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PANER, v. a. Couvrir de pain émietté de laviande' qu’on fait griller ou rôtir. Paner des■pieds de cochon. Paner des côtelettes. Paner unepoularde.
Pané, ée. participe. Des côtelettes bien pa-nées,
Oji appelle De Veau panée , De 1 eau où 1 ona fait tremper du pain grillé, pom en ôter lacrudité, et pour la rendre plus nourrissante.Il ne boit que de l eau panée.
PANERÉE. s. f. Tout ce qu’un panier peutcontenir, autant qu'il en peut tenir dans unpanier. Une pancree de raisins. Il n’est guèred’usage qu’en parlant Des fruits.
PANETERIE. s. f. Le lieu où l’on distribuele pain chez le Roi. Vous le trouverez à ta pa-.neterie. Il a une charge à la paneterie.
Il signifie aussi collectivement, Les Officiersqui servent à la paneterie. Il est chef de la pa-peterie. Aide de lu- paneterie. La paneterie areçu tel ordre.
PÀNETIER, GRAND PANETIER. s. m.Grand Officier de la Couronne, qui avoit au-trefois la charge de faire distribuer le pain danstoute la maison du lloi, et qui avoit autoritésur tous les Boulangers du Royaume. GrandPanetier de France.
PANETIÈRE, s. f. Petit sac dans lequel lesBergers ou les Bergères portant du pain en al-lant garder les moulons. La panetière d’unBerger.
PANICAUT, ou CIIARDON-ROLAND, ouCHARDON À CENT TÊTES. Voy. Êrysge.
PANICULE. s. m. Terme de Botanique . Es-pèce d’épi en botte on en bouquet, qui contientbeaucoup de fleurs et de semences. Le panicuïediffère de l’épi en ce qu’il forme plusieurs corpsséparés. Le millet porte ses grains en panicuïe.
PANICCJAÏ, s. m. Plante qui ne diffère dumillet, qu’en ce que celui-ci porte ses fleurs etses graines en botte’ou en bouquet, et que lepanicum porte les siennes en épis fort longs etfort serrés. 11 a les mûmes usages et les mêmespropriétés que le millet.
Il y a un Panicum sauvage , dont les grainsne sont propres qu’à la nourriture clés oiseaux.
PANIER, s. m asc. Ustensile de ménagé faitd’osier, de jonc, etc. et ainsi nommé, parcequ'autrefois it servoit principalement a y met-,tre du pain. Grand panier. Panier couvert. Lecouvej'cle d'un panier. Panier à anse, sans anse.Panier de Boulanger. Pâmer de Messager. Pa-nier de Vendangeur. Un cheval de bdt avec despaniers pleins de provisions. Un panier d'osier.Un panier de jonc.
On appelle Panier d’un coche , Üne grandecaisse faite d’osier, qui se met au devant ou auderrière du coche, et dans laquelle on place desmarchandises, et quelquefois des voyageurs.
On dit, Un panier de raisins, un panier depêches , nu panier de fraises, un panier depommes , etc. pour dire, Un panier plein deraisins, plein de fraises, plein de pêches, pleinde pommes, etc. On appelle aussi -Panier demarée, Un panier dans lequel on apporte d’or-dinaire la marée à la balle. Et dans toutes ces [
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acceptions on dit, Prendre le dessus d’un pa-nier, pour dire, En prendre l’élite. Il ny aplus gue le fond du panier , pour dire, Il n’ya plus que le rebut.
On dit populairement, que L’anse du pa-nier vaut beaucoup à une savante , pour dire,qu’EUe vole beaucoup sur ce qu’elle va ache-ter au marché. On dit populairement dans lemême sens, Faire danser Vanse du panier.
On dit en termes-d’Architecture, U ne voûte,une arcade à anse de panier , pour dire, Unevoûte, une arcade surbaissée, et qui n’a passon cintre parfait, son plein cintre.
On dit figurément et proverbialement, Àpetit Mercier, petit panier , ou simplement,Petit Mercier , petit panier, pour dire,que Le;personnes peu à leur aise proportionnent leurdépense à leurs facultés.
On dit proverbialement et figurément d’Unhomme fort sot, qui lest sot comme un panier.On dit aussi d’Un homme qui, ayant été attra-pé, est demeuré muet de surprise, qu -Il estresté sot comme un panier; et d’Un dissipa-teur, que C’est un panier percé.
On dit proverbialement, qu/1 ne faut pasmettre tous scs œufs dans im panier , pour dire,qu’il y a de 1 imprudence à placer tout son biendans une même entreprise, qu’il estsaged’avoirdu bien de plus d’une nature; ou en général,qu’il est bon de ne pas faire dépendre d’uneseule chose toutes scs espérances.
