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On dit, Vous parlez d'or , ài Quelqu'un quiouvre un avis utile.
On dit, Parler Phébus, pour, s’Exprimeravec emphase, en termes ampoulés.
On dit, Parler raison, pour dire, Le lan-gage de la raison. Il faut de bonne heure parlerraison aux en fan s.
On dit en termes de Palais, qu’Un Avocat,qu'au Procureur parle pour un tel , pour dire,qu’il plaide pour un tel. Et l’on dit, Parlerpour quelqu'un, en faveur de quelqu'un, pourdire, Intercéder pour lui auprès d’un autre ; et,Pai’ler contre quelqu'un, pour dire, Parler dequelqu’un à dessein de lui nuire.
On dit proverbialement, Parler de la pluieet du beau temps , pour dire, Discourir, s’entre-tenir de choses indifférentes.
On dit proverbialem., Parler d’une affaire« butons rompus , pour dire, En parler à di-verses reprises, h diverses fois, et sans suite.Il ne m’a jamais parlé de son affaire qu’àbâtons rompus.
On dit proverbialement, Parler en Pair,pour dire, Parler sans aucun dessein, sans au-cune vue particulière. Je vous parle de cela enl'air et sans aucune intention.
On dit aussi, Parler en l’air, pour dire,Parler sans fondement et sans être bien instruit.Il parle de cela en l'air, et sans savoir de quoiil est question.
On dit à peu près dans le même sens, Par-ler au hasard, à la boulevue, pour dire, Parlertémérairement de ce qu’on ne sait pas bien.C’est un homme qui parle de toutes choses auhasard, à la boulevue. On'dit aussi, Parler lé-gèrement, pour dire, Parler sans être suffisam-ment informa. C'est un défaut assez ordinaireque de parler légèrement de son prochain.
On dit encore, Parler pour parler, pour-dire , Parler sans avoir rien h dire.
On dit proverbialement, Parler comme unperroquet , pour dire, Parler sans savoir cequ’on dit, ou d’après autrui ; Parler comme unlivre , pour dire, Parler d’une manière cor-recte et arrangée, comme si onlisoit, ou commeon écriroit. Et en parlant d’un ignorant qui scmêle de parler des choses qu’il ne sait pas, ondit, qu'il en parle, comme un aveugle des cou-leurs.
On dit d’Un homme qui parle sur une ma-tière qu’il possède à fond, qu'il en parle enmaître ; et De celui qui n’en a qu’une connois-sauce légère et superficielle, qu'il en parle enécolier. Et lorsqu’un homme exprime un sen-timent dont il est vivement pénétré, ou dit delui, que De l'abondance du cœur la boucheparle. Gela se dit d’Un Prédicateur qui parlesans préparation. On dit encore, dans ce der-nier sens, Parler de l'abondance du cœur.
Dans le style familier, on dit, qu’Un hommeparle d’or , pour dire, qu’t] parle, qu’il répondcomme on souhaitoit qu’il fît.
On dit, Parla • aux rochers', pour dire,Parler à des gens qui ne sont point touches deschoses qu’on leur dit, qu’on leur représente ;et, Parler à un sourd, pour dire, Parler a no
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homme qui est résolu de ne rien accoraer, dene rien faire de ce qu’on lui demande.
On dit proverbialement , qu’Un hommeparle d'une chose bien à son aisé, pour dire,que Dans l’état où il est, il lui est aisé d’enparler comme il fait; et cela se dit générale-ment De tous ceux qui parlent avec beaucoupde sang-froid des malheurs et des misères quine les regardent point. Il parle fort éloquentment du mépris des richesses ; mais il en parlebien « son aise , étant fort riche.
On dit figurément, Parler à cheval à quel-qu'un, pour dire, Lui parler avec hauteur etdureté. Il est de la conversation.
On dit figurément, qu’Un homme parleHaut, parle bien haut , pour dire, qu’il parlesans ménagement, et quelquefois avec inso-lence. Ne parlez pas si haut. Je saurai bienl'empêcher de parler si haut
On dit par menace, h Un homme qui negarde pas dans ses discours le respect qu’il doità un autre, qu’Ou lui apprendra à parler.
On dit, qu ’Uit homme trouvera à qui par-ler, pour dire, qu’il trouvera de lopposition,de la résistance à ce qu’il prétend, qu’il trou-vera des gens qui lui tiendront tête.
On dit proverbialement. Trop gratter cuit,trop parler nuit , pour dire, qu’Un grand par-leur s’attire souvent de méchantes affaires.
On dit, Parler bien, parler mal d’une per-sonne., pour dire, En dire du bien, en dire dumal, en discourir en bien ou en mal. Il nefaut point mal parler de son prochain. Il nefaut point mal parler des absens .
