCE, s. f. Terme dont les Théo-logiens se servent pour exprimer la couiiois-sanc'c infinie de Dieu .
O MO
OMOPLATE, s. fém. Os de l’épaule plat etlarge. Il avoit l’omoplate rompue.
O MP
OMPHALOCÈLE. Voyez ExomphAxe.
CMPÏlALODES. s. m. Plante qu’on cultivedepuis quelque temps dans les jardius, à causede l’abondance et de la beauté de ses fleurs quisont d’un bleu très-vif. On la nomme aussi Pe-tite Consoude.
OMPHALOPT RE. ad j. T erme d’Opl ique, quise dit Des verres qui grossissent les objets. C’estun synonyme de Lenticulaire.
O M R
OMRÀS. s. m. Titre des Grands Seigneursds la Cour du Mogol.
ONG -
ON
ÔN. Pronom personnel indéfini, et des 2genres, qui marque indéfiniment une ou plu-sieurs personnes, et qui ne se joint jamais qu’a-vec la troisième personne singulière du verbe.On dit que... On raconte. On fait la guerre.Que fait-on céans? Aussi dit-on que. Prendra-l-on cette place? Ce qu’on aime. Si vous faitescela, que dira-t-on? Qu'en dira-t-on? On luia confié un secret. On lui a écrit une lettre ,
Quoique ce nom soit ordinairement suivid’un masculin, comme dans cette phrase, Onn'est pas toujours maître de ses passions, il y ades circonstances qui marquent si précisémentqu’on parle d’une femme, qu’alors On est suivid’un féminin. Exemple, On n'est pas toujoursjeune et jolie. Quand on est jolie, on ne l’igiiorcpas. Il se joint aussi avec le pluriel des et unnom. On n'est point des esclaves, pour essuyerde si mauvais traitemens.
En certaines occasions, pour la douceur dela prononciation, on met avant On 1 article le,dont l’e s’élide. Il faut que Von consente. Sil'on nous entendoit.
On dit proverbialement, qu’£/ne personnese moque du qu’en-dira-t-on , quelle est au-dessus du qu'en-dira-t-on , pour dire, qu’Elleméprise tout ce qu’on pourra dire. Le qu'en-dira-t-on neVètonncpoint.Se moquer du qu'en-dira-t-on.
On dit familièrement, Croire sur un on dit ,sur des en dit ; condamner quelqu'un sur un endit , sur des on-dit ,pour dire, Croire, condam-ner quelqu’un sur un simple rapport, sur desbruits vagues.
Cn dit proverbialement, On est un sot, pourdire, qu’Un rapport vague el sans autorité doitêtre regardé comme une sottise.
ON A
ONAGRA. s. fém. Plante qui nous vient dePAmérique. Elle porte d’assez belles fleurs jau-nes et en rose, mais fort délicates, et qui sontde peu de duree. On la dit astringente et bonnepour arrêter le sang.
ONÀGRE. s. m. Ane sauvage. Les Onagresdu désert.
ONÀGRE. s. m. Ancienne machine de guerrepour jeter des pierres.
O NC
ONC. ONCQUES. adv. de temps. Jamais,Je ne vis onc un si méchant homme. C’est le.plus méchant homme qui fut oneques. Il n’enfut oneques de plus maladroit. Il est vieux.
ONCE. s. f. Poids pesant huit gros. La livrede Paris est de seize onces. La livre Romaineii est que de douze onces. Il y a huit onces aumarc. U y a huit gros à l’once. Cela pèse tantd’onces. Le poids d’une once. Vendre quelquechose à l'once. U ne demi-once.
On dit figurément et familièrement, qu’t/r»homme n'a pas une once de jugement , u.neonce de sens commun, une once de boji sens,pour dire, qu’il n’en a point du tout.