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Tome second. L - Z.
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faire crever la panse, pour dire, Exposer savie. îi est populaire.

On dit figurément et proverbial., Après lapanse, vient la danse, pour dire, que Lorsqu’ona fait bonne chère, on ne songe qu’à se diveitir.Il est populaire.

On dit proverbialem. et figurément, Avoirplus grands yeux que grand’panse , ou Avoirles yeux plus grands que la panse • et cela sedit d’Un homme qui s’étant mis à table, commecroyant devoir tout manger, se trouve ensuiterassasié bien plus tôt qu’il n’avoit cru.

Panse d’a. Terme de l’art de l’Écriture, quise dit De VarTondissemeut d’un a. La panse decet a est mal faîte.

Proverbialement et figurera, on dit, qu’Lnhomme n'a pas fait une panse d’a, pour dire,qu’il n’a rien écrit, qu'il n’a rien composé. Iln’a fait d'aujourd'hui une panse cV a. C’est unhomme qui de sa vie n’a fait une panse d’a.

On dit aussi proverbialement et figurément,d’Un homme qui s’attribue ou à qui l’on attribuequelque part à un ouvrage, mais qui cependantn’y a nullement travaillé, qu’il n’y a pus seu-lement fait une panse d’a.

PANSEMENT, s. m. L’action de panser uneplaie, une blessure. L’ heure du pansement ap-prochoit. Quatre Chirurgiens se sont trouvés dson pansement. Le pansement est quelquefoisplus douloureux que l'opération. Après le pan-sement.

Il signifie encore, Les soins et les remèdesqu’on emploie pour panser une blessure, desblessés. Il est dû beaucoup au Chirurgien pourses pansemens. On donne tant à ce Maréchalpour les fers et les pansemens des chevaux.

Il se dit aussi Du soin que l’on a d’un chevalque l’on panse de la main ; et en ce sens il nese dit qu’en cette phrase, Le pansement de lumain.

PANSER. v. a. Lever I appareil d’une plaie,d’une blessure; appliquer les choses nécessairesà une plaie. On l’a pansé ce matin. Le Chirur-gien vient le panser deux fois pur jour. Suplaie, sa bless.ure n’a pas été bien pansée. Pan-ser un blesse. Panser quelqu’un à qui l’on afait une opération. Panser un cheval blessé. Cecheval a pris un clou de rue , le Maréchal levient panser tous les jours.

Panser, quand il se dit D’un cheval, signifieaussi, L’étriller, le brosser, le nettoyer, et luido’aier généralement tout ce qui lui est néces-saire. Ce Palefrenier emploie la plus grandepartie de la matinée « panser ses chevaux. Lhicheval bien pansé de la main. Un cheval bienétrillé est a demi pansé.

Pansé, ée. participe.

On dit figurément et populairement, qu’t/nhomme est bien panse , pour dire, qu ll a bienmangé et bien bu.

PANSU, UE. adj. Qui a une grosse panse. C’estun homme fort pansu. Il est du discours familier.

Il s’emploie aussi substantivement C’est ungros pansu.

PANTALON, s. m. Habit fout d’une pièce',qui est fort juste sur le corps, et qui prend

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depuis le coU jusqu'aux pieds. Il se dis aussid’Un caleçon qui est tout d’une pièce avec lesbas. Pantalon de ratine. Pantalon de chamois.[I n’avoit encore que son pantalon.

On appelle aussi Pantalon , Un personnagede la Comédie Italienne.

On dit proverbialement, À la barbe de Pantalon, pour dire, En présence c; en dépit docelui que la chose intéresse le plus.

Ou appelle figurément et familièrem. Pan-talon , Un homme qui prend toutes sortes defigures, et qui joue tontes sortes de rôles pourvenir à ses fins. C'est un pantalon. C’est unprai pantalon.

PANTALONNADE, s. f. On appelle ainsi Desbouffonneries et postures comiques, semblablesà celles d’un Pantalon, d’un Farceur. Il estvenu faire une pantalonnade , une plaisantepantalonnade.

On appelle par extension Pantalonnade,Une fausse démonstration de joie, de douleur,de bienveillance, un subterfuge ridicule pourse tirer d’embarras. Sa joie, sa douleur n’estque pantalonnade. Il s’en est tiré par une pan-talonnade. U est familier.

PANTELANT, ANTE. adj. Qui halète, quipalpite étendu sans cormoissau.ee. Il est toutpantelant. L'estomac pantelant.

PANTELEH. v. n. Haleter, avoir la respi-ration embarrassée et pressée,

PANTHÉE. adj. Il ne se dit qu’au féminin:Figure panthée. Nom que les Anciens donnoientaux statues qui réunissoietit les symboles oules attributs de différentes Divinités. La statuede Liane d'Èphèse étoit une figure panthée.

