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Tome second. L - Z.
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De gens qui sont dans un lieu où ils ont tout àsouhait, et où ils font grand’chère aux dépensd'autrui, qu’IL* y sont comme rats en paille.

On appelle Homme de paille , Un hommede néant, de nulle considération } et cela se ditplus particulièrement De ces gens qn» prêtentleur nom, et qu’on fait intervenir dans une af-faire, quoiqu’ils D’y aient point de véritableintérêt.

On dit figuie'ment, en parlant d’Une chose .qm commence avec ardeur, avec vehenaence,et qui est de peu de duree, que C’est un feu depaille . Il a eu une violente passion pour elle,mais ce n'a été qu'un feu de paille.

On dit figurémcnt et proverbialement Decertaines choses excellentes en leur genre, queCela lève, enlève, emporte la paille. Ce conte-là est excellent, il lève la paille, il enlève lapaille.

On dit proverbialement, Cheval de paille ,cheval de bataille, pour dire, que La paille estpour les chevaux une bonne nourriture, quientretient leur vigueur.

On dit figurém. et proverbialem., Rompisla paille avec quelqu'un, pour dire, Déclarerouvertement qu’ou n’est plus son ami. fisétoieni bons amis, mais ils ont rompu la paille.

On dit, Tirer à la courte paille , pour dire,Tirer au sort avec des brins de paille d’unelongueur inégale. Ils ont tiré à la courte pailleà qui paieroit : cela se dit ligurément, pourdire, Us ont décidé au hasard.

On dit proverbialement d’Un homme quien peu de temps s’est fort enrichi dans quel-que emploi -, dans quelque commission, qu'ila bien mis de la paille dans ses souliers. Il estpopulaire.

On dit proverbialement, en parlant d’Unedépense ruineuse pour celui qui la fuit, i ont yva, la paille et le blé.

On dit. Pour exagérer la misère de quel-qu’un, qu’il couche sur la paille. Il est d la*paille. On Va mis à la paille.

Et en parlant d’Un homme qui se ruine, or:dit, qull mourra sur la paille.

Paille , 60 dit aussi d’Un certain defaut deliaison dans la fusion des métaux. Cette lameest fine, mais il y a quelques pailles. La lamede son épée se cassa à l’endroit où il y avaitune paille.

On dit aussi, qu Tl y a une paille dans undiamant, qu’un diamant aune paille. Lors-qu’il,y a un défaut qui en diminue l’éclat. Cediamant est d’une très-belle eau, c’est dommage qidil y ait une paille.

Pàille -en-cu ou Paille-en-queue. VoyezFétu-en-cu.

PAILLE’, ÉE. adjectif. Terme de Blason ,synonyme de Diapré. Il sc dit Des fasccs,paux , et autres pièces bigarrées de diversescouleurs.

PAILLER, s. m. La cour d’une ferme où ily a des pailles, des grains. Chapon de pailler •et par abréviation, Chapon pailler.

On dit proverbialem. et figurém., qu’t/nhomme est sur son pailler, Quand il est en lieu

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où il est le plus fort, comme 'dans sa maison ,dans son quartier. Un homme est bien fort surson pailler. C'est un coq sur son pailler.

PÀILLET. adj. masc. Il ne se dit que Duvin rouge, lorsqu’il est un peu chargé, de cou-leur. Du vin paillet. Le vin rosé se gardemieux que le paillet

PAILLETTE, s. f. (On disoit autrefois Pa-pillote.) Petite lame d’or, d’argent, de cuivre,ou d’acier, qui est mince et percée, et qu’onapplique sur quelque chose. Il y a bien despaillettes à celte broderie.

On appelle aussi Paillettes, Certaines pe-tites parcelles d’or, qu’on trouve parmi les sa-bles de quelques rivières.

PAILLEURjEUSE. s. Celui,celle qui vendou qui voiture de la paille.

PÀILLEUX. adj. masc. Il se dît Du fer etdes autres métaux qui ont des pailles.

PAILLON . s. m. Grosse paillette. Un habitbrodé en paillons. En tenues d’Orfévrerie , c’estun petit morceau de soudure.