On dit, qu’Uu homme parle avec passion,pour dire, que C’est la passion qui lui fait direce qu’il dit.
On dit ’d’Une chose qui est arrivée, d’uneaction qui s’est faite, qu’07i en parle diverse-ment , pour dire, qu’On la raconte de diffé-rentes manières, et pour dire aussi, que Lesuns la louent et que les autres la blâment. Etl'on dit, qu’On parle fort d\unc chose dans lemonde, pour dire, qu’Elle fait le sujet de l’en-tretien du public.
On dit aussi, qu 5 /l faut laisser parler lemonce, eu simplement, qu'il faut laisser par-ler , pour dire, qu’il ne faut pas se mettre enpeine de ce que le monde dit mal à propos. Etl’on dit d’Un événement commun et trivial,Cela ne vaut pas la peine d’en parler. Cela sedit. aussi Des choses dont on veut paroitre mé-diocrement affecté.
On. dit encore, qu’Un homme a bien faitparler de lui, pour dire, qu’J.1 a fait dos chosesqui sont venues à la connoissance de tout lemonde, dont tout le monde s’est entretenu; clcela se dit également en bien et en mal.
On dit d’Une entreprise, ou d’une autrechose semblable, qu’/ï en sera parlé, qu’on enentendra parler, pour dire, qu’Elle fera dubruit, de l’éclat dans le monde. Et l’on dit d’Ungrand événement, d'une action mémorable,qu’72 en sera parti à jamais, pour dire, queLa postérité en conservera la mémoire.
On dit, qu’Uu homme n'a point fait parler
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de lui, pour dire, qu’il n’a rien fait qui lui aitdonné de la réputation. Et Ton dît, qu'Unefemme n a jamais fait parler d’elle, pour dire,qu’Elle a toujours eu une conduite'" régulière,qu’elle n’a jamais donné de prise à la médi-sance.
On dit aussi d’Une femme, d’une fille 'dontla réputation n’a pas été intacte, que C’est unefemme, une fille dont on a parle.
Pahler , sc prend quelquefois dans un sensplus étendu, pour dire, Expliquer ses senti-mens, sa pensée, déclarer son intention, savolonté. Dieu a parlé par la bouche de ses Pro-phètes. Les muets parlent par signes. C’est unhomme qui ne veut pas parler nettement. On afait ce qu’on a pu pour le faire parler , mais iln’y a pas eu moyen d'en venir à bout. Je sau-rai bien le faire parler. Expliquez-vous mieux ,ce n’est pas là parler. C’est parler que cela. Par-le} 1 au nom de quelqu'un. Parler de son chef.Parler avec mission. Parler' par Irucheman,par interprète. Le Roi a parlé, c'est à moi àobéir. Vous n’avez qu 'à parler , vous serez servi.
On dit', Il faut que quelqu'un ait parlé ,pour dire, Il faut que quelqu’un ait divulguéce secret.
On dit, Parler en maître, pour dire, Parlercomme un homme dont le sentiment fait auto-rité. Il signifie aussi simplement . Parler d’unton d’autorité, soit qu’on en ait le droit, soitqu’on ne l'ait pas. On dit, Parler des grossesdents à quelqu'un, pour, Lui parler avec me-naces ; et pour signifier qu’On fera une répri-mande sévère à quelqu’un, on dît, qu’On.par-tera à sa barrette. Il est populaire.
On dit proverbialement, Parler à son bon-net, pouv dire , Se parler à soi-même, parlersans adresser la parole à personne.
On dit, que 7) l’eu parle au cœur despécheurs,pour dire, qu'il leur envoie de saintes inspira-tions, qu’il leur donne de bons mouvemens.
On dit, que La nature parle , que le sangparle, pour dire, que Les sentimens haturels seréveillent dans certaines conjonctures.
On dit. Faire parler quelqu'un , pour dire,Ajouter aux paroles de quelqu’un, y donnerun mauvais sens. On m'a fait parler. Il signifieaussi, Prêter à quelqu'un un discours qu'il u’apas tenu.
On dit aussi, Par forme de menace, Ne mefaites point parler, pour dire, Craignez que jene dise des choses qui ne seraient pas à votreavantage.
On dit De deux personnes , qu’jEïïes se par-lent des yeux, pour dire, qu’Elles se font con-noître leurs sentimens par leurs regards.
On 'dit figurément, que Les yeux, que levisage d'unepersonne parlent, pour dire,qu'Onvoit dans ses yeux, dans son visage, quelle estsa pensée, quels sont ses sentimens ; et l’on dit,que iSoîi silence même parle, pour dire, quePar son silence on connoît ce qu’elle pense sur;les choses dont il s’agit.
On dit, que Les murailles parlent, pourdire, qu’il se trouve souvent des témoins deschoses même les plus cachées.