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règle les mouvemens d’une horlogeet quia divers autres usages. L’oscillation du 'pen-dule.
PENDULE, s. f. Horloge a poids pu à res-sort , à laquelle on joint un pendule, dont lesvibrations servent h en régler les mouvemens,et à la rendre'plus juste. Une belle pendule.Une pendule à ressort. Pendule à répétition.Pendule à seconde. Belle boite de pendule.
PÊNE. s. m. Morceau de fer long et carré,dont le bout sort de la serrure de laquelle ilfait partie, et entre dans la gàclie, pour fermerune porte, une armoire, un coffre, etc. Le pênede cette serrure est rompu , est rouillé. Le pênene va point.
PÉNÉTRABLE. adject. des 2 genres. Qu’onpeut pénétrer, où l’on peut pénétrer. Ce boisest si épais , qu’il n’est pas pénétrable.
PÉNÉTRABÏLITÉ. 3. f. Tenue didactique.Qualité de ce qui est pénétrable. La pénêlrabi-lité de l'espace.
PÉNÉTRANT, ANTE. adj. Qui pénètre. Iln'y a rien desipénétrant que le mercure. Le selest caustique et pénétrant. Liqueur pénétrante.Odèur pénétrante. Il fait un froid pénétrant.
On dit figurément, qu’l/n homme a Vespri 1pénétrant , pour dire, qu’il a une vive inlelligence, et qu’il approfondit promptement leschoses les plus difficiles.
PÉNÉTRATIF, IVE. adj. Qui pénètre aisé-ment. Qualité pénétrative. Il n’est d’usage quedans le didactique.
PÉNÉTRATION. sub s t. fém. La vertu etl’action de pénétrer. L'activité et la pénétrationâu mercure.
Il se dit figurément De la sagacité de l’es-prit , de la subtilité de l’intelligence, de la faci-lité qu’on a à pénétrer dans la connoissancedes chos"s. C’est un homme qui a une grandepénétration d'esprit. Il a de la pénétration.,beaucoup de pénétration. Une grande pénétra-tion en affaires. Je me défie un peu de sa péné-tration.
PÉNÉTRER, v. a. Percer, passer 3 travers.La lumière pénètre le verre et tous les corpsdiaphanes. L'eau-forte pénètre le fer et Vacier.L’huile pénètre les étoffes.
On l’emploie figurément et dans un sensmoral. Pénétrer le sens caché d’un mot. Pé-nétrer les ruses y les desseins. Pénétrer un po-litique , un hypocrite. Cet homme a beau fein-dre, il n'îst pas difficile à pénétrer. On le pé-nètre à la longue.
Il signifie aussi, Entrer bien avant. Le couppénètre les chairs , et va jusqu’dl’os. Legrandjroid pénètre la teire. Il fait un vent sec quipénétré la poitrine. ! . '
On s’en sert figurément, cri parlant De laprofonde connoissance des choses, soit natu-relles, soit spirituelles. Ainsi l’on dit, Pénétrerles secrets de la nature. Dieu pénètre les pi'o-fondeurS des abîmes. C'est un esprit qui pé-nètre tout. Dieu pénètre le fond des cœurs , lespensées les plus sécrétés.
On dit proverbialement-, Courte prière pé-nètre les Cieux j pour dire , que Ce n est pas la
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longueur, c’est la ferveur qui rend les prièresefficaces.
Pénétrer , signifie figurément , Toucherprofondément. Sa douleui' me pénètre le cœur.Son état m’a pénétré.
Pénétrer , est aussi neutre. Ainsi on dit :Le coup pénètre dans les chairs , pénètre jus-qu’à l’os. Pénétrer à travers les obstacles. Onpénétra dans le hallier , dans la caverne. Cevoyageur n'a pas pénétré dans l'intérieur duPays. Pénétrer dans la confiance de quelqu’un.Je n’ai pu pénétrer jusqu’au Ministre. Les• Commis ne me laissoient pas pénétrer. Il apénétré fort avant dans la Géométrie. La Phi-losophie a pénétré dans les cloîtres. Je n’ai pasvoulu pénétrer dans ces mystères.
Pénétré , ée. participe. Pénétré de sueur.Pénétré de douleur. Pénétré de l’amour deDieu y des vérités de la. Religion. Je suis péné-tré de sa situation. Je suis pénétré de cette vé-rité. Il a ï air pénétré , pour dire, Très-affectéde ce qu’il dit, ou de ce qu’il entend.
PÉNIBLE, adj. des 2 genres. Qui donne dela peine. C’est un travail peiuMe. Un ouvragepénible. Un travail ingrat et pénible ; Un che-min pénible. Une entreprise pénible. Un effortpénible.
Pénible, se dit d’Une situation de l'espritou du corps. Situation pénible. Un sentimentpénible. Doute pénible.
