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Tome second. L - Z.
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ajo PEI

vase de fleurs sur une glace de miroir. Fein-dre en huile, à l'huile. Peindre « fresque. Pein-dre en détrempe. Peindre en pastel. Peindre encamaïeu. Peindre en miniature. Peindre enémail. Peindre d'après nature. Peindre quel-qu'un en grand y lepeitidre en petit, le peincb'eà demi-fruste. Peindre quelqu’un en freau, lepeindre en laid. Peincb'e une bataille. Peindreune prairie y une vallée , une montagne , unmorceau d'Architecture.

On dit, qu’CJn Peintre peint Vllistoire, pourdire, qu’il travaille sur des sujets historiques ;et d’un autre, qu 'Il peint le portrait, lepaysage ,l'ornement, etc.

On dit d’Un homme parfaitement bien fait,qufl est fait à peindre; et d’Un habit bienfait et qui sied bien, qu’il est fait à peindre ,qu’t! va à peindre. Voilà un habit qui vous vaà peindre.

On dit, Peindre une galerie , une.cframfrre,un cabinet, un plafond , des lambris, pourdire, Les embellir par diverses représentationsde figures, d’arabesques, ou d’ornemens.

11 se prend aussi quelquefois pour, Couvrirsimplement avec des couleurs, sans qu’elles re-présentent aucune figure. Peindre en rouge, enblanc, en noir, etc. Pciudre les roues et le traind'un carrosse. Les Sauvages se peignent de plu-sieurs couleurs. Ce vieillard se peint la barbe etU’$ cheveux.

Peindre, signifie aussi, Décrire et repré-senter vivement quelque chose par le discours.Il a admirablement bien peint les combats et lenaufrages dans son Poëme. Tout y est si bienpeint , que Von croit voir ce qu'il décrit. Ilpeint bien ses personnages et leurs différens ca-ractères. Il peint si vivement la colère, la dou-leur, la joie, la crainte, qu'il en inspire lessentimens. Peindre le vice avec les coulews lesplus propres « en donner de Vhorreur.

On dit, qu’Un auteur se peint dans ses ou-vrages, pour dire, que Sans y penser, il ymarque, il y donne à connoitre son caractèreet ses inclinations.

On dit aussi, que Les objets se peignent surla glace d’un miroir, sur la surface de Veau ,ou d'un autre corps poli, pour dire,, qu’ils ypçnt représentés au naturel.

On dit proverbialement, d’Un homme qui,après avoir beaucoup bu,recommence h boire,qu’il s'achève de peindre. Cria sc dit aussi d’Un ;homme qui se conduit de manière à. complétersa ruine, son déshonneur.

On dit de même, Pour nous achever depeindre.... Voilà qui nous achève de peincb'e ,en parlant d’Un malheur ou d’un embarrasnouveau qui vient accroître d’autres embarrasou d’autres malheurs.

Peindre , se dit aussi De l'écriture, pournàarquer qu on forme bien les lettres, les carac-tères. Voilà une belle écriture , cela est bienpeint, il peint bien. Il peint mal.

Peint , einte. participe.

On appelle Toiles peintes . Certaines toilesqui viennent des Indes,, et qui sont peintesavec*le suc de quelques herbes.. On fait depuis

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quelque temps des toiles peintes en France , ddimitation de celles des Indes.

PEINE, s. f. Douleur, affliction, souffrance,sentiment de quelque mal dans le corps ou dansl'esprit. Les peines du corps. Les peines de lesprit.

On appelle en Théologie, La peine du sens ,Les douleurs que les damnés souffrent par lesiouimens de l’enfer; et La peine du dam, Ceque la privation de la vue de Dieu leur faitsouffrir.

On appelle aussi Peines du purgatoire, Ce.que les âmes souffrent dans le purgatoire, soitpar les tourmens, soit par la privation où ellessont alors de la vue de Dieu .

Peine, signifie aussi, Châtiment, punitiond’un crime. Il a commis la faute , il en poiierala peine. Cet exil , cette disgrâce est la peine deson crime. On lui a ordonné cela sw peine ,sous peine, à peine de la vie. ( De ces trois fa-çons de parler, Sous peine est la plus usitée etla meilleure. ) Peine capitale , légale, arbi-ti'alre, afflictive, infamante, pécuniaire. Souspeine d'interdiction. Sous peine , « peine, dedésobéissance. Encourir une peine. Il y a peinede mort pour qui...,. On dit dans ce sens, Lapeine du talion, la peine du quadruple.

On dit, en termes de Jurisprudence , Sousles peines de droit, pour dire, Sous les peinesque la Loi autorise à infliger. La lecture de celivre a été défendue sous, les peines de droit.

