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euleSi On remarque sur les ailes de ce papillondes yeux chatoyans semblables à ceux de laqueue du paon.
PAONNEAU, s. ra. Jeune paon. (On pro-nonce Paneau .) Manger des paonneaux.
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PAPA. s. m. Terme doïït les petits enfans etceux qui leur parlent ont accoutumé de se ser-vir, au lieu du mot de père. Il commence àparler, il dit déjà papa et maman. Ou est votrepapa ? Les enfans disent aussi Grand-Pupet ,pour dire, Grand-Père.
pAPABLE. adj. m. Propre h être élu Pape.U n’est d’usage qu’eu parlant Des Prélats, etsurtout des Cardinaux, qu’on regarde commepouvant parvenir quelque jour à la Papauté.C’est un sujet papable , très-papable.
PAPAL, ÀLE. adj. Qui appartient au Pape.Dignité papale. Autorité papale. On appelleTerres papales , Les terres de la domination duPape.
PAPAS, s. m. C’est le nom que plusieurspeuples d’Orient donnent à leurs Prêtres. UnPapas Arménien.
PÂPAüTK s. f. Dignité de Pape. Aspirer àla Papauté.
PAPE. s. m. L'Évêque de Rome , Chef del’Église universelle. Notre St. Père le Pape. LePape Sixte V , qu’on appelle, Sixte-Quint, etc.Elire un Pape. Faire un Pape. Appeler auPape . Appeler du Pape au Concile 4 Légat duPape. Nonce du Pape. Une Bulle du Pape.Une constitution du Pape, tn bref du Pape.
On dit, que LePape est le Vicaire de JÉsus-Chiust en terre, lePère commun des Chrétiens.
Proverbialement, lorsque d;ux personnesviennent à se rencontrer en même temps dansune pensée, on dit,qu'ils eussent fait un Pape.Il est populaire.
On donne aussi ce nom a Un bel oiseau detrois couleurs, gros comme un serin : on letrouve à la Caroline et au Canada .
PAPEGAl. s. m. Od appeloit ainsi autrefoisUn perroquet. Aujourd’hui ce mot n’est enusage que pour signifier Un oiseau de carie oude bois peint que I on plante au bout d’uneperche, ou sur un poteau, pour exercer à tirerde l’arc, de l’arbalète, ou de l’arquebuse. Tirerau papegai. .Emporter Vaile, emporter un mor-ceau du papegai. Celui gui abat le papegai,remporte le prix. Il a abattu le papegai du pre-mier coup qu’il a tiré. Beaucoup de gens pro-noncent et écrivent Papegaud.
PAPELARD, s. m. Terme d’îujure. Hypo-crite, faux dévot. C’est un papelard , un francpapelard. U est familier.
PAPELARDISE. s. fém. Hypocrisie, faussedévotion. U est du langage familier, et mêmeburlesque.
PÀPELINE, 5. fém. Sorte d’étoffe tramée defleuret. De la papeline mire. De la popelinegrise. S'habiller de papeline.
PAPELONÉ. adj - m. Terme de Blason . Il sedit d’Un écu chargé d’une espèce d’ccailles.D’hermine , papeloné de gueules.
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PAPERASSE, s. f. Papier écrit qui ne sertplus de rion, et qu’on regarde comme inutile.Vieille paperasse. Il faut jeter au feu toutes cespaperasses. Il m’a obligé à lire toutes ces pape-rasses , gui ne servent de rien à son affaire.
PAPERASSER. v. n. Remuer, feuilleter,arranger des papiers où il y a beaucoup de pa-perasses. Il a passé toute la matinée à paperas-ser. Il est familier.
Paperasser, signifie aussi, Faire des écri-tures inutiles. Ce procureur aime à paperasser.
PAPERASSIER, s. m. Expression familière,pour désigner Un homme qui aime à ramasser,à conserver des papiers inutiles. C'est un grandpaperassier.
PAPETERIE, s. f. Manufacture de papier.
Papeterie , signifie aussi, Le commerce depapier. Il s’est enrichi par la papeterie, dansla papeterie.
PAPETIER , s. m. Ou appelle ainsi L’ou-vrier qui fait le papier, et le Marchand qui levend. Marchand Papetier. Compagnon Pape-tier.
PAPIER, s. m. Composition faite ordinaire-ment de vieux linge détrempé dans l’eau, piléet broyé par le moyen d’un moulin, et ensuiteétendu par feuilles, pour servir à écrire, im-primer. etc. Bon papier . Méchant papier. Pa-pier fin. Papier qitj a du corps. Papier fort. Degrand papier. De petit papier. Papier de compte.Papier au raisin. Papier vélin , etc. Papier biencollé. Papier battu, lavé, réglé. Papier à lettres.Papier doré. Papier mouillé. Rame de papier.Main de papier. Il y a vingt mains de papierà lu rame, et vingt-cinq feuilles à la main. Celan'est pas plus épais gu'une feuille de papier.Mculin à papier. Papier blanc. Papier écrit.Papier gui boit. Papier marqué. Papier timbré.
