PER
dans une entreprise, etc. Ainsi l’on dit, Laperte d’une bataille‘ r la perte d'un procès • laperte d’une gageure.
On appelle Perte de temps , Le mauvaisusage ou l’emploi inutile que l’on fait du temps.Voilà une grande perte de temps.
À perte. Façon de parler adverbiale, pourdire, Avec perte. Ainsi on dit, Vendre à perle,donner à perte, pour dire 3 , Perdre sur la mar-chandise que l’on vend.
À perte de vue. Façon de parler dont onse sert en parlant d Une vue si étendue, qu’ilest impossible de distinguer les objets qui laterminent. Une allée à perte de vue.
On dit figurément, Raisonner , discourir àperte de vue , pour dire, F aire des raisonnemensvains et vagues, et qui n’aboutissent à rien.
On dit, Courir à perte d’haleine, pour dire,Courir jusqu’à perdre Ja respiration.
Es PERTE^ EN PURE PERTE. On dit, que LaCharge d'un homme est tombée en perte de fi-nance, en pure perte, Lorsque celui qui la pos-sédoit étant mort sans avoir payé la paulette.la Charge est perdue pour ses héritiers. On ditaussi, Dans la poursuite du procès qu’il a ga-gné, il a fait beaucoup de frais en pure perte ,qui sont tombés en pure perte , pour dire, qu’ilsne lui seront pas remboursés. Et on dit, Toutce qu'il a fait dans cette entreprise lui est tournéen pure perte , pour dire, Ne lui a causé que dudommage.
En pure perte , est aussi une phrase adver-biale, qui signifie Sans motif, sans effet, sansutilité. Vous vous tourmentez en pure perte.Vous prenez bien de la peine en pure perte. Ceque vous fuites, ce que vous dites est en pureperte.
PERTINEMMENT. adv. Ainsi qu’il con-vient, comme il faut, avec jugement, convena-blement. Il en parle pertinemment , très-perti-nemment, et en habile homme. Il en a discourupertinemment. Il ne se dit que Des discours, e:non des actions.
PERTINENT, ENTE. adj. Qui est tel qu’ileonvient.il ne se dit guère que dans les phrasessuivantes : Raisons pertinentes. Excuses perti-nentes. On dît en termes de Pratique ; Moyenspertinens et admissibles. Faits et articles per-tinens •
PERTUIS. s.m.(UI forment une diphthon-gue clans ce mot, ) Trou, ouverture. U ne se ditplus' guère qu’en parlant Do£ ouvertures qu onpratique à une digue dans certaines rivières,pour laisser passer les bateaux. Le passagedes perîuis sur cette rivière, retarde fort lesbateaux.
Pertuis, en Géographie, se dit aussi d’Undétroit serré entre une île et la terre ferme. Lepertuis de Maumusson. Le pertuis d'Antioche,
PERTUïSÀNE. s.f. (UT forment une diph-tongue dans ce mot.) Sorte d’arme d’hast, es-pèce de hallebarde. Il tenoit une pei'tuisaneà la main. Il a reçu un coup de pertuisane.
PERTURBATEUR, TRICE. s. Qui causedu trouble. Il 11 ’cst guère en usage qu’en celteP- raie, Perturbateur du repos public.
PES
PERTURBATION, s. f. Terme didactique.Trouble, émotion 'de l’âme à l’occasion de quel-que mouvement qui se passe dans le corps.
Il s'emploie aussi en Astronomie , pour si-gnifier Les dérangemens que les planètes souf-frent dans leurs mouvemens par leur actionmutuelle.
PERVENCHE, s. f. Plante dont les feuillessont semblables à celles du laurier, mais pluspetites,
PERVERS, ERSE. adj. Méchant, dépravé.Un naturel pervers. Un homme pervers. Lemonde est bien pervers. Avoir des sentimenspervers. Doctrine perverse. Opinion perverse.Mœurs perverses.
U s’emploie aussi substantivement, maisseulement au masculin. Dieu châtiera les per-vers.
PERVERSÏON. s. f. Changement de bienen mal, en matière de religion et de morale. Leluxe conduit à la perversion des mœurs.
PERVERSITÉ, s, £. Méchanceté, déprava-tion. La perversité du siècle. La perversité desmœurs. La perversité de la doctrine. La perver-sité de son naturel.
PERVERTIR, v. a. Fàire changer de bienen mal dans Jcs choses de religion ou de mo-rale. Pervertir un Chrétien. Pervertir un Ca-tholique , en lui faisant quitter sa religion.Pervertir un jeune homme , en le jetant dans levice , dans la débauche. Pervertir la jeunesse.Pervertir un bon natwel. Il ne faut qu’unmauvais esprit pour pervertir toute une com-pagnie , toute une communauté.
