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Tome second. L - Z.
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tous les ans pour troubler l’eau. L'Ange des-cenâoit dans la piscine , troubloit l’eau de lapiscine. Le premier malade qui étoit jete dansla piscine après que l’Ange ert avoit troublel’eau , étoit guéri.

Piscine, est aussi Un terme d'Antiquité pour(désigner les réservoirs où les anciens nourris-soient des poissons. On voit > ncore les restes!des piscines de Lucullus.

On appelle Piscine , Un lieu dans les Sacris-ties , où l’on jette l’eau qui a servi à nettoyerles vases sacrés, les linges servant à l’autel, etautres choses semblables.

PISSAT, s. m. Urine. On ne l’appelle de lasorte à l’égard de l’homme, que par quelqueespèce de mépris, et quand l’urine est en quel-que sorte corrompue. Cela sent le pissat. On ajeté du pissat sur lui.

Ordinairement, en parlant De l’urine desanimaux, on se sert du mot de Pissat. Du pis-sat de cheval. Le pissat de chat est très-puant.

PISSEMENT, s. m. Il n’est guère d’usagequ’en cette phrase, Pissement de sang , qui sedit d’Une évacuation de sang par la voie desUrines .

PISSENLIT. subte masc. Enfant qui pisseau lit. C’esi un pissenlit. U est du style fa-milier.

PISSENLIT, s. m. ou DENT-DE-LION, s. f.Plante fort commune , qui croit aux lieux her-beux et incultes. Ses feuilles, qui ressemblenth celles de la chicorée, se mangent en saladequand elles sont jeunes et tendres.

PISSER, v. n. Uriner, évacuer l’urine. Pissero plein canal. Il a beaucoup pissé. Il a pissé co-pieusement. Il ne pi'sse qu'avec peine. Pot àpisser. XJn enfant qui pisse au lit.

On dit populairement, par mépris, d’Unhon?me qui se mêle des moindres choses duménage, C'est Jocrisse qui mène les poulespisser.

Pisser, est quelquefois actif, comme en cesphrases : Pisser le sang tout clair. Il pisse.du pus.

Ou dit figurément et substantivement d’Unhomme qui conserve toujours une apparencetranquille, qui ne s’émeut de rien, que C’estun pisse froid. Il est populaire. ■

PISSEUR, EUSE. s. Qui pisse Fouvent.C’est un grand pisseur.

Dans le style familier, en parlant d Une pe-tite fille, on dit par'une espèce de dénigrement,que C’est une pisseuse.

PISSOIR. s. m. Lieu destiné, dans quelquesendroits publics, pour y aller pisser. Les pis-soirs du Palais. Aller au pissoir.

PISSOTER. v. n. fréq. Uriner fort fréquem-ment et en petite quantité. Il ne fait que pis -soter.

PISSOTIÈRE, s. f. On appelle ainsi parmépris, Un jet d’eau ou une fontaine qui jettepeu d’eau. Ce n’est qu’une pissotière.

PISTACHE, s. f. Fruit qui est une espècede noisette, dont l’enveloppe est rousse et lamoelle verte. Les pistaches viennent par grappesau bout des branches de l’arbre. Apéritives etTome II.

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propres à fortifier, on les emploie dans laphthisie et dans la néphrétique.

Il y a dans les Iles de l’Amérique une petiteplante, dont les racines produisent sous terredes gousses qui contiennent trois ou quatrefruits semblables à nos avelines, et qu’onnomme aussi Pistaches.

PISTACHIER, s. m. L’arbre qui porte lespistaches.

PISTE, s. f. Vestige, trace que laisse l’ani-mal aux endroits où il a marché. 5uiVre la bêteà la piste. On a perdu la piste de la bête.

II se dit aussi De l'homme. Suivre unhomme à la piste. On a suivi ces voleurs à lapiste.

Piste , se dit aussi en termes de Manège,Des lignes tracées par l’avant-main ou Y arrière-main du cheval qui travaille. Travailler un che-val sur deux pistes , C’est lui faire observer leshanches. Galoper sur deux pistes.

PISTIL, s. m, ( Pron. L. sans mouiller. )Terme de Botanique . Organe femelle de la fruc-tification. C’est la partie d’une fleur qui en oc-cupe ordinairement le centre, et dans laquellecommunément est renfermée la graine ou se-mence.

Le pistil se divise en trois parties : l’ovaire,qui contient les rudimens de l’organisation ; lestyle, qui est un tuyau qui surmonte l’ovaire ;et le stigmate, qui est l’orifice de ce tuyau.