On dit proverbialement, Brouiller,bavbouib1er, gâter du papier, pour dire, Ecrire de mé-chantes choses.
On dit proverbialement, Le papier souffretout , pour dire, qu’On écrit sur le papier toutce qu’on veut ; et que l’on ne doit pas conclurequ’une chose soit vraie, de cela seul qu’elle estécrite.
Gn du., Mettre ses raisons sur le papier , je-ter ses idées, scs réflexions sur le papier, pourdire, Les meure par écrit.
On dit proverbialement, que Les muraille,sont le papier des fous, pour dire, qu’il n’y aque les fous qui écrivent sur les murailles.
U y a Une sorte de papier dont on ne -sesert point ordinairement pour écrire, mais pourdessiner, pour faire des patrons, des enve-loppes, des paquets, etc. Du papier brouillard.Du papier gris. ] y ap 'er bleu. Papier rouge , etc.Relié en papier mark é.
On dit figuromonl, Être sur les papiers dequelqu'un, pour dire, Lui devoir de l’argent.La meme chose se dit d’Un homme contre le-quel on a donné quelque mémoire à celui quia droit d’inspection et de juridiction sur lui. Ilest sur les papiers du Prévôt.
On dit figurément et familièrement, Etrebien ou mal dans les papiers,sur les papiers de
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quelqu'un, pour dire, Être bien,être mal dansson esprit.
Papieb, sc dit aussi d’ün journal, d’un livrede compte. Papier-journal. Ecrivez cela survoire papier.
On appelle Papier terrier , Un registre con-tenant le dénombrement de toutes les terres etde tous les tenancière qui relèvent d’une Sei-gneurie. Faire faire un papier terrier. La con-fection d'un papier terrier.
On dit familièrement, Rayez cela de vospapiers , de dessus nos papiers, pour dire, Necomptez pas là-dessus. Vous croyez que cethomme-là est votre ami, rayez cela de vospapiers.
On appelle. Papier volant , Une feuille de-,tachée sur laquelle on a écrit quelque chose.N’écrivez pas cela sur un papier volant gui sepeut perdre, mettez-le dans un registre.
On appelle Papier-Monnoie, Des cédulesétablies par le Gouvernement pour avoir valeuret cours d’argent monnoyé.
Papier, se dit aussi absolument, Des lettresde change, des billets payables au porteur, et,autres effets de cette nature, qui représententl’argent comptant. Tout son bien est en papier.Il m'a payé en papier. C’est dans ce sens quel’on dit, Papiers royaux, Papiers publics. Lepapier hausse, le papier baisse.
On donne aussi le nom de Papiers publics ,aux Gazettes et Nouvelles publiques imprimées.
Papier-tenture. On appelle de ce nom Despapiers de différentes espèces et de toutes sortesde couleurs et de dessins, imitant les étoffés,Iss tableaux, les lambris, l’architecture, etc.que l’on emploie depuis quelques années euguise de tapisserie. Cet usage nous est venu desChinois; et primitivement on cmployoit ouimitoit leurs papiers. Papiers Chinois ou de laChine . Papier-damas. Papier velouté. Papieren mosaïque. Papier à fleurs. Papier-lambris.Papier arabesque, imitant le genre d'ornemens -arabesques.
Papier, se dit encore De toutes sortes d£titres, enscignemens, mémoires et autres écri-tures ; et en ce sens on s’en sert plus ordinai-rement au pluriel. Perdre un papier de consé-quence. Avez-vous apporté vos papiers? Je nesaurais compter, je n'ai pas mes papiers. Onm'a dérobé mes papiers. Confiez-moi ce papier.Qn a trouvé une obligation parmi ses papiers.Inventorier des papiers. Il ma vendu sa terre ,et m’en a remis tous les papiers.
PAPILIONACÉ, ÉE. adj. Terme de Bota-nique , synonyme de Leqummcux.
PAPILLON, s. m. Espèce d’insecte volant^-qui vient d’un ver ou d’une chenille. Papillonblanc. Papillon rouge. Papillon bigarré, etc.Petit papillon. Gros papillon. Les enfans cou-rent apres les papillons. Les vers à soie se chath •gent en papillons. Les ailes d'un papillon-,
Proverbialement et figurément, lorsqu’unhomme,sc laissant tromper par des apparencesagréables, s’cnga.e dans quelque chose qui luidevient préjudiciable, on dit,qu’il va se brûler.ci la chandelle comme le papillon.