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que les piques ordinaires. Il n’avoit qu unedemi-pique .
PIQUE, s. m. Terme de jeu de cartes. Unedes quatre couleurs ou peintures des cartes.Vas de pique. Le Roi de pique. H a écarte, tout1e pique , fout son pique. Il « f0It * * e P l p ' e 'tous les piques. Jouer du pique. De quelle cou-leur tourne-t-il P il tourne du pique, il tournede pique , il tourne pique.
On dit proverbialement, d’Un homme quirentre mal à propos dans un sujet, dans uneconversation, par des choses qui n’ont aucunrapport avec celles dont on parle, Voilà bienrentrer de piques noires • et en cette phrase,Pique est féminin.
PIQUE, s. fém. Brouilleriej aigreur qui estentre deux ou plusieurs personnes. Il a fudcela par pique. Il y a de la pique dans cetteuffhire-là. Il est familier.
PIQUE-NIQUE , s. ra. Repas de deux ou deplusieurs personnes, où chaque personne payeson écot. Voulez-vous faire un pique-nique?JVous avons fait plusieurs pique-niques le moisdernier.,
C’est aussi une façon de parler adverbiale.Souper à pique-nique. Faire un repas ù pique-nique.
PIQUER, v. a. Percer, entamer légèrementavec quelque chose de pointu. Il s’est piquelui-même. Une épingle Va piqué. Il y a desépines qui piquent fort. Piquer jusqu } au sang.Piquer un papier, pour y faire de petits trous.
Piquer, se dit aussi De l'opération que faitun Ginrurgienavec la lancette, sans avoir ouvert la veine, et sans tirer de sang. Le Chirur-gien Va piqué deux fois sans lui pouvoir tiretde sang , ta mal piqué.
On dit, qu’Un Chirurgien a piqué l’artère.pour dire, qu’il a offensé l’artère, ouvert l’ar-tère, en ouvrant ou en croyant ouvrir la veine.
On dit, Piquer le tendon, piquer le nerf ,pour dire, L’offenser en voulant saigner.
Piquer un cheval , se dit Lorsque le Maré-chal qui le ferre, lui fait entrer la pointe duclou jusqu’à la chair vive.
• Piquer, se dit aussi De la morsure des ser-ons, des insectes, de la vermine. Être piquépar un serpent. Être piqué de la tarentule. Êtrepiqué par un cousin. Les mouches piquent leschevaux.
Piquer, signifie aussi, Faire avec du fil oude la soie sur deux ou plusieurs étoffes misesl une sur l’autre, des points qui les traversentet qui les unissent. Piquer une courtc-pointe.Piquer des bonnets.
On dit, Piquer du taffetas, du tabis , pourdire, Y faire de petits trous par compartimens.
On dit, Piquer des pierres, pour dire, Lesrendre raboteuses en y faisant de petits enfon-^mens avec le coté pointu du marteau.
On dit, Piquer de la viande> pour dire,tarder de la viande avec de petits lardons, etprès à près. Piquer des perdreaux. Ces lapereaux& °nt b.en piqués , mal piqués, On a piqué cer dti fort proprement
On dit aussi, Piquer de gros lard, pour dire,
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Larder de la viande avec de gros lardons. Pi-quer de gros lard un levraut.
Cn dit, Piquer un cheval , et absolument,Duper, pour dire, Donner des éperons à uncheval, et le pousser au galop. On dit, Piquerdes deux , pour, Faire sentir les deux éperons às<5u cheval, afin d’accélérer sa marche.
On dit figurément. Piquer des deux , pour,Aller bien vite. Il faudra piquer des deux, sivous voulez arriver. Pourréussirdans cette af-faire, il faut piquer des deux} c’est-à-dire,Faire beaucoup de diligence.
On dit en termes de Chasse, Piquer dans lefort, pour dire, Pousser son cheval au galopdans le fort du bois; et, Cet homme-là piquebien, pour dire, Cet homme-là pousse vigou-reusement son cheval au galop. Piquez un peu
jusque-là,
On dit familièrement, Piquer la mazetie,pour dire, Monter un mauvais cheval.
On dit familièrement. Piquer le cofp’c, Pi-quer le tabouret, pour dire, Attendre dans lesantichambres du Roi, des Princes, etc.
On dit aussi, Piquer lescabcllc, en parlantDes jeunes gens qui travaillent dans les étudesdes Notaires, ou des Procureurs; et, qa’Unhomme pique les tables, pour dire, qu’il va sou-vent manger chez ceux qui tiennent table.
Dans les Chapitres et dans certaines autresCompagnies, où il y a des distributions à faireail bout de quelque temps, à ceux qui ont étéprésens, on dit, Piquer les absens, pour dire,Marquer ceux qui n’y ont pas assisté.
