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Tome second. L - Z.
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PATURON, s. ni asc. La partie du bas de lajambe d’un cheval, entre le boulet et la cou-ronne, Un cheval blessé au paturon,

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PAULETTE, s. f. Droit que la plupart desOfficiers de Justice et de Finance payoient tousles ans au Roi au commencement de 1 année,afin de disposer librement de leurs Charges, etig prix en demeurât a lems hentiers , s ilsvenoient à mourir dans le cours de cette année.'Les charges gui payoient paulette. Sa chargefut perdue pour ses heritiers , parce gu’il n’a-voit pas payé la paulette. La paulette tire sonnom de Paulet, gui en avoit donné le projet.

P A TT ATR, s. f. Le dedans de la main entrele poignet et les doigts. Avoir la paume de lamain longue, courte, etc. Il a été blessé à lapaume de la main.

On dit, Siffler en paume, pour dire, Ap-peler en faisant du creux de la main une espècede sifflet. U est populaire.

Paume, est aussi Une espèce de mesure quin’est plus guère en usage que par rapport à lataille des chevaux; elle se détermine par la hau-teur du poing fermé,qui donne trois pouces-ouà peu près. Les chevaux de guerre doivent avoirseize à dix-huit paumes.

PAUME, s. f. Sorte de jeu oh jouent deuxou plusieurs personnes qui se renvoient uneballe avec une raquette ou avec un battoir,dans un lieu préparé exprès. Originairementonne se servoit pour cela que de la paume de lamain, et on y joue encore de la.sorte en quel-ques endroits. Jeu de la paume. C’est un grandjoueur de paume. Il joue peaffaitementbien à lapaume. Nous avons fait une belle partie depaume. Il y aura demain, au jeu de paume,une belle partie. Jouer à la longue■ paume.Jouer « la courte paume.

On appelle Le lieu où l’on joue h la paume,Le jeu de paume. Quand c’est du jeu mômequ’on parle, on dit simplement,. La paume.J'ai perdu à la paume. La paume • est un exer-cice souvent utile à là santé. Cette salle est nuecomme un jeu.de paume.

On appelle Jeu de longue paume , Un longespace de terrain ouvert de tous côtés, et accom-modé exprès pour y jouer a la longue paume.

Et on appelle Jeu de courte- paume, Un carrélong enfermé de murailles, ordinairement pein-tes en noir, et pavé de pierre ; mais quand ondit simplement, Jeu. de paume,, et jouer d lapaume , ou entend toujours parler De la courtepaume. Jeu de paume couvert. Jeu. de paumedécouvert. Jeu (te paume carré, ou simple ment,Un carré. Jeu de paume d dedans, ou simple-ment, Un.dedans.

PAUMELLE, s. f. Espèce d’orge très-com-ptine dans quelques Provinces.

PAUMER, v. uct. U ne s’emploie que dansc ette phrase, Paumer la gueule , pour: dire,donner un coup de poing sur le visage; Il estpopulaire.

PAüMIER. s. m. Màîtrcd’un jeu de paume.'■Maître paumier.

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PAUMÜRE. s. f. Terme de Vénerie . Extré-mité de la perche du bois d’un Cerf où elle separtage en cinq, ce qui représente la paume de•ia main;

PAUPIÈRE, s. f. La peau qui couvre l’œil »et qui est bordée de petits poils qu’on appelleCils. La paupière de dessus. La paupière dedessous. Ouvrir la paupière. Fermer, clore lapaupière. L’envie de dormir appesantit la pau-pière.

On dit figurèment, Fermer la paupière,pour dire, Dormir. Je n’ai pas fermé la pau-pière de toute la nuit.

On le dit aussi figurèment, pour dire, Mou-rir./I n'eut pas plus tôt la paupière fermée ,guon mit le scellé chez lui.

Paupière , signifie aussi seulement, Le poilde la paupière. Paupière noire. Paupière blonde.De grandes paupières, de longues paupières.

PAUSE, s. f. Intermission, suspension, ces-sation d’une action , d’un mouvement pourquelque temps. Faire une pause, de longuespauses. Il fit deux ou trois puiises en chemin.La procession jit une pause en tel endroit. Dansun long travail il faut des pauses , de petitespauses de temps en- temps. Le Prédicuteur jitune pause au milieu de son sermon.

On appelle Pauses , dans le plain-chant 1 etdans la musique, Les intervalles pendant les-quels un ou plusieurs Musiciens, ou tout lechœur même, demeurent sans chanter. Mar-quer les pauses dans la musigtte.

PAUSER. v. n. Terme de Musique, qui si-gnifie, Appuyer sur line syllabe en chantant.Pause z sur ^effe syllabe.