PISTOLE. s. f. Monnoie d’or étrangère. Pis-tole d’or. Pistole d’Espagne . Pistole d’Italie.Demi-pistole. Double pistole. Pistole de poids.Pistole légère. Pistole fausse. Pistole douteuse.Pistole rognée.

On appelle Pistole volante, Une pistolequ’on suppose revenir toujours à celui qui l’em-ploie. Cet homme fait tant de dépense , qu’ondiroit qu’il a la pistole volante.

Ordinairement, quand on dit, Pistole , sansajouter d’or, on n’entend que la valeur de dixfrancs. Un sac de cent pistoles, c’est-à-dire, Demille francs.

On dit proverbialement d’Un homme fortriche, qu'il est cousu de pistoles.

PISTOLET, s. m. Arme à feu, qui est beau-coup plus courte que toutes les autres, et qu’onporte ordinairement à l’arçon de la selle, etquelquefois à la ceinture. Tirer un coup depistolet. Charger , décharger un pistolet. Desfourreaux de pistolets. Se battre à coups depistolet . s Essuyer uii coup de pistolet. Quandils furent à la portée du pistolet. Il n’y a d icilà qu’une portée de pistolet. Faire le coup depistolet. Pistolet d'arçon . Les pistolets de pochesont défendus.

Lorsqu’un homme, après avoir dit quelquechose de vif, de piquant dans une conversa-tion, dans une dispute, se retire aussitôt, ondit familièrement,qu71 s’en va après avoir tiréson coup de pistolet.

PISTON, s. m. Partie mobile d’une pompe.Cylindre de bois, de fer ou de cuivre, qui estordinairement garni de cuir ou de feutre par lebout, et qui entre dans le corps d’une pompe,pour servir à élever l’eau. Piston usé. La pompe

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ne va pasle piston est rompu. Raccommoderun piston. Le piston d'une seringue.

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PITANCE, s. f. La portion de pain, vin,viande, etc., qu’on donne à chaque repas dansles Communautés. Donne pitance. Forte pi-tance. Maigre pitance. Double pitance. Ils onttant à chaque repas pour leur pitance. Réglerla pitance. Retrancher la pitance. Doubler lapitance. Il 11 ’est d’usage que dans le style fa-milier.

On dit en style familier et populaire, Allerà la pitance , pour dire, Aller acheter les pro-visions nécessaires pour la subsistance d’uuménage.

PIT AUD, AUDE . s. Terme de mépris, quine se dit que d'Un paysan lourd et grossier.C’est un gros pitaud , un franc pitaud. C'estune franche pitaude. Il est populaire.

PITE. s. f. C’étoit autrefois une petite mon-noie de cuivre, valant la moitié d'une obole,ou le quart d’un denier. Maintenant il ne s’euvoit plus, le liard étant la plus petite monnoiequi ait cours. On ne sc sert de ce mot que dansquelques fractions de compte, non plus quede celui de Semi-pite, qui signifie la moitiéd’une pite.

PITE. s. f. Plante qui croît dans les Iles del’Amérique , où elle tient lieu de chanvre et delin. Elle fournit un fil blanc, fort et fin commela soie. C'est une espèce d’aloès. Il y en a deplusieurs sortes. Fil de pite .

PITEUSEMENT, adv. De manière à exciterla pitié. Il se lamentoit piteusement. Il crioitpiteusement. Il est du style familier, et mêmebadin.

PITEUX, EUSE. adj. Digne de pitié, decompassion. Il est dans un piteux état, dans leplus piteux état du monde. Il est du style fa-milier.

On dit, Faire piteuse mine , pour dire,Faire une mine rechignée j et, Faire piteusechère , pour dire, Faire mauvaise chère.

On dit, cpi’Un homme fait le piteux , pourdire, qu’il se plaint, qu’il se lamente, sans enavoir autant de sujet qu'il voudroit le faitecroire.

PITIÉ, s. f. Compassion, sentiment de dou-leur, de commisération pour les maux, pourles peines d’autrui. Avoir pitié de son prochain.Avoir pitié des pauvres. Être touché de pitié.L’état 0h il est , fait pitié , excite la pitié. Émoi*,voir la pitié. Cela est digne de pitié. La Tra-gédie doit exciter la terreur et la pitié. C’est unhomme dur et sans pitié. Un cœur sans pitié. Iln a pitié de personne. Il n'a non plus de pitiéd un homme que d un chien. On a pris pitié desa peine, de sa misère.

On dît proverbiuLment, Guerre et pitié nes’accordent pas ensemble , pour dire, qu’Ordi-nairement à la guerre on n’est pas fort touchéde pitié, et que même il est quelquefois danp-gereux de l'être.

On dit aussi proverbialement, qu’il vautmieux faire envie que pitié. •

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