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Tome second. L - Z.
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2Q S PIT

On dit encore proverbialement, C’eut grandepitié, c’est grand’pitiê que de nous, c’est uneétrange pitié que de nous , pour dire, <jue Lacondition humaine est sujette à beaucoup demisères.

On dit aussi, C’csf grande pitié, c’est grand'-piiié, pour dire, qu’Une chose est très-dignede pitié. Il est familier. •

On se sert quelquefois du mot de Pitié,dans uq sens qui marque plutôt d.u méprisqu’une véritable compassion. Ainsi i on dit,Jl raisonne à faire pitié, pour dire, Il raisonnedo travers; il chante a faire pitié, pour dire,Il chaule mal. Vous me faites pitié de parlercomme vous faites. C'est unepitié de voir commeil danse, comme il chante, comme il monte ùcheval. C’est la plus grande pitié du monde.

On dit dans le meme sens, Regarder en pitié ,«ceo des yeux de pitié, pour dire, Ne faire

aucun cas de.mépriser. C'est un homme

dédaigneux, il regarde toujours les autres enpitié, avec des yeux de pitié.

On dit, Regarder, parler, traiter avec unepitié offensante , insultante , pour, Avec l’ap-parence de la pitié, mêlée aux marques dumépris.

PITON, s. m. Sorte de clou dont la tête est.percée en anneau. Mettre des pitons pour sou-tenir une tringle.

PITOYABLE, adj. des 2 genres. Qui est r.a-.tureliement enclin à la pitié. Une âme sensibleet pitoyable envers les pauvres. Vous êtes bienpitoyable. Vous n êtes guère pitoyable.

Il signifie plus communément, \ ui exciteht pitié. Il est dans un état pitoyable. L’état oùil se trouve est pitoyable. Auxaccen-pitoyablesde sa voie. Un récit pitoyable. Une voix pi-toyable et lamentable. Il jetoit des cris pi-toyables. Ilistoi. e pitoyable et lamentable. Cette'dernière phrase ne se dit guère qu’en plai-sunteri".

Il signifie encore, Méprisable, mauvais dansson genre. Il écrit d’une manière pitoyable.Tout ce qu’il dit est pitoyable. Style pitoyable.Discours , raisonnement pitoyable. Conduite ,pitoyable. Excuse pitoyable. C'e.t un Auteur .un Ecrivain pitoyable. Un Pcëte, un Peintrepitoyable, etc. _ .

Ôn appcloit autrefois deux pitoyables, LesHôpitaux, Maladreries , etc. où l’on exc-rçoill’hospitalité, la charité. U est encore dusage ence sens dans les Ordonnances.

PITOYABLEMENT, adv. D’une manier.:pitpyable, d’une manière qui excite îa compas-sion, Je l’ai trouvé pitoyablement étendu sur laterre. Il signifie aussi-, D’une manière qui ex-çùe' lé mépris. Il écrit pitoyablement.

PIT-REPITE', s. m. Liqueur très-forte faiteaveç de l’esprit de vin.

PITTORESQUE, adj. des 2 g. (Cn pro-nonce les T.) Qui- est susceptible d’un grandeffet ejo peinture. Ce site est tout-à-fait pitto-re:rj’ué. '

Il se dit aussi en parlant De quelques par-ties' d'un tableau. Attitude pittoresque. Sujetpittoresque.

PL A

Il se dit par extension, De tout ce qui peintâ l’esprit. Une description pittoresque . Un bal-let pittoresque. Vers pittoresque. Style pitto-resque. Geste pittoresque.

PITTORESQUEMENT, adverb. D’une ma-nière pittoresque.

PITUITAIRE , adj. des 2 g. Terme d’Àna-tomie. Qui a rapport h la pituite. Le sinus pi-tuitaire. La membrane pituitaire.

PITUITE, s. f. Flegme, lutic des humeursdu corps humain, qui est aqueuse, lympha-tique et visqueuse. La pituite domine dans sontemj êramcnt. Un débordement de pituite. Lapituite l'étouffe. Une pituite âcre et salée. Unepituite épaisse et recuite. Une pituite glai-reuse.

PITUITEUX, EUSE. adj. Qui abonde enpituite, en qui la pituite domine. Humeur pi-tuiteuse. Tempérament pituiteux .

PI V

PIVERT, s. m. Oiseau dont le plumage estjaunâtre et vert, et qui a un bec pointu, aveclequel il creuse les arbres.

PIVOINE, s. f. Plante que l’on cultive dansles jardins pour la beauté de ses fleurs. Il y ena de blanches, de rouges et de panachées. LesMédecins emploient la racine et la semence depivoine comme céphalique dans l’apoplexie,*l’épilepsie, et autres maladies du cerveau.