PANTHÉON, s. ni. Mot tiré du Grec. Ondonnoit ce noni aux Temples consacrés h tousles Dieux la fois. Le plus célèbre est celui deRome , bâti par Agrippa, et qui subsiste en-core. Quand on dit simplement, Le Panthéon ,c’est de cet édifice qu’on parle. C’est aujour-d’hui l’Eglise nommée La Rotonde.

Le mot de Panthéon designoit aussi de pe-tites statues, qui, chez les Romains, portoientles symboles de plusieurs Divinités.

PANTHÈRE , s. f. Bète féroce, dont la peauest mouchetée et tachetée à peu près commecelle du Léopard.

PÀNTIÈRE. s. f. Espèce de fi'et qu’on tendà des arbres, pour prendre certains oiseaux.Tendre une pantière pour prendre des bécasses.

PANTOGRAPHE. Voyez Singe.

PANTOIMENT. s. m. Terme de Fauconne-rie . Asthme dont les oiseaux sont attaqués.

PANTOIS, adj. Haletant, hors d’haleinc.On ne le dit pas au féminin.

PANTOMETRE, s.m. Instrument pour me-surer toutes sortes d’angles de longueur ou deh auteur.

PANTOMIME, s. m. Sorte d’Acteur ou depersonnage dont le jeu muet supplée à la pa-role par des gestes et par des attitudes. LesAnciens avoient d’eXccllcns Pantomimes.

Il est aussi adjectif. Ballet , Divertissementpantomime.

PANTOMIME, s. f. Art^d‘imiter par le geste

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sans le secours de la parole. Cet Acteur jouebien la Pantomime, _

On appelle aussi Panfomime, Une piècesuivie en gestes. Jouer, danser, exécuter une

Pantomime.

PANTOUFLE, s.f. Chaussure de pied donton se sert dans la chambre , et qui i 3e s’atuihcpas comme le soulier. Pantoufle de drap, decuir , de velours. Une paire de pantoufles. Êtreen pantoufles et en robe de chambre. Mcïuc sessouliers en pantoufle.

On dit proverbialement et populairement,R.aisonnei' comme une pantoufle , ou .simple-ment, Raisonner pantoufles, pour dire-, Rai-sonner au hasard, battre la campagne. Il n’afait que raisonner pantoufles. Il en raisonnecomme une pantoufle.

En pantoufles. Façon de parler adverbialeet proverbiale, pour dire, À son aise, avectoute sorte de commodité. Ainsi on dit d’Uuhomme qui a lin procès dans la Juridiction dela Aille ou il demeure, contre un homme d’uneautre Province, qu’Zl plaide en pantoufles. Ondit aussi, Nous ferons ce siège en pantoufles ,pour dire, Nous avons toutes les choses néces-saires pour faire ce siège commodément.

Cn appelle Pantoufle, ou Fer à pantoufle,Un fer que le Maréchal forge de manière queles branches augmentent en épaisseur depuisla voûte cn dedans du fer jusqu’aux éponges,et diminuent au contraire proportionnémentdans leurs pa tirs extérieures, depuis Tare dufer jusqu’aux éponges. Mettez un pantoufle • ouun fer d pantoufle « ce cheval, qui sera bientôtencastelé sans cette précaution. Ce fer a laforme du fera pantouf.e, mais il n’est passolide, et na pas la même force , puisque lesbranches et les éponges o?il été seulement ren-versées en dehors .

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PAON. s. m. (Cn prononce Pan.) Grosoiseau domestique, d’un beau plumage et d’uncri fort aigre. 11 a comme une espèce de petiteaigrette sur la tete, et les plumes de sa queuesont remplies de marques de différentes cou-leurs en forme d’yeux. Un jeune paon. Unvieux, paon. Queue de paon. Des plumes dtpaon. Un paon qui fait la roue.

On appelle La femelle d’un paon, Unepaonne, et Von prononce Paite.

On dit familièrement d’Un homme glorieux,qu7Z est glorieux comme un paon.

On dit proverbialement elfigurément, d’U»homme sans mérité qui s'attribue les inven-tions, les avantages d'une personne remarqua-ble, C est le geai paré des plumes du paon tpour dire, que Les distinctions dont il se pur®ne sont point ù lui.

Paon, en Astronomie , est le nom d’uneconstellation de l'hémisphère austral, qui n’estpoint visible dans nos climats.

On donne aussi ce nom à Un grand et grospapillon , le plus beau d’Europe , et provenantlo la pins belle espèce de chenille, celle qu’ontrouve sur le poirier, et qu’on nomme à tuber -