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J u Roi , Le pain qu’on distribue journellementaux prisonniers. Il a été condamné à tantd'amende , .et à tant pour le pain des pri-sonniers.
On dit proverbialement q n'Un homme amangé du pain du jRoi, pour dire, qu’il a étéen prison, ou aux galères.
On dit aussi en style de Procédures ecclé-siastiques, qu’Un homme est condamne aupain de douleur , pour dire, qu’il est con-damné à vivre de pain et d’eau.
On appelle Pain de munition , Le painqu’on distribue aux soldats. La cavalerie n’apoint ordinairement de pain de munition.
On appelle Pain de mouton , Une sorte depetit pain gros confine un éteuf, fait de fleurde farine, et semé de grains de froment sur lacroûte de dessus. On ne voit ordinairement dupain de mouton, que dans le temps des étrennes .
On appelle Pain d'épice, Certain pain quiest fait avec de la farine de seigle, de l’écumede sucre, du miel, des épices, etc. Pain d'é-pice de Reims .
On appelle Pain aux champignons , auxglousserons, à la crème, etc. Une sorte de nidsfait avec la croûte d’un pain,des champignons,des mousserons', delà crème, etc. Nous «nionsà l'entremets un excellent pain aux .champi-gnons.
Pain bénit. Pain qui est bénit avec les céré-monies de l’Eglise, et que l’on distribue à laGrand’Mess.e dans les Églises Paroissiales . Ren-dre le pain bénit, fl y avoit six pains bénits .Une part de pain bénit. Un morceau de painbénit.
On dit proverbialement d’Un homme quis’étant gorgé de nourriture vient à la rejeter,qu’l! rend le pain bénit. On dit au même sens,et moins bassement, qu Tl rend ses comptes.
On dit proverbialement et figurém., quandil arrive quelque petit mal à une personne quil’a bien mérite, que C'est pain bénit.
Pain À cacheter. Sorte à» petit pain sanslevain, dont on se sert pour cacheter des lettres.
Pain À chanter, c’est-à-dire, A chanter laMesse. Pain sans levain, coupé en rond, por-tant IVmpreinie de la figure ou de quelquesymbole de Jésus-Ghiust , et que les Prêtresconsacrent à la Messe.
On appelle figurément La Sainte-Eucharis-tie, Le pain des Anges , le pain céleste. On dit■ ussi figurément, que La parole de Dieu e:lle pain des Fidèles.
On dit en termes de l’Ecriture-iSainte, qu’ilne faut pas donner aux chiens le pain des en-f ans > pour dir,e , qu’il ne faut pas communi-quer les choses saintes aux personnes profanes.
On appelle dans l’Ancien Testament, Painsde proposition , Les douze pains qu’on offraittous les jours de Sabbat dans le Tabernacle oudans le lcmple, qui demeuraient exposés du-rant sept jours sur la table, et dont les seulsPrêtres avoicut droit de manger.
Et Ton 'appelle Pain azyme, Le pain sanslevain, qu’il étoit ordonné aux Juifs de mangercil faisant la Pâque .
PAI
Pain quotidien. Terme employé dans l’O-raison Dominicale, par lequel quelques-unsentendent la nourriture de chaque jour, etquelques autres les besoins journaliers.
Dans le style familier, on appelle Pain quo-tidien , Ce que l’on fait presque tous les jours.Ils passent leur vie à jouer, c’est leur painquotidien. Il inédit de tout le monde, c’est sonpain quotidien.
Pain, signifie aussi en general, La nour-riture et la subsistance. Gagner du pain. Ga-gner son pain à la sueur de son corps. On meveut oter mon pain. Je dispute , je défendsmon pain. Il est contraint de servir pour sonpain. Il est si gueux qu’il demande son pain.Il a son pain assuré. Il n'a pas de pain.
On dit, Mettre à quelqu’un le pain à l«m,am, pour dire, Lui donner moyen de sub-sister, de s’avancer; et l’on dit dans le sens op-posé, Oter le pain de la main à quelqu'un ,pour dire, Lui oter le moyen de subsister.
Pain , se dit aussi De certaines choses misesen masse, comme, Pain de sucre, pain de cire,pain de savon , pain de bougie , pain de chèevis.
PÀIN -DE-COUCOU. s. m. Plante. C’est lamême qu’on nomme aussi Alléluia.
PÀIN-DE-POUIICEAU, s. m. Plante ainsinommée, parce que sa racine est arrondie enforme de pain , et que les pourceaux en sontfriands. On l’appelle aussi Cyclamen.
PAIR, adj- m. Égal, semblable , pareil. Ilestpairct compagnon avec lui. C’esl un honni li-sons pair . Ce sont des gens sans pair.
