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très-grand, car il a jusqu’à un pi/d et demi etplus de longueur : il porte un flocon de soie decouleur rousse, que l’on emploie à différensouvrages. On trouve dans ce coquillage degrosses perles qui ne sont pas belles.
PINNULE. s. f. Petite plaque de cuivre,élevée perpendiculairement à chaque extrémité.-d’une alidade, et percée d’un petit trou ou d’unepetite fente pour laisser passer les rayons lumi-neux ou les rayons visuels. Astrolabe à pinnules.
PINQUE. s. fém. Terme de Marine. Espècelie flûte. Bâtiment de charge, fort plat de va-rangue.
PINSON. s. m. Petit oiseau qui a le bec fortgros et fort dur, et dont le plumage est de di-verses couleurs. Oh dit proverbialement d’Unhomme fort gai, qu’il est gai comme un pinson.
PINSON, s. m. Voyez Pensum.
l.e mot Pensum, emprunté du Latin, estusité dans les Collèges pour exprimer une pu-jûnon des écoliers, qui consiste à leur faire,'erire, apprendre, ou composer quelques pagesde prose et de vers. Donner un pinson. Fairei‘e pinson. Être exempté dt; pinson. Ce profes-■sur accabloit ses écoliers de pinsons.
PINTADE, s. fém. Espèce de poule dont le :•ilumage çst tacheté. Il n’y a pas long-temps■ ue Von élève des pintades en France .
PINTE, s. f. Mesure dont on se sert pour !mesurer le vin et autres liqueurs en détail, et;ui est de différente grandeur selon les différonslieux. La pinte de Paris contient guarante-huit•muces cubes. Vendre à pot et à pinte. Unevinte d'étain. Tirer une pinte de vin. Pinte,mesure de Saint-Denis . Pinte « la grande me-sure . Le muid de vin, mesure de Paris , con-tient deux cent quatre-vingt-huit pintes. Duvin à douze sous la pinte , à vingt sous lapinte. Vider les pintes.
U se prend aussi pour La quantité de liqueurcontenue dans une pinte. Tirer pinte. Payerpinte. Boire pinte.
Pxnte , se dit aussi De certaines choses so-lides qu’on vend à la pinte. Une pinte d'olives.
Proverbialement, pour marquer Un extrêmedésir ou un extrême chagrin de quelque chose,on dit, Je voudrois qu’il m'en eût coûté unepinte de mon sang , et que cela fût, ou güecela ne fût pas an'ivé.
On dit aussi proverbialement, qu'il n’y aque la première pinte gui coûte, pour dire, queDans chaque affaire il n’y a que le commence-ment qui fasse de la peine.
PINTER, v. u. Faire débauche de vin. C’estwn homme gui ne fait que pinter , gui n'aimequ’à pinter. Il est populaire.
rio
PIOCHE, s. f. Instrument dont on se sertpour fouir la terre. Travailler avec la pioche.Ouvrir lu teire avec la pioche.
PIOCHER, y. a. Travailler à fouir la terre-Avec une pioche. Piocher une vigne. Piocherla terre. Il faut piocher en cet endroit. Dans*;.eite dernière phrase, il se prend neutrale-ment.
PIP
Pioché, ée. participe.
PIOLER. v. n. Voyez Piaule*.
PION. s. m. Une des petites pièces du jeudes cchecs. Il y a huit pions blancs et huitpions noirs au jeu des échecs. Il joue mieux* que moi, il me donne un pion, le pio?*. Menerun pion à dame.
On dit figurément, Damer le pion à quel-qu'un , pour dire, L’emporter sur lui avec unesupériorité marquée. Il est familier.
PIONNER. v. a. Terme des Échecs. L’actionréitérée de prendre des pions. Ce joueur aimeti'op à pionner.
PIONNIER, s. in'. Travailleur dont on se sertdans une armée pour aplanir les chemins, etpour remuer la terre dans les différentes occa-sions. Avoir de bons pionniers.
Il se dit aussi généralement De tous les tra-vailleurs qu’on emploie dans un siège, pourfaire des lignes de circonvallation et de contre-vallation.
PIOT. s. m. Terme dont on se sert en plai-santerie ou en débauche, pour dire, Du vin.C’est un homme gui aime le piet. Il est popu-laire.
PIP
PIPE. .s. f. Grande futaille pour mettre duvin et autres liqueurs, et qui contient un muidet demi. Une pipe de vin. Une pipe de cidre.Pipe vide. Pipe pleine. Une deini-pipe. Unepipe de vin d’Espagne . Une pipe d’eau-de-vic.On dit aussi, Une pipe de chaux.
