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Tome second. L - Z.
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à ceux avec qui il traite, pour la sûreté.de l’exe-cution d’un traité, d’une convention. ïl ne se'dit proprement qu’en parlant d’Affaires.d’Ftat.On donna six Seigneurs en otage. Il étoit enotage chez les ennemis. On a donné des otagesde part et d'autre. Servir d'otage.

OTÀLGIE. s. f. Terme de Me'decine, quisignifie, Douleur d’oreille.

OTE

OTELLES. s. f. pîur. Terme de Blason . Ondonne ce nom à des bouts de fer ,de lance, dontl’écu est quelquefois chargé.

OTENCHYTE. s. m. Instrument de Chirur-gie . C’est une seringue qui sert k injecter desliqueurs dans l’oreille.

OTER. v. a. Tirer une chose de la place oùelle est. Otez cette table de là. Otez-moi tousces papiers. Otez la nappe. Il a ôté tous sesmeubles de la maison. Otez les chevaux du car-rosse. Otez cet enfant d'auprès du feu. Otez-vous de là. Otez-vous de devant moi. Otez-vous de devant mes yeux. Otez-vous du che-min. Otez-vous de ma place. Il y a trop de boisdans le feu, ôtez-en la moitié.

On dit, Oter son manteau , ses gants , pourdire, Quitter son manteau, ses gants. Et l’ondit aussi, Oter son chapeau , ôter son chapeauà quelqu'un, pour dire, Se découvrir la tête, 'saluer quelqu’un en se découvrant la tête. Otezvotre chapeau. Il m'a ôté son chapeau .

Oter, signifie aussi, Faire cesser, faire pas-ser. Prenez un doiqt de vin, cela vous utei'avotre mal de cœur. Le quinquina ôte la pëvre.J'ai ôté tous les empëcheniens. Cette eau ôte lestaches , ôte les rousseurs.

On dit, Ofez-moi de peine, ôtez-moi d'in-quiétude, pour dire, Tirez-moi de peine, déli-vrez-moi d’inquiétude.

On dit figurëmentj Oter quelque chose del’esprit , de la tête , de la fantaisie , à quelqu'un ,pour dire, Faire en sorte qu’il n’y pense plus,qu’il ne soit plus attaché à la pensée, à l’opi-nion, au dessein qu’il avoit. Vous ne lui ôterezjamais, je ne puis m'ôter cela de l’esprit, de latête. Ôter le pain de la main.

On dit, Oter quelque chose à quelqu’un ,pour dire, Le priver de quelque chose. Je neveux point vous ôter la liberté, la commo-dité . Vous ôtez le pain à cette famille. Vous

m'ôtez le soleil.

On le dit aussi au sens de Délivrer de. Celam'a ôté mon mal comme’ avec la main. Otez-moi celte inquiétude.

On dit aussi, qu’t/n arbre, qu’un mur, etc.ote la vue d’une prairie , d’une rivière, pourdire, qu’il empêche qu’on ne puisse voir laprairie, la rivière.

Oter, signifie aussi, Retrancher. Ce mor-ceau de bois est trop long, il en faut ôter unjùed. Les bords de ce chapeau sont trop grands,il en faut ôtei' un doigt. On lui a ôté un coinde sou jardin. On lui a ôté une partie de saJustice. Qui de six ôte deux, reste quatre.

Ôter, signifie aussi, Prendre par force oupar autorité. Les voleurs lui oui oie son manr

OU-

| teau et son chapeau. On lui a ôlé tout son bien.On lui veut ôter sa Charge. On lui ôte lesmoyens de subsister. On lui a ôté la vie. Onlui ôtera plutôt la vie que de .

. On dit, Ofer l'honneur à quelqu'un, pourdire, Le diffamer par des médisances, par descalomnies. On dit aussi, Oter l'honneur à unefemme , pour dire, La séduire etren abuser.

Ôté , ée. participe.

Oté, fait quelquefois l’office d’une préposi-tion qui porte exception, et il signifie, Hormis,excepté. En ce sens, on le met devant les substan-tifs. Oté deux ou trois endroits , cet ouvrage estexcellent.

OTH

OTIIONNE. s. f. Arbrisseau toujours vert.C’est une espèce de jacobée. La semence en estpurgative.

OU

OU. Conjonction alternative. J'irai aujour-d'hui ou demain. Il paiera ou il ira en prison.L'un ou l’auti'e. Mort ou vif.

Il signifie aussi, Autrement, d’une autnfaçon, en d’autres termes. La Logique ou luDialectique. Son beau-frère ou le mari de sasœur. Bysance ou Constantinople .

Il se joint souvent dans les deux sens avecl'adverbe Bien. Il paiera, ou bien il ira en pri-son. 'Bysance ou bien Constantinople .