PAIN. s. m. L’aliment le plus ordinaire desPeuples de l’Europe , fait de farine de blé pétrieet cuite. Bon pain. Mauvais pain. Pain bis.Pain blanc , bis-blanc. Pain noir. Pain tendre.Pain frais. Pain rassis. Pain dur. Pain salé.Pain sans levain. Pain de froment , pain deseigle, pain d’orge, etc. Pain de ménage. Painde cuisson, ou pain de bourgeois. Pain deBoulanger . Gros pain. Pain chaland. Pain de(ionesse, façon de Gonesse . Petit pain. Painmollet , demi-mollet. Pain de Chapitre. Pain «'a Reine. Pain à la mode. Pain au lait. Painbien cuit , bien levé. Ce pain est léger , est pe-sant. Du pain qui a des yeux. Le pain est aufour. Une fournée de pain. Croûte de pain. Dela mie de pain. Chapelures de pain. Soupe depain. Du pain trempé, mouillé au pot. Boulan-ger de gros pain, de petit pain. On lui donnepain , vin et viande. Ils ont chacun leur pain.C'est lui qui distribue le pain. Jeûner au painet à Veau . Couper du pain. Rompre un pain.Manger dit pain. Manger son pain sec\ dttpainiout sec. Lue bmbe de pain. Un quignon depain.

L’Ecriture-Sainte dit, que Les Disciples re-connurent Jésus-Christ à la fraction du pain.

On dit communément, Croûte de pâté vautbien pain.

On dit* proverbialement d’Un homme quimange seul ce qu’il a, et qui n’en fait part àpersonne, qu 'Il mange son pain dans sa poche •et l’on dit au contraire d’Un homme géné-reux. qu'il ne mange pas son pain dans sapoche.

Ou dit communément, qn'Un homme amangé du pain d'un autre, pour dire, qu’il aété son domestique. Il « mangé de mon paindix ans durant.

On dit proverbialement, Pain couvé n’apoint de maître : cl cela se dit lorsqu’à tableon prend le pain d’un autre.

On dit proverbialement d’Un homme qui abeaucoup voyagé, qui a beaucoup couru lemonde, qu’il a mangé de plus d'un pain^

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Ou dit proverbialement d'Un homme.'habileet intelligent, qu’il sait son pain manger. Ondit aussi â peu près dans le même sens, qu’ilsait mieux que son pain manger.

On dit d’Un-fainéant, qu’il ne vaut pas lepain qu’il mange.

On dit proverbialement d’Un homme qui aété à son aise, et qui n’y est plus, qu’il amangé son pain blanc le premier.

On dit proverbialement d'Un homme, qu’ila du pain quand il n’a plus de dents 9 pourdire, que Le bien lui vient quand par son Ageou ses infirmités ii n’est plus en état d’en faireUsage.

On dit proverbialement d’Un ouvrage, d’un, travail qui ne sert de rien pour le temps où ii; est fait, mais qui peut servir dans un autretemps, que Voilà du pain cuit ; il a du painde cuit ; c'est autant de pain cuit. Et cela se ditDe plusieurs autres choses qui se font pr.r esprit.ie précaution, et dans la vue de l’avenir.

! Et l’on dît, Avoir son pain cuit, pour dire,Avoir sa subsistance assurée sans travail etpour le reste de sa vie.

On dit proverbialement d’Un travail, d’uneentreprise, d’une aflùire, qui ne produira duprofit que long-temps après, que C'est du painbien long.

On dit proverbialem. et figurém., d’Unecondition fâcheuse où la nécessité de se nourriroblige de se’tenir,C’est du pain bien dur. Onlit à peu près dans le même sens, Tremperson pain de ses larmes. Cela se dit aussi, enstyle de dévotion, d’Un pénitent qui vit dansune componction continuelle.

On dit figurément et proverbialem., Donnerune chose pour une pièce de pain , pour unmorceau de pain , pour dire, La donner à fortlias prix.

On dit proverbialement, Long comme mijour sans pain, pour dire, Fort long, fort cn-. nuyeux.

On dit proverbialement et figurém., Manger-an pain à la fumée du rot, ou simplement,à la fumée , pour dire, Être témoin et specta-• leur des plaisirs d’autrui, sans y avoir part.

On dit figurémcnt et proverbialement, Pro-mettre plus de beurre que de pain , pour dire,Promettre plus qu’on ne vent, ou qu’on nepeut tenir.

On dit proverbialement, À mal enfourner ,on fait les pains cornus , pour dire, que Si l’onne commence pas bien une affaire, et qu’on nes’y pr; mie pas bien d abord r on a de la peineà y réussir.

On dit proverbialem., Liberté et pain cuit,[our dire, qu’On est heureux quand on a dequoi vivre sans dépendre d’autrui.

Cn dit proverbialement, populairement etfigurémcnt d Un homme qui a eu commerceavec une fille avant que de l’épouser, qu’il apris, qu’il a emprunté un pain sur la fournée.

On dit populairement, Faire passer, faire-perdre le goût du pain à quelqu'un, pour'dire.Le faire mourir.

; On appelle Pain des prisonniers, ou Pain