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qui dépense tout ce qu’il a, et qui ne sauroitgarder d'argent, que C’est un panier percé.
En termes de Blason , on appelle Piècesforcées, Celles qui sont à jour, et qui laissentvoir 1 email du champ "de lecu.
On dit substantivement un Percé, à peu prèsdans le môme sens qu’on dit une Percée. VoyezPercée.
PERCEVOIR, y. a. (Il se conjugue commeRecevoir.) Terme de Pratique et de Finance.Recevoir, recueillir. Il ne se dit que De certaineschoses, comme revenus d’une terre, droits,dîmes, redevances, etc. C’est lui qui perçoit lesfruits de cette terre. Il fut obligé de rendre cethéritage avec tous les fruits qu'il en avoitperçus. Il est employé « percevoir les droits duRoi.
Percevoir , signifie aussi Recevoir pan lessens, l’impression des objets, la sensation qu’ilscausent, et l’idée qu’on en conçoit.
Perçu, ue. participe. Droits perçus! Eruitsperçus.
PERCHE, s. f. Poisson d’eau douce/ dontla chair est blanche et ferme, et qui a sur leclos une manière de crête fort piquante. Grosseperche. Petite perche. La perche est un bonpoisson'.
PERCHE, s. f. Mesure de dix-lmit, de vingt,et de vingt-deux pieds de Roi, selon les diffé-rens Pays. Il y a cent perches carrées à un ar-pent. Mesurer à la perche. Selon l'Ordon-nance, la perche pour, mesurer les bois est delvingt-deux pieds.
Il signifie aussi La chose mesurée. Une per-che de vigne. Six perches de pré. Il m'a venduvingt perches de son héritage , pour agrandirmon jardin,.
Perche, signifie aussi quelquefois Un brinde bois long de dix à douze pieds-, et de lagrosseur du bras ou environ. Etendre du lingesur une perche. Clore un champ , une vigneavec des perches. Un treillage de perches. Mettreu n oiseau de proie sur une perche.
On appelle Perche en Vénerie^Le bois ducerf qui porte plusieurs andouillers.
On dit figurément et familièrement en par-lant d’Une femme dont la taille est grande ettoute d’une venue, C’est une grande perche.
On dit d'Un oiseau de proie, quTI se batà la perche , Lorsqu étant sur la perche il sedébat continuellement, et étend les ailes commepour voler:
PERCHER, v. n. Se mettre sur une perche,>ur une branche d’arbre, eux une baguette, etc.Il se dit proprement Des oiseaux domestiques,i/es coqs et les poules perchent toutes les nuits.Il vient tous-les soirs grand nombre de corneilles percher sxtr les arbres de ce bois. Quantitéd'oiseaux se vinrent percher, vinrent se percher*ur cet arbre.
On dit, Les oiseaux qui perchent , pour 'dire,Çui sont dans l’habitude de percher. Les per-drix grises, les cailles, les. alouettes, ne per-chent pas.
Se percher, se dit aussi par extension, enÇfiïlauî.. De ceux qui se mettent sur quelquç j
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endroit élevé, pour mieux voir, ou pour mieuxentendre. Où s’est-il «lié percher là ?
Perché, ée. participe.
On dit, Tirer les faisans au perché , pourdire, Les tirer lorsqu’ils sont perchés; et dansce cas Perché est pris substantivement.
On dit figurément d’Un homme entêté de sanoblesse, de son rang, Il est toujours perchésur sa grandeur , sur ses aïeux; on dit pluscommunément, à cheval. Voyez ce mot. '
PERCHOIR, s. m. Le lieu où l’on met per-cher Iss volailles d’une basse-cour.
PERCLUS, USE. adj. Paralytique, impotentde tout le corps, ou d’une paitie. Il est perclusde tous ses membres. Cette femme est perclused'un bras , d'une jambe, de la moitié du corps.Cette paralysie l'a rendu perclus. Il en est de-meure, il en est devenu perclus. Il est tout per-clus , à moitié perclus.
PERÇOIR. s. m. Sorte de foret pour percerdos pièces de vin ou d’autre liqueur.
PERCUSSION, snbst. f. Terme didactique.Coup, action par laquelle un corps en frappeun autre. Percussion violente. Percussion sou-daine. Le cerveau est quelquefois offensé parune violente percussion. Les lois de la percus-sion des corps, ou simplement de la pet'cujsion.
PERDÀBJLE. adj. des 2 genres. Qui peut seperdre. Ce procès , ce pari n'est pas perdable.
PERDANT, s. m. Celui qui perd. Il n’estguère d’usage qu’en parlant d’Un homme quiperd au jeu. Les gagnans et les perdans. Il estdes perdans.
PERDITION, s. f. Dégât j dissipation. En cesens, il n’efct guère d’usage qu’en parlant Dumauvais emploi qu’on fait de son bien. Ainsion ’dit, en style familier, Tout son bien s'en vaen', perdition.
