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Tome second. L - Z.
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tuellenaent d’observer et de maintenir. Signerles Pacta conventa.

PACTE, s. m. Convention. Il y a pacte entreeux. C’est un pacte exprès. Un pacte tacite.Faire un pacte. On prétendoit qu’il avoit unpacte avec le diable. Renoncer au pacte.

FACTION, s. fém. Terme de Jurisprudence ,pacte. Faction secrète. Faction illicite.

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PADOU, s. m. Ruban tissu moitié de fil et■moitié de soie; ainsi appelé, parce que les pre-miers rubans de cette sorte qui parurent enFrance, venoient de Padoue, ville d'Italie . Hne faut pas du ruban de soie, il ne faut que dupadou pour border cetie étoffe.

PADOUÀNE. s. fém. Tenue d’Antiquaire,Nom que l’on donne à un nombre de médaillesqui ont été parfaitement contrefaites d’aprèsl’Antique par un Graveur de Padoue . Les coinsdes Padouanes sont au cabinet de Sainte Ge-neviève de Paris. Cette médaille ti’est pas anti-que , c’est une Padcuane.

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PAGAIE. s. ni. Rame dont se servent lesIndiens pour faire aller leurs pirogues.

PAGANISME, s. m. Idolâtrie, religion desPaïens, culte des faux Dieux. Durant les ténè-bres du Paganisme. Les superstitions du Paga-nisme .

PAGE. s. f. Urt. des côtés d’un feuillet depapier ou de parchemin. Grande page. Petitepage. Remplit' la page. Cela tiendra tant del>ages. La seconde page ètoit blanche.

Il se prend quelquefois pour L écriture con-tenue dans la page même. Il faut tenir, il fautfaire la page plus longue d’une ligne. La pre-mière page de ce discours est admirable.

PAGE. s. m. Jeune Gentilhomme servan'auprès d’un Roi, d’un Prince, d’un Sei-gneur , etc. dont il porte la livrée. Petit Page.Grand Page. Page de la chambre du Roi , ousimplement, Page de la Chambre. Page de laReine. Le Gouverneur des Pages. On Va misPage. Chdtier , renvoyer un Page. Ce Princefait bien élever ses Puges. Avoir les chausses dePage. Il a été nourri Page d’un tel II est sortide Page. Il est hors de Page.

On appelle, Un tour de Pa^fe,Un toux d es-pièglerie.

On dit proverbialement d’Un homme hardijusqu’à l’impudence, qu’il est effronté commeun Page de Cour.

On appelle chez le Roi ? Le hors de Page,

récompense qu’on donne aux Pages qui sor-tent de service.

On dit figurém., Hors de Page , pour dire,Hors de la puissance, hors de la dépendanced’autrui. On la mis hors de Page. Il s’est mishors de Paqe. Il n’est plus en puissance de tu-teur. il est hors de Page.

On appelle chez le Roi, Pages de la Mu-sique , De jeunes enfans élevés pour apprendrela Musique, et pour chanter devant le Roi-

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Page de la Musique de là Chambre. Paqe de laMusique de la Chapelle.

PAGNE, s. m. Morceau de toile de coton,dont les Nègres et les Indiens qui vont nus,s’enveloppent le corps depuis la ceinture jus-qu’aux genoux.

PÀGNON. s. m. Drap noir très-fin, fabri-qué a Sedan , auquel on a donné le nom dufabricant.

PAGNOTE. subst. m. Poltron, lâche. C'estun vrai pagnote , un franc pagnote. Il est fa-milier.

On dit figurément et proverbialement, Voirun combat du Mont pagnote , pour dire, Levoir d’un fieu où l’on ne court aucun danger.

PAGNOTERIE. s. f. Action de Pagnote., Ilest familier.

PAGODE, s.f. Terme adopté des "Voyageursdans les Indes , qui signifie un Temple d’idoles.Il y a dans cette Ville une pagode magnifique

Il se prend aussi pour l’Idole qu’on adoredans le Temple . Une pagode d’or. Une petitepagode.

On appelle encore Pagodes , De petites figuresordinairement de porcelaine, et qui souvent ontla tête mobile; ce qui a donné lieu à ces façonsde parler du style familier, Il remue la téiccomme une pagode • il fait la pagode.

On dit figurément et familièrement, d’Unhomme qui fait beaucoup de gestes insignifians,Ce n’est qu’une pagode.

Pagode. Monnoie d’or en usage dans lesTildes.