Pair , se dit aussi d'Un nombre qui se peutdiviser en deux parties égales sans fraction; etalors il reçoit un pluriel. L’une des propriété*.du nombre pair, est de pouvoir se diviser exac-tement par le nombre deux. Deux , quatre,six, sont des nombres pairs.
Pairs, s. signifie Les égaux. Vivre avec sespairs. Être jugé par scs pairs.
On dit, en termes de Commerce, que Lechange est au pair, pour dire, qu’U n’y a rienni à gagner ni à perdre, dans les traites et dansles remises d’argent d’un Pays h l’autre.
Ï1 se dit aussi Du mâle ou de la femelle decertains oiseaux, et particulièrement de la tour-terelle , en parlant ’de l’un par rapport à l’autre.Quand la tourterelle a perdu son pair. <
De pair. Façon de parler adverbiale, pour ,dire, Dlégal, dune manière égale. Il va depair avec les grands Seigneurs. Il va de pairavec les plus savans; et,en ce sens on dit, qu ’Unhomme s'est mis , s'est tiré hors du pair , horsde pair , pour dire, qull s’est élevé au-dessusde ses égaux.
On dit, Vivre avec quelqu’un, traiter quel-qu’un de pair « compagnon, pour dire, Letraiter comme si on étoit son égal ; et il se ditplus ordinairement en parlant d Un inférieurqui vit trop familièrement avec une personnequi est au-dessus de lui.
Pair ou non. Sorte de jeu dans lequel on .donne à deviner si le nombre de plusieurspièces de monnoie,. de plusieurs jetons, ou
PAT
d autres choses que Ton tient dans la main , estpair ou impair. Que prenez-vous, pair ou non?Jouer à pair ou non.
PAIR. s. m. Lun des Ducs ou Comtes quiont séance au Parlement de Paris . Il y a sixPairs Ecclésiastiques. L’Archevêque de Reims est lepi'emier Duc et Pair. Les Evêques de Laon et de Langres sont Ducs et Pairs. Les Evêquesde Beauvais, de Noyon et de Chutons , sontComtes et Pairs. La Cour des Pairs. Le Roi afait un tel Seigneur Duc et Pair. Les douzePairs de France .
On appeloit autrefois Pairs, Les principauxVassaux d’un Seigneur, qui avaient droit dejuger avec lui. Les Pairs de Fief «voient droitde juger leurs Pairs ou égaux. Les Pairs duComté de Toulouse , du Comté de Champagne.
PAIRE, subst. f. Couple d’animaux de lamême espèce, mâle et femelle. 11 ne se dit guèreque De la couple de certains volatiles, comme,(Jne paire de pigeons , une paire de tourte-relles, une paire de poulets. On dit aussi, L nepaire de bœufs. Les deux font la paire.
Il se dit aussi De deux choses de la mêmeespèce, qui vont ou nécessairement ou ordinai-rement ensemble. Une paire de gants. Unepaire de bas. Une paire de boites. Une paire desouliers. Une paire de pistolets.
U se dit encore De certaines choses assortiesde toutes leurs pièces. Une paire d’armes. Unepaire, trois paires d-habits.
Il se dit aussi d’Une chose unique, maiscomposée essentiellement de deux pièces. Unepaire de lunettes. Une paire de ciseaux. Unepaire de mouchettes, de tenailles , de pincettes.
On appelle Une paire d'heures, Un Livrede prières, qui contient celles du jour et de lanuit.
On dit familièrement, en parlant De deuxpersonnes, de deux ouvrages qui sont du mêmecaractère, Les deux font la paire. Il ne se ditflu’en mauvaise part.
On dit aussi figurément et proverbialement,C’est une autre paire de manches, voici bienune autre paire de manches, pour dire, C’estune autre affaire, voici bien une autre affaire,
PÀIREMEJîT. adv. Terme d'Aritbmétiqne,qui n’est guère d-usage que dans cette phrase,Nombre pnircmcnt pair, pour dire,Un nombrepair, dont la moitié est aussi un nombre pair,ou ce qui revient au même, un nombre quipeut se diviser par quatre, c’est-à-dire, enquatre parties égales. Huit , douze, etc. sont desnombres pairement pairs.
PAIRIE, s. f. Dignité de Pair, qui est atta-chée à un grand fief relevant immédiatementde la Couronne. Les honneurs, les prérogoüvesde ht Pairie Duché et Pairie. Duché-Pairie.C’est au Roi « criger les Pairies. Cette Pairieest éteinte faute d hoirs mules. Les Pairies res-sortissent immédiatement au Parlement. Onappelle Pairies femelles , Celles qui passent auxfemmes.
Il y a aussi quelques Terres qui jouissentdu titre de Pairies, parce que les appellationsen ressortissent au Parlement de Paris . CeLte