On dit, Pervertir Porcb'e des choses , pourdire, Troubler un ordre établi.
On dit aussi figurcment, Pervertir le sensd’un passage. Pervertir le sens de l'Ecriture .
Perverti, ie, participe.
PES
PESADE. s. f. L’un 'des airs relevés ducheval de manège. Action dans laquelle il lèvele devant en une seule et même place, sansaucun temps du derrière, et sans aucun mou-vement des hanches. Toute pesade dans la-quelle le cheval ne plie pas les jambes de de-vant, ou toute pesade trop haute, et dans la-quelle il joue de l’épinette avec' ses. jambes dedevant, est une action défectueuse que Toncaractérise en disant, C’est une pesade dechèvre.
PESAMMENT, adv. D’une manière pesante.Marchet' pesamment. Etre armé pesamment.
Parmi les Anciens, on appeloit Pesamment.armés, Les- Soldats et les Cavaliers qui avoientune armure plus pesante et plus forte que lereste de Larmée.
On dit figurément, Parler pesamment •écrire pesamment
PESANT, ANTE. adj. Qui pèse, qui estlourd. Il est opposé à Léger. Toutes les chosespesantes tendent en bas. Corps pesant. Ma-chine lourde et pesante. Fardeau pesant.Charge pesante.
On dit d’Un homme âgé, qu7i devient pc-
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sauf, qu’il commence à devenir pesant , pourdire, que L’âge commence à le rendre moinsagissant. La même chose se dit. d’Un vieuxcheval, pour 'dire, qu’il n’a plus la mêmelégèreté, l)a même vigueur.
On dit, qu Un cheval est pesant il la main»pour dire, qu II porte la tête basse, et qu’ils’appuie sur le mors. On le dit aussi figuré-ment et familièrement, d’Un homme qui estennuyeux, lourd et incommode 'dans la con-versation.
On dit figurément d’Un homme fort etrobuste, qui donne de grands coups, qu’il ala nutiii pesante, qu’il a le bras pesant. Lamême chose se dit figurément et familièrementd’Une personne dont' le ressentiment et lavengeance sont a craindre.
On dit figurément, qu’Un homme a les-*prit pesant, qu’il est d’une convei'sation pe-sante, pour dire, qu’il a l’esprit lent, et qu’ilest d’une conversation lente et pénible.
On dit au même sens, Un style pesant • urïécrivain très-pesant , un pesant érudit. Pesanten ce sens, est l’opposé de la légèreté, mais iln’exclut pas la justesse.
Pesant , se dit aussi figurément Des chosesqu’on regarde comme onéreuses et fâcheuses.C’est une chargepesante que d’avoir une famillenombreuse sur les bras.
On dit, que Des peuples portent un joug pe-sant , pour dire, qu’ils sont sous une domina-*tion dure.
On dit, Avoir la tête pesante , pour dire,Éprouver dans la tête un sentiment de pe--santeur.
Pesant, se dit aussi De ce qui est du poiefsréglé et ordonné par la Loi . Ecu d’or pesant,Pistole pesante.
On dit dans le style familier, d’Un honnêtehomme qui est de bonne compagnie, obligeant,officieux, et d’un commerce suret aisé, qu’/lvaut son pesant d’or. La même phrase se dit Deplusieurs choses qu’on regarde comme excel-lentes dans leur genre, et alors Pesant est em-ployé comme substantif.
On dit aussi', Deux mille litres d’argent pe-sant ' Une livre pesant d’or.
PESANTEUR, s. fém. Qualité de ce qui estpesant. Les corps tendent en bas par leur pro-pre pesanteur, La pesanteur d’un fardeau. Lupesanteur de l’air.
11 se dit aussi Du coup que donne un corpspesant quand il tombe. Il fut étourdi de la pe-' sauteur du coups La pesanteur du coup le jeta• par terre. Il se rompit nue cote par la pesan-teur de sa chute.
' H se dit aussi en parknt Des coups, quedonne un homme fort et robuste, et du - bras etde la main qui les donne. La pesanteur de sescoups. La pesanteur de sa mairie La .pesanteurde son bras.. >
Il se dit aussi d'Une certaine indispositionqui survient â quelque partie du corps, et : qui 1fait qu’on y srnt comme un poids.. Avoir unegrande pesanteur de tête. Une pesanteur d’es-'tomac. Il sent une grande pesanteur dans le -