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PAÏEN, ENNE. ndj. Idolâtre, adorateurdes faux Dieux , des Idoles. Les Préires païens.Les Philosophes païens. La Religion païenne.Les superstitions païennes. Un ce Pays -là ilssont presque tous Païens.

Il ne se dit plus aujourd’hui que par oppo-sition à Chrétien, et on ne l’emploie qu’en par-lant des anciens Peuples, comme les Égyptiens,les Grecs et les Romains, qui demeurèrent Ido-lâtres après la publication de l’Évangile. NousThéodose le Grand, le Sénat étoit encore païen.

Il est aussi substantif. Un Païen. UnePaïenne. Les anciens Païens. La Religion desPaïens. Les coutumes des Païens. Parmi lesPaïens. Plusieurs des Païens se convertirent àla foi. Les Dieux des Païens. Les Idoles desPaïens. Les sacrifices des Païens. Les abomi-nations des Païens.

On dit proverbialement, Jurer comme unPaïen.

PAILLARD, ARDE. adj. Adonné a l’impu-dicité. Être paillard. Être d'humeur paillarde.Avon- les yeux paillards. Ce mot est libre aussi-bien que ses dérivés : les geus bien élevés évitentde s’en servir.

U est aussi substantif. C’est un franc pail-lard ; c’est une paillarde.

PAILLARDER. v. n. Commettre le péchéde paillardise. Tu ne paillarderas point, fl estvieux.

PAILLARDISE, subst. fém. Goût, habi-

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i tude de 1 impudicité. Être adonné à la paillar-dise.

On s en sert quelquefois et rarement au plu-riel, pour signifier Ces sortes de plaisirs. Ihcommirent toutes sortes de paillardises.

PAILLASSE, s. f. Amas de paille enfermédans de la toile, pour servir à un fit. Paillassepiquée. Il n’y a pas de paillasse à ce lit-ht.Coucher sur une paillasse.

Il signifie quelquefois. Lu toile où la paillaest enfermée. Il faut remplir ce.tte paillasse , ymettre de la paille. Cette paillasse est troppetite.

PAILLASSE, s. m. Nom d’un Bateleur dela Foire, dont le rôle est d imiter gauchementles tours de force ou d’adresse des Danseurs etSauteurs.

PAILLASSON, s. m. Sorte de paillasse plateet piquée entre deux coutils, qu’on met au-devant des fenêtres, pour garantir une chambredu soleil, du bruit, illettré des paillassons de-vant des fenêtres.

11 se dit aussi d’Une quantité de paille quiest étendue avec de la ficelle le long de quel-ques perches, et dont les Jardiniers se serventpour garantir leurs espaliers de la gelée.

On appelle encore Paillasson , Une natte depaille qu'on met à l'entrée d’un appartementpour servir à essuyer les pieds.

PAILLE , s. f. Le tuyau et l’épi du blé, ÿuseigle, de l’orge, quand le grain en est dehors.Paille nouvelle. Paille fraîche. Vieille paille,Paille de froment , de seigle, d’orge. Coucher surla paille. Mettre de la paille dans une paillasse.Donner de la paille à des chevaux. Ilachcr dela paille pour la mêler avec de l’avoine. De lapaille pour les bestiaux. Des pailles pour fairedu fumier. Les fruits mûrissent sur la paille.Botte de paille. Charretée de paille. Brin depaille. Un cent de paille. Un millier de paille.Un quarteron de paille. L’ambre attire lapaille, lève la paille. Des ouvrages de paille.Chapeau de paille. Cordon de paille. Chaisede paille.

On appelle Paille d’avoine , La balle dugrain, que l’on en sépare par le van ou par-le crible.

On dit, que Des soldats vont à la paille ,pour dire, qu'ils vont au dépôt de la paille,pour en avoir leur provision.

Lorsqu’un. Bataillon a fait l’exercice, on ditaux Soldats, À la paille , pour dire, Allezvous reposer, allez à vos besoins.

On dit proverbialement et figurément, selonle style de l’Évangile, Voir une paille dansVœd de son prochain, et ne voir pas une peu -tre dans le sie?i , pour dire, Remarquer jus-qu’aux moindres défauts d’autrui, et ne p->svoir les siens propres, quelque grands qu'ilssoient.

On dit figurément et familièrement d’Ünhomme qui est dans un lieu où il a tontes sescommodités, qu’il est dans la paille jusqu’auventre; et cela se dit principalement des gen*de guerre.

Cn dit aussi figurément et proverbialement