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Tome second. L - Z.
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PEI

On dit de même : Cela est à peine indiqué,'à.peine esquissé. Celte pensée doit être à peineprésentée. Il a à peine touché ce point dans sonmémoire.

On dit, À grand'peine , pour dire, Malaisé-ment, difficilement. Si vous n’avez pu faireune chose si aisée, à grand'peine en ferez-vous«ne plus difficile.

PEINER, v. a. Faire de la peine, donner dela peine, fatiguer, causer du chagrin, de l’in-quiétude. Cette nouvelle m'a beaucoup peiné.Ce travail vous peinera trop. Votre situationme peine extrêmement. Cette dépense le peineun peu.

Il signifie aussi, Travailler beaucoup et dif-ficilement ce qu’on fait. Ce Peintre peine beau^coup ses ouvrages.

Peiner , est aussi neutre, et signifie, Répu-gner à. On voit qu'il peine à punir, à gronder.Je peinois à écouter cet homme. On peine àvous faire de tels reproches.

Il signifie aussi, Avoir delà fatigue, en par-lant D’hommes ou d’animaux qui travaillent,etc. J'ai peiné toute la matinée à bêcher dans1 le jardin. Les chevaux ont peiné tout le jour àrvoiturer des tuiles.

On dit d’Une poutre au d’une solive qui esichargée d’un trop pesant fardeau, qu’ Elle peinebeaucoup. Cette poutre peine trop.

Se peiner , v. pron. Se donner de la peine.Se peiner pour faire 'quelque chose. Il s'estbeaucoup peiné. Il ne s'est guère peiné damcelte affaire. Il n'aime pas à se peiner.

Peiné, ée. participe.

On dit, qu’Un ouvrage est peiné, paroitpeiné, pour dire, qu’il paroît qu’on y a tra-vaillé avec beaucoup de peine. Il y a de belleschoses dans ce -tableau, mais il paroit troppeiné. On dit dans le même sens, Un style peiné.

On dit de même, qu'Une écriture est pei-née , est trop peinée.

PEINEUX, EIJSE. a r dj. Ce mot inc se ditguère qu’au féminin, et dans cette phrase, LaSemaine peineuse , qui se dit quelquefois de laSemaine Sainte , mais seulement parmi lepeuple.

PEINTRE, s. m. Celui 'dont la professionest de peindre. .Bon Peintre. Grand Peintre.Excellent Peintre. Les Peintres anciens. LesPeintres modernes. Les Peintres de VÊcole deRome , de VEcole de Lombardie , de VÊcole deFlorence , de VEcole Vénitienne., de VEcoleFlamande , de l’Ecole Françoise. Peintre enpastel. Peintre en émail. Peintre en miniature.Peintre sur vare. Peintje d histoire. Peintrede genre. Peintre de portrait , de paysage.

Il se dit aussi De ceux qui représentent vive-fcfcnt les choses dont ils parlent, dont ils trai-tent, soit en Prose, soit en Poésie. Cet Orateure *t un grand peintre. Ce Poète est un excellentpeintre.

On dit familièrement d’Un homme qui estfort mal dans se* affaires, qu’/l est gueuxc °wwe un Peintre.

PEINTURAGE, s. jïï. Action de peinturer,°U l’effet qui en résulte.

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PEINTURE, s.f. L’art de peindre. La pein-ture est un bel art. Il s'adonne à la peinture.Il excelle dans la peinture.

Peinture , se dit aussi De toute sorte d’ou-vrage de peinture. Il y a de belles peinturesdans ce palais. Les peintures de ce salon, decette galerie sont admirables . On dirct.it que cesfigures sont de relief , mais ce n'est que platepeinture. Peinture à l’huile, à fresque, en dé-trempe, en mosaïque, en pastel.

On dit familièrement d’Une chose bien faite,qu'EUe est faite comme une peinture.

Peinture , se prend aussi .pour Couleur engénéral. Prenez garde de vous gâter à ce ta-bleau , à ce lambris, à ce carrosse, etc. la pein-ture en est toute fraîche , la peinture n'est passèche:

On dit figurément Des choses qui n’ont quede l’apparence et point de réalité, qu!Elles nesont qu'en peinture. Il n'a des richesses qu'enpeinture.

On dit familièrement, en parlant d’Un en-droit où l’on auroit beaucoup de répugnance àse trouver, qu’On ne voudroit pas y être,même en peinture.

Peinture, se dit aussi figurément De ladescription vive et naturelle de quelque chose-Ce Poète, cet Orateur excelle dans la peinturedes passions, des foihlesses du coeur humain ,des moeurs, dans la peinture des choses de lanature. Il en a fait une peinture si vive, qu'oncroit voir la chose même. Il a mal réussi dan .la peinture qu'il en a faite.

