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Tome second. L - Z.
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tantif, et il se dit particulièrement De celuiou de celle qui confesse ses péchés au Prctre,Interroger un pénitent Absoudre un pénitent.Ce Prêtre a une conduite particulière pour la'direction des âmes, et cela lui attire beaucoupde pènitens, beaucoup de pénitentes. le suis le

confesseur, elle fst ma pénitente. _ f

On appelle aussi du nom de Penitens, Ceuxqui sont engagés dans certaines Confréries oul’on fait une profession particulière de quelquesexercices de pénitence. On les appelle Féniteusblancs , Péniteris bleus , Pénitcns noirs, gris , etc.selon les différentes couleurs des sacs dont ilsse couvrent en de certains jours.

PÉNITENTÏÀUX. adj. m. pl. Il n’a pointde singulier, et ne se dit guère qu’en parlantdes Psaumes pénitentiaux, que l’on nommeaussi Les Psaumes de la Pénitence, ou abso-lument, Les sept Psaumes. On appelle encoreainsi certains Psaumes qui sont tout remplis desentimens de pénitence. On appelle Canonspénitentiaux, Les canons de la primitive Égliseconcernant les pénitences publiques.

PÉNITENTIEL. s. m. Rituel de la péni-tence. Il y a diffh'cns penitentiels.

PENNAGE, s. m. Terme de Fauconnerie ,qui se dit Du plumage des oiseaux de proie,qui se renouvelle à difforens âges. Un faucon,du second pennage. Il se dit aussi Des plumesdes ailes de tout oiseau.

PENNE, s. fém. Terme de Fauconnerie , quine se dit que Des grosses plumes des oiseauxde proie qui muent chaque année. Les pennesd’un faucon.

PENNON. s. m. C etoit autrefois une sortede bannière ou d’étendard à langue queue,qu’un Chevalier qui avoit vingt hommes d’armessous lui étoit en droit de porter.

PÉNOMBRE, s. fém. Lumière foible qu’onobserve dans les éclipses avant l’obscurcissementtotal, et avant le retour de la lumière totale.

PENSANT, Ante. adj. Qui pense. Unvire pe 7 isanf. Mal pensant, mal pensante, sedisent d’Un homme et d’une femme qui jugentdésavantageusement de leur prochain. Vousêtes trop mal pensant

On dit d’Un homme qui a de^bôns senti-mens, C’eA un homme bien pensant. Tous leshommes instruits et bien pensons sont davisqu’on vous nomme à cette place.

PENSÉE, s. f. Opération de la substance in-telligente. Il ny a que les esprits qui soientcapables de la pensée. On né peut distinguercela que par la pensée.

Pensée , signifie aussi, L’acte particulier del’esprit, ce que l’esprit a pensé ou pense ac-tuellement. Pensée vive, agréable, ingénieuse ,spirituelle. Pensée douce, flatteuse . Pensée su-blime , commune. Pensée vraie , fausse. Penséetriste, fâcheuse , funeste. Cet ouvrage est pleinde belles pensées. Toutes ses pensées sont nobles.Il a Vart d'exprimer bien scs pensées. Vousn'entrez pas bien dans ma pensée. Il n’est pasbien entré dans la pensée de son Auteur. Il fautvous expliquer ma pensée. Je ne sais si vouscomprenez bleu ma pensée .

Tome II ,

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On dit : Une pensée profonde ; une Tp'andepensée ; une pensée vaste ; une pensée neuve ;une pensée usée à force d'avoir été répétée; unepensée fine; des pensées grossières , étroites;un&pensêe obscure; une pensée brillante, lu-mineuse. On dit en parlant d’Un livre : Cettepensée y est trop étendue , elle tient trop deplace ; cette autre est trop courte, trop resser-rée , elle n’est pas développée; les pensées y sont:oup sur coup, ne laissent pas le temps de res-pira'. Il n'y a pas dans tout son livre le com-mencement d’une pensée , etc.

On dit proverbialement, d’Un homme depeu d’esprit, qu'il n’est pas tourmenté pai' sespensées. On dit au contraire, d’Un autre, queSes pensées le minent , le fatiguent : on ditdans le même sens, que La pensée le dévore,pour dire, Que l’habitude, la continuité de lapensée, fatiguent, usent ses organes.

On dit, Avoir de mauvaises pensées, pourdire, Penser à des choses déshonnêtes, crimi-nelles, etc.

On dit, qu’Un livre est écrit par pensées dé-tachées, Lorsqu’il est composé de plusieurs ré-flexions qui ne sont point lices les unes auxautres.

Il signifie aussi, Opinion, ce qu’on croit. Jes croîs fâche gue vous eussiez de moi une penséesi contraire à l’amitié qui est entre nous. •Sapensée étoit, qu’il valoit mieux tout risquer.Votre pensée est fort bonne. Ce n’est pas là mapensêt. Dites votre pensée.