On dit eucore, Adieu panier , vendangessont faites , pour dire, que L’occasion d’agirest passée, et qu’il n’y a plus rien à faire.
On appelle aussi Panier, Une espèce dejupon garni de cercles de baleine pour soutenirles jupes et la robe des femmes.
PANIFICATION , s. f. Conversion des ma-tières farineuses en pain. La pomme de terreest susceptible de panification.
PANIQUE, adj. Il n’est guère d’usage quedans cette phrase, Terreur panique , qui signi-fie, Une frayeur subite et sans fondement.
PANNE, s. f. Sorte d'étoffe de soie, de filde laine, de poil de chèvre, ou de coton, fa-briquée à peu près comme le velours, maisdont les poils sont plus longs et moins serrés.Panne de soie, panne de fil, etc.
Quand on dit simplement Panne , on en-tend colle de soie. Bonne panne. Panne forte.Panne bien lustrée. Panne noire. Panne grise.Manteau doublé de panne. Robe de panne.
PANNE, s. f. Graisse dont la peau du co-chon et de quelques autres animaux se trouvegarnie au-dedans, et principalement au ventre.Un cochon maigre qui n’a presque point depanne. On a fait tant de livrée de graisse dela panne de ce cochon.
On dit figurément et par plaisanterie, d’Unhomme extrêmement gras, qu’il a deux doigtsde panne.
PANNE, s. f. Terme de Marine, qui n'estd’usage qu’en ces phrases , Mettre en patine, setenir en panne , rester en panne, être en panne;ce qui se dit d’Un vaisseau qui dispose sesvoiles'de manière à ne pas continuer de faire
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route. Dès qu’on aperçut les ennemis , on miteu panne pour les attendre.
On dit par extension, d’Une trôupe qui setient immobile devant l’ennemi, qu’Elle estlestée en panne.
On dit aussi figurément De quelqu’un quisuspend toute action en attendant l'événementou un temps plus favorable, qu’il reste enpanne, qu’il se tient en panne.
Panse, se dit aussi chez les ouvriers; Delàpartie du marteau opposée au gros bout. Frap-per de panne.
PANNEAU, s. m. (Pr. Paneau.) Pièce debois, ou vitrage qu’on enferme dans une ber-!dure. Un panneau de vifre. Un panneau decarrosse. Un panneau de lambris. Un panneaude porte.
On dit proverbialement et figurément d’Unhomme qui a quelque grand dépit qu’il ren-ferme au-dedans de lui du mieux qu’il peut,qu’il crève dans ses panneaux. Il est popu-laire.
Panneau, sigtnfie aussi Un filet pour pren-dre des lièvres, des lapins, etc. Tendre un pan-neau, des panneaux.
On dit figurément, Tendre un panneau àquelqu’un, pour dire, Lui tendre un piègepour lui faire faire quelque faute, pour le fairetomber , dans quelque inconvénient; Et on dit-on ce sens, Donner dans le panneau, pourdire, Se laisser tromper, attraper. C’est un (homme à donner dans tous les panneaux gu’ot^lui tendra.
PANNEAU, s. m. On appelle ainsi Chacundes deux coussinets, ou chacune des rembour-rures qu’on met aux côtes d-une selle, pourempêcher que le cheval ne se blesse. Il fautmettre, il faut attacher des panneaux <t cetteselle. Rembourrer des panneaux. Cambrer lespanneaux d'une selle.
PANNEAUTER. v. n. Terme de Chasse.Tendre des panneaux pour prendre des lapin»ou autres animaux.
TANNELLE. s. f. Terme de Blason , qui si-gnifie Une feuille de peuplier.
PANNETON, s. m. La partie d’une clef quientre dans la serrure. Les trois parties d’uneclef sont Vanneau , la tige cl le panneton.
PÀNNICULE. s. £cm. Terme d'Anatomie ,Membrane qui est sous la graisse, et dont lusmuscles du corps sont enveloppés.
PANONCEAU, s. m. Écusson d'armoiriesmis sur une affiche, pour y donner plus d’au-lorité; ou sur un poteau, pour marque de Ju-ridiction. Les panonceaux du Prince. Les pa-nonceaux d'un Seigneur. Faire mettre, faireafficher les panonceaux Royaux sur la ported’une maison, pour marquer quelle est saisisréellement.
PANSAGE, s. m. Action de panser un che-val, un mulet, etc. Le pansage de ce cheval nété trop négligé.
PANSE, s. f. Ventre. Grosse panse. Avoir lapanse pleine. Il n’est d’usage que dans le dis-coure familier.
On dit proverbialement, Pourquoi aller ss