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bras. U sent de la pesanteur par tout le corps ,par tous les membres.
On dit figurérnent, Pesanteur d’espi-it, poiudire, Lenteur d’esprit, /.voir une grande pe-santeur d’esprit, de la pesanteur dans Vesprit.La pesanteur de son esprit l’empêche .
PESÉE, s. f. L'action de peser. Avant quede délivrer les espèces, on en fait la pesée de-vant les Officiers des monnaies.
Pesée , signifie aussi, La quantité de ce quia été pesé en une fois. La première pesee est decinquante marcs.
PÈSE-LIQUEUR. s. m. Instrument par lemoyen duquel on découvre la pesanteur desliqueurs. Acheter un pèse-liqueur.
PESER, v. a. Examiner, juger avec despoids combien une chose est lourde. Peser de\a viande. Peser du pain. Pe-ei' des ballots. Pe-ser une pistole. Peser ayzc des balances. Peserai’ec une romaine. |
Il signifie figurément, Examiner attentive-ment une chose, pour en connoître le fort et lefoible. Peser mûrement les choses. Peser chaquemot. Peser la valeur de chaque terme. Peser lesconséquences d’une affaire. Dans toutes lesCompagnies, on compte les voix, on ne lespèse pas.
On dit d’Un homme qui parle avec lenteuret circonspection, que C’est un homme quipèse toutes ses paroles, qui pèse tout ce qu'ildit.
PESER, v. n. Avoir un certain poids. Ceballot pèse fort, pèse beaucoup; Le tout ensem-ble pesoit plus de deux cents livres.
On dit d’Une chose très-légère, q u'Elle nepèse pas plus qu’une plume. On dit, qu 'Unlouis ne pèse pas , pour dire, qu’il n’a pas lepoids fixé par l’Ordonnance.
On dit proverbialement et dans un sensbadin, Cela ne pèsz pas plus qu'une recom-mandation.
Oo dit ,«ÿ.\Ur.e i>iandç pèse sur l’estomac,pour dire, qu’Elle est difficile a digérer.
Ou dit* d’Un cheval de selle, qu71 pèse à lamain, pour dire, qu’il s’appuie-sur le mors,qu’il laisse aller sa tète, qu’il porte la tète basse.
On dit aussi, Peser sur les étriers. L'actionde peser sur les étriers, est l’aidela plus doucedes jambes r d’un Cavalier.
. Ou dit ûgurément d’Un homme, qu71 pèsià h main , pour dire, qu’il a l’esprit lourd.,qu’il manque dé vivacité, d'intelligence.
On dit aussi Ggurément d’Un homme quiest à charge à un attire par son importunité',qu7l lui pèse sur les épaules ; et Des personneset des choses qui sont à charge ù quelqu’unpar la dépense ^ - qu’£des lui pèsent sur les bras.
On dit, qu.’ Une chose pèse sur le cccur , pourdire, qufi’Ue cause beaucoup de chagrin, depeine et d’ennui.
On dit aussi, Celte chose me pèse, pour dire,Elle me cause de la peine, de l'inquiétude, del’embarras.
Ou dit encore d’Un homme qui n’est pascapable de garder un secret., qu’Un secret luipèse.-
P ES
Pi:sef, signifie aussi quelquefois, Demeurerplus Long-temps. Ainsi en parlant d’Une notede musique, d’une louche d’instrument, ondit, Il faut peser sur cette note, sur cette tou-: che, pour dire, Il faut appuyer davantage surc ;tte note, sur cette touche; et en parlant dUnesyllabe, Il faut peser sur cette syllabe , pourdire, La faire Longue.
On dit de même au figuré, Peser sur miecirconstance, pour dire, La faire remarquer.
On dit aussi en tenues de Mécanique, Pesersur un levier , sur une bascule, pour dire, Ap-puyer fortement.
Pesé, ée. participe.
PESEUR. s. m. Celui qui pèse. Peseur defoin.
PESON. s. m. Instrument appelé' autrementRomaine f 'duquel on se sert pour peser au lieude br,lances, et qui consiste en une verge defer ou de bois, avec des crochets de fer, et unpoids attaché à un anneau, qu’on fait aller etvenir selon la pesanteur des choses qu’on veutpeser. La verge d'un peso». Le crochet d'unpeson. Le coté fort, le côte foible d’un peson.
PESSA1RE. s. ra. Remède solide dont on sesert dans différentes maladies des femmes ,comme pour provoquer les règles, pour arrêterles pertes, pour remédier à la chute de la ma-trice, etc.