OU. adv. de lieu. En quel lieu, en quel en-droit. Quand d sut où il étoit. Dites-moi où estun tel. Où serez-vous tantôt ? Où demeurez-vous? Où allez-vous? Où suis-je? Où a-t-ilpris cela? Il est allé je ne sais où.

Ou, est aussi une particule qui s’emploierelativement aux noms substantifs, pour signi-fier, Dans lequel j auquel, dans laquelle, k la-quelle , dans lesquels , auxquels , dans les-quelles, auxquelles. Le lieu où je suis. La mai-son où je demeure. L’état où je suis. Le lieu oùil va. Ce bonheur , la félicité où il aspire. Letemps où nous sommes. Le siècle où nous sommes.Le siècle ou nous vivons. Les lieux où nous vivons. Ce sont des affaires où je suis intéresse.L'état où vous entrez.

Il signifie aussi, À quoi. Où me reâuisez-vous? Où en suis-je? Il ne sait où il en est. Oùcela nous menera-t-il?

Quand Où se joint avec la préposition De ,il sert k marquer Le lieu, ou la cause, selonles difïerentes matières dont il s’agit. D’où a-t-ilpris cela? D'où tirez-vous cette conséquence?Voilà d’où il tire son origine. D’où lui vientcet orgueil? D’où vient que vous faites tellechose? D’où sa haine procède-t-elle? Le malme vient d'où j'attendois mon bonheur. L’usageautorise aussi, D'où vient faites-vous cela /

Quand il se joint h la préposition Par, ilsert à marquer Le lieu, ou le moyen, selon lesdifïerentes choses dont on parle. Par où avez-vous passé pour aller là? Voilà par où j'aipassé. Par où me tirerai-je d’affaire? Je ne saispar pù je m'en tirerai.

OUB

«TI A

OUAlCHE. s. m. Terme de Marine. Sillaged'un vaisseau. Ce mot s’emploie en plusieursoccasions où 1 on ne diroît pas Sillage. Tirerun vaisseau en outuche, C’est le remorqueravec un autre vaisseau. Traîner un pavillonennemi en ouaiche, C’est le traîner pendant•\ fleur d’eau à l’arrière d’un vaisseau.

OUAlLLE. s. f. Brebis. Ce mot, dans cetteacception, est vieux, et il n’est plus d’usagequ’au figuré, en parîantd’nn Chrétien par rap-port à son Pasteur, à son Supérieur spirituel,ou <i son Evêque. Voilà une de vos ouailles.Un bon Pasteur a soin de ses ouailles. Lesouailles connaissent la voix de leur Pasteur.

■ e Pasteur est allé chercher son ouaille égarée.oon plus grand usage est au pluriel.

OUÀIS. Interjection qui marque de la sur-prise. Ouais, cet homme-là fait bien le fer.Ouais, cet homme le prend sur un haut ton. Ilest familier. '

OUATE, s. f. (On dit plus communément

■ ’uefe. ) Espèce de coton plus fin et plus soyeux-tue le coton ordinaire, et que l'on met entredeux étoilés. Il y a aussi de la ouate de soie.U ne camisole d’ouate. Une jupe doublée d’ouate.Ü ne couverture d’ouate.

On écrit et on prononce communément, Dela ouate, ou de la ouète.

OUATER. ( Ouéter. ) v. a. Mettre de la ouateentre une étoffe et la doublure. Ouater unerobe, un couvre-pied.

jOuaté, Oüété, ée. participe.

OUB

OUBIE-R. s. m. Nom d’une des dix espècesprincipales de faucons.

OUBLI , s. m. Manque de souvenir. Un pro-'fond oubli. Un long oubli. Un éternel oubli.Mettre en oubli. Ensevelir dans l'oubli. Tirerde l’oubli.

Selon la Fable, on appelle Le fleuve d’.oubli^Un fleuve que les Anciens supposoient êtredans les Enfers, et dont les eai*x avoient lafaculté de faire oublier toutes choses. On l'np-pe : le autrement Le Léthé.

OUBLlANCE. s. f. Oubli, faute de mémoire.11 est vieux.

OUBLIE, s. f. Sorte de pâtisserie qui estfort milice, de figure ronde, et que l’on cuitentre deux fers. Cela est mince comm^ une ou-blie. Une main d’oublie. Crier des oublies. Uncorbillon d'oublies. Marchande d’oubli es.

OUBLIER, v. a. Perdre le souvenir de quel-que chose. Je savais tesit cela par cœur , je l’a»oublié. Oublier sa leçon. Il apprend, facilement,et oublie de même. Vous avez oublié de venirce matin. J'avois oublié de vous dire tellechose , de vous dire que..*..

On dit, Oublier l’heure, pour dire, Laisserpasser par inattention l’heure où l’on avoitquelque chose u faire. J'avois un rendez-vous,j’ai oublié l’heure.

On dit, Oublier une injure, une offense,pour dire, Ne garder plus de ressentiment