Peine, signifie aussi, Travail, fatigue.71 n’apas fait cela sans peine. Sa peine n'a pas étéInutile. Sa peine n'a pas été infructueuse. Il aun esprit facile, aisé, qui fait tout sans peine.Je ferai cela, ou je mourrai à la peine. Vou>n'aurez pas de peine, je n'eus pas de peineà réussir. Vous n'aurez pas grande peine à envenir d bout. Je n'y ai pas eu grand'peine.

On dit d’Un homme qui a travaillé inutile-ment à quelque chose, qu’il a perdu sa peine,ses peines ; et proverbialement, Son temj s-aussi sa peine. 11 est populaire.

On dit proverbialem., Nul bien sanj peine.Et dans le même sens on dit, qu’il y a cer-• taines entreprises où la peine passe le plaisir.

Peine, se prend quelquefois pour le salairedu travail d’un Artisan. Il ne faut pas retenirla peine du mercenaire. Payer d un ouvrier sapeine .

On dit familièrement d'Un homme obligeantet actif :Il compte pour rien la peine, ses peines.Il ne plaint pas sa peine , ses peines.

On dit de même, La peine est pour rien,Elle est de peu de valeur.

On dit, Un homme de peine, des gens depeine , en parlant De ceux qui gagnent leur viepar un travail pénible de corps, sans avoir au-cun métier particulier.

Peine , se dit aussi Des difficultés, des obs-tacles que l’on trouve dans une entreprise. Ilaura beaucoup de peine d gagner ce proces-là.Il a eu beaucoup de peine ù faire sa fortune, àvenir à bout d'une telle chose. Et dans cetteacception, l’on dit, d’Un homme qui a delàdifficulté h parler par quelque empêchementnaturel > qu’il a de la peine d parler.

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On dit aussi dans le même sens, qu’I/nfromme a de la peine d marcher, Quand il sesert difficilement de ses jambes.

On dit par politesse, Prenez la peine defaire cela; il a pris la peine de me venir voir,pour dire, Je vous prie de faire cela; il m’estvenu voir.

On dit dans le discours familier, La choseen vaut bien la peine, pour dire, que La chosemérite qu’on ne néglige rien afin d’y réussir. Sivous voulez obtenir cetle grâce, il faut faireagir tous vos amis, la chose en vaut bien lapeine. Et l’on dit dans le sens contraire : Cciin'en vaut pas la peine , ce n'est pas la peine.Voulez-vous que je lui écrive pour cela ? Non,cela n'en vaut pas la peine. Ce n'est pas lapeine d'attendre si long-temps pour si peu dechose.

On dit encore dans le discours familier, Cen'est pas la peine d'en parler • et cela se dit parironie, pour exagérer davantage la chose dontil s’agit, en faisant semblant de la diminuer. Ilne lui a volé que cent mille écus, ce n'est pasla peine d'en parler, cela ne vaut pas la peined'en parler.

Peine, se dit pareillement De la répugnanced’esprit qu’on a à dire ou à faire quelque chose.J’ai Je la peine, j’ai peine à lui annoncer unesi méchante nouvelle. Et on dit, que L'on faitune chose sans peine, pour dire, que C’est delion cœur, sans nulle contrainte.

Peine, se prend aussi pour Inquiétude d’es-prit. J'étais fort en peine de ce qu'il ctoit deve-nu, Vous m'avez lire de peine. On m'a mis horsde peine. Me voilà hors de peine. On est extrê-mement en peine de lui. Je suis en peine den'avoir point de ses nouvelles. Je suis en peinede savoir ce qu'il deviendra. Les dernières nou-velles que j'ai reçues me mettent fort en peine.Je n’ai point eu mes lettres, je suis fort enpeine.

On dit encore , qn'Un homme est dans lapeine, pour dire, qu’il est dans le besoin.

On dit aussi d’Un homme inquiet, que C'estune ifme en peine.

À peine, phrase adv. Il a différentes signifi-cations, selon les différentes façons de parleravec lesquelles on le joint. On s’en sert quel-quefois pour marquer Le peu de temps qu’il ya qu’une chose dont on parle est arrivée. Ainsi, on dit, J peine est-il hors de son lit, à peine lest hors du lit , à peine sommes-nous entrés ,pour dire, U ne fait que sortir du lit, il n’ya qu’un moment que nous sommes entrés. Apeine le soleil est-il levé, on se met en marche.

En ce cas, on met quelquefois que, a,u lieude lorsque, dans le second membre de la phrase.À peine le soleil ètoit-il levé, « peine le soleilétait levé, qu'on aperçut Vennemi.

On s en sert encore dans la signification dePresque pasj et dans ce sens on dit, À peinevoit-on à se conduire , à peine est-il jour, àpeine a-t-il le nécessaire, à peine sait-il lire,pour dire, Il n’est presque pas encore jour, on tne voit presque pas. à se conduire, il n’a presquepas U nécessaire, il ne «ait presque pa« lire.