PIPE. s. f. Petit tuyau de terre cuite etblanchie au feu, terminé par un godet, et donton se sert pour prendre du tabac en fumée.Remplir sa pipe de tabac. Mettre du tabac danssa pipe. On dit, Allumer sa pipe, et fumer unepipe , pour dire, Allumer le tabac qui est auhaut de la pipe, et prendre en fumée autantde tabac qu'il en peut tenir dans une pipe. Ilfume sa pipe tous les matins. Fumer deuxpipes. Fumer trois pipes.
PIPEAU, s. m. Flûte champêtre, chalu-meau. Dans er au son du pipeau, au son despipeaux. Il ne s’emploie plus guère, môme enpoésie.
PIPEAUX, s. m. pl. Les petites branches,ou brins de paille qu’on enduit de glu pourprendre les petits oiseaux. Disposer les pi-peaux.
Il se dit figurément Des petits artifices parlesquels un homme rusé cherche à tromper.J’ai évité ses pipeaux. Il est familier.
PIPÉE, s. f. Sorte de chasse dans laquellecontrefaisant le cri de la chouette, on attire lesoiseaux dans un arbre dont les branches sontremplies de gluaux où ils se prennent. Aller àla pipée. Prendre des oiseaux à la pipée. Faireune pipée. Cette dernière phrase se dit aussipour signifier. Préparer tout ce qui est néces-saire pour la chasse dont il s’agit.
PIPER, v. a. Contrefaire le cri de la chouettepour prendre les oiseaux ati filet ou aux gluaux.Piper des oiseaux.
U signifie figurément, Tromper. On a voulu
PIQ
me piper. Ils Vont pipé au jeu , et lui ont gagnétout son argent-
Ou dit, P,per des des , pour dire, Préparerdes dés, afin de tromper au jeu.
PifÉ, ée. participe. On appelle Dés pipés ,Les dés qu’on a préparés, afin de tromperau jeu.
PIPE RIE. s. f. Tromperie au jeu. U fautqu'il y ait de la piperie. Cela ne s'est pu airesans piperie.
Il se dit aussi De toute sorte de tromperie,de fourberie. Il n’y a que piperie dans le monde.il vieillit en ce sens.
PIPEUR. subst. masc. Celui qui pipe aujeu. C’est un grand pipeur.Un pipeur insigne.Un pipeur fieffé.
PIQ
PIQUANT, ANTE, adject. Qui pique. Lesbranches des rosiers sont piquantes. Les ortiessont pleines de petites pointes piquantes.
On dit, que Du vin est piquant, pour dire,qu’il pique la langue quand on-le boit; et,qu'Une sauce est piquante , pour dire, qu’EIieest d’un goût relevé.
Il signifie figurém. Offensant; et dans cetteacception, il sc dit principalement Des discoursqui peuvent offenser. Ils se sont dit des parolespiquantes. Il lui fit une réponse très-piquante.Il lui a répondu d'une manière piquante.
U se dit aussi figurément dans une acceptiontoute différente, en parlant d’Une jeune per-sonne vive, dont La figure et la physionomieplaisent extrêmement. Elle n'est pas belle , maiselle a l'air piquant, la physionomie piquante.
Il se dit aussi figurément dans cette accep-tion,', en parlant Des ouvrages d’esprit qui ontquelque chose de fin et ds vif. Il n’y a rien depiquant dans ce qu’il écrit.
En Peinture, on appelle Piquant , Ce quiexcite un sentiment prompt et vif d’approba-tion. Ce tableau est d’un effet piquant.
PIQUANT, s. m. U se dit Des pointes quiviennent à certaines plantes, à certains arbris-seaux. Ces chardons sont pleins de piquans. Lespiquons des feuilles de houx.
PIQUE, s. f. Sorte d’arme à long bois, dontle bout est garni d’un fer plat et pointu. Connuep ique. Grosse pique. Pique de bois de frêne.Arméd'une pique. Saluer' de la pique. Présenter lapique. Ils marchèrent les uns contre les autresles piques baissées. Ils etoient si près les uns desautres, que les piques étoient croisées. Les piques.ont été long-temps en usage dans l'Infanterie .Les Romains portoient des piques dont le firétait fort large. Dans cette pompe funèbre, lessoldats portoient les piques renversées et traî-nantes. Les Soldats François ne se servent plusJe piques. Il y a de Veau dans ce fossé la hau-teur d’une pique ; et absolument, U y a unepique d'eau, il y en a une pique.
Pique , se disoit aussi Des soldats qui por-toient la pique dans un Régiment. Faire défi 1erles piques. Il y a tant de piques dans ce Ré-giment.
Demi-pique. Pique plus courte de moitié