PIVOINE, s. m. Petit oiseau qui a la gorgerougeâtre, et le chant fort agréable.

PIVOT, s. m. Morceau de fer ou d’autremétal arrondi par le bout, qui soutient uncorps solide, et qui sert à le faire tourner. Unemachine qui tourne sur son pivot.

On dit figurément d’Un liomrae qui a îaprincipale part dans une affaire, que C’est lepivot sur lequel toute l’affaire tourne.

Pivot, est aussi la racine principale de cer-tains arbres, qui s’enfonce perpendiculairementen terre.

PIVOTER, v. n. Il se dit Des arbres dontla principale racine s’enfonce perpendiculaire-ment en terre. Le chêne, le poirier, pivotent.

PL A

PLACAGE, s. m. Ouvrage de menuiseriefait de bois scié cn feuilles, qui sont appliquéesur d’autre bois de moindre prix. Menuiseriede placage. Table, cabinet de placaqe. Bureaude placage.

PLACARD, s. m. Assemblage de menuise-rie, qui s’élève au-dessus dune porte, et vaordinairement jusqu’au plancher. Il faut unplacard au-dessus de cette porte.

On appelle Porte à placard, Une porte or-née de diverses pièces.

PLACARD, s. m. Écrit cru imprimé qn'on Iaffiche dans les places, dans les carrefours, afind’informer le public de quelque chos e. Afficherun placard. On a averti le public par un pla-card. Une ordonnance imprimée en placard,en forme de placard.

Il se prend aussi pour Un écrit injurieux,qu’on rend public en l’appliquant aux coins

PLA ;

des rues, ou en le semant parmi le peuple. Af-ficher des placards. Semer des placards. Pla-cards injurieux. Placards séditieux.

PLACARDER, v. a. Mettre, afficher unplacard. Quand on le dit Des personnes, il seprend en mauvaise part. Placarder quelqu’un ,pour dire, Afficher contre lui un placard inju-rieux.

On dit figurément d Un Ecrivain que lescritiques ont fort attaqué, Ils Vont placardéde toutes les manières. •

Placardé,ée. participe. Ce mur est tout pla-cardé, pour dire, Tout chargé de placards.

PLACE, s. f. Lieu, endroit, espace qu’oc-cupe ou peut occuper une p:isonne, une chose.La place est remplie. La place est vide. Laplace est petite pour deux . Il y a place pourvingt couverts. Mettre chaque chose à sa place ,en sa place. Laisser la place libre. Changer deslivres, des meubles de place. Il change de placeà tout moment. Il ne sauroit durer en place.Demeurer en place. Se tenir en place. Céder,donner sa place à quelqu’un. Ne bouger d’uneplace. Sortir de sa place. Se remuer de sa place.Affecter une place. Ce n’est pas là votre place.Garder des places au sermon. Retenir des placesau coche, au carrosse. Voilà une belle placepour bâtir. C’étoit là la place de sa mai-son , la place de son cabinet. Il n’y a pas deplace dans son cabinet pour tous ses livres.Dans ce combat je fus blessé à la main, voicila place.

On appelle Place marchmde. Une placecommode pour vendre de la marchandise. Sivous voulez vendre, mettez-vous en place mur-chaude. Choisissez une place marchande.

On dit figurément et familièrement, Être,se mettre en place marchande, pour dire, Semettre en lieu propre pour être vu et entendu.

Ou dit de même, Nous ne sommes pas enplace marchande, pour dire, Nous ne sommespas dans un lieu convenable pour parler, peurtraiter d’affaires.

On dit, Faire place nette , pour dire, Viderle logement qu’on occupoit dans une maison,en ôter tous les meubles.

On dit, qu’Une place n’est pas tenable, pourdire, qu’On ne sauroit y demeurer sans uneextrême incommodité, sans y souffrir. Je meretire de là , car la place n’est pas tenable.

On dit, Se faire place, se faire faire place,pour, Pénétrer, arriver, se mettre où on veut,du moins, où on peut être.

On dit, Faire place à quelqu'un, pour dire.Se ranger afin qu’il passe, qu’il aille se mettreà sa place. Il se dit .aussi pour signifier, Luidonner une place auprès de soi. Venez auprèsde nous, nous vous ferons place. Il signifiaaussi, Céder sa place h un autre, quitter saplace. Il y a long-temps que vous êtes là, faitesplace aux autres.

Place , Place. Façon de parler dont on sesert pour faire ranger ceux qui empêchent depasser, ou pour faire retirer ceux qui occupentdes places.

On dit, qu 'Un homme a été tué sur la plate%