PESTE, s. f. Maladie épidémique et conta-gieuse, qui cause une grande mortalité. Lapeste est un des plus grands fléaux . Etre frappéde peste. Être frappé de la peste. Mourir de lapeste. Avoir la peste. En temps de peste. Re-mède contre la peste, pour la peste . Préservatifcontre la peste. On fait faire quarantaine àceux qui viennent d'un Heu soupçonné depeste. La peste se mit dans Vannée.
On dit figurément d'Une personne dont lafréquentation est pernicieuse, Évitez cet homme-là , c'est une peste. C’est une peste dans unecompagnie qu’un faux frère.
On dit d’Un méchant citoyen qui a du pou-voir, que C’est une , pe.de publique. Cela se diten général d’Un tres-méchant homme. Et dansle style familier , en parlant d’Un méchantpetit garçon, Ton dit, que C’est une méchantepeste, une méchante petite peste. Cela se ditaussi d’Une jeune fille vi/e et malicieuse.
On dit familièrem. d’Une personne, qu’ii/Jeest un peu peste , pour dire, qu’Elle est maligne.Il est du style familier. Et l’on dit de mêmed’Un petit garçon, que C'est un petit peste.
Proverbialement, Dire peste et rage de quel-qu'un , C’est en dire tout le mal possible.
Peste, se dit quelquefois par une espèced imprécation. Teste de l’étourdi. La peste del'ignorant. La peste soit de l’ignorant. Pestesoit du vieux fuit. Il est du style familier.
On s’en sert encore par exclamation et paradmiration; el alors c’est une espèce d’interjec-tion du style familier. Peste , que cela est beau!Peste , qu’il fait froid! La peste , vous ne m'ytenez pas!
PESTER, v. n. Montrer par des parolesaigres et emportées, le mécontentement qu’on
PET
a de quelque chose. C'est un homme qui pestetoujours contre îe Gouvernement, contre leMinistère. Il ne fait que pester continuelle-ment. Tout le monde peste contre lui. Vouea;ez beau pester , il n en sera pus autrement. Ilest familier.
On dit proverbialement, Pester entre cuiret chair, pour, Être mécontent sans oser lèdire. Il est familier.
PESTIFERE, adj. dès 2 genres. Qui com-muai ]üe la peste. Un air pestiféré. Il en sortune vapeur pestiféré. Une odeur pestiféré. C’estun terme didactique.
PESTIFÉRÉ, ÉE. adj. Infecté de peste. Iluofioit d’un lieu pestiféré. On brûla ces mar-chandises, comme pestiférées.
U s’emploie souvent au substantif, en par-lant Des personnes; èt alors il signifie, Celuiqui est atteint de peste, frappé de peste. Il allavisiter les pestiférés.
On dit d’Un homme dont on évité le com-merce , qu'O/i le fuit comme un pestiféré.
PESTILENCE, s. fera. Corruption de l’air,peste répandue dans un Pays. Dans un tempsde pestilence.
On dit figurém. et en termes de l’Écriture,Être assis dans la chair de pestilence, pourdire, Professer une mauvaise doctrine.
PESTILENT, ENTE. adj. Qui tient de lapeste. Une fièvre pestilente. Respirer un airpesl lient.
PESTILENTIEL, ELLE, adject. Pestüent,infecté de peste, contagieux. Un air pestilen-tiel. Vapeurs pestilentielles. Maladie pestilen-tielle.
PESTILENTIEUX, EUSE. adj. U signifiala même chose que Pestilentiel, et ne se prendqu’au figuré, où même il est de peu d’usage.Des opinions pestilentieuscs.
PET
PET. s. m. Vent qui sort du corps par der-rière avec bruit. Faire un pet. Lâcher un pet.
On dit proverbialement et bassement d'Unhomme extrêmement glorieux, qu7l est glo-rieux comme un pet.
On appelle Pets, Une sorte de beignets fortenflés.
PÉTALE. $. masc. Terme de Botanique . Onappelle ainsi les feuilles des fleurs; elles serventl’enveloppe au pistil cl aux étamines.
PÉTALISME, s. masc. Terme «FAntiquité.Forme de jug'ment établie à Syracuse , et qui‘.Toit à peu près la même chose que l’Ostra-cisme chez les Athéniens.
PÉTARADE, s. f. Plusieurs pets de suite. IJ\e sc dit guère qu’en parlant Des chevaux oul’aulres animaux semblables, lorsqu’ils pètent'11 ruant. Le cheval se mit à t uer et à faire despétarades.
Il se dit aussi d'Un bruit qu’on fait de labouche, par mépris pour quelqu'un, U lui afait une pétaradé. On dit aussi plu6 générale-ment et familièrement, fl m’a répondu par unepétaradé , pour dire, 11 n’a fait aucun cas de ceque je lui ai dit.