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Ou dît, que Tout parle de quelqu'un, pour jdire, que Tout en fait ressouvenir. .En votre ‘absence, tout nous parle ici de vous.
On dit d’Une chose que l’on comprend aisé-ment, sans qu’il soit besoin d’explication, Celaparle tout seul, cela parle de soi-même .
On dit, que Le mérite, qu aies services d unepersonne parlent, qu’ils parlent pour elle, qu ilsparlent en sa faveur, pour dire, que Son mé-rité , que ses services la rendent recommanda-ble, qu’ils rendent se9 prétentions légitimes.C’est un homme dont les services parlent. Sesservices parlent assez. Ses blessures parlentpour lui. Les services de ses ancêtres et sonpropre mérite parlent en sa faveur. On dit aussi,que'Tout parle peur un homme, pour dire,que Le bon droit, l’éqnitc et la raison sont deson côté. Dans cette affaire, tout parle pourlui. Au contraire, on dit qu'Un homme n’arien qui parle pour lui, que rien ne parle en safaveur, que tout parle contre lui, pour dire,qu’il if est recommandable par aucun endroit,et que le bon droit, que la raison est contrelui. On dit encore, en matière d’affaires et deprocès, qu’t/ne pièce parle contre tin homme,pour dire, qu’Elle est contraire à ses préten-tions , qu’elle les détruit.
On dit, A beau parler qui n’a cure de bienfaire. Voyez Cuite,
PAEiEn, signifie aussi, Expliquer sa penseepar écrit. Aristote a très-bien parle tfe cettematière dans un tel livre. Cet Auteur parle dePhysique comme un homme qui n’y entendrien , La loi est formelle là-dessus, et parletrès-clairement. Il ne me parle point de celadans sa lettre.
On dit (pi Un homme, qn’une femme, ontparlé dans un contrat, ont parlé an contrat,pour dire, qu’ils ont déclaré leur volonté dansce contrat, qu’ils sont intervenus au contrat,qu’ils se sont obligés par le contrat. Vous avezparlé dans le contrat, et par conséquent vousy êtes obligé. Sa femme n’a pas parlé au con-trat.
PARLEE, s’emploie aussi activement. Ainsion dit, Parler une Langue; parler François,Italien, Allemand, etc. parler Latin ; et, Par-ler la Langue Françoise , la Langue Ita-lienne , etc. pour dire, S’énoncer en François,en Italien , etc. Jl parle bon François. Il parlebon Espagnol . Le lanqage que parloient nosperes. En ce sens on dit simplement, Celhoinmeparle bien , pour dire, U parle sa Langue avecélégance et pureté. Il parle mal, pour signifierle contraire.
On dit figurément et proverbialement d’Unhomme qui parle de science devant des gensplus habiles que lui, qu' Il parie Latin devantles Cordeliers.
On dit. Parla’ affaires , pour dire, S'expli-quât* sur les affaires; et, Parler Géométrie,Musique, Peinture , etc. pour, En raisonner etconverser. On dit aussi, Parler chasse , pour,
S entretenir de Chasse.
Parler chicane , veut dire, S’exprimer entermes de chicane.
Joma JJ.
PAR
Parler , se (lit encore dans le sens actif, parrapport à la manière deprononcer une Langue.
Ainsi on dit, Parler Gascon, parler Normand,pour dire, Parler François avec un accent Gas-con , avec un accent Normand.
Parler, s'emploie aussi avec le pronompersonnel. La Langue Françoise se parle partoute l’Europe.
Parlé , ée. participe. On dit, Langue par-lée, par opposition à Langue écrite .
PARLER, s. m. Langage, manière de par-ler. Il a un parler doux et gracieux. Il a unparler rude et choquant.
On dit familièrement, Avoir son franc par-ler, pour signifier, S’Être mis sur le pied dedire tout ce que l’on pense.
On dit, Le parler, pour, l’Accent, le jargon.
■Le parler Picard. Le parler Normand. Quelparler est-ce là ? Je n’entends pas leur parler.
On dit proverbialement et figurément, Ja-mais beau parler n’écorche la langue, pourdire, qu’il ne coûte rien de parler honnête-ment et civilement, que c’est une chose donton ne reçoit jamais de préjudice, de déplaisir.
PÀRLERIE. s. f. Babil. Il est du style familier, et ne se dit qu’en mauvaise part.
PARLEUR, EUSE. s. Celui, celle qui parlebeaucoup. C’est un parleur. Ce n’est qu'unparleur. Cn le dit plus ordinairement avec uneépithète. C'est un grand parleur, une grandeparleuse. Un parleur étemel. Un parleur per-pétuel.
On dit, cpTUn homme est beauparleur , quec’est un aqréable parleur, pour dire, qu’il s’é-nonce facilement, et d’une manière agréable.
