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Tome second. L - Z.
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PÉQUET. On appelle en Anatomie. Réser-voir de Pécjuet, Le réservoir où le cliyle estconduit par les veines lactées.

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PERÇANT, ANTE. adj. Qui perce, qui pé-nètre. Un poinçon perçant, bien perçant. Cettealêne n’est pas assez perçante.

On dit aussi, Un froid perçant, un ventperçant, pour dire, Un froid, un vent qui pé-nètre. On dit pareillement, Des cris perçons,pour dire, Dis cris fort aigus , et, Une voix,perçante, pour dire, Une voix claire et aiguë,qui frappe vivement l’oreille.

On appelle Des yeux perçons, Des yeux vifset pénétrans; Une vue perçante, Celle quiaperçoit de très-petits objets, ou des objetstrès-e’loignés. Et on dit figurent. qu’Un hommea l’esprit perçant, pour dire, qu’il a beaucoupde pénétration d’esprit.

PERCE, EN PERCE.Manière de parler ad-verbiale , dont on ne se sert qu’en parlant Despièces de vin et d’autre sorte de boisson, oùl’on fait une ouverture pour en tirer la liqueur,jt lettre du vin en perce. Il n’y a que huit jourstjue ce muid de vin est en perce. Il ne faut paslaisser si long-temps du vin en perce.

PERCÉE, s. f. Ouverture faite dans un boispour se procurer un chemin ou un point devue. Une belle percée de vue. On le dit aussiDes ouvertures qui s’y trouvent naturellement,et qui présentent les mêmes avantages. Il y aplusieurs percées dans cette forêt. On dit à peuprès au même sens, et au masculin, Un percé.Il faudroit là un percé.

Ou dit, Faire une percée, au sens de Péné-trer en voyageant. Dans ses courses il a faitune percée assez avant dans V Écosse.

PERCE-FEUILLE, s. f. Plante ombelüfère;die est chaude, dessiccative, astringente etvulnéraire. On l’emploie tant intérieurementqu’extérieurement.

PERCE-FORÊT, s. m. Terme dont on ne sesert que dans le style familier, en parlant d’Unciiasseur 'déterminé. C'est un perce-foret , unvrai perce-forêt.

PERCE-LETTRE, s. m. Petit instrument‘d’acier, avec quoi on perce les lettres, pourpasser un petit cordon de soie, sur les extrémi-tés duquel on met la cire et le cachet. On sesert peu nujourd’/iui de perce-lettres:

PERCEMENT, s. m. Action de percer. Il sedit aussi De l’ouverture faite en perçant.

PERCE-NEIGE, s. f. Petite plante qui portedes fleurs en hiver.

PERCE-OREILLE, s. m. Sorte de petit in-secte long et menu. Un perce-oreille.

PERCE-PIERRE, subst. f. Voyez Passe-

PERCEPTEUR', s. m. Celui qui est commis,préposé pour la recette, pour le recouvrementde deniers, de fruits, de revenus, d’imposi-tions.

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PERCEPTIBILITÉ, s. f. Qualité de ce quiest perceptible, La perceptibilité d’un impôt.La perceptibilité d’un objet au microscope.

PERCEPTIBLE, adj. des 2 genr. Qui peutêtre perçu. Un impôt perceptible.

Il signifie aussi, Qui peut être aperçu ; et ence sens il ne s’emploie guère qu’avec la néga-tive : Cela n'est point perceptible aux yeux. Ils’étend aussi quelquefois aux autres sens, etaux choses de l'esprit. Cela nest point percep-tible au goût. Il y a un petit trait de railleriedans cette èpigranime f mais cela n'est presquepas perceptible.

PERCEPTION, s. f. Recette, recouvrementde deniers, de fruits, de revenus, etc. Il estcommis à la perception d’un tel droit. Il estobligé de rendre compte du revenu de cet héri-tage après la perception des fruits.

Perception, en Philosophie, signifie, Lesentiment, l’idée que produit en nous l'impres-sion d’un objet. Perception distincte , confuse,imparfaite.

PERCER, v. a. Faire une ouverture. Percerun ais, un morceau de bois. Percer un mur.Celte femme s'est fait percer les oreilles pourmettre des boucles. Percer de part en part.Percer d’outre en outre . Il reçut un coup delance gui lui perça l’estomac. Le coup perçoitle crâne. Le coup perce la capacité de l'esto-mac.

En parlant d’Un homme qui a reçu plu-sieurs blessures, on dit, qu’On Va percé decoups.