PÉNIBLEMENT, adv. Avec peine. Il a lagoutte à la main t il n’écrit que péniblement.Ce Peintre-là est correct , mais il travaille pé-niblement. Cet Auteur a du savoir , mais ilcompose pênibleme?it.
PÉNIL s. m. Partie antérieure de l’os barréqui est autour des parties naturelles, et oùcroît du poil qui est la marque de la puberté.
PÉNINSULE, subst. f. Presqu’île. C’est uneportion de terre environnée d’eau de toutesparts, excepté d’un seul coté. La Morée estune péninsule.
PÉNITENCE, s. f. Repentir, regret d’avoiroffensé Dieu. La pénitence est une vertu chré-tienne . La penitence doit être sincère et con-fiante. Lapênitence n’est point véritable , quandelle n’est pas accompagnée d’une ferme résolu-tion de ne plus pécher. Faire de dignes fruits depénitence.
On appelle Sacrement de pénitence y Celuides sept Sacremens de l’Église, par lequel lePrêtre remet les péchés à ceux qui s’en con-fessent à lui. Le Sacrement de pénitence estd'institution divine. Le Tribunal de la péni-tence.
Pénitence, se dit aussi De tout ce que lePrêtre ordonne en satisfaction des péchés qu’onlui a confessés. Il faut recevoir avec respect lapénitence qui est ordonnée par le Prêtre. Lespénitences publiques ne sont plus en usage dansl'Eglise.
On dit, Accomplir sa pénitence , satisfaireà sa pénitence , famé sa pénitence , pour dire,Faire-les choses que le Prêtre a ordonnées pourpénitence.
Pénitence, se dit aussi Dee jeûnes, des
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prières, des macérations, et généralement detoutes les austérités qu’on s’impose volontaire-ment pour l’expiation de ses péchés. Faire pé-nitence de ses péchés. Vivre dans la pénitence,dans une penitence continuelle , dans les exer-,cices de fa pénitence. Il faut faire pénitence , siVon veut être sauvé.
On dit figurément d'Un homme qui par sesexcès est tombé dans quelque longue infir-mité, qu II fait pénitence du passé. U s’estabandonné à la débauche dans sa jeunesse , ilen fait maintenant pénitence.
La même chose se dit d’Un homme qui s’estattiré quelque malheur, quelque disgrâce parsa mauvaise conduite. Il s'est perdu par sonindiscrétion, et il a maintenant tout le loisird’en faire pénitence. Sa penitence poun'a êtrelongue.
On dit aussi dans le discours familier, Fairepénitence , pour dire, Faire mauvaise chère.
. Si vous voulez demeurer à dîner avec nous,uous ferez pénitence. Voulez-vous faire péni-tence avec nous?
Pénitence, se dit figurément d’Une puni-tion imposée pour quelque faute. Parmi lesReligieux et les Religieuses y on impose des pé-nitences pour les moindres manquemens. Voilàune rude pénitence pour une faute bien légère.Vous mériteriez une rude pénitence pour nousavoir fait attendre. Mettre un enfant en péni-tence. Des pénitences d’enjhnt.
Pour pénitence , en pénitence. Façons deparier familières dont 011 se sert, pour dirciEn punition, pour peine. Pour pénitence, enpénitence de cela , vous ferez telle chose.
Dans les Monastères d’hommes et de filles,on dit, Mettre un R.cligieux ou une Religieuseen pénitence , pour dire, Les obliger à quel-que pratique pénible et mortifiante.
A certains jeux, on appelle Pénitence , Lapeine qu’on impose à ceux qui ont manqué.On lui a donné une telle pénitence. Votre pé-nitence sera de dire une chanson.
PÉNITENCERIE. s. f. Charge, fonction,dignité de Pénitencier . Il est pourvu de la Pè -nitencerie de cette Cathédrale. La Pénitenceriede Rome . La grande Pénitencerie *
En parlant De certaines affaires qui sejugent à Rome par le Tribunal de la Péniten-cerie , on dit, que Ce sont des affaires qui re-gardent la Pénitencerie.
PÉNITENCIER, s. ni. Prêtre commis parl’Évêque, pour absoudre des cas réservés. Seconfesser au Pénitencier. À Rome , c’ésf tou-jours un Cardinal qui est grand Pénitencier.Il y a à Rome des Pénitenciers pour toute sortede nations. Dans plusieurs Cathêè'ales, 1 e Pé-nitencier. est un Dignitaire.
On appelle Sous-Pénitencier, un Prêtresubordonné au Pénitencier, et commis pouren faire les fonctions à sa place.
PÉNITENT, ENTE. adj. Qui a regret d'avoifoffensé Dieu , qui est dans la pratique des exer-cices de la pénitence. Pécheur pénitent. Femmepénitente.
Gn, s’en sert plus ordinairement au subs-