Piquer, se dit aussi Des choses qui affectentie goût en telle sorte, que la langue semble enêtre piquée. Ainsi l’on dit, que Du vin piquela langue agréablement, ou désagréablement.
Cn dit dans la même acception, que Du fro-mage pique. Et l’on dit, que Du poisson pique,pour dire, qu’il pique la langue d’une manièredésagréable, et qu’il n’est pas 3>ien frais. Voilàde l'alose qui commence à piquer. Ces soles pi-quent.
Piquer, signifie'figurément J Fâcher, irriter,mettre en colère. Ce discours Va piqué, Va pi-qué jusqu au vif. La moindre chose le pique. Ildit souvent des choses qui piquent.
On dit d’Uu homme qui se fâche sans sujet:Quelle mouche le pique P Quelle mouche l'a pi-
qué ?
On dit, Piquer quelqu'un d’honneur, peurdire, Lui persuader qu’il y va de son honneurde faire ou de ne faire pas quelque chose.
Se tiquer. Se sentir offensé, prenJre enmauvaise part . C’est un homme qui se pique dela moindre chose quon lui dit.
11 signifie encore, Se glorifier de quelquechose, en faire vanité, en faire profession, entireravantage.fi se pique de bien écrire, debien parler, etc. 71 se pique d’être bien fait,d'clre brave, de bien danser, etc. Il se pique denaissance y de noblesse. Il ne se pique d’autrechose que d’être honnête homme. Il est savant,du moins il s’en pique.
On dit d’Un homme qui dans quelque occa-sion a montré plu?: de courage, plus de géuo-
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rcsité, etc. qu’il n’a coutume d’en faire paraî-tre, qu’il s’est piqué d’honneur. Dans ces troisdernières acceptions, £e piquer ne se dit jamaisqu’avec la préposition De.
On dit, 5e piquer au jeu, pour dire, S’opi-niâtrer à jouer maigre la perte. Il se pique aisé-ment au jeu. Et en ce sens on dit simplement,Se piquer. Quand il se pique, il est capable dehasarder tout son bien.
On dit figurémeatd'Un homme qui veut ve-nir à bout de quelque choie malgré les obsta-cles qu’il y trouve, qu 'Il se pique au jeu, qui.!est piqué au jeu.
On dit aussi, que Du bois, des étoffes sepiquent, Quand les vers s’y mettent; que Dupapier imprime se pique, Quanfl il commenceà sc gâter, faute d’avoir été étendu et séché.
Piqué, ée. participe. Jupon piqué . Pouletpiqué.
PIQUET, s. in. Petit pieu qu’on fiche enterre pour tenir une tente, un pavillon en état.Les piquets d’une tente.
Il se dit aussi d’Un pieu plus grand et plusfort, dont on se sert à la guerre pour mettredes chevaux à l’attache, parle moyen des cordesqui y tiennent. Mettre des chevaux, au piquet.Tenir des chevaux au piquet.
On appelle en termes de Guerre, Le piquet,Un certain nombre de Cavaliers commandéspar Compagnie, pour être prêts à monter àcheval au premier ordre.
U y a aussi un Piquet d'infanterie. C’est uncertain nombre de Fantassins toujours prêts àmarcher aux ordres des Otiiciers commandés.Prendre les piquets de Varmée pour une expé-dition. Et en ce sens on dit, que Des troupessont de piquet.
On dit aussi cn termes de Guerre, Lever lepiquet , pour dire, Décamper. Et Von dit dansle style familier, Alla' planter le piquet chezquelqu’un, pour dire, S’aller établir chez quel-qu’un pour quelque temps.
Piquet, se dit aussi Des longs bâtons et desperches qu’on plante en terre d’espace en es-pace, pour prendre un alignement. Planter despiquets. '-V
PIQUET. Jeu de cartes assez connu»Jouer au pùjuét. Jouer un cent de piquet.
PIQUETTE, subst. f. On appelle ainsi Uneboisson que l’on fait avec de l’eau mise dans 1 untonneau où il y'a du marc de r-aisin et des pru-nelles, etc. et par extension l’on s’en sert pourdire, De méchant vin. Il ne nous a donné epiede la piquette.
PIjjïTÈUR. subst. m. Terme de Vénerie .Homme de cheval r dont la fonction est de sui-vre une meute de chions, et de les faire bienchasser. Il a une bonne meute et un bon pi-queur, Être a la queue des chiens avec les-,piqueurs.
Piqueur, se dit aussi De celui qui dans lesManèges s’occupe à débourrer les chevaux: Il s*dit encore Des personnes qui montant le*che-vaux que les Maquignons mettent en.vente.
Dans les bâtimensetdans les autres ouvrage?j de cetïo sorte, on appelle Piqueur . Un hcinum