PARLOIR, s. m. Lieu destiné, dans uneMaison Religieuse, pour parler aux personnesde dehors. Il se d'it plus ordinairement en par-lant des Monastères de filles. Le parloir d’enbas. Le petit parlob'. Le grand parloir. On lafit vcîiir au parloir. La grille d’un parloir.
PARMESAN , s. m. Nom d’un fromage quilire son nom du Duché de Parme.
PARMI, préposition.Entre, dans le nombrede, etc. Il se mêla parmi eux. Parmi les hon-nêtes gens. J ai trouve un' papier parmi meslivres. Parmi de grandes vertus, il y « souventquelque défaut.
La proposition Parmi ne se met qu’avec unpluriel iudcfiut, qui signifie plus de deux, ouavec un singulier collectif. Parmi les hommes.
Parmi fe peuple. On ne diroit pas, Parmi lesdeux frères, ni parmi les trois.
PARNASSE , s. m. Célèbre montagne de laPhocide, qui étoit consacrée à Apollon el auxMuses. On ne met pas ici ce mot comme unnom de lieu, mais parce qu’on l’emploie figu-rément pour exprimer plusieurs choses qui ontrapport à la Poésie. Ainsi on dit, Les Nourris-sons du Parnasse, pour dire, Les Poètes ;Monter sur le Parnasse, pour dira, S’adonnerà la Poésie; Le Parnasse François , pour dire,
La Poésie Françoise, ou les Poêles François.
PARODIE, s. fém. Sorte d’ouvrage en vers,fait sur quelque pièce de Poésie connue, (piel’on détourne à un autre sujet et à un antre ’ ter.
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sens, par le moyen de quelques changeinens.Il a. fait une parodie ingénieuse. Heureuseparodie.
II se dit aussi d’Une pièce de vers qu’on faitsur un air de musique donné.
U se dit encore d’Une pièce de théâtre faitepour travestir une autre pièce de théâtre enridicule.
PARODIER, v. a. Faire une parodie. Paro-dier une scène. Parodie r un sonnet. Parodierun air. Parodier une tragédie.
Parodié, ée. participe.
PÀRODISTE, s. m. Auteur de parodies.
PAROI, s. fém. Muraille. Il se prend plusparticulièrement pour une cloison maçonnée,qui sépare une chambre ou quelque autre pièced’on appartement d’avec une autre; et mêmeen ce sens, il a passé d’usage, du moins dansla conversation : on dit, Le mur, la cloison, lelambris .
Quand on l’emploie dans la Physique etdans l’Anatomie , on s'en sert au pluriel: lesmembranes qui environnent l'estomac sont ap-pelées, Les parois de lestomac. On dit aussi,Les parois des vaisseaux, les parois d’un vase,d’un tube,
PAROISSE, s. f. Certain territoire dont leshabitans sont soumis, pour le spirituel, h laconduite d’un Curé. Grande paroisse. Petiteparoisse. I.c Curé de la paroisse. Il est d'unetelle paroisse. Cette maison est de telle paroisse ,sur telle paroisse. Les habitans d'une paroisse.Les Margnillicn de la paroisse. Il y a tant deparoisses dans cet Evêché. Demeurant a Paris ,paroisse Saint-Eustc.che, paroisse Saint-Jean,etc. Il y a tant de Communions dans cette pa-roisse. Il est Seigneur de la paroisse. Seigneurde paroisse. Imposer une paroisse à la taille .Cefte paroisse paye tant de taille. Habiter dans ,sur une paroisse. Il habite la paroisse de....
Il signifie aussi, L’Église de la paroisse. Ilest allé à la Messe à sa paroisse. On est obligéde communier à Pdqucs à sa paroisse. Le clo-cher de la paroisse. Messe de paroisse.
Il se prend quelquefois pour Tous les habî-tans d’une paroisse. Tonte cette paroisse aimeson Curé. Une telle paroisse est allce en pro-cession « Notre-Dame . On assembla la pa-roisse.
On appelle figurément Coq de paroisse. Ce-lui qui est le plus riche et le plus considérédans une paroisse de campagne. C'est le coq desa paroisse. C’est un coq de paroisse.
On dit proverbialement, et figurément d’U»homme qui a un habit de deux étoffes, ou dedeux différentes couleurs mal assorties, qu7Zest de deux paroisses. IJ est populaire.
PAROISSIAL , ALE. adj. Appartenant h. laparoisse. Eglise paroissiale. Messe paroissiale .
PAROISSIEN, IENNE. s. Habitant duneparoisse. Bon paroissien. Ce Curé a bien soinde sa paroisse et de ses paroissiens. Les devoirsd’un paroissien.
PÀROITRE. v. h. (On prononce Pai'ctre. )Être exposé à la vue, se faire voir, sc manites-Les boulons paroissent aux arbres. LutoO