Peinture, dans un jeu de cartes, signifie,Ce que l’on y appelle aussi les figures, commeles rois, les dames, les valets. Mon jeu estplein de peintures. Il n'y a que des peinturesdans son jeu.

PEINTURER, verbe actif. Enduire d’uneseule couleur. Peinturer un treillage, un lam-bris.

PEINTUREUR. s. m. Celui qui peinture,et qu’on appelle communément Barbouilleur.Voyez Barbouilleur.

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PELADE, s. f. Sorte de maladie qui fai;tomber les poils et les cheveux. Avoir la pe-lade.

PELAGE, s. m. La couleur du poil de cer-tains animaux, comme des chevaux, des vaches,des cerfs. Ces deux chevaux ne sont pas demême pelage. Il a des chevaux de toutes sorte*,de pelages. Le pelage des cerfs est blond, fauve,brun, ou moucheté.

PELAMIDE. s. f. Poisson de mer, dont lafigure approché 'de celle du Maquereau.

PELARD. adj. m. Il n’est d’usage que danscette phrase, Bois pelard, pour dire, Le boisdont on se sert pour faire du tan.

PÊLE-MÊLE. adv. Confusément. Ils étaienttous pêle-mêle. Ils entrèrent pêle-mêle dans laVille avec les ennemis. Il n'y a point d'ordre,tout y est pêle-mêle. Mettre des hardes pêle-mêle dans un coffre.

PELER’, verbe actif. Ôter le poil. Mettre un

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cochon de lait dans de l’eau bouillante pour lepeler.

PELER, v. a. Oter la peau d’un fruit, oterl’écorce d’un arbre. Peler une poire. Peler unepomme. Les lapins durant les neiges pèlent lesjeunes arbres.

O11 dit aussi, Peler des langues de boeuf ,peler des langues de cochon, peler du fromage,et autres choses qui ont comme une espèce depeau.

On dit encore, Peler la terre, pour dire,En enlever du gazon ; et,Peler des allées, pourdire, En enlever de la terre et de l’herbe avecla bêche, la pelle, etc.

Peler, se prend au-si neutralemcnt, en par-,lant Du corps des animaux, quand la premièresuperficie de la peau s’en détache. Tout le coj psm'a pelé à la suite de celte maladie.

Pelé, ée. participe. Il est tout pelé. Il a latête pelée. Des amandes pelées.

On dit figurém. Un roc pelé, une montagnepelée , pour dire, Un roc, une montagne où iln’y a ni arbre ni verdure.

Il s’emploie quelquefois substantivem. Ainsion dit populairement et par mépris, d’Une as-semblée de peu de personnes et de gens de très-peu de considération, qu 'Il y avoit quatre pe-lés et un tondu.

PÈLERIN, INE. s. Celui ou celle qui parpiété fait un voyage à un lieu de dévotion. UnPèlerin qui va à Rome , à Jérusalem, à Saint-Jacques en Galice, à Notre-Dame de Loretle.

En ce sens on dit aussi absolument, Un pè-lerin de Saint-Michel, un pèlerin de Saïnt-éJacques , pour dire, Un pèlerin qui va à Saint .Michel,, qui va à Saint-Jacques , ou qui en re-vient.

En parlant Des deux Disciples qui alloieniàEmmaüs après la Résurrection de Jésus-Christ,on leç appelle Les Pèlct'ins d'Emmaïis »

On appelle figurément Pèlerin , Un hommefin, adroit, dissimulé. Vous ne connaissez pasle pèlerin . C’est un étrange pèlerin. C’est uneadroite pèlerine.

On dit proverbialement, Rouge soir et blancmatin, c'est la journée du pèlerin, pour dire,jue Le ciel rouge au soir et blanc au matin,présage un beau temps.

PÈLERINAGE, s. m. Le voyage que faitun pèlerin. Aller en pèlerinage. Il a fait un'ong pèlerinage. Il a fût le pèletinage deSaint-Jacques .

U se dit aussi pour signifier Le lieu où unpèlerin va en dévotion ; et on dit dans cette ac-ception, Notre-Dame de Lorette est un desplus fameux pèlerinages de la chrétienté.

PÉLICAN, s. m. Oiseau aquatique, qui a aunas du cou et entre les clavicules une ouver-ture qui est un faux œsophage, par le moyenduquel il retire de son estomac avec son bec lesalimens qu’il a pris, lorsqu'ils sont à demi di-gérés, et en nourrit ses petits, ce qui a fait dire. qu’il se saignoit pour leur conserver la vie, etl’a fait prendre pour le symbole de l’amour pa-ternel.

En Blason , il est toujours représente se pe-i-