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pastels chez lui. Il a des pastels de toute laCour. Voilà un beau pastel.
PASTEL, s. ni. Voyez Guède.'
On appelle Orangé-pastel , Une sorte decsuleur orangée, qui tire un peu plus sur lebrun que l’orangé ordinaire.
PÀvS TE N A DE. Voyez Panais .
PASTEQUE, s. f. Plante qu'on appelle aussi3Iclon d’eau. Son -fruit ne mûrit que dans nosProvinces méridionales. Il est très-rafraîchis-sant.
PASTEUR, s.'m. Celui qui garde des trou-peaux. Dans cette acception, il ne se dit guèreque De ceux qui gardent dis troupeaux demoutons, et en pariant des histoires anciennes.La plupart des anciens Pübiavches étoient pas-teurs. Les Rois pasiew's. Les peuples pasteurs.Quand. Romulus voulut bâtir Rome , il as-sembla les pasteurs de la centrée. Les Angerannoncèrent aux pasteurs la naissance duMessie .
Pasteur, dans le langage ordinaire , n’esiguère d’usage qu’au figuré. JÉscs-CnnisT est1e souverain Pasteur de nos dmes. Notre-Sei-gneur est le bon Pasteur gui ramène la brebiségarée. Les Lvêqucs et les Curés sont appelésPasteurs. Il faut ccouter son Pasteur. Un Pas-teur doit avoir soin de ses ouailles. Les brebisconnaissent la voix du Pasteur.
PASTICHE, s. m. Mot emprunté des Ita-liens, et signifiant, dans la langue des Ails,Mélange, Composition mêlée.
En Peinture, on appelle Pastiches , Des ta-bleaux où un Peintre a mêlé la manière d’unautre à la sienne, a emprunté son goût, soncoloris, ses formes favorites. Les pastiches duBourdon , de Teniers , etc.
lin Musique, on appelle Pastiche , un opéraComposé de morceaux de di/Térens Maîtres.
PASTILLE, s. f. Composition de pâte, dontil T ’a plusieurs espèces,les unes bonnes à manger,elles autres qui ne servent qu’à brûler. Pastillede bouche. Pastille d'ambre. Pastille de can-nelle. Pastille à manger , « brûler.
PASTORAL, ALE- adj. Appartenant auPasteur pris dans l’acception de Berger . Chantpastoral. Habit pastoral. Vie pastorale. Poésiespastorales. Il se prend en généra! comme syno-nyme de Champêtre. Idées pastorales.
Jl se dît aussi Des choses qui appartiennentû un Pasteur spirituel. Bâton pastoral. Le soinpastoral des dmes. La fonction pastorale. Ins-truction pastorale. Lettre pasio/ale. Sollicitudepastorale.
PASTORALE, s. f. Pièce de théâtre dont lespersonnages représentent des Bergers et desBergères. Jouer une pastorale. Composer unepastorale.
PÀSTORALEMENT, ady. En bon pasteur.I) n est d usage qu’au figuré. Il la repris p/isio-vplement. C'est un saint Jïvêqve gui prêchepgstoralement.
PASTOUREAU, ELLE. s. Petit Pasteur,petite Bergère. H n’est guère d’usage que clan.-,ks chansonnettes.
PAT
PAT
PAT. s. indéclinable. (Le T se prononcé.)Terme du jeu des Échecs, qui se dit Lorsqu’undes deux joueurs ne peut plus jouer saus mettreen échec son roi, qui n’y est pas. Faire pat. Jesuit pat. Vous m’avez fait pat.
PATÀC1TE. s. f. Sorte de vaisseau léger,dont on se sert ord naircment pour le servicedes navires, pour aller à la découverte, et pourenvoyer des nouvelles eu diligence. Une pa-tache d'avis.
On appelle aussi Patache , en quelques en-droits, De petits bâtimens pour la garde des ri-vières, des passages ; où on lève quelques droits.La patache de Bordeaux . La patache deBlaye.La patache de la Râpée.
PATAGOX. s. m. Sorte de monnoic 'd'ar-gent tabriquée au coin du Roi d’Espagne , etalant à peu près un écu. Payer en patagons.
PÀTAEAFEE. s. f. Traits informes, lettresconfus, s et brouillées ou mal formées. Celteécrîtuie ne se peut lire , elle est pleine de pata-raffès. Une grande et véline pataraffè.
PATÀRD. s. m. Petite momioie. Il ne s’em-ploie que dans ces phrases, Je nen donneroispas un patard ; cela ne vaut pas un patard.
Cn dit d’Une personne très pauvre, qu’ETlen'a pas un patard.
PATATE, s. f. Espèce de pomme de terre.
PATAUD. s. m. U se dit proprement d'Unjeune chien qui a de grosses pâtes. Voyez guelgros pataud de chien.