PAUVRE, adject. des 2 genres. Qui n’a passuffisamment le nécessaire, qui n ;> Va qua moi-tié, qui l’a trop strictement. Il est pauvrecomme Job. Un pauvre homme. Une pauvrefemme. Un pauvre artisan. En ce Pays -là lespaysans sont fort pauvres.

U se dit aussi paT extension, d’Une personnequi n’a pas de quoi subsister honorablement.selon sa condition. Il est fort pauvre pour unhomme de sa gualitê. Vous fuites cet homme-làbien plus pauvre gu’il n’est.

On dit de quelqu’un, qu’il fait le pauvre,pour dire, qull feint dé n’avoir pas le néces-saire relatif à son état. Ne vous fiez pas à sonair pauvre, il a des êcus.

On dit, qu’Cne langue est pauvre, pourdire, qu’Elle n’a pas tous les termes et tous les(ours nécessaires pour bien exprimer les pen-sées.

Pauvre, se dit quelquefois par sentimentde compassion. Le pauvre homme ! il a biensouffert. Ce.pauvre Prince-là est bien malheu-reux.

Il se dit encore partendresse et par familia-rité. Mou pauvre enfant. Mon pauvre ami.

II.se dit aussi De diverses choses par ma-nière de plainte. Voilà mon pauvre habit toutgâté. Voilà nos pauvres vignes toutes gelees.

Il se dit eitcore par mépris, pour dire,. Ché-tif, mauvais dans son genre. Il a fait une pau-vre harangue . Il 110113 a donne un pauvre

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pièce. C r est un pauvre esprit , une pauvre es-pece. C'est un pauvre harangueur. Un pauvremusicien. De pauvre pain. De pauvre vin. Depauvre étoffé, etc. Il nous a fait une pauvrechère.

Ou dit proverbialement, Un pauvre hère,d’Un homme sans considération - , sans moyens.On dit, Un pauvre diable , dans un sens decommisération. C’est un pauvre diable chargéde famille. Il faudroit qu’on aiddt ce pauvrediable, car il prend bien de la peine.

On appelle Pauvre homme , Celui qui man-que d’industrie,d’esprit, de cœur pour ses af-faires. Vous êtes un pauvre homme de laisserprendre tout votre bien. Ne me parlez point decet homme-là , c’est un pauvre homme.

Cn dit, Cela a pauvre air, pauvre mine;cela fait un pauvre effet. Vous avez fait là unepauvre ambassade. Il ne vous a pas dit unpauvre mot, c’est-à-dire, Un mot d’honnêteté,de consolation.

On- dit d'Une mine d’or ou d’argent qui estde peu de rapport, quèEfle est pauvre. Pau-vreté et richesse s’entendent de la quantité demétal qu’on retire de la mine.

Pauvre, est aussi substantif ; et alors il si-gnifie, Un mendiant, un homme qui est véri-tablement dans le besoin. Donnez Vaumône àce pauvre , aux pauvres. On doit assister lespaiivres. Les puuvres sont les membres de Jé-sus-Christ ..

On appelle Pauvres honteux, Ceux à' quileur étatne permet pas de demander publique-ment l’aumône; et Pauvres de la■ i'aroisse rCeux qui sont à l’aumône de la Paroisse. ,

On appelle en termes de l’Écriture, Pauvresdlesprit, Ceux qui ont le cœur et l’esprit entiè-rement détachés des biens de la terre. L’Evan-gile dit : Bienheureux les pauvres d’esprit,carle Royaume des Cieux est à eux.

On appelle quelquefois familièrement, Pau »vre d'espi it, Une personne de peu d'esprit.

PAUVREMENT, adverb. Dans l’indigence,,dans-la pauvreté. C'est un homme gui-vit pau-vrement.

On dit d’Un homme mal habillé, qu’il estvêtu pauvrement, pour dire, quTl est habillecomme quelqu’un qui est dans la misère.

PAUVRESSE. suLst. f. Femme pauvre qui.mendie. Donner Vaumône- à une pauvresse. Ilest familier.

PAUVRET, ETTE. s. dïm. Terme de com-misération. Le pauvret, la pauvrette ne sait oùaller. XI est du discours familier.

_ PAUVRETÉ, s. fém. Indigence, manque debiens, manque des choses nécessaires à la vie.Grande pauvreté. Une affreuse pauvreté. Tom-ber dans une extrême pauvreté. Il représenta-au Prince la pauvi'etè du Pays. Cette Provinceest d'une grande pauvreté.

On dit proverbialement, que Pauvreté n’estpas vice , pour dire,que Pour être pauvre, on»n’est pas malhonnête homme.

On appelle en termes de dévotion , PauvretéÊvangéligue , La renonciation volontaire aux.biens temporels, suivant le conseil de TÉvan-