Il signifie quelquefois, Dessein,projet. Exé-cuter sa pensée. Remettre sa pensée à un autretemps. Il a pei'du la pensée de se marier. Il arepris sa pensée. On n’a jamais eu la penséede vous arrêter. Quittes ces vaines pensées aux-quelles vous n'atteindrez pas , où vous échouerez.

On dit en style de Dévotion, qu’Un hommen'a aucune pensée de Dieu , aucune pensée deson salut , pour dire, qu’il n’y*fait aucune at-tention , aucune réflexion.

Pensée, se dit en certaines phrases dans uneacception particulière. Ainsi on dit, Il m'estvenu en pensée, pour dire, U m’est venu dansl’esprit.

dn dit familièrement, S'entretenir avec sespensées, pour dire, Rêver, s’occuper de ses rê-veries.

Pensée, en termes de Peinture, d’Architec-ture, de Sculpture , etc. signifie, La premièreidée, l’esquisse, le dessin qui n’est pas encorearrêté, qui n’est pa 3 fini. Ce n'est pas là undessin , ce n'est qu’une pensée. J'ai demandéun tableau à ce Peintre , il m'a montré deux outrois pensées à choisir. Vous voyez une pre-mière pensée. Sa première pende étoit toujoursla meilleure.

PENSÉE, s. f. Petite fleur qui n’a que cinqfeuilles nuées de violet et Je jaune. La violetteet la pensée ont quelque rapport ensemble.Bou-quet de pensées.

On appelle Couleur de pensée , Certain violetbrun, tel que celui des fleu'.s de pensée.

PENSER, verbe n. Former dans son espritl’idée , l’image de quelque chose. L’homme

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pense. I/âme pense. La matière est incapable depenser.

On 'dit, qu’ZJn homme pense finement ,pense noblement, pense singulièrement , etc:pour dire, qu’il a des pensées fines, des penséesnobles, des idées singulières, etc.

Il signifie aussi Raisonner. H pense bien. Ilpense juste.. L’art de penser.

U signifie aussi quelquefois, Faire réflexion,songer à quelque chose, se souvenir de quelquechose. J’ai pensé à cequevous m'avez dit. L’af-faire est trop importante pour ne pas prendre letemps d’y penser. Pensez-y mûrement. Ce quevous me proposez me parott faisable, j'y pen-serai. Il a fait cela sans y penser. Pensez-ybien. Penser en sioi-même à quelque chose. Ilpense toujows à la perte qu'il a faite. Je pentr.à vous à toute heure. Pensez quelquefois à moi.Il faut penser à son salut préférablement à toutechose.

Penser, s’emploie aussi quelquefois pour,Prendre garde. Vous avez des ennemis, pensezà nous. C'est un homme qui se perdra, s'il nepense à lui.

U signifie aussi, Avoir une chose en vue,former quelque dessein. À quoi pensez-vous defaire cela? Voulez-vous penser à cetteCharge?elle est à vendre. Ce parti est avantageux pourvotre fille, vous y devriez penser. Je suis tropde vos amis pour avoir pensé à vous nuire. Ilne pense plus à celte maison , il en Veut acheterune autre.

On dit de quelqu’un, qu’/J pense à mal4pour dire, qu’il a quelque mauvaise intention ;et, qu’On a fait une chose sans penser à mal,pour dire, qu’On l’a faite sans aucune intentionde fûclier personne.

Penser , signifie aussi, Être sur le point de....J’ai pensé mourir. Il a pensé être noyé. Nouspensâmes être enveloppés dans sa disgrâce.ünepierre qui tomba, pensa le tuer.

PENSER, v. a. Avoir dans l’esprit. C’est un'homme qui ne dit jamais ce qu'il pense. Je croisgue ce que vous dites est bien éloigné de ce quevous pensez. Il pense bien des choses qu’il ne ditpas. Il témoignoit avoir envie de vous servir, etpensoit toute autre chose.

Il signifie encore, Imaginer. J’ci pense unechose qui vous tirera d'affaire. Savez-vous ceque j'ai pensé pour faire réussir votre entre*prise?

llsignifie aussi, Croire, juger. Ortpetue de lutcent choses fâcheuses. On ne pense rien de vou «qui ne vous soit glorieux. Je dis les chosescomme je les pense. Que pensez-vous de cethomme? Je n'en pense ni bien ni mal II estdifficile den penser du bien. Il est aussi neutredans cette acception. C^esf un homme qui pensetoujours mal de son prochain. Il pense être plushabile homme qu'il n’est. Il ne pensoit pas êtreobservé. Je pensois qu'il étoit de vos amis. Nepense» pas que je dise cela pour vous adoucir.Pensez-vous que je nie contente de vos excuses ?

O11 dit proverbialement, Honni soit qui maly pense , pour dire, qu’il ne faut pas interpré-ter en mal ce qui peut être innocent.

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