On dit par exagération, d’Un homme oud’un animal fort maigre, que Les os lui percentla peau.

Percer, en parlant dun muid de vin, si-gnifie, Faire une ouverture au muid pour entirer le vin. Percer un muid de vin, un demi-muid, une feuillette.

On dit aussi absolument, Percer du vin,pour dire, Percer une pièce de vin. Ce vinnest pas bon, il en ftiut percer un autre, per-cer d'un autre. Percer du vin au-dessus ou au-dessous de la barre. Il a fait percer son meil-leur vin pour régaler ses amis.

Percer, signifie encore, Pénétrer. La pluiea percé tous ses habits. Son manteau fut toutpercé de l'orage. La pluie a percé la terre d'unpied. La pluie ne perce point cette étoffe.

Et Ton dit absolument dans le même sens,qu’f/ne étoffe, qu’un soulier ne perce point,pour dire, Que la pluie ne les pénètre point.Alors il s’emploie neutralement.

On dit par exagération, d’Un homme qui aété extrêmement mouillé de la pluie, ou del’eau qu’on a jetée sur lui, qu’il a été. toutpercé, qu’fï a été percé jusqu'au# os.

On dit, Percer une croisée, percer une portedans un mur, pour dire, Faire l’ouvertured’une croisée, d’une porte dans un mur.

On dit, Percer une forêt, un bois, pourdire, Y ouvrir des routes.

On dit en Vénerie, que Le cerf percé,Quand il tire de long.

On dit, Percer les b.uissofïs, les halii&'f, les

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forêts, les forts, pour dire, Passer au traversdes buissons, des halliers, etc.

On dit aussi, Percer la foule, percer un es-cadron, percer un bataillon, pour dire, Scfaire passage à travers un escadron, un hataillon, etc.

Il se dit aussi absolument, La foule étoitprodigieuse , j’ai cependant trouvé U moyen depercer. Il faut tâcher de percer.

On dit aussi figurément : Le Secret n'a puspercé. Rien n'a percé de l'aventure.

On dit aussi absolument : Le soleil perce, lejour perce, la vérité perce. Le secret ne tardapas à percer . Rien ne perce encore. Malgré samodération apparente, son caractère perce.

On dit, que Le Soleil perce un nuage, pourdire, que Les rayons du Soleil passent à traversun nuage ; et figurément, que La vérité a percéles ténèbres de Vlâolâtrie.

On dit figurément, Percer Vavenir, dansl'avenir , pour dire, Prévoir l’avenir ; et, Percerle fond d'une affaire, percer dans le fond d'uneaffaire , pour dire , Pénétrer le fond d’uneaffaire.

On dit figurém., en parlant Des choses quiaffligent, Cela me perce le coeur:

On dit aussi figurém., Percer les nuits djouer, à étudier, pour dire, Passer entièrementles nuits à jouer, à étudier.

Percer, signifie encore, Se déceler, se ma-nifester. Son intention perce à travers son si-lence. Son caractère perce dans tous ses dis -1

COW'S .

PERCER, vfn. Se faire ouverture. Lesdents commencent « percer d cet enjoint. Cetabcès a percé de lui-même. Le bois pei'ce ù cejeune faon.

On dit, qu'L T ne maison perce dans dettxrues, perce d'une rue à Vautre , pour dire,qu’Elle a issue dans deux rues différentes.

On dit aussi, qu’Un coup perce dans leschairs, pour dire, qu’il entre dans les chairs.

Percer, se dit figurément, pour, Avancerdans les honneurs, se faire un chemin à lafortune.

On dit aussi Percer, pour dire, S’avancerdans mi corps, dans le monde. Cet homme apercé par son mérite. Celuirci a perce par *4persévérance.

On le fait tantôt absolu, Ce jeune Hommepourra percer ; et tantôt actif, Il a percé toutle régiment , toute Varmée, depuis le simplerang de soldat

Percé , ée. participe.

On dit, qu Une maison est bien' percée, pourdire, quElle a beaucoup de belles et grandescroisées, 9 e grandes fenêtres bien placées, avecsymétrie.

On dit aussi, qu'ï 7 ne forêt est bien percée jQuand elle est traversée par de grandes et belle*routes.

On dit proverbialement et figurément d’Unhomme qui n’a plus guère de bien ? et dont lesaffaires sont en désordre, qu ¥ Il est bai parce.Il est du style familier.

Oa dit aussi familièrement d’Un homme

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