Il s’emploie plus ordinairement, pour signi-fier L’état d’un homme, ou qui est dans unecroyance contraire â celle de l’Église, ou quiest dans l’habitude des vices. Il est flans lechemin de perdition, dans la voie de perdition,dans un état de perdition. Cette maison-là estune maison de perdition. Toute cette intrigueest une œuvre de perdition, un ouvrage de perdi-tion. Dans l’Ecriture-Sainte, Judas est appeléLe pis de perdition ; et l’Antéchrist est appeléL’homme de péché , l'enfant de perdition.
PERDRE, v. a .Je perds, lu perds, il perd';nous perdons, vous perdez, ils perdent. Je per -dois. Je perdis. J’ai perdu. Je perdrai. Perds.Que je perde. Que je perdisse, etc. Être privéde quelque chose qu’on avoit, dont on étoit enpossession. Perdre son bien. C’est un hommequi n’a rien à perdre. Ce Prince perdit sesÉtats par la révolte de ses sujets. Il pei'dit lacouronne avec la , vie^ Lorsque les Chrétiensperdirent Constantinople . Les ennemis perdi-rent leurs meilleures troupes dans cette bataille.Ce père a perdu depuis peu trois de ses enfans.Perdre-sa bourse. Perdre son argent au jeu. Hperd tout ce qu'il joue.
Perdre, signifie aussi, Être- privé de quel-que avantage naturel ou moral que l’on pos-sédoit., Perdre la vie. Perdre la sant'. Perdre
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ses forces. Perdre la vue. Perdre les yeux àforce de lire. Perdre la connoissance. Perdreconnoissance.Perdre toute connoissance. Perdreun bras , une jambe. Perdre la raison. Perdrel’esprit. Perdre tout-à-fait !a mémoire. Perdrela parole. Perdre Vusage de la parole. Perdre,la respiration. Perdre haleine. P erdre l'haleine.Perdre le repos . Perdre le sommeil. Perdrel’appétit, etc. Perdre l’usage des sens. Il perditbeaucoup de sang par sa plaie. Perdre la grâcede Dieu . Perdre tes bonnes grâces , Vamitié,l’estime, la bienveillance de quelqu’un. Perdresa réputation , son crédit 2 so?i honneur. Perdreson rang.
Lorsqu’un homme s’applique tellement àquelque travail*, qu’il semble négliger touteautre chose, on dit par exagération, qu Tl y estsi attache, qu’il en perd le boire et le manger :et cela se dit en général, d’Un homme forte-ment et uniquement occupé de quelque objet.Et on dit en style familier, d’Un jeune hommeextrêmement amoureux, qull est si amoureux,qu’il en perd les pieds, pour dire, qu’il est sioccupé de sa passion, qu’il ne songe plus àautre chose.
Perdre, signifie aussi, Cesser d’avoir, n’a-voir plus. Les arbres ont perdu leurs feuilles.Cette étoffe a perdu son lustre , a perdu sa cou-leur. Perdre l’aplomb, l'équilibre. J'ai perdul'envie d'aller là. J'en ai perdu l’espérance.Perdre l’usage. Perdi-e l’habitude. Je ne mesouviens plus de cela , j’en ai perdu l’idée. J'aiperdu la bonne opinion que j'avois de lui*Perdre l'estime, l’amitié qu’on avoit pour quel-qu’un.
On dit, Pei'dre une chose de vue, pour dire,Cesser de la voir, ne la voir plus. Ve perdespas cet enfant de vue. Le vaisseau s'éloigna, etnous le perdîmes de vue en un moment.
On dit de même au figuré, Perdre de vue ufldessein, une affaire , pour dire, Cesser de lessuivre; et, Perdre un homme de vue , pourdire, Être long-temps sans en entendre parier.
Perdre , signifie aussi, Faire un mauvais em-ploi, un emploi inutile de quelque chose, man-quer à en profiter. Perdre le temps. Perdre sontemps. Perdre sa peine, ses soins, ses pas. 11 a per-du sa jeunesse au service d’un tel Prince. Perdral'occasion. Il m'a fait perdre toute la matinée.
On dit proverbialement, A laver la tête d'unune, d'un More, on y perd sa lessive; et celase dit d’Une personne qui n’est pas susceptiblede discipline et de correction.
On dit aussi proverbialement et figurément,Vous y perdez vos pas, ce sont tous pas perdus.pour dire, Vous ne réussirez pas ù ce que vousentreprenez.
On dit, Perdre le chemin , pour dire, Êtreégaré du chemin, netre plus dans le cheminqu’on vouloit suivre. On dit aussi à peu prèsdans le môme sens : Perdre la piste; perdre latrace, ; perdre la voie. Les chiens perdirent 1rsvoies de la bête ;
On dit figurément dans lés affaires, Perdreles voies, pour dire, Netre plus dans le traind’une affaire. J'ai perdu lés voies de celle.af-