On dit À nage pataud , à un barbet qu’onjette h l’eau, qu’on fait aller à l’eau.
On dit populairement et figurément, d’Unhomme qui est dans l’abondance, qu’/ï est ànage patuud. Vous en parlez bien à votre aise ,vous gui êtes à nage pataud.
PATAUD, AUDE . adj. qui souvent est prissubstantivement. Il se dit familièrement d’Unepersonne grossièrement faite. Quel grospataud !Cest une pataude,
PATAUGER, v. n. Marcher dans une eaubourbeuse. Patauger dans les chemins.
PATE. s. f. Farine détrempée et pétrie,pour faire du pain, ou quelque autre chose desemblable bon à manger. Pâte dure. Putemolle. Pâle blanche. Pâte bise. Pâte fine. Faii\lever la pâte. De la pâte bien pétrie. Pâte levée ,Pute sans levain. Porter de la pute au four. Cepain n'est pas cuit, ce n'est gue de la pâte.
D se dit aussi De plusieurs autres choses quisont mises en une masse, et comme pétries en-semble. Pâte d'amandes pour décrasser lesmaiiis . Pâte de confitures. Pâle de groseilles.
On appelle Pâte de religues , De la pâte oùil entre quelques particules de reliques.
On dit, Mettre de la viande en pâle r pourdire, La m.ttre dans la pâle préparée pour lafaire cuire au four. Mettre un hevre en pâte.Mettre des perdrix , des canards en pâle.
On dit proverbialement et figurém. Mettrela main à la pâle. Avoir la main « la pâte.Voyez Main .
PAT
complexion. Il est de bonne pâte. C'est unhomme de bonne pâte. U est familier.
On dit aussi figurément et familièrement,C’est une bonne pute d'homme, pour dire,C’est un bon homme, c’est un bon cœurd’homme.
PATE. s. f. Il sc dit Du pied des animauxh quatre pieds, qui ont des doigts, des onglesou des grillés; et de tous les oiseaux, honnisdes oiseaux de proie. Pute de singe. Pâte delion. Pale de chat. Un chien gui donne la pâte.Un chai gui donne des coups de pâte. La pâted'un perroguet. Pale d'oie. La pâte de devant ,la pâte de derrière de ce cliien.
Pâte, se dit aussi d’Une écrevisse, d'unearaignée, d’une mouche, etc.
On dit d’Une écriture très-fine, que Ce sontdes pales de mouche.
On dit figurément d’Un chat, lorsqu’il re-tire ses griffes cn donnant la pâte, gu'Il faitpâte de velours. Et l’on dit figurément et fami-lièrement d’Un homme, qu'/î fait pâte develours^ pour dire, qu’il cache sous des dehorscaressans le pouvoir ou le dessein qu’il a denuire.
On dit proverbialement, Tirer les marronsdu feu avec la pâte du chat , pour dire, Fairefaire par un autre quelque chose de périlleux,pour en tirer soi-méine le profit.
On dit, Une pâte d'Anémone, pour dire,La racine d’une Anémone. Il se dit encore Dequelques autres fleurs.
Patk. se dit figurément Des hommes, maispresque toujours en mauvaise part. Ainsi ondit dans le style familier, qu’27» homme a unegrosse vilaine pâte.
On dit familièrement, Marcher à quatrepâtes , pour dire, Marcher sur les pieds et surles mains.
On dit cn badinant, à Un enfant qui touchéà tout, 0 : cz vos pâtes de là , rangez votre pâte.
On dit proverbialement d’Un homme qu’unegrande faiblesse ou une grande lassitude em-pêche de marcher, qu’il ne sauroit remuer nipied ni pâte.
On dit, il lettre la paie sur quelqu’un , pourdire, Le battre, le maltraiter : S'il met une foisla pute sur lui , il y paraîtra • Tomber sous lapatc de quelqu'un , pour dire , Courir le risqued’en être maltraité. Ces deux phrases sont dustyle familier.
On dit encore, Être entre les pâtes de quel-qu'un., pour dire, Être soumis à l’examen d’uuhomme dont on a sujet de craindre l.a sévérité;Tenir quelqu’un sous sa pale , pour dire, Êtreen état, en pouvoir de lui faire du déplaisir;et, Donne/- des coups de pâte , donner un coupde pâte « quelqu’un, pour dire, Lâcher untrait vif et malin contre quelqu’un, soit en saprésence, soit cn son absence, sans paroîtreavoir le dessein ni de l’offenser, ni don mé-dire. Toutes ces phrases sont du style familier.
On dit figurément et familièrement, Grais-*ser la pâte à quelqu’un , pour dire, Le cor-rompre, le gagner par argent. On a graisse l apâte